tumeur glomique cutanée l.f.
en d'autres endroits du corps et dérivant du glomus neuro-myo-artériel de Masson qui fait communiquer
directement une artériole terminale avec des veinules sans interposition de capillaires.
L'examen histologique montre qu'elle est entourée d'une mince capsule fibreuse et composée de vaisseaux
de tous calibres, bordés de leur endothélium, à paroi épaisse comportant plusieurs couches de
cellules éosinophiles à cytoplasme clair et noyau très chromatique dites cellules "épithélioïdes" de
Masson. Ces cellules, dont le microscope électronique a révélé la nature musculaire et donc
contractile, forment également des travées indépendantes des vaisseaux. Dans certains cas,
la composante vasculaire l'emporte, réalisant la forme angiomateuse. Des fibres amyéliniques,
mises en évidence par des colorations adéquates, parsèment le tissu interstitiel qui est œdémateux
et parfois mucoïde. Il existe des cas à lésions multiples réalisant alors une glomangiomatose plus ou
moins disséminée : le diagnostic différentiel avec le blue rubber bleb naevus ou syndrome de
Bean peut alors être difficile et repose sur la recherche d'hémangiomes digestifs caractéristiques
de ce syndrome.
P. Masson, anatomopathologiste français, membre de l’Académie de médecine (1924) ; O.T. Bailey, anatomopathologiste américain (1935)
Étym. lat. tumor : gonflement, glomus : pelote
Syn. angioneuromyome (obs.), glomangiome de Bailey