dommages dus à la ventilation mécanique l.m.p.
mechanical ventilation (damages caused by the)
→ ventilation mécanique (dommages dus à la)
ventilation mécanique (dommages dus à la) l.m.p.
mechanical ventilation (damages caused by the)
Dommages qui résultent des grands volumes courants et des fortes pressions d'insufflation en ventilation artificielle assurée par un respirateur.
Le système poumon-cage thoracique du patient subit les oscillations forcées que lui impose le respirateur quelle que soit sa fréquence. Il y a donc lieu de considérer l'énergie fournie par le respirateur et dissipée dans les poumons, énergie qui dépend de la résistance des voies aériennes, de la compliance pulmonaire et de l'inertie des masses en mouvement (notamment celle de l'air) qui constituent l'impédance ventilatoire. Celle-ci est minimale pour la fréquence propre de la mécanique ventilatoire qui est de l'ordre de 90 mvt./min chez l'adulte normal et plus élevée chez l'enfant : l'énergie dissipée dans les poumons est minimale pour cette fréquence et par conséquent les dommages causés par la ventilation artificielle (barotraumatismes) sont alors minimaux. La respiration artificielle au voisinage de la fréquence propre est donc particulièrement indiquée pour la ventilation des poumons fragiles.
L'énergie dissipée par cycle respiratoire est proportionnelle au produit : volume courant x pression d'insufflation.
Comme la compliance, c, est sensiblement constante pour les petits volumes autour de la position d'équilibre, (V = c. P), l'énergie par cycle est proportionnelle au produit : (pression d'insufflation)2 .c ou à celui équivalent (volume courant)2 / c. Ces formules montrent que la pression génératrice de barotraumatismes est rapidement dangereuse quand la pression ou le volume courant deviennent trop forts.
On peut assimiler l'énergie dissipée dans les poumons à un toxique inhalé dont la concentration serait équivalente à la puissance dissipée (puissance = énergie x fréquence). Cette puissance suit donc la loi de Haber : il y a un seuil au-dessous duquel il n'y a pas de dommage, la respiration physiologique le prouve, au-dessus du seuil les dommages croissent comme le carré du volume insufflé, de plus la pression d'insufflation (proportionnelle au volume insufflé), comprime les vaisseaux pulmonaires et retentit sur le travail du cœur, ainsi les dommages ne sont pas limités aux poumons, ils peuvent intéresser le cœur droit, en réduisant le débit de retour des veines pulmonaires et par là retentir sur tout l'organisme. C'est pourquoi il faut réduire le volume de chaque insufflation et éviter que l'on se place sur la portion inspiratoire non linéaire de la courbe de compliance.
Mais pour que la ventilation soit efficace il faut que le volume courant reste supérieur au volume de l'espace mort, toutefois, à ventilation alvéolaire égale, on réduit quand même de moitié environ le volume courant à la fréquence propre et par conséquent, à impédance constante, l'énergie dommageable peut être réduite au quart. Comme l'impédance est minimale à la fréquence propre, la réduction d'énergie nocive est beaucoup plus faible encore. On peut encore réduire l'impédance en utilisant les mélanges à l'hélium, ce qui élève la fréquence propre par réduction de la densité du mélange gazeux. Enfin l'injection de l'air insufflé par une sonde au voisinage de la carène réduit considérablement l'espace mort et permet donc de réduire le volume courant d'autant. Toutes ces améliorations permettent une ventilation mécanique efficace de poumons très fragiles.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ ventilation artificielle, respirateur, compliance pulmonaire, barotraumatisme, Haber (loi de), espace mort, fréquence propre, impédance, ventilation à haute fréquence par oscillation, ventilation x fréquence (diagramme)
ventilation artificielle à haute fréquence par oscillations l.f.
high frequency oscillation ventilation
Ventilation comprise entre 300 et 3 000 mouvements par minute.
On distigue, très arbitrairement, la ventilation mécanique en pression positive, à fréquence élevée (60 à 100 mvt/min), la jet ventilation (100 à 200 mvt/min) et la ventilation par oscillation (300 à 3 000 mvt/min). Ce dernier mode de ventilation est surtout utilisé chez le jeune enfant.
En fait toutes les ventilations, naturelles ou artificielles, se font par oscillations et celles à haute fréquence utilisent des artifices pour réduire l'espace mort afin de permettre des volumes courants très réduits (ventilation en pression positive : 3 à 5 mL/kg) ; jet ventilation (2 à 5 mL/kg) ; ventilation par haute fréquence (1 à 3 mL/kg).
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ jet ventilation, volume courant
méthodes de ventilation artificielle l.f.p.
artificial ventilation (methods of)
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architec
→ ventilation artificielle (méthodes de)
ventilation artificielle l.f.
artificial ventilation
Ventilation mise en œuvre lorsqu'un patient ne respire plus ou que sa ventilation est insuffisante.
On utilise en premier secours des ressuscitateurs, appareils manuels ou pneumatiques simples.
Au cours du transport à l'hôpital ou en clinique on utilise des ventilateurs à alimentation électrique ou pneumatique.
| ventilation artificielle : abréviations usuelles | ||||
| Français | anglais | |||
| VC | Ventilation Contrôlée | Controlled Ventilation | CV | |
| VAC | Ventilation Assistée-Contrôlée | Assisted Controlled Ventilation | ACV | |
| VCI | Ventilation Contrôlée Intermittente | Intermittent Mandatory Ventilation | IMV | |
| VACI | Ventilation Assistée- Contrôlée Intermittente | Synchronized Intermittent Mandatory Ventilation | SIMV | |
| VPC | Ventilation en Pression Contrôlée | Pressure-Controlled Ventilation | PCV | |
| Ventilation en Pression Contrôlée | Pressure-Controlled Inverse Ratio | PCIRV | ||
| avec rapport I/E supérieur à 1 | Ventilation | |||
| AI | ventilation avec Aide Inspiratoire | Pressure Support Ventilation | PSV | |
| VS | Ventilation Spontanée | Spontaneous Ventilation | SV | |
| VS-PEP | Ventilation Spontanée avec Pression Expiratoire Positive | Continuous Positive Airway Pressure | CPAP | |
| PEP | Pression Expiratoire Positive | Positive End Expiratory Pressure | PEEP | |
| ventilation à haute fréquence par jet | High-Frequency Jet Ventilation | HFJV | ||
| ventilation à haute fréquence par oscillations | High-Frequency Oscillation | HFO | ||
| ventilation à haute fréquence en pression positive | High-Frequency Positive Pressure Ventilation | HFPPV | ||
| ventilation à deux niveaux de pression expiratoire positive | BIphasic Positive Pressure ventilation | BIPAP | ||
| ventilation avec soupape de sécurité en pression | Airway Pressure Release Ventilation | APRV | ||
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ ressucitateur, respirateur, ventilation artificielle (méthodes de), ventilation artificielle (réglage de la), ventilation artificielle : abréviations usuelles, ventilation assistée, ventilation assistée contrôlée intermittente, ventilation avec pression positive expiratoire, ventilation contrôlée, ventilation contrôlée intermittente, ventilation en pression assistée
ventilation artificielle (méthodes de) l.f.p.
artificial ventilation (methods of)
Ventilation mise en œuvre lorsqu'un patient ne respire plus ou si sa ventilation est insuffisante.
Il est possible de faire face à la situation par diverses méthodes de ventilation artificielle que l'on peut classer schématiquement en méthodes externes ou internes (par insufflation).
En premier secours on n'utilise plus d'appareils mécaniques à action externe : on emploie en général des ressuscitateurs (appareils autonomes simples, manuels ou pneumatiques).
En clinique (à l'hôpital, à domicile ou en cours de transport), on utilise des respirateurs (ventilateurs) à alimentation électrique ou pneumatique.
Le tableau ci-dessous résume les diverses méthodes de ventilation artificielle classiques qui ont été proposées. Une * marque celles qui ont des indications spéciales, ** marquent celles qui sont peu efficaces ou ont des indications très restreintes et *** celles qui sont pratiquement abandonnées. Actuellement, les respirateurs simples so
nt de plus en plus remplacés par des appareils polyvalents qui, grâce au déclencheur et à des programmateurs, permettent d'assurer de nombreux modes de ventilation.
| ventilation artificielle (méthodes de) | |||
| méthodes externes | |||
| manuelles | victime couchée sur le dos*** victime couchée sur le ventre*** | SilvesterNielsen | |
| par balancement | brancard basculant** | Eve | |
| lit basculant* | |||
| par compression abdominale | ceinture pneumatique*** | ||
| par compression thoracique | appareil de Cot*** | ||
| par dépression sur le thorax | cuirasse thoracique*** | ||
| par dépression sur le thorax et l'abdomen | cuirasse thoracoabdominale** | ||
| par dépression sur tout le corps (sauf la tête) | poumon d'acier* | ||
| méthodes électriques par excitation des nerfs phréniques** | |||
| méthodes internes (par insufflation) | |||
| - en premiers secours : méthodes orales : | bouche à bouche, bouche à nez | ||
| ressuscitateurs manuels : | ballons autogonflables ou soufflets pneumatiques | ||
| ressuscitateurs pneumatiques : | découpeurs de flux | ||
| semiautomatiques | |||
| à fréquence fixe | |||
| relaxateurs de pression* , relaxateurs de volume** | |||
| mécaniques à alimentation électrique** | |||
| - en cours de transport : * | |||
| ressuscitateurs (en secours) manuels : | ballons autogonflables ou soufflets | ||
| respirateurs pneumatiques : | découpeurs de flux | ||
| relaxateurs de pression** | |||
| relaxateurs de volume** | |||
| - en clinique ressuscitateurs mécaniques à alimentation électrique*respirateurs mécaniques à alimentation électrique ou pneumatiquerespirateurs à haute fréquence* | |||
| ressuscitateurs (en secours) manuels : | ballons autogonflables ou soufflets | ||
| respirateurs pneumatiques : | découpeurs de flux | ||
| relaxateurs de pression** | |||
| relaxateurs de volume** | |||
| - en clinique ressuscitateurs mécaniques à alimentation électrique*respirateurs mécaniques à alimentation électrique ou pneumatiquerespirateurs à haute fréquence* | |||
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architec
→ ventilation artificielle, ressucitateur, respirateur, ventilation artificielle (dommages causés par la), ventilation artificielle : abréviations usuelles
ventilation artificielle (réglage de la) l.m.
artificial breathing adjustement
Réglage qui doit être fait sur les volumes (volume courant, ventilation) et sur la pression de fin d'insufflation.
La ventilation artificielle doit être quantita
Réglage quantitatif : la ventilation (V', en litres par minute) du respirateur doit assurer la demande ventilatoire. Si les centres respiratoires fonctionnent normalement on peut s'assurer que cette demande est satisfaite par une épreuve d'apnée. Si les centres respiratoires sont déprimés soit par la maladie, soit sous l'effet de médicaments il faut se substituer au mécanisme naturel en ajustant au mieux l'équilibre des gaz du sang compte tenu de la pathologie (l'équilibre sur les valeurs normales ne convient pas dans beaucoup de situations).
Réglage qualitatif : les trop grands volumes courants insufflés peuvent être source de barotraumatismes. Le réglage doit toujours être fait sur un volume courant, VT, n'exigeant pas une pression trop élevée.
En ventilation contrôlée, on calcule la fréquence, du réglage du volume courant (en tenant compte du volume mort) et de celui de la ventilation :
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architec
→ ventilation artificielle,barotraumatisme, débranchement (épreuve de), volume mort, ventilation, ventilation (dommages causés par la), ventilation x fréquence (diagramme), volotraumatisme
scintigraphie pulmonaire par ventilation l.f.
pulmonary ventilation scintigraphy
Scintigraphie obtenue après inhalation soit d'un gaz radioactif (133xénon ou 81mkrypton), soit d'un aérosol (microgouttelettes ou grains de poussière ultrafins marqués en général au 99m technétium).
La scintigraphie par ventilation est en général couplée à la scintigraphie par perfusion pulmonaire. En effet, la dissociation entre une altération localisée de la perfusion et un aspect normal de la ventilation est très caractéristique d'une embolie pulmonaire.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
→ scintigraphie, technétium, aérosol marqué
ventilation par bouche à bouche l.f.
mouth to mouth ventilation
Procédé de ventilation artificielle le plus simple, toujours appliquable en urgence: le sauveteur insuffle directement son air expiré dans la bouche de la victime.
C'est la seule méthode utilisable par un sauveteur en mer. Pour être efficace le sauveteur doit pincer les narines de la victime afin que l'air insufflé ne ressorte pas par le nez. Chez le jeune enfant la bouche du sauveteur peut recouvrir le nez et la bouche. Une position défléchie de la tête en arrière est très importante pour maintenir la glotte ouverte, sinon l'air insufflé va dans l'estomac.
Comme l'air insufflé est plus riche en oxygène au début de l'insufflation (il provient de l'espace mort), il y a avantage à utiliser une fréquence rapide (20 à 25 /min). Des canules spéciales (formées par deux canules de Guedel juxtaposées, une dans la bouche du sauveteur, l'autre dans celle de la victime) permettent d'augmenter l'espace mort et d'éviter les risques de contamination du sauveteur lors d'un bouche-à-bouche direct.
A.E. Guedel, anesthésiologiste américain (1883-1956)
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
ventilation par haute fréquence l.f.
ventilation by high frequency
→ ventilation à haute fréquence par oscillations
dilatations des bronches (causes des) l.f.p.
bronchiectasis etiology
Affection habituellement acquise et parfois congénitale.
Les formes congénitales correspondent à des formes diffuses qu'elles soient observées au cours d'une mucoviscidose, d'une polykystose rénale, d'un déficit immunitaire humorale ou cellulaire, ou d'un syndrome du cil immobile.
Les formes acquises secondaires sont localisées ou diffuses.
Les formes diffuses sont le plus souvent la conséquence d'une bronchopneumopathie sévère de l'enfance, telle une coqueluche, une rougeole, surtout une infection à virus respiratoire syncytial ou à adénovirus.
Les bronchectasies localisées sont des séquelles d'une sténose bronchique par traumatisme, corps étranger, tuberculose, ou de lésions infectieuses telles qu'abcès, mycoses, aspergilloses bronchiques.
Les dilatations des bronches doivent être distinguées de la bronchite chronique où l'inflammation des bronches ne s'accompagne pas de dilatations
hyperéosinophilie sanguine (causes des) l.f.p.
Les causes d’hyperéosinophilie sont multiples et se répartissent en formes secondaires et primitives.
On différencie les éosinophilies secondaires à une stimulation cytokinique (notamment via l’IL-5) des éosinophilies primaires. Il existe des formes rares d’éosinophilie familiale.
Les éosinophilies secondaires ou réactionnelles sont de loin les plus fréquentes et représenteraient plus de 95% des cas. Elles sont induites par une stimulation des lymphocytes TH2 (parasitose, allergie…) ou par l’activation d’autres cellules immunitaires, dont les mastocytes. Elles peuvent également être paranéoplasiques en raison de la production de cytokines par les cellules lymphomateuses ou cancéreuses.
Le tableau détaille les causes principales d’éosinophilie sanguine dans les pays occidentaux :
→ hyperéosinophilie sanguine, hyperéosinophilies sanguines secondaires, hyperéosinophilies sanguines primaires, hyperéosinophile sanguine idiopathique, hyperéosinophilie de signification indéterminée, hyperéosinophile sanguine (variante lymphocytique), éosinophilie familiale, cytokine, éosinophilie familiale, mastocyte, syndrome paranéoplasique
hypoxie (causes de l') l.f.p.
aetiology of the hypoxia
Les principale cause d'hypoxie sont les pneumopathies, les cardiopathies cyanogènes, les troubles ischémiques cérébraux et périphériques, les accidents par atmosphère viciée (incendie, etc.), l'inhalation de mélanges pauvres en oxygène et la vie en altitude.
L'hypoxie peut être la conséquence de l'hypoxémie, ou d'une ischémie par obstruction vasculaire liée à l'artériosclérose, à une thrombose ou à une compression, d'une diminution de la diffusion de l'oxygène dans le tissu, d'une oxygénation incomplète du sang par insuffisance cardiorespiratoire, d'une diminution de la capacité de transport de l'oxygène du sang en cas d'anémie ou d'intoxication par l'oxyde de carbone ou encore d'un exercice musculaire intense, entrainant une glycolyse lactacidogène
En suivant le passage de l'oxygène de l'air ambiant jusqu'à l'intérieur des cellules, on peut distinguer des causes exogènes ou endogènes d'hypoxie, chacune correspond à un aspect clinique un peu différent.
Dans cette énumération, à partir de l'hypoxie ischémique on n'observe pas de cyanose car il n'y a pas d'hypoxémie.
Hypoxie exogène : manque d'oxygène dans l'air inspiré (respiration en altitude, inhalation de mélanges pauvres en O2 ou n'en contenant pas du tout (gaz inertes), par ex. en anesthésie, l'inhalation d'oxyde nitreux pur (erreur humaine, appareillage défectueux). Au-dessus de 2 500 m d'altitude environ on commence à voir des signes nets d'hypoxie, au-dessus de 8 à 9 000 m il est impossible de survivre sans un apport d'O2.
Hypoxies endogènes générales, entraînant une hypoxémie artérielle :
- par consommation excessive d'oxygène, se voit la plupart du temps au cours d'exercices physiques exténuants, de l'agitation et de l'état de mal convulsif ou d'une hyperthermie grave et prolongée ;
- par oligopnée centrale : traumatisme du bulbe, action sur le centre respiratoire des anesthésiques généraux ou intoxication ;
- par insuffisance de la mécanique ventilatoire : curarisation, traumatisme du thorax, obstruction des voies aériennes ;
- par trouble de la distribution intrapulmonaire de l'air : p. ex. respiration paradoxale du volet thoracique ;
- par trouble de la diffusion alvéolocapillaire : lésion de la paroi alvéolaire par des gaz ou des vapeurs toxiques, œdème aigu du poumon ;
- par contamination veineuse : court-circuit de la circulation pulmonaire ;
- par anémie par manque d'hémoglobine (anémie, hémorragie) ;
- par hémotoxicité : par diminution de l'affinité ou destruction de l'hémoglobine (hypothermie, hémolyse, oxyde de carbone, substances méthémoglobinisantes).
Hypoxies endogènes locales (n'entrainant pas d'hypoxémie artérielle) :
- de stase : par insuffisance cardiaque ralentissant le retour veineux dans de larges secteurs ou par compression partielle des veines d'un territoire ;
- ischémique : obstruction artérielle plus ou moins complète (embolie, compression) ;
- par trouble de la distribution capillaire (fermeture des sphincters précapillaires au cours du choc) ;
- par œdème tissulaire entravant la diffusion extracellulaire ;
- histotoxique par blocage des chaines d'enzymes respiratoires (acide cyanhydrique, etc.). Il est classique de parler d'hypoxie dans ces intoxications bien qu'il s'agisse en réalité d'un défaut d'utilisation de l'oxygène au niveau des cellules.
Le traitement de l'hypoxie est essentiellement étiologique. L'inhalation de O2 n'est que palliative, elle ne corrige pas toutes les hypoxies, mais elle fait gagner du temps et réduit les complications ultérieures.
→ acidose lactique, choc (physiopathologie du), défaillance multiviscérale (syndrome de), hypoxie, respiration
[G1,G2,H1,K1,K2,K4]
Édit. 2017/1
infections respiratoires chez l'immuno
- la sémiologie clinique et radiologique,
- l'examen de l'expectoration à la recherche de légionnelles, mycobactéries, aspergillus, etc.,
- le lavage broncho-alvéolaire et les prélèvements distaux protégés, méthodes de choix pour les recherches bactériologiques.
Les principales infections respiratoires opportunistes sont pour :
- les parasitoses : la pneumocystose, la toxoplasmose, l'anguillulose, plus rarement la leishmaniose et la cryptosporidiose,
- les mycoses : l'aspergillose, la mucormycose, les candidoses, la cryptococcose,
- les infections virales : le cytomégalovirus, les virus herpès zoostères et simplex, les virus de la grippe, le virus syncytial respiratoire.
- les infections bactériennes, les plus fréquentes : les pneumococcies, les bacilles gram—, les légionnelloses, la nocardiose, le rhodococcus.
- la tuberculose et certaines mycobactérioses atypiques (M. avium-intracellulare, M. xenopi, M. kansasii).
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
→ sida
maladies virales respiratoires aigües des voies aériennes inférieures (causes des) l.f.p.
viral disease of lower respiratoiry tract (etiology)
Les maladies respiratoires aigües sont d'origine virale dans près de 2/3 des cas.
Elles appartiennent à 8 genres différents représentant plus de 200 virus anti
Ces virus sont :
- des rhinovirus,
- des coronarovirus,
- le virus respiratoire syncytial,
- le virus para-influenzae,
- des adénovirus,
- les virus influenzae A et B,
- des entérovirus,
→ pneumonies et bronchopneumonies virales
pneumopathies d'hypersensibilité des professions agricoles (causes des) l.f.p.
Type de pneumopathies provoquées par des agents fongiques ou des protéines déclenchant des réactions d'hypersensibilité.
Le poumon du fermier est lié au foin moisi contenant des actinomycètes thermophiles.
Il en est de même pour le poumon du grainetier lié à des graines moisies, pour la bagassose liée aux résidus de canne à sucre contenant des actinomycètes thermophiles. La maladie des champignonnistes liée au compost a pour étiologie les actinomycètes thermophiles et des agents fongiques.
Les agents fongiques sont en cause dans la maladie des fromagers (moisissures des fromages), la maladie des travailleurs du bois, la subérose, la séquoïose, la maladie des vignerons, le poumon des ouvriers du paprika.
Enfin la maladie des éleveurs d'oiseaux est due aux protéines des déjections aviaires.
→ éleveurs d'oiseaux (maladie des), poumon du fermier, alvéolite
délivrance artificielle l.f.
manual removal of placenta
Manœuvre d'extraction manuelle du placenta et des annexes fœtales en cas d'hémorragie de la délivrance avant l'expulsion du placenta ou d'absence de décollement placentaire au-delà de 30 minutes.
Elle nécessite une asepsie rigoureuse et une anesthésie péridurale ou générale sauf en cas d'extrême urgence. Le placenta est décollé à l'aide du bord cubital de la main qui s'insinue entre lui et la paroi utérine, cependant que l'autre main immobilise et abaisse l'utérus à travers la paroi abdominale. Cette manœuvre est complétée par une révision utérine.
dermite artificielle l.f.
contact dermatitis
Eczéma de cause externe ou dermite de contact (anciennes dénominations).
Syn. dermite de contact, eczéma de contact
dilatation artificielle du col utérin l.f.
instrumental dilatation of the uterine cervix
Manœuvre instrumentale ou digitale propre à dilater le col utérin.
Elle peut utiliser des bougies, des sondes, des laminaires ou des ballonnets.
érection artificielle l.f.
artificial erection
Érection obtenue soit par perfusion des corps caverneux, soit après injection intracaverneuse de molécules induisant une érection.
Elles peuvent être utilisées soit à titre de test diagnostique, soit dans le traitement de l‘insuffisance érectile.
Étym. lat. erectio : action de dresser, érection
[M3,G3]
Édit. 2018
hibernation artificielle l.f.
artificial hibernation
Emploi de neuroleptique, d’antihistaminique et d’une réfrigération totale pour permettre à l’organisme de résister à une agression.
H. Laborit, chirurgien et neurobiologiste militaire (1951)
[G1]
insémination artificielle l.f.
artificial insemination
Traitement de la stérilité conjugale par introduction intracervicale ou intra-utérine de spermatozoïdes dans les voies génitales féminines, afin d’obtenir une fécondation par tout autre moyen que le rapprochement sexuel normal.
Le sperme injecté est celui du conjoint ou celui d’un donneur, il peut s’agir de sperme frais ou congelé.
→ insémination artificielle intraconjugale, insémination artificielle avec donneur, CECOS
insémination artificielle avec donneur l.f.
donor artificial insemination
Méthode de traitement des stérilités masculines par azoospermie ou oligospermie sévère incurables consistant à inséminer une femme avec un sperme de donneur anonyme préparé et conservé dans les Centres d’étude et de conservation du sperme (CECOS).
Elle est maintenant remplacée dans beaucoup de cas par l’injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI). Elle est aussi utilisée dans certaines indications génétiques, tel le risque de transmission d’une maladie génétique dominante ou d’une translocation paternelle, dans de rares cas d’incompatibilité rhésus sévère où l’homme est rhésus positif homozygote, en cas de séropositivité de l’homme au virus VIH.
Sigle : IAD
→ CECOS
insémination artificielle et psychisme l.f.
artificial insemination and psychism
Des répercussions psychiques positives sont décrites, surtout s'il s'agit du sperme du partenaire habituel.
Dans ce cas, l'aide portera principalement sur la mise en situation infantile créée par cette demande et sur la symbolique d'un geste substitutif de la relation conjugale.
Après insémination artificielle par donneur (IAD), les psychiatres semblent plus réservés que les obstétriciens, malgré des entretiens systématiques préalables et une attente d'un an pour des raisons techniques dans les CECOS (centres d'étude et de conservation du sperme). Les manifestations psychiatriques après l'insémination ou peu après l'accouchement sont plus fréquentes que lors de l'appel au sperme du conjoint. Le médecin peut également être « fantasmé » comme le donneur.
Néanmoins, dans l'ensemble, un couple équilibré suivra une évolution positive à la suite de la naissance. Les soins matériels assurés aux enfants et leur développement psychomoteur et affectif apparaissent harmonieux. Le secret sur ce type de procréation est gardé le plus souvent, malgré les fréquentes interrogations du couple à ce sujet.
insémination artificielle intracervicale l.f.
intracervical artificial insemination
Méthode de procréation médicale assistée qui consiste à déposer le sperme préparé au niveau du col de l’utérus.