thrombose de la veine rénale l.f.
→ veine rénale (thrombose de la)
thrombose de la veine rénale l.f.
renal vein thrombosis
Obstruction partielle ou totale de la veine rénale par coagulation intravasculaire.
Cette affection, qui atteint l'enfant et l'adulte, revêt des tableaux cliniques très différents en fonction d'une part de la vitesse d'installation et de l'extension de la thrombose et d'autre part du développement de la circulation collatérale. Elle complique des affections cliniques très diverses telles qu'une déshydratation, surtout chez le nourrisson, des affections rétropéritonéales, une maladie thrombo-embolique, diverses néphropathies notamment les néphropathies amyloïdes et surtout les glomérulonéphrites extramembraneuses. Les signes révélateurs peuvent être une protéinurie, un syndrome néphrotique. Les formes aigües sévères peuvent se compliquer d'infarctus rénal. L'évolution clinique est très variable, fonction de l'extension de la thrombose et du contexte étiologique. Lorsque le parenchyme rénal est normal, une thrombose de la veine rénale, même étendue, est compatible avec une évolution favorable. Le traitement spécifique comporte les anticoagulants et éventuellement la fibrinolyse.
→ glomérulonéphrites extramembraneuse, syndrome néphrotique, infarctus rénal.
[F4, K4, M1]
Édit. 2020
thrombose de la veine porte l. f.
portal vein thrombosis
La thrombose de la veine porte avec ou sans extension aux branches portales droite et gauche est caractérisée par l’existence d’un thrombus d’apparition récente ou ancienne.
La thrombose peut s’étendre aux veines splénique, mésentérique et aux segments intrahépatiques.
La thrombose récente ou aigüe peut être asymptomatique ou se manifester par des douleurs abdominales aspécifiques, de la fièvre. Lorsque le foie est normal, non cirrhotique, la fonction hépatique est préservée, par l’augmentation compensatrice du flux sanguin artériel. Lorsque la thrombose concerne aussi la veine mésentérique, une ischémie intestinale peut survenir.
La thrombose ancienne est découverte devant une hypertension portale et un hypersplénisme.
Le thrombus peut être cruorique, néoplasique ou infecté.
Les causes les plus fréquentes, chez l’adulte, sont le carcinome hépatocellulaire dans le territoire porte concerné, la cirrhose à un stade le plus souvent avancée et chez l’enfant une omphalite néonatale ou une canulation de la veine ombilicale néonatale. Les autres causes sont un foyer inflammatoire intra-abdominal dans les thromboses récentes ou aigues. Dans tous les cas, il faut rechercher une thrombophilie : syndrome myéloprolifératif, une mutation du facteur V Leiden, un déficit en protéine C ou S, en antithrombine III, un syndrome des antiphospholipides, la présence d’un anticoagulant circulant, une mutation du gène JAK2. Les causes pouvant être associées, le bilan de thrombophilie doit être fait dans tous les cas.
Le diagnostic repose sur l’imagerie qui permet de dater la survenue de la thrombose, de rechercher une cause locale et de faire le bilan d’extension. L’échographie, examen de première intention, montre dans la veine porte un matériel échogène hyperdense. Le scanner est l’examen de référence qui met en évidence la thrombose veineuse et un signe très évocateur l’hyper-artérialisation à la phase artérielle avec une augmentation du calibre de l’artère hépatique. Lorsque la thrombose est récente, il n’y a pas de cavernome portal. Celui-ci se développe très rapidement, pouvant apparaître une semaine après la thrombose. Le traitement anticoagulant, une urgence thérapeutique, est poursuivi pendant 6 mois en cas de thrombose aigüe ou chronique, prolongé toute la vie en cas d’état prothrombotique ou d’extension à la veine mésentérique supérieure. Il faut y associer le traitement de la cause. Pour l’hypertension portale le traitement est celui des cirrhotiques.
thrombose de la veine ovarienne droite l.f.
thrombosis of the right ovarian vein
Occlusion des veines du ligament lombo-ovarien droit survenant dans les suites de couches, singularisée parce que la douleur et la fièvre qui l’accompagnent amènent classiquement à envisager une appendicite.
thrombose de la veine splénique l.f .
Extension de la thrombose de la veine porte à la veine splénique.
veine pulmonaire supérieure droite (veine médiale de la veine lobaire moyenne) l.f.
pars medialis vena lobi medii, ramus lobi medii vena pulmonalis dextra superior (TA)
medial part of middle lobe vein, middle lobe branch of right superior pulmonary branch
E. A. Boyden, anatomiste américain (1886-1976)
→ rameau médial de la veine lobaire moyenne de la veine pulmonaire supérieure droite
[A1,K1,K4]
Édit. 2020
veine médiale de la veine lobaire moyenne de la veine pulmonaire supérieure droite l.f.
→ rameau médial de la veine lobaire de la pulmonaire
[A1, K1, K4]
Édit. 2020
angiokératome thrombosé l.m.
thrombosed angiokeratoma
[A3,J1,K4]
Édit. 2017
angiome thrombosé l.m.
thrombosed angioma
Angiome qui, à la suite d'une thrombose, augmente rapidement de volume et infiltre les tissus sous-jacents, tandis que sa teinte devient plus foncée ou noirâtre.
La lésion peut simuler un nævus bleu ou même un mélanome.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur ; thrombôsis : coagulation
Syn. anévrisme capillaire thrombosé, angiokératome thrombosé
[J1,K4]
Édit. 2017
thrombose n.f.
thrombosis
Obstruction partielle ou totale du flux sanguin par un caillot résultant de l'activation pathologique des mécanismes physiologiques de l'hémostase et de la coagulation à l'intérieur d'une lumière vasculaire.
Les conditions circulatoires, hémoréologiques, de réactivité sanguine et la nature des structures thrombogènes exposées déterminent la composition du thrombus. Les conditions circulatoires rapides caractéristiques de la circulation artérielle favorisent la participation des cellules et des facteurs de l'hémostase primaire en particulier les plaquettes. Les conditions circulatoires lentes caractéristiques de la circulation veineuse surtout en condition de stase favorisent la participation des mécanismes moléculaires de la coagulation plasmatique. La thrombose est une cause fréquente d'embolie.
Étym. gr. thrombos : caillot
thrombose artérielle aigüe l.f.
acute arterial thrombosis
Occlusion brutale thrombotique d'une artère.
thrombose artérielle des membres l.f.
arterial thrombosis of the limbs
thrombose de la carotide interne l.f.
→ sténose de la carotide interne
thrombose de l'oreillette gauche l.f.
left atrial thrombosis
Présence anormale dans la cavité auriculaire gauche du cœur de formations cruoriques plus ou moins abondantes et plus ou moins organisées.
La thrombose de l’oreillette est rarement totale. Elle réalise le plus souvent un tapissage plus ou moins étendu et épais des parois auriculaires par des caillots sanguins d’âges différents, les plus anciens étant fixés et solides (voir calcifiés), les plus récents étant friables et facilement mobilisables. La thrombose de l’oreillette gauche est facilitée par la fibrillation auriculaire et par la distension et la stase auriculaire dans la pathologie de la valve mitrale. Le risque évolutif majeur en est l’embolie cruorique. La fréquence de la thrombose de l’oreillette gauche et sa gravité ont beaucoup diminué depuis l’apparition des thérapeutiques anticoagulantes.
thrombose des veines hépatiques l.f.
Syn. syndrome de Budd-Chiari
thrombose d'origine congénitale l.f.
congenital thrombosis
Déficit congénital des inhibiteurs naturels de la coagulation tel celui de l'antithrombine III, les déficits en protéines C et S, les dysfibrinogénémies et déficits du système fibrinolytique, le facteur V. Leiden.
Toutes ces anomalies peuvent se compliquer de thromboses et d'embolies dont le traitement repose sur les mêmes principes que celui des autres maladies thromboemboliques. Le traitement préventif des récidives est mal codifié.
Thrombose des hémorroïdes externes.
Étym. gr. thrombos : caillot ; haïma : sang ; rhéô : je coule
Syn. affection congénitale préthrombotique
[thrombose hémorroïdaire l.f. L1]
thrombose intervilleuse l.f.
intervillous thrombosis
Occlusion des veines de la plaque basale du placenta, entre les villosités choriales, qui témoigne d’une maladie vasculaire, une hypertension artérielle gravidique p. ex., affectant la circulation placentaire.
thrombose marginale l.f.
marginal thrombosis
Occlusion des veines de la périphérie de la plaque basale du placenta qui peut accompagner une thrombose ou une rupture du sinus marginal du placenta.
thrombose sous-choriale l.f.
sub-chorionic thrombosis
Occlusion des veines de la plaque basale situées sous la plaque choriale du placenta, variété sous-choriale de thrombose intervilleuse.
thrombose veineuse l.f.
venous thrombosis
Formation d’un caillot sanguin (thrombus) dans une veine qu’il vient oblitérer.
On distingue la phlébothrombose où le thrombus rouge adhère peu à une paroi vasculaire peu altérée, et la thrombophlébite où l’élément premier est une inflammation ou une infection de la paroi veineuse, à laquelle le caillot secondaire adhère fortement. Cette distinction a été critiquée comme trop schématique.
→ embolie pulmonaire, thromboembolique (maladie)
thrombose veineuse profonde l.f.
deep vein thrombosis
Affection caractérisée par la présence d'un thrombus dans une veine profonde.
thrombose veineuse rétinienne l.f.
→ occlusion veineuse rétinienne
thrombose veineuse superficielle l.f.
Affection caractérisée par la présence d'un thrombus
embolie sur thrombose veineuse dans les cancers (risque d') l.m
Risk of venous thromboembolism in cancer
Le risque d’embolie sur thrombose veineuse est élevé dans les cancers.
Dans une double étude rétrospective et prospective Khorana a identifié cinq variables prédictives qui évaluent le risque d’accident thromboembolique dans le cancer et établissent un score:
1.site du cancer
- soit site à très haut risque (pancréas, estomac) : 2 points;
- soit site à haut risque (poumon, lymphome malin, gynécologique, vessie, testicule) : 1 point;
2. nombre de plaquettes sanguines ≥ 350. 109/ L : 1 point;
3. hémoglobine < 10g/dL : 1 point;
4. globules blancs > 11.109 /L : 1 point;
5. indice de masse corporelle > 35 : 1 point.
Par l’addition de ces différents points on établit un score qui se répartit en trois types de risque de présenter un accident thromboembolique dans un proche avenir (deux mois et demi) :
- faible risque (score 0) : probabilité de 0,3 à 0,8 %;
- risque intermédiaire (score 1-2) : probabilité de1,8 à 2 %;
- haut risque (≥ 3) : probabilité de 6,7 à 7 %.
Cette évaluation du risque est une bonne indication d’un traitement prophylactique des thromboses.
A. A. Khorana, hématologiste américain d'origine indienne (2008)
→ embolie pulmonaire, thrombose veineuse
[F1, F2, N1]
Édit. 2019
veine rénale l.f.
v. renalis (TA)
renal vein
Veine qui relie le rein à la veine cave.
Née de la confluence de nombreuses veines du hile rénal, elle collecte, à partir des veines interlobulaires, le sang veineux du cortex et de la médullaire et la majeure partie du sang provenant des régions superficielles sous capsulaires.
[A1, K4, M2]
Édit. 2020