Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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C3 nef sigle pour facteur néphritique

C4 sigle. m.
Composant du complément sérique qui intervient en deuxième position dans la cascade de réaction conduisant à l'activation du complément.
Le C4 possède un coefficient de sédimentation de 10 S chez l'Homme et est connu aussi sous le nom de β1E globuline. Le C4 est divisé par le C1b activé en C4b, qui s’associe au C2a pour former l’enzyme C3-convertase, et C4a, peptide ayant une propriété d’anaphylatoxine.
C5 sigle. m.
Composant du complément sérique : β1F globuline dont le coefficient de sédimentation est de 8,5 S chez l'Homme.
Le C5 est activé soit par la C5-convertase de la voie classique (complexe C4b2a3b) ou par la convertase de la voie alterne d'activation du complément (C3bBbC3b). Le C5 est clivé en C5b (qui participe avec C6, C7, C8 et C9, au complexe d’attaque membranaire) et C5a (petit peptide ayant des propriétés d’anaphylatoxine).
C5a sigle. m.
Petit peptide provenant du clivage de C5, ayant une activité plus étendue que le C3a.
Le C5a est en effet un facteur majeur du chimiotactisme des neutrophiles et il est aussi capable de les activer. En outre, le C5a augmente la perméabilité vasculaire, provoque une contraction des muscles lisses et possède une activité d'anaphylatoxine produisant une dégranulation des mastocytes.
C6 sigle. m.
Composant du complément sérique : β2-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 6 S, composée par une seule chaîne polypeptidique.
C7 sigle. m.
Composant du complément sérique : β2-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 5,2 S et constituée par une seule chaîne polypeptidique.
C8 sigle. m.
Composant du complément sérique : β1-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 8 S et une masse moléculaire de 150 kDa.
Sa concentration sérique chez l'Homme est de l'ordre de 20 à 80 microgrammes/ml. Le C8 est constitué de trois chaînes polypeptidiques α, β et γ.
C9 sigle. m.
Composant final du système du complément sérique: α2-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 4,4 S.

C5, C3, mastocyte, anaphylatoxine

[C1]

C3 Nef sigle angl pour NEphritic Factor l.m.

facteur néphritique

[C1,M1,F3]

ABCC3 sigle angl. pour ATP-Binding Cassette subfamily C Member 3

Syn. MRP3, CMOAT2

MRP3

[C1,C3,L1]

Édit. 2017

A-bêta 40

A-beta-40

peptide amyloïde A-bêta, amyloid precursor protein, maladie d'Alzheimer

[C1,C3,H1,H3]

Édit. 2017

A-bêta 42

A-beta-42

peptide amyloïde A-bêta, amyloid precursor protein, maladie d'Alzheimer

[C1,C3,H1,H3]

Édit. 2017

absence d'apolipoprotéine A-I due à la délétion du complexe génique ApoA1, ApoC3, ApoA4 l.f.

apolipoprotein A-I, absence of, due to deletion of ApoA1, ApoC3, ApoA4 gene complex

Absence d'apolipoprotéine A-I due à la délétion du complexe génique ApoA1, ApoC3, ApoA4 ; avec artériosclérose, infarctus, et opacification cornéenne.
Diminution importante des HDL, apolipoprotéines A-I non détectables et apolipoprotéines A-II normales. Une seule famille décrite. L'opacification cornéenne est due à des dépôts diffus de lipides dans les cellules épithéliales. Différente de la maladie de Tangier, autosomique récessive, où les homozygotes ont une absence d'apolipoprotéine A-I et des apolipoprotéines A-II normales et où les hétérozygotes ont des apolipoprotéines A-I et A-II diminuées. D'autres déficiences en apolipoprotéine A-1 donnent la même symptomatologie clinique. L’affection est autosomique dominante (MIM 107680.0012).

E.J. Schaefer, biochimiste américain (1982)

opacification cornéenne due au déficit en apolipoprotéine A-I, Tangier (maladie de)

[Q2]

Édit. 2016

ACAM sigle angl. pour adipocyte adhesion molecule

molécule d'adhésion des adipocytes

[C1,C3]

Édit. 2018

acanthosome n.m.

coated vesicle

Vésicule recouverte sur sa face externe de molécules de clathrine et active sur certains mécanismes de pinocytose.

Étym. gr. akantha : épine

clathrine, pinocytose

[C1,C3]

Édit. 2017

acaryote n.m.

acaryote

Organisme vivant dépourvu de noyau.
Les virus sont acaryotes mais ils contiennent une information génétique sous forme d’ADN ou d’ARN avec des transcriptases inverses. Ce ne sont pas des êtres cellulaires sans noyau lesquels sont dénommés procaryotes.

Étym. gr. : privatif, karyon : noyau

Ant. eucaryote

eucaryote, procaryote

[ C3, D1]

Édit. 2020

ACAT sigle pour

Acyl-CoA-cholestérol-acyl-Transférase

[C1,C3]

Édit. 2016

acatalasémie n.f.

acatalasemia

S. Takahara, otorhinolaryngologiste japonais ( 1962)

Étym. a : privatif ; catalase; émie gr. haima : sang

Syn. acatalasie

acatalasie

[C3, F1, P3, Q2]

Édit. 2019

acatalasique adj.

acatalasique

Relatif à l’acatalasie.

Étym. a : privatif ; catalase

[C3,Q2]

Édit. 2016

accoutumance n.f.

habituation

1) Au sens général :
tolerance
Processus de durée variable par lequel une cellule, un individu ou une population est capable d'accepter une modification du milieu.
2) En pharmacologie :
tolerance
Phénomène qui consiste en une diminution progressive de la sensibilité de l'organisme à un médicament ou à un toxique et qui se traduit par la nécessité d'augmenter la dose pour obtenir le même effet.
Si l'accoutumance est obtenue très rapidement, elle prend le nom de tachyphylaxie. L'accoutumance peut conduire, pour certaines substances, en particulier psychotropes, à la pharmacodépendance et à la toxicomanie.

Étym. de la fin du XIIe siècle acustumer du lat. ad… : vers ; de la fin du XIe siècle custume ; du lat. pop. cosetudine ; du lat. clas. consuetudinem : coutume

tachyphylaxie, toxicomanie, psychotropes, pharmacodépendance, mithridate, mithridatisme

[C3,E1,G3,G4,G5]

Édit. 2017

accréditation des laboratoires de biologie médicale n.f.

accredit.ation of the laboratories of medical biology
L’accréditation est la procédure par laquelle une autorité représentant l’État, reconnaît qu’un organisme ou un individu est compétent pour exercer certaines tâches ou fonctions.
Cette reconnaissance de qualité est conférée par des experts, professionnels de la même discipline.
En France, le concept d’accréditation obligatoire des Laboratoires de biologie médicale, publics et privés, a été créé par la loi du 29 juillet 2009 (HPST) et l’ordonnance du 13 janvier 2010. Le titre II, chapitre 1er de cette ordonnance, inséré dans le code de la Santé publique, est devenu les articles L 6221-1 à L 6221-13 de ce code.
Selon les dispositions législatives et réglementaires en cette matière :
- un laboratoire de biologie médicale ne peut fonctionner sans accréditation délivrée par une instance nationale, le Comité français d’accréditation (COFRAC). L’autorisation ainsi accordée est valable pour une durée de cinq ans, renouvelable ;
- le COFRAC, qui effectue des contrôles périodiques, peut suspendre ou annuler une accréditation précédemment donnée à un laboratoire.
De telles décisions sont susceptibles de faire l’objet d’un recours administratif. En cas d’urgence ou d’insuffisance grave de l’offre locale, la poursuite de certaines activités du ou des laboratoires concernés peut être autorisée par le Directeur général de l’Agence régionale de santé, pour une durée maximale de trois mois, renouvelable une fois.
Il convient de noter qu’il faut distinguer l’accréditation de la certification, celle-ci ayant pour objet la mise en conformité avec un référentiel, tel que le guide de bonne exécution des analyses (GBEA) ou une norme ISO européenne.

Étym. déverbal d'accréditer (mettre) à crédit.

[B3,C1,C3,E1,E3,G4,Q1]

Édit. 2016

acellulaire adj.

acellular

1) Qualifie un milieu biologique sans structures cellulaires.
2) Se dit d'une synthèse chimique ou enzymatique qui s'effectue en l'absence de cellules vivantes.

[C1,C3]

Édit. 2016

acéruloplasminémie n.f.

aceruloplasminemia

Maladie héréditaire autosomique récessive liée à des mutations dans le gène de la céruloplasmine, caractérisée par une surcharge hépatique et cérébrale en fer, l’absence de céruloplasmine dans le sérum, la diminution de la cuprémie et de la sidérémie alors qque la ferritinémie est élevée.
L’affection débute à l’âge adulte et se manifeste par une dégénérescence rétinienne, un diabète, une anémie qui précède divers troubles neurologiques dont une ataxie.
Sa prévalence est estimée à 1/1.00.000 à 1/1.200.000. Le mécanisme de la maladie ressort à une perte de l’activité « ferroxidase » de la céruloplasmine empêchant l’oxydation du fer et son transport par la transferrine avec rétention du fer dans les tissus et baisse de la sidérémie. La surcharge tissulaire en fer est confirmée par l’imagerie par résonnance magnétique. Elle se situe au niveau du foie, des noyaux gris centraux, du thalamus et des noyaux dentelés du cerveau. Le traitement implique l’utilisation de chélateurs du fer par voie intraveineuse ou orale (défériprone ou déférasirox) La mutation du gène de la céruloplasmine, située sur le chromosome 3, est homozygote (CP ; 3q23-q24). Un diagnostic prénatal est possible.

D. N. Caplan, neurologue américain (2020)

céruloplasmine, cuprémie, sidérémie, ferritine, ferroxidase, chélateurs du fer.

[C1,C3,F1,H1,L1,Q2]

Édit. 2020

acétaldéhyde-adduit l.m.

acetaldehyde adduct

Produit de la liaison covalente entre une protéine et la fonction aldéhyde de l'acétaldéhyde.
L'acétaldéhyde peut se lier à des protéines constitutives des organites cellulaires tels que protéines microsomiques incluant le cytochrome P450 2E1, le collagène, la tubuline, etc… ou des protéines circulantes : l'albumine, l'hémoglobine, les lipoprotéines, et en dénaturer leur fonction. Les adduits peuvent aussi se comporter en néo-antigènes à l'origine d'une réaction immunitaire. Le rôle exact des acétaldéhyde-adduits dans la toxicité cellulaire de l'acétaldéhyde est mal connu.

[C1,C3,F3]

Édit. 2016

acétylase n.f.

acetylase

Enzyme catalysant une réaction d'acétylation.

acétyltransférase

[C1,C3]

Édit. 2016

acétylcholinestérase n.f.

acetylcholinesterase

Enzyme catalysant spécifiquement la réaction d'hydrolyse des esters de la choline.
Elle est distincte de la pseudocholinestérase, moins spécifique des esters de la choline.
Son activité dans les hématies est diminuée au cours de certaines affections telles que les myélodysplasies ou l'hémoglobinurie paroxystique nocturne.
En obstétrique, la présence anormale de la cholinestérase dans le liquide amniotique évoque une anomalie de fermeture du tube neural du fœtus : une myéloméningocèle ou spina bifida. Sa destruction par des anticorps auto-immuns spécifiques provoque la myasthénie, qui chez la femme enceinte demande une prise en charge spécialisée pour la grossesse et l'accouchement, d'autant plus qu'elle peut transitoirement se transmettre au nouveau-né.
Cette activité enzymatique sert également de marqueur pour les mégacaryocytes murins.
L’acétylcholinestérase peut être dosée dans le sérum, le plasma ou les hématies. Ce dosage n’est toutefois effectué que dans quelques laboratoires spécialisés.

Syn. cholinestérase (impropre)

Abrév. AchE

pseudocholinestérase, acétylcholine, myasthénie

[C1,C2,C3,F1,H1,I4,O3,O6]

Édit. 2016

acétyltransférase n.f.

acetyltransferase

Enzyme catalysant une réaction de transfert d'un radical acétyle (CH3-CO) d'un substrat à un autre.

Syn. transacétylase, acétylase

[C1,C3]

Édit. 2016

acide adénosine triphosphorique l.m.

adenosin triphosphoric acid

Substance composée d'adénine, de ribose et de trois molécules d'acide phosphorique, avec donc trois liaisons riches en énergie, intervenant dans le métabolisme cellulaire et la contraction musculaire.

Sigle ATP

ATP

[C1,C2,C3]

Édit. 2016

acide adénylique l.m.

adenylic acid

Nucléotide constitué de l'adénine, base purique, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose (pentose), lui-même estérifié par un phosphate sur son carbone5 (5'-AMP).
Il en existe deux autres isomères : les acides adényliques a, où le phosphate est sur le C2 (2'-AMP), et b, où il est sur le C3 (3'-AMP). Ces acides se forment au cours du métabolisme des acides ribonucléiques. L'acide adénylique proprement dit est le précurseur de l'ADP et de l'ATP ; il active spécifiquement la glycogène-phosphorylase b du muscle.

Syn. adénosine monophosphate

Sigle AMP

adénosine monophosphate, AMP

[C1,C3]

Édit. 2016

acide adénylosuccinique l.m.

adenylosuccinic acid

Intermédiaire de la voie métabolique de biosynthèse de l'AMP, produit par l'association de l'acide aspartique avec l'inosine-5'-monophosphate, dissocié ensuite en adénosine-5'-monophosphate et acide fumarique.

[C1,C3]

Édit. 2016

acide allantoïque l.m.

acid allantoïque

Acide diuréoglyoxylique, produit final du catabolisme des bases puriques chez les poissons téléostéens, qui sont dépourvus d'allantoïcase.
Chez les autres poissons et les batraciens, l'acide allantoïque s'hydrolyse en acide glyoxylique et urée. L'oxydation, par des oxydants forts, de l'acide allantoïque conduit à l'acide 5-azaorotique ou acide oxonique.

[C1,C2,C3,D5]

Édit. 2016

acide alphacétoadipique l.m.

alphaketoadipic acid

Diacide alphacétonique à six atomes de carbone, produit du métabolisme de la lysine.

[C1,C3]

Édit. 2016

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