variable discontinue l.f.
discontinuous variable
Se dit de variables quantitatives prenant des valeurs entières, dont les distributions, en physiologie et en pathologie, peuvent se rapprocher d’une distribution normale (au sens biostatistique) ou de Laplace-Gauss alors que, par définition, elles suivent des lois pour variables discontinues telles la loi binomiale ou la loi de Poisson.
P. ex. le nombre de jours d’hospitalisation, le nombre d’enfants par couples ayant une anomalie génétique autosomique récessive, le nombre de colonies dans des boites de Petri.
loi normale, loi de Laplace-Gauss, loi binomiale, loi de Poisson
P. S. de Laplace, mathématicien français, membre de l'Académie française (1749-1827) ; J. Gauss, mathématicien allemand, (1777-1855) ; S. D. Poisson, mathématicien français (1837)
Syn. variable discrète
[E1]
Édit. 2020
analyse multifactorielle l.f.
multivariate analysis
La plupart des maladies ont des causes multiples, le plus souvent reliées les unes aux autres et s’il est intéressant d’étudier les forces d’association entre deux variables, on est plus souvent confronté aux corrélations qui peuvent exister entre plusieurs covariables explicatives et une variable que l’on cherche à expliquer.
Avant de débuter une analyse multivariée, on réalise une étude univariée ou unifactorielle qui consiste, parmi toutes les variables explicatives proposées dans l’étude, à sélectionner celles qui montrent une association statistiquement significative avec la variable expliquée. La statistique peut prouver la relation mais non la causalité.
Les logiciels de statistique permettent d’accéder à des analyses complexes qui permettent de quantifier l’association entre la variable expliquée et des facteurs qui lui sont liés, les variables explicatives.
L’intérêt des analyses multivariées est d’éliminer les covariables statistiquement significatives en analyse univariée car liées entre elles. L’analyse multivariée ne retient que les variables indépendantes, sans redondance. Elle permet d’établir la force des liaisons sous forme d’odds-ratio et de déterminer des scores prédictifs. Bien entendu, l’analyse multivariée ne peut concerner que les variables incluses dans le modèle et antérieurement analysées en étude univariée, d’où l’importance de bien les sélectionner avant de débuter l’analyse.
Les principales analyses multifactorielles sont la régression multiple, la régression logistique, le modèle de Cox, l’analyse discriminante.
D. R. Cox, Sir, statisticien britannique (1972)
Étym. gr. analusis : décomposition
→ analyse unifactorielle, régression multiple, régression logistique, Cox (modèle de), analyse discriminante, odds ratio
[E1]
Édit. 2020
loi binominale l.f.
binomial distribution
Loi de distribution de variables discontinues lorsqu’elle s’applique à des données qui ont des caractéristiques binaires.
Elle permet p. ex. dans 54 familles de deux enfants dont les parents ont une maladie génétique autosomique récessive, d’estimer les probabilités qu’aucun enfant, un enfant ou deux enfants aient la maladie.
Poisson (loi de) l.f.
Loi de distribution de variables discontinues qui, dans le cas d’événements rares, réalise une bonne approximation de la loi binomiale.
P. ex. loi de distribution d’une variable discrète comme le nombre de colonies dans une boîte de Pétri.
S. Poisson, mathématicien français (1838)
→ loi binomiale, variables discontinues
[E1]
Édit. 2020
variable qualitative l.f.
Variable pour laquelle la valeur appréciée sur chaque individu ne représente pas une quantité.
Les différentes valeurs que peut prendre cette variable sont appelées catégories, modalités ou niveaux.
Les variables qualitatives s'opposent aux variables quantitatives, en raison de l’impossibilité de calculer un total pour un ensemble d'individus.
Les variables ordinales sont un cas particulier des variables qualitatives numériques car elles font appel à une appréciation chiffrée. Il est possible, p. exemple, de noter de -2 (très mauvais) à +2 (excellent), en passant par zéro (indifférent).
Syn. variable nominale, variable catégorielle
[E1]
Édit. 2020
hypertrophie de l'épithélium pigmentaire rétinien l.f.
retinal pigment epithelium hypertrophy
Hypertrophie observée dans diverses circonstances, notamment congénitale (pigmentation groupée).
Elle est faite de taches pigmentées discontinues, en amas.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[P2, Q2]
Édit. 2020
greffe en résille l.f.
mesh graft, mesh grafting
Technique chirurgicale permettant de couvrir de vastes pertes de substance cutanée, par exemple consécutives à une brûlure ou à des ulcères de jambe, à partir d'une petite zone donneuse.
Elle consiste à augmenter la taille utile d'un greffon cutané dermo-épidermique prélevé au dermatome grâce à un appareil réalisant de multiples incisions discontinues, et à l'étendre sous forme d'un filet dont les mailles seront le point de départ de l'épidermisation secondaire. Elle donne un résultat souvent peu esthétique.
sillon antéro-latéral de la moelle spinale l.m.
sulcus anterolateralis medullae spinalis (TA)
anterolateral sulcus of spinal cord, ventrolateral sulcus of spinal cord
Chacun des deux sillons qui, sur toute la hauteur de la face antérieure de la moelle spinale, séparent les cordons antérieurs des cordons latéraux.
Ils sont faits de fossettes discontinues et irrégulières d’où émergent les filets des racines rachidiennes antérieures. Ils se continuent en haut avec les sillons antéro-latéraux de la moelle allongée.
Syn. anc. sillon collatéral antérieur de la moelle
tests paramétriques n. m.p.
parametric tests
Tests permettant de comparer les moyennes de variables quantitatives dans deux ou plusieurs groupes, utilisables lorsque les variables observées ont une distribution gaussienne dans les groupes comparés et que leurs variances sont les mêmes.
Ces tests permettent de comparer les moyennes de variables quantitatives dans deux groupes en utilisant le test t de Student et Fischer ou dans plusieurs groupes en utilisant l’analyse de variance (ANOVA) à un ou plusieurs facteurs. L’analyse de variance tient sa dénomination du fait que la valeur F permettant de tester les hypothèses de différence non significative (hypothèses nulles) entre les facteurs étudiés est calculée en utilisant la variance totale, celle des différents échantillons et la variance résiduelle.
variable aléatoire l.f.
random
Variable dont les mesures sont soumises à des erreurs, à des fluctuations intrinsèques ou à des fluctuations d’échantillonnage.
Il en est ainsi de la mesure, dans un groupe de sujets, de variables quantitatives comme l’existence ou non d’un amaigrissement ou de variables qualitatives comme la mesure des tailles en centimètres.
Les variables aléatoires se différencient ainsi des constantes comme le nombre π.
Étym. lat. alea, jeu de dés
[E1]
Édit. 2020
ajustement n.m.
adjustment
Le principe de l’ajustement consiste à chercher si des corrélations entre deux variables persistent ou non en fonction de différentes valeurs d’autres variables.
Par ex. il existe une corrélation entre la pression artérielle, l’âge et le poids. Le principe de l’ajustement consiste à rechercher si la corrélation entre la pression artérielle et l’âge persiste ou non pour des catégories pondérales identiques.
Ce principe est à la base des études multifactorielles.
[E1]
Édit. 2020
albinisme oculocutané l.m.
oculocutaneous albinism
Groupe de troubles héréditaires de la biosynthèse de la mélanine caractérisés par une réduction généralisée de la pigmentation des cheveux, de la peau et des yeux, et des anomalies oculaires variables telles que le nystagmus, la réduction de l'acuité visuelle et la photophobie.
Les variantes incluent l'AOCA1 (la forme la plus sèvre), l'AOCB1, l'AOCA1 avec pigmentation minime (AOCA1-MP), l'AOCA1 thermosensible (AOCA1-TS), l'AOC2, l'AOC3 et l'AOC4.
D’une prévalence mondiale de 1/17 000, l’AOC a des manifestations très variables selon le sous-type. La pigmentation présente dans la peau, les cheveux et les yeux peut varier de minime à absente. Les anomalies oculaires peuvent être absentes.
L'AOC est dû à des mutations de plusieurs gènes qui contrôlent la synthèse de la mélanine dans les mélanocytes. L'AOCA1, l'OCA1B, l'AOC-MP et l'AOC-TS sont dus à des mutations du gène TYR à l'origine d'une perte totale ou partielle de l'activité catalytique de la tyrosinase. Dans l'AOC2, les mutations sont localisées sur le gène OCA2 qui code pour la protéine AOC2 supposée jouer un rôle dans la régulation du pH et du trafic protéique des mélanosomes. L'AOC3 est dû à des mutations du gène TYRP1 (ou tyrosinase related protein 1) qui a pour rôle de stabiliser la protéine de la tyrosinase. L'AOC4 est dû à des mutations du gène SLC45A2, codant pour la protéine de transport associée à la membrane responsable de la fonction mélanosomique et du transport des protéines.
Toutes les formes d'AOC ont un mode de transmission autosomique récessif, le conseil génétique est possible.
M. Hayashi et T. Suzuki, dermatologues japonais, Orphanet (2013)
Étym. lat. albus : blanc
→ Chediak-Higashi (syndrome de), TYR gene, OCA2 gene, SLC45A2 gene
[J1,P2,Q2]
Édit. 2017
analyse de varianc e n.f.
analysis of variance (ANOVA)
L’analyse de variance sert à comparer plus de deux variables quantitatives dans des échantillons indépendants (ANOVA à un facteur).
Plus généralement elle correspond à un modèle de régression linéaire multiple où les variables explicatives sont toutes catégorielles. C’est avant tout une notion historique.
Elle permet, par exemple, d’interpréter la comparaison, chez des femmes qui ont une intervention gynécologique, de la qualité de vie mesurée par des scores concernant la santé générale, la santé mentale, l’état émotionnel etc. avant l’intervention, six semaines après et six mois après.
Étym. gr. analusis : décomposition
→ variance
[E1]
Édit. 2017
apprentissage social l.m.
social learning
Théorie de l'apprentissage soulignant l'interaction constante entre les comportements d'un sujet, son fonctionnement cognitif et les variables de l'environnement (A. Bandura).
Elle s'oppose aux théories psychodynamiques, au motif qu'elles placent toute la motivation à l'intérieur de l'individu en négligeant le rôle fondamental et permanent de l'environnement, mais aussi à celles du conditionnement, qui font de l'individu un organisme relativement passif face à cet environnement.
L'apprentissage social s'effectue sous le contrôle de variables cognitives comme l'attention du sujet, sa rétention mnésique (avec ou sans codage symbolique), ses attentes d'efficacité et de résultats, ses facultés d'autorenforcement, etc.
Une de ses formes est l'apprentissage vicariant, effectué par observation et imitation de modèles qui peuvent être réels, symboliques ou imaginaires. Il s'agit d'un apprentissage de nombreux comportements humains, plus performant (car moins long et moins "coûteux") que les apprentissages classiques par essais et erreurs.
Des concepts de l'apprentissage social sont fréquemment utilisés lors de certaines stratégies comportementales et cognitives.
A. Bandura, psychologue américain d'origine canadienne (1963)
apprentissage (théories de l') l.f.p.
learning theories
Processus par lequel un individu va acquérir une réponse ou un ensemble de réponses qu'il ne possédait pas dans son répertoire. Ces réponses "apprises" sont de types variés : comportementales, cognitives, émotionnelles, physiologiques.
Les nombreuses théories de l'apprentissage vont de modèles unidirectionnels (privilégiant les variables de l'environnement) aux modèles bidirectionnels (intégrant les variables cognitives et d'autorégulation entre l'individu et son environnement).
Principalement élaborées à partir de modèles animaux, les plus anciennes reposent sur les divers modèles de conditionnement (classique et opérant). Construites sur les bases de la psychologie expérimentale, les plus récentes sont constituées essentiellement de l'apprentissage social et de la psychologie cognitive.
L'ensemble de ces théories sert de base conceptuelle aux thérapies comportementales et cognitivo-comportementales, dont l'efficacité dans de nombreux troubles mentaux est un autre argument de poids en faveur de leur pertinence.
coefficient de régression partielle l.m.
coefficient of partial regression
Coefficient qui permet de mesurer la relation mathématique entre deux variables en général après ajustement sur une ou plusieurs covariables.
Lorsque ces deux variables sont quantitatives et que la relation entre elles est linéaire, on appelle ce modèle la régression linéaire.
[E1]
Édit. 2020
Friedman (test de) l.m.
Friedman test
Test statistique non paramétrique pour estimer les liens entre des variables qualitatives appariées et des variables quantitatives, appelé aussi ANOVA de Friedman par rangs.
M. Friedman, économiste américain, prix Nobel d’économie en 1976 (1912-2006)
[E1]
Édit. 2020
hémochromatose génétique de type HFE 1. l.f.
Maladie d'origine génétique transmise sur le mode autosomique récessif, caractérisée par une absorption duodénale excessive du fer responsable d’une surcharge en fer et d’une sclérose réactionnelle de différents organes notamment du foie.
C’est la plus fréquente des hémochromatoses génétiques, c’est aussi la plus fréquente des maladies héréditaires qui touche préférentiellement les sujets d'origine nord-européenne avec un taux de prévalence dans la population générale estimé entre 1 et 4 pour mille. L’affection apparaît plus tardivement chez la femme en raison des pertes en fer dues aux menstruations.
Après une phase de latence clinique, l'hémochromatose génétique se caractérise par un grand polymorphisme associant, à des degrés variables, une une hépatomégalie, un diabète sucré, une pigmentation cutanée (« diabète bronzé ») une cardiomyopathie, un hypogonadisme hypogonadotrope et des arthropathies.
Le diagnostic est très fortement suggéré par l'élévation de la saturation de la transferrine (supérieure à 45%) à laquelle s'associe une augmentation, à des degrés variables, de la ferritinémie.
Ces anomalies biologiques commandent la recherche de la signature génétique de la maladie. La mise en évidence de mutations homozygotes du gène HFE 1 localisé sur le bras court du chromosome 6 conduit au diagnostic. Trois mutations ont été décrites C282Y (plus de85 % des cas), H63D et S65C beaucoup plus rares.Seule la mutation homozygote C282 Y peut entraîner une surcharge en fer importante. L’homozygotie H63 D n’est pas responsable d’un excès de fer cliniquement significatif (la majorité des cas publiés se sont avérés être en rapport avec d’autres mutations non HFE 1). Il existe des formes hétérozygotes composites. Ces mutations empêchent l'élaboration par le foie de l'hepcidine, hormone dont l'action limite l'absorption du fer contenu dans l'alimentation par la muqueuse intestinale.
Le diagnostic d'hémochromatose génétique justifie une recherche systématique chez les parents au premier degré du sujet atteint. En revanche, malgré la fréquence élevée de la maladie et le bénéfice apporté par un diagnostic précoce, le dépistage de la maladie dans la population générale n'est pas préconisé actuellement. La question reste en débat.
Le traitement consiste, dans la plupart des cas en des saignées initialement hebdomadaires de 400 à 500 ml de façon à réduire le fer en excès. Son efficacité est évaluée par la ferritinémie qui doit tendre progressivement vers une valeur de 50 ng/ml, l'hémoglobine restant supérieure à 11 g/l. L'asthénie, la mélanodermie, les troubles cardiaques…s’atténuent et peuvent disparaître. En revanche, les douleurs articulaires et le diabète disparaissent plus difficilement lorsqu’ils sont installés. Les chélateurs du fer d’emploi astreignant, lourd et coûteux, d’effets secondaires non négligeables, ne sont utilisés que dans les rares cas de contre-indications aux saignées.
Les saignées (ou les dons-saignées) doivent être prescrits dès que la ferritine est supérieure à 300 µg/l s’il s’agit d’un homme et de 200 µg/l s’il s’agit d’une femme.
En l’absence de traitement la mort est la conséquence soit du diabète, soit de l'insuffisance cardiaque congestive (risque 300 fois supérieur à celui d'une population normale), soit du fait de la cirrhose et/ou d’un carcinome hépatiques.
A. Trousseau, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1865)
Étym. gr. haima : sang ; chrôma : couleur
Syn. cirrhose bronzée, diabète bronzé
Sigle HFE 1
→ arthropathie de l'hémochromatose, diabète bronzé, hémosidérose, hémochromatose juvénile, hepcidine, hémochromatose génétique (mutations responsables de l')
[L1,O4]
Édit. 2018
indice de gravité simplifié l.m.
simplified severity index
Plusieurs indices simplifiés sont utilisés en réanimation, l'IGS I (13 variables) et l'IGS II (15 variables) de Le Gall (1993).
Ils reposent sur le même principe de calcul que l'indice APACHE.
L'IGS II, le plus utilisé en France, y est obligatoire pour les comptes rendus des observations de réanimation.
Étym. lat. indicium : indication
→ score de Glasgow, indice Apache, IGS II
Logrank (test du) l.m.
Test statistique paramétrique pour estimer les liens entre des variables qualitatives et des variables censurées.
C’est, p. exemple, le test habituellement utilisé pour estimer si des facteurs de risque sont liés ou non à des survies.
→ variable qualitative, variable censurée
[E1]
Édit. 2020
moyenne n.f.
mean, averadge
En statistique, valeur centrale autour de laquelle est concentrée une distribution.
Pour une variable aléatoire notée x, si n est la taille de l’échantillon, la moyenne arithmétique est m =/ n.
C’est la somme des valeurs de plusieurs variables quantitatives divisée par le nombre de variables observées. Dans une distribution normale elle se confond avec la valeur médiane.
Étym. lat. de medium : milieu
thérapie cognitive l.f.
cognitive therapy
Forme de psychothérapie centrée principalement sur les variables cognitives du sujet, reposant sur le modèle cognitif des troubles mentaux (cognitivisme).
La plus utilisée, la thérapie cognitive d'A. Beck, peut se dérouler ainsi : le sujet apprend à mettre en évidence les cognitions qui surgissent à son esprit dans diverses situations et sont à l'origine de ses troubles ; avec le thérapeute, il repère les mécanismes cognitifs perturbés et les schémas cognitifs profonds qui sous-tendent sa vision de lui-même et de son environnement ; il s'engage dans leur analyse rationnelle et critique, et dans leur remplacement par des cognitions plus adaptées, sous la conduite du thérapeute qui adopte une attitude "socratique" de questionnement ; celui-ci aide le patient à assouplir et à modifier peu à peu ses schémas cognitifs profonds. Le style direct, pédagogique et actif, de cette thérapie permet au sujet de "travailler" sur ses variables cognitives.
Cette thérapie est structurée et limitée dans le temps. Axée sur le fonctionnement psychologique présent du patient, elle utilise diverses stratégies codifiées, dont beaucoup sont comportementales. C’est donc souvent une thérapie cognitivo-comportementale.
Diverses études contrôlées ont montré son efficacité dans le traitement des troubles dépressifs et de certains états anxieux.
A.T. Beck, psychiatre américain (né en1921)
variable continue l.f.
continuous variable
Se dit de variables quantitatives pouvant prendre en théorie toutes les valeurs d’un segment de la droite des réels.
En physiologie et en pathologie, leurs distributions suivent souvent une loi normale (au sens biostatistique) ou de Laplace-Gauss.
P. ex. le poids en kilogrammes avec décimales, la taille, la créatininémie sont des variables quantitatives continues.
P-F. de Laplace, mathématicien, astronome, physicien français (1749-1827) ; C.F. Gauss, mathématicien, astronome, physicien allemand (1777-1855)
[E1]
Édit. 2020
variable confondante l.f.
confounding variable
Variable aléatoire influençant, à la fois, la variable dépendante (survenue d’un événement) et les variables explicatives (facteurs susceptibles d’influencer l’événement).
L’existence de ce type de facteur va introduire un biais dans l’analyse du lien. Il convient de la rechercher pour éviter les fausses associations expliquant que corrélation ne signifie pas causalité. Par exemple, si on étudie l’influence de la consommation de tabac sur le stress au travail, on doit aussi prendre en compte les autres facteurs (sexe, âge…) influençant ces deux variables et en évaluer l’importance en en calculant l’odds ratio (risque relatif rapproché).
Syn. facteur confondant, facteur de confusion
→ variable dépendante, odds ratio
[E1]
Édit. 2020
absence n.f.
absence seizure
1) Au sens général, le fait pour une personne, un objet, un caractère... de manquer, de ne pas être présent.
Ex. absence d’un signe, d’un réflexe, d’un germe infectieux à l’examen microscopique....
2) En neurologie, crise épileptique caractérisée par une altération de la conscience, isolée (absence simple) ou associée à d'autres manifestations (absence complexe), toujours accompagnée sur l'EEG par une décharge bilatérale, plus ou moins symétrique et synchrone, d'éléments paroxystiques.
Selon l'expression clinique et EEG, elle peut être typique ou atypique.
Les absences typiques associent des caractères communs :
- une rupture du contact avec l'environnement, à début et fin brusques, de durée brève (en moyenne 10 secondes), souvent déclenchée par des facteurs variables selon les sujets (inactivité, émotion, attention, effort intellectuel, manque d'intérêt, etc.) ;
- des manifestations isolées ou associées, notamment sous forme de simples clignements des paupières, manifestations cloniques localisées ou plus étendues (absences myocloniques), manifestations atoniques (absence atonique), automatismes, troubles végétatifs le plus souvent discrets ;
- des anomalies EEG caractéristiques, avec décharges de pointes-ondes bilatérales, symétriques et synchrones de grande amplitude (150-1200 microvolts) à 3 c/s, quelquefois plus rapides (4 c/s), à début et fin brusques, souvent provoquées par l'hyperpnée, plus rarement par la stimulation lumineuse intermittente. Le rythme de fond est toujours normal.
Les absences typiques appartiennent exclusivement au cadre des épilepsies généralisées idiopathiques et peuvent s'observer dans différents syndromes : les épilepsies-absences de l'enfant, de l'adolescent, l'épilepsie myoclonique juvénile.
Les absences atypiques se caractérisent ainsi :
- altération de la conscience à début et fin progressifs, souvent prolongée (1 à 2 minutes) ;
- fréquence et sévérité des manifestations atoniques entraînant des chutes ;
- tracé EEG très altéré, les absences correspondant à une activité rapide (20 c/s), peu ample, soit à une décharge moins rapide mais plus ample, soit à une décharge de pointes-ondes lentes rythmiques.
Les absences atypiques se rencontrent dans les épilepsies généralisées secondaires (syndrome de Lennox-Gastaut et autres encéphalopathies épileptogènes).
Étym. lat : absentia : absence
→ épilepsie, Lennox-Gastaut (syndrome de), épilepsie myoclono-astatique
[H1]
Édit. 2016