éminence médiale du quatrième ventricule l.f.
eminentia medialis fossae rhomboideae (TA)
medial eminence of rhomboid fossa
Chacune des deux saillies médiales du plancher du quatrième ventricule situées de chaque côté de la tige du calamus scriptorius (triangle bulbaire).
Elles prennent le nom d’aire vestibulaire au niveau bulbaire et d’éminence ronde à la partie inférieure du segment protubérantiel.
Syn. . anc. fasciculus teres, funiculus teres
[H5]
Édit. 2019
fossette inférieure du quatrième ventricule l.f.
Syn. trigone du nerf vague
[A1]
Édit. 2018
quatrième ventricule l.f.
fourth ventricle
Cavité rhomboédrique située dans la partie centrale des étages bulbaire et protubérantiel, visible après avoir dégagé la face postérieure du tronc cérébral par section des trois paires de pédoncules cérébelleux, permettant de détacher le cervelet.
Le fond ou plancher apparait alors, ainsi que le toit ou membrana tectoria, elle-même recouverte par la toile choroïdienne et adhérente à la face antérieure du cervelet.
C'est par l'aqueduc de Sylvius que le quatrième ventricule communique avec le troisième ventricule, intracérébral, et que s'écoule le LCR. Ouverts dans le toit, les trous de Magendie et Luschka permettent la communication, donc une répartition entre deux secteurs : sous-arachnoïdien (115 cm3) et ventriculaire (25 cm3).
Évoluant surtout chez l'enfant, les tumeurs de cette région provoquent un blocage aigu du LCR et une hypertension intracrânienne, avec notamment violentes céphalées et hydrocéphalie.
quatrième ventricule (tumeur du) l.f.p.
fourth ventricle tumors
Tumeurs définies par leur topographie voisine de la cavité du rhombencéphale, surtout observées chez l'enfant.
Il s'agit d'épendymomes ou de papillomes du plexus choroïde, plus rarement de méningiomes ou de cholestéatomes.
→ épendymome, papillome du plexus choroïde, méningiome, cholestéatome
rameau choroïdien du quatrième ventricule de l'artère inféro-postérieure du cervelet l.m.
ramus choroideus ventriculi quarti arteriae inferioris posterioris cerebelli (TA)
choroidal branch to fourth ventricle of posterior inferior cerebellar artery
→ artère inféro-postérieure du cervelet, artère cérébelleuse inféro-postérieure
sillon médian du quatrième ventricule l.m.
sulcus medianus ventriculi quarti (TA)
median sulcus of fourth ventricle
Sillon longitudinal de la fosse rhomboïde allant, sur la ligne médiane, de l’angle supérieur à l’angle inférieur de la fosse.
Son extrémité supérieure se continue par le sillon médian de la paroi antérieure de l’aqueduc du mésencéphale. Son extrémité inférieure, élargie en V renversé, forme le sommet du trigone du nerf hypoglosse ; elle se perd sur la paroi du canal central de la moelle allongée au niveau d’une petite dilatation dite ventricule d’Arancius.
Syn. anc. tige du calamus striptorius
sillon médian du quatrième ventricule l.m.
sulcus medianus ventriculi quarti (TA)
median sulcus of fourth ventricle
Sillon longitudinal de la fosse rhomboïde allant, sur la ligne médiane, de l’angle supérieur à l’angle inférieur de la fosse.
Son extrémité supérieure se continue par le sillon médian de la paroi antérieure de l’aqueduc du mésencéphale. Son extrémité inférieure, élargie en V renversé, forme le sommet du trigone du nerf hypoglosse ; elle se perd sur la paroi du canal central de la moelle allongée au niveau d’une petite dilatation dite ventricule d’Arancius.
Syn. anc. tige du calamus striptorius
stries médullaires du quatrième ventricule l.f.p.
striae medullares ventriculi quarti (TA)
medullary striae of fourth ventricle
Stries de substance blanche au nombre de trois à six qui parcourent a fosse rhomboïde.
Elles sont réparties en stries cochléaire antérieure, cochléaire intermédiaire et cochléaire postérieure. Elles sont tendues transversalement entre la tige du calamus scriptorius et l’angle latéral du ventricule, un peu au-dessus de la limite entre les triangles bulbaire et pontique. Elles contournent latéralement les pédoncules cérébelleux inférieurs et gagnent le tubercule acoustique. Parfois une de ces stries suit un trajet plus ascendant, latéralement, entre le colliculus facial et la base de l’aile blanche interne, et se porte vers le point de convergence des trois pédoncules cérébelleux : c’est la baguette d’harmonie de Bergmann. Les stries médullaires du quatrième ventricule représentent le faisceau dorsal des deutoneurones cochléaires issus des noyaux ventral et dorsal.
Syn. anc. barbes du calamus, stries acoustiques
toile choroïdienne du quatrième ventricule l.f.
tela choroidea ventriculi quarti (TA)
tela choroidea of fourth ventricle
Large repli de la pie-mère qui s’invagine dans la profonde anfractuosité qui sépare la face inférieure du cervelet du toit de la partie bulbaire du quatrième ventricule.
Cette toile choroïdienne est formée de deux feuillets, l’un cérébelleux, l’autre bulbaire qui sont en continuité l’un avec l’autre le long de la base de la membrana tectoria. Le feuillet bulbaire de la toile choroïdienne recouvre la membrana tectoria à laquelle il est uni. Il est en outre parcouru, de part et d’autre de la ligne médiane, par les plexus choroïdes médians qui se continuent à leur extrémité supérieure avec les plexus choroïdes latéraux.
toit du quatrième ventricule l.m.
tegmen ventriculi quarti (TA)
roof of fourth ventricle
Paroi postérieure de la cavité du quatrième ventricule.
Elle comprend trois parties : la partie moyenne, cérébelleuse, se situe entre la lingula en haut, le nodule et le voile médullaire inférieur en bas, et les pédoncules cérébelleux latéralement ; la partie supérieure, vestibulaire, est formée par le voile médullaire supérieur ; la partie inférieure est constituée par la membrana tectoria doublée de la toile choroïdienne du quatrième ventricule.
tumeur du quatrième ventricule l.f.
fourth ventricle tumor
→ quatrième ventricule (tumeurs du)
ventricule (quatrième -) l.m.
ventriculus quartus (TA)
fourth ventricle
Dilatation du canal épendymaire comprise entre les différentes parties du rhombencéphale : moelle allongée, pont et cervelet.
Elle a la forme d’un rhomboèdre auquel on distingue une paroi antérieure ou plancher occupé par la fosse rhomboïdale, une paroi postérieure ou toit du quatrième ventricule, quatre bords et quatre angles.
quatrième ventricule cérébral l.m.
ventriculus quartus (TA)
fourth ventricle
Dilatation du canal épendymaire comprise entre les différentes parties du rhombencéphale : moelle allongée, pont et cervelet.
Elle a la forme d’un rhomboèdre auquel on distingue une paroi antérieure ou plancher occupé par la fosse rhomboïdale, une paroi postérieure ou toit du quatrième ventricule, quatre bords et quatre angles.
[A1]
Édit. 2019
quatrième doigt de la main l.m.
digitus quartus manus (TA)
ring finger
quatrième maladie l.f.
Filatov-Dukes’ disease, fourth disease
Exanthème infectieux de l’enfant qui n’est pas une entité distincte, mais une variante probable de la nécrolyse épidermique staphylococcique ou de la scarlatine staphylococcique.
Il a été ainsi appelé parce qu’il n’entrait pas dans le cadre des trois grandes maladies érythémateuses : rougeole, rubéole, scarlatine.
N. F. Filatov, pédiatre russe (1883) ; C. Dukes, médecin britannique (1900)
Syn. rubéole scarlatiniforme
→ scarlatine, nécrolyse épidermique toxique de Lyell
quatrième orteil n.m.
digitus quartus pedis (TA)
Orteil du quatrième rayon du pied
angle pontocérébelleux (tumeurs de l') l.f.p.
pontocerebellar angle tumors
Groupe de néoformations variées, dominé par le neurinome de l'acoustique, lequel représente 80 à 95% de celles-ci.
Facilité si les signes cochléovestibulaires sont mineurs ou absents et si l'image radiologique du conduit auditif est normale, le diagnostic différentiel avec le neurinome doit être porté devant les affections suivantes : méningiome, anévrisme, neurinome de la Vèmepaire ou d'un nerf mixte, cholestéatome dit aussi kyste épidermoïde. Ce dernier, relevé principalement chez l'adulte jeune, peut être situé dans d'autres régions (supra- ou rétrosellaire, ventriculaires).
Ce diagnostic est aidé notamment par la notion d'une localisation légèrement différente par rapport au conduit auditif interne, confirmée par l'imagerie. Il peut surtout hésiter au cas d'un méningiome qui, cependant, se distingue surtout par une survenue tardive de la surdité, l'absence d'élargissement du conduit auditif interne et par des calcifications anormales ou des images de condensation du rocher.
[H1,H5]
Édit. 2017
APUD (tumeurs) acr. angl l.f. p. pour Amine Precursor Uptake Decarboxylation l.f.p.
APUD tumors
Ancienne dénomination des tumeurs neuroendocrines.
Les tumeurs neuroendocrines broncho-pulmonaires ont été autrefois rattachées au groupe des tumeurs du système APUD. Cette dénomination n'est plus justifiée puisque les études embryogénétiques modernes ont démontré que ces tumeurs étaient, au niveau bronchique, d'origine endodermique et ne dérivaient pas de la crête neurale.
classification internationale des tumeurs l.f.
[F2]
fosse postérieure (tumeurs de la) l.f.p.
tumors of the posterior cranial fossa
Néoformations associant sur un mode variable une hypertension intracrânienne souvent précoce à des signes cérébelleux, d'atteinte des paires crâniennes et des voies longues.
Généralement infiltrantes et mal limitées, les tumeurs du tronc cérébral se traduisent par une symptomatologie complexe, difficilement systématisable, dominée par l'atteinte des nerfs crâniens.
Les tumeurs cérébelleuses comportent un syndrome cérébelleux homolatéral si elles se latéralisent dans un lobe, et un syndrome statique dominant, avec surtout des troubles de l'équilibre, si elles sont vermiennes.
Constituées essentiellement de neurinomes de l'acoustique, les tumeurs de l'angle pontocérébelleux se développent très lentement, avec une phase otologique initiale (surdité de perception progressive et acouphènes), puis des atteintes du nerf facial et du trijumeau. Celles-ci seront suivies de signes davantage péjoratifs : syndrome cérébelleux, signes de souffrance du tronc cérébral, etc. Les données de l'imagerie sont devenues majeures.
→ astrocytome, glioblastome, gliome, hypertension intracrânienne, neurinome de l'acoustique, syndrome cérébelleux
[H2]
Édit. 2018
Marshall (classification des tumeurs vésicales) l.f.
Classification anatomoclinique des tumeurs de vessie, basée sur le degré d'extension en profondeur de la prolifération tumorale.
Très utilisée aux USA, elle est remplacée en Europe par la classification TNM.
V. F. Marshall, chirurgien urologue américain (1956) ; H. J. Jewett et G. H. Strong, anatomopathologistes américains (1946)
Syn. classification de Jewett-Strong-Marshall
[M2]
Édit. 2018
mycosis fongoïde à tumeurs d'emblée de Vidal-Brocq l.m.
Vidal-Brocq’s Mycosis fungoides with tumors straightaway
E. Vidal, membre de l'Académie de médecine et L. Brocq, dermatologistes français (1885)
Étym. gr. mukès, champignon ; lat : fungosus de fungus : dans le sens de spongieux, tumoral
→ Vidal-Brocq (mycosis fongoïde à tumeurs d'emblée de)
nævus élastique en tumeurs disséminées l.m. (obsolète)
stroma gonadique (tumeurs du) l.f.p.
non germ cell tumours of the testis, tumours of the gonadal stroma, sex cord and stromal tumours
Tumeurs du testicule nées aux dépens des cellules non germinales : cellules interstitielles de Leydig, cellules de Sertoli.
Elles sont bénignes ou malignes et souvent sécrétantes.
Il peut exister des tumeurs indifférenciées ou des associations de plusieurs types histologiques. Le gonadoblastome associe à la tumeur stromale une prolifération germinale.
tumeurs à cellules B matures, T matures, NK, histiocytaires, et maladie de Hodgkin (classification OMS juin 2016) l.m.et f. p.
2016 WHO classification of mature lymphoid, histiocytic, and dendritic neoplasms
Tumeurs regroupées dans la même catégorie, en se basant sur les propriétés fonctionnelles de leur contrepartie normale (phagocytose et/ou modification et présentation de l’antigène), plutôt que leur origine cellulaire.
La plupart proviennent d’un précurseur myéloïde commun, quelques cas sont d’origine mésenchymateuse (ex : sarcome à cellules folliculaires dendritiques et tumeur à cellules réticulaires fibroblastiques).
Indépendamment de leur origine myéloïde ou mésenchymateuse une partie de ces tumeurs est précédée ou associée à un lymphome folliculaire, une leucémie lymphoïde chronique B, un lymphome lymphoblastique B ou T, ou un lymphome T périphérique. Ces cas présentent les mêmes réarrangements IgVH, TCR, ou anomalies chromosomiques que les tumeurs lymphoïdes associées (et une partie présente également une mutation de BRAF) suggérant un processus de trans- différenciation.
*Une astérisque à la suite de la catégorie signifie qu'elle a été soit modifiée soit ajoutée par rapport à la classification OMS 2008.
**Deux astérisques signifient qu’il s’agit d’une entité provisoire.
Hémopathies lymphoïdes à cellules B matures
S. H. Swerdlow, hématopathologiste américain (2016)