BCG sigle m. pour Bacille de Calmette et Guérin
Calmette-Guérin vaccine
Souche atténuée de Mycobacterium bovis, le BCG est utilisé comme vaccin contre la tuberculose par voie intradermique.
Cette souche, atténuée par repiquages successifs (230 passages sur milieu à la pomme de terre, bilié et glycériné), a conservé un pouvoir immunisant et allergisant. Le BCG est une mycobactérie ayant les mêmes caractères morphologiques et culturaux que M. tuberculosis et les mêmes caractères biochimiques que M. bovis, mais ne provoque pas de tuberculose. Il peut provoquer des abcès loco-régionaux dans moins d’un cas pour 1000 vaccins et des BCGites chez les immunodéprimés (12 cas annuels en France). L'efficacité de ce vaccin a fait l’objet de controverses, mais à la suite de plusieurs études et méta-analyses il a été bien démontré que la protection conférée par le BCG, légèrement supérieure chez le nourrisson que chez l'enfant, est de l'ordre de 80 % pour les formes graves (miliaires et méningites) et de 55 % pour les formes pulmonaires. En France, la nouvelle politique vaccinale par le BCG prévoit une primo-vaccination uniquement par voie intradermique et l'abandon de la revaccination. L’obligation vaccinale a été suspendue en juillet 2007 pour les enfants et maintenue pour les personnes s'occupant d'enfants et les professionnels exposés à la contamination tuberculeuse. Elle est fortement recommandée dès le premier mois de vie et jusqu’à l’âge de 15 ans pour les enfants à risque élevé de tuberculose: enfant né dans un pays de forte endémie, enfant ayant des antécédents familiaux de tuberculose, enfants dont l’un des parents est originaire de ces pays ou devant y séjourner au moins un mois, enfant résidant en Ile-de-France ou en Guyane, ainsi que les enfants jugés, du fait de leur mode de vie, à risque d’exposition au bacille tuberculeux. L’intradermoréaction à la tuberculine préalable à la vaccination doit être réalisée à partir de l’âge de trois mois. L'administration du BCG entraîne une positivité de l'intradermoréaction à la tuberculine dans un délai de deux à trois mois.
Le BCG est par ailleurs un immunostimulant utilisé dans le traitement local de certains cancers de la vessie.
A. Calmette, bactériologiste français, C. Guérin, immunologiste français, membres de l'Académie nationale de médecine (1908)
→ tuberculose, BCG-thérapie endovésicale, BCG (complications cutanées du)
Édit. 2017
BCG (complications cutanées du) l.f.p.
cutaneous complications of BCG vaccination
Ensemble des manifestations dermatologiques pouvant, exceptionnellement, faire suite à une vaccination par le bacille de Calmette-Guérin, dont les unes sont liées à la technique d'inoculation et d'autres au terrain.
Certaines sont dites spécifiques : ulcération extensive, retard de cicatrisation, abcès sous-cutané résultant d'une injection trop profonde, adénite pouvant se fistuliser, développement d'un lupus tuberculeux in situ, voire bécégite généralisée grave chez les immunodéprimés. Des réactions cutanées non spécifiques peuvent s'observer : érythémateuse, papuleuse, urticarienne, etc. ; on range également dans ce cadre celles qui sont à type de tuberculide.
Syn. BCGite
→ BCG
Édit. 2017
BCG-thérapie endovésicale l.f.
endovesical BCG-therapy
Immunothérapie par instillations endovésicales de BCG, destinée au traitement du carcinome in situ et des tumeurs superficielles récidivantes de vessie.
Des réactions aigües sont possibles : générales (fièvre) ou locales (cystite inflammatoire douloureuse, hématurie) ; la tuberculisation de la muqueuse vésicale a été observée de même que, plus rarement, une diffusion systémique.
María Ascención Pérez-Jacoiste Asín, infectiologue espagnole (2014)
→ BCG, carcinome in situ vésical
Édit. 2017