urographie intraveineuse (UIV) l.f.
intravenous urography
Radiographie de l'appareil urinaire après injection intraveineuse d'un produit de contraste iodé hydrosoluble, éliminé sélectivement par les reins.
L'examen est précédé d'une radiographie de l'abdomen sans préparation afin de dépister, en particulier, d'éventuels calculs et calcifications.
Immédiatement après l’injection, on peut saisir l'opacification des vaisseaux des reins puis celle du parenchyme (néphrographie). Le délai d'apparition de cette néphrographie, son intensité, son caractère symétrique ou non apportent des données fonctionnelles importantes. Couplée à la tomographie (néphrotomographie), l’urographie donne des renseignements sur la morphologie des reins (volume, contour, structure interne du parenchyme).
Le produit de contraste opacifie la totalité des voies excrétrices : cavités pyélocalicielles (pyélographie descendante), uretères, vessie (cystographie descendante) et urètre (urèthrographie mictionnelle).
Pendant des décennies, l'urographie intraveineuse a été l'examen essentiel de l'appareil urinaire, fournissant des renseignements fonctionnels et surtout morphologiques qu'aucune autre technique ne pouvait donner. La tolérance de l'examen a été progressivement améliorée grâce à l’amélioration des produits de contraste. Cependant, les indications de l’UIV, examen relativement irradiant, ont diminué au profit de l'échographie effectuée en première intention ou en urgence, elle-même parfois complétée par une scanographie, voire par une IRM. Son intérêt demeure dans l'étude des voies excrétrices surtout à titre préopératoire. L'urographie peut être combinée à un examen scanographique (uroscanner).
Étym. gr. ouron : urine; graphein : écrire
→ néphrographie, compression urétérale, urographie par perfusion, urographie sous hyperdiurèse, urotomographie
anesthésie intraveineuse à objectif de concentration l.f.
target controlled infusion (TCI)
Administration intraveineuse d'un anesthésique par un pousse-seringue dont le débit est réglé par un système informatisé prenant en compte les caractéristiques du patient et les propriétés pharmacocinétiques du produit anesthésique.
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
Sigle AIVOC
[B3,G1]
Édit. 2017
cholangiographie intraveineuse l.f.
intravenous cholangiography
La cholangiographie intraveineuse permettait la visualisation de la voie biliaire principale (VBP) et des voies biliaires intra-hépatiques opacifiées par le produit de contraste.
Sa sensibilité diagnostique était médiocre. Elle exposait aussi à des incidents d'intolérance et n’est plus utilisée.Pour l’exploration de la VBP et des voies biliaires intrahépatiques, est utilisée en première intention l’échographie, très sensible pour l’exploration de la vésicule biliaire, mais peu sensible pour l’étude de la VBP. Elle précise si celle-ci est ou non dilatée, mais n’indique pas toujours la nature de l’obstacle. La cholangio-IRM est l’examen de référence pour la VBP et les voies biliaires intra-hépatiques. Ces deux examens sont non invasifs. En cas de non accessibilité à l’IRM, l'opacification des voies biliaires peut être couplée à une tomodensitométrie réalisant un cholangioscanner. L’écho-endoscopie biliopancréatique est un examen de troisième intention, qui précède souvent la cholangio-pancréatographie rétrograde par voie endoscopique ; cette dernière est à visée thérapeutique, examens nécessitant une anesthésie et étant invasifs.La cholangiographie percutanée permet une opacification des voies biliaires intra-hépatiques dilatées puis de la VBP et est associée aussi à un geste thérapeutique. Il s’agit d’un examen invasif nécessitant une anesthésie.
Syn. biligraphie intraveineuse
[B2, L1, L2]
Édit. 2020
urographie n.f.
urography
Étude radiographique de l'appareil urinaire après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble introduit soit par voie veineuse, soit par voie urétérale.
→ urographie intraveineuse, uréthrographie
urographie par perfusion l.f.
infusion urography, high volume urography
Variante technique d'urographie intraveineuse, où le produit de contraste iodé est administré par perfusion à forte dose, dans le but d'obtenir un meilleur contraste de l'image de l'arbre urinaire.
Une dose importante de produit de contraste peut également être injectée rapidement (technique du "bolus").
urographie sous hyperdiurèse l.f.
Technique particulière d'urographie intraveineuse consistant à injecter en cours d'examen, chez un patient bien hydraté, un diurétique, dans le but d'obtenir une élévation rapide de la diurèse susceptible de mettre en évidence, par apparition d'une dilatation sus-jacente, un obstacle relatif de la voie excrétrice, organique ou fonctionnel.
A. Puigvert, chirurgien urologue espagnol (1905-1990)
Syn. test de Puigvert
→ urographie intraveineuse, diurétique (traitement)
biligraphie intraveineuse n.f.
Syn. cholangiographie intraveineuse
→ cholangiographie intraveineuse
[B2, L1, L2]]
Édit. 2020