Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

72 résultats 

cible d'un tube à rayons X l.f.

target

Pièce métallique sur laquelle sont projetés des électrons accélérés, pour y produire des rayons X.
L'énergie des électrons y est essentiellement absorbée par des collisions électroniques et dégradée en chaleur; une faible part est convertie en rayons X ; le rendement de l'émission X croît avec le numéro atomique Z. Pour ces raisons le tungstène, métal réfractaire (température de fusion: 3.370 °C) et de Z élevé (74) est généralement adopté.

rayonnement de fluorescence, rayonnement de freinage, tube à rayons X,

[B2,B1,F2]

foyer d'un tube à rayons X l.m.

focus of X ray tube

Zone d'émission des rayons X sur l'anode.
Pour réduire le flou géométrique (flou de foyer) de l'image radiologique, les dimensions du foyer doivent être aussi faibles que possible, mais les problèmes thermiques imposent des limites. Pour concilier ces contraintes antagonistes, on donne à l'anode une certaine inclinaison et on utilise le rayonnement émis dans la direction perpendiculaire à celle des électrons. De cette façon, la surface apparente de l'origine du faisceau (foyer optique) est trois fois plus faible que la surface d'impact des électrons (foyer électronique).
Dans l'anode tournante, la zone où se répartit la chaleur (foyer thermique) est un centaine de fois plus étendue que le foyer électronique.
On appelle "gros foyer" une surface apparente d'émission carrée de 1 à 2 mm de côté, qui permet à l'anode d'accepter puissance et charge thermique élevées; les "petits foyers", ou "foyers fins", de 0,3 à 0,6 mm de côté, privilégient la finesse de l'image radiologique, mais admettent une moindre puissance. Les tubes modernes comportent souvent deux foyers entre lesquels l'utilisateur choisit en fonction de l'examen prévu.

[B2]

Édit. 2018

tube à rayons X l.m.

X ray tube

Enceinte de verre où l'on a fait le vide, dans laquelle des électrons, émis par un filament chauffé (cathode), sont accélérés vers une cible (anode) par une différence de potentiel élevée.
Les interactions des électrons avec les atomes de la cible généralement en tungstène, entrainent la production de rayons X.
La petite région de la cible d'où proviennent les rayons X est nommée foyer du tube.
Les tubes les plus courants, destinés au radiodiagnostic, sont alimentés par une différence de potentiel de 30 à 150 kV, selon l'organe étudié.
Les tubes classiques ont été utilisés pour la radiothérapie avec des différences de potentiel de 8 à 250 kV. Les rayons X destinés à la radiothérapie profonde sont maintenant produits par des accélérateurs linéaires.

Syn. ampoule à rayons X, tube radiogène

Coolidge, rayonnement de freinage

[B2, B3]

Édit. 2020

absorptiométrie biphotonique à rayons X l.f.

dual energy X-ray absorptiometry (DEXA)

Étym. lat. absorbere : absorber

Syn. absorptiométrie biphotonique

absorptiométrie

[B1,B3,I1]

Édit. 2020

ampoule à rayons X l.f.

X ray tube

Syn. tube à rayons X

tube à rayons X

[B2, B3]

Édit. 2020

image en rayons de miel l.f.

image in honeycombs

Image constituée de clartés arrondies ou ovalaires infracentimétriques soulignées par des opacités qui cernent la presque totalité de leur circonférence, témoignant d'une destruction pulmonaire fibreuse.
Les cavités paraissent jointives et ont de 3 à 10 mm de diamètre. Elles sont de taille uniforme, étendues jusqu'à la plèvre. La TDM permet de dissocier les zones où siège la fibrose et les zones pulmonaires saines.
Diffuse, cette image correspond à l'évolution ultime de certaines fibroses interstitielles diffuses au cours d'une pneumoconiose, d'une sarcoïdose, d'une fibrose interstitielle idiopathique, d'une histiocytose X, d'une asbestose qui sont les causes les plus fréquentes de tels aspects.

Étym. lat. imago : image, représentation

Syn. image en nids d'abeilles

fibrose pulmonaire interstitielle diffuse, fibrose interstitielle idiopathique, pneumoconiose, sarcoïdose, asbestose, histiocytose X

mal des rayons l.m.

radiation sickness

Troubles variés observés chez des malades traités par les radiations ionisantes : asthénie importante, diarrhées, nausées, vomissements, hypotension artérielle, etc.
Parfois précoces et fugaces, ils sont plus souvent tardifs, apparaissant après irradiation d'un grand volume tissulaire, surtout sous-diaphragmatique.
Accidentellement, on peut observer un syndrome aigu des radiations avec anémie, leucopénie, infections et troubles digestifs, dont l'évolution est parfois mortelle (p. par exemple Hiroshima, Tchernobyl).

microscope à rayons X l.m.

X rays microscope

Dispositif de microscope utilisant un faisceau de rayons X à la place de la lumière.
Comme ces rayons sont invisibles et traversent les substances sans subir pratiquement de réfraction, on est obligé d’utiliser des dispositifs à réflexion et à recevoir directement l’image définitive sur une plaque photographique. L’avantage de ces dispositifs, c’est que son pouvoir séparateur théorique est beaucoup plus grand que celui du microscope à lumière visible.

Étym. gr. micros : petit : scopein : voir ; phos, photos : lumière ; lat. radius : rayon

[A2,A3,B1,B3]

Édit. 2017

poumon en rayons de miel l.m.

end-stage-lung

Stade tardif de l'évolution d'une fibrose pulmonaire interstitielle diffuse primitive.
L'aspect radiologique est fait de multiples kystes aériens jointifs de petite taille, associés à une réduction des volumes pulmonaires, à un aspect flou des bords du cœur et du diaphragme, à une ascension des coupoles et à une trachéomégalie.

image en rayons de miel

rayons alpha l.m.p.

α rays

particule α

rayons bêta l.m.p.

β rays

particule β

rayons delta l.m.p.

δ rays

delta (électron δ)

rayons de soleil (image en) l.f.

sun burst appearence

réaction périostée

rayons du cristallin l.m.p.

radii lentis (TA)

radii of lens

Lignes suturales peu marquées irradiant à partir des pôles du cristallin.

cristallin

rayons gamma l.m.p.

γ rays

Photons d'origine intranucléaire, représentant l'éjection par un noyau atomique d'un excédent d'énergie interne.
Ils s'observent pour la plupart dans des désintégrations β (- ou +). Ils ont des énergies définies caractéristiques du radionucléide: par ex lors de la désintégration d'un noyau de 60Co l'émission d'un β est suivie d'un photon de 1,17 MeV et d'un photon de 1,33MeV.
Ils s'observent aussi dans de nombreuses réactions nucléaires où le noyau résultant présente un excédent d'énergie par rapport à son état fondamental.
L'émission des rayons γ accompagne le plus souvent instantanément l'émission des particules, mais pour quelques nucléides elle se produit de façon aléatoire au cours du temps (isomères métastables).
Le domaine des énergies des rayons γ se situe entre quelques dizaines de keV et quelques MeV. Il est beaucoup moins étendu que celui des rayons X dont ils se distinguent uniquement par leur origine intranucléaire.
Les rayons γ émis par les radioéléments sont utilisés pour la détection de ceux-ci et pour leurs applications thérapeutiques propres.

isomère

rayons médullaires l.m.p.

medullary rays

A. Ferrein, anatomiste et chirurgien français (1693-1769)

Ferrein (pyramides de)

rayons médullaires du cortex rénal l.m.p.

radii medullares corticis renalis (TA)

medullary rays of renal cortex

Prolongements de substance médullaire rénale qui émanent de la base et du pourtour des pyramides rénales pour s’enfoncer en s’amincissant dans la substance corticale du cortex rénal et des colonnes rénales.
Ces prolongements sont séparés les uns des autres par le labyrinthe du cortex et restent à distance de la capsule fibreuse dont les sépare le cortex corticis. Leur structure est identique à celle de la substance médullaire. Il y a environ cinq cents rayons médullaires du cortex rénal pour une pyramide rénale chez l’homme.

A. Ferrein, anatomiste et chirurgien français (1693-1769), C. Ludwig, physiologiste et anatomiste allemand (1816-1895)

Syn. anc. pyramide corticale, pyramide de Ferrein, irradiation médullaire, rayon médullaire de Ludwig

rayons X l.m.p.

X rays

Rayonnement de la gamme des ondes électromagnétiques situé au-delà des U.V., la frontière étant arbitrairement fixée à la longueur d'onde de 10 nm ou à l'énergie quantique de 100 eV.
Les rayons X sont émis lors de transitions électroniques aboutissant à une couche profonde dans des atomes lourds (rayons X de fluorescence) ou par l'accélération de particules chargées dans un champ électrique (rayonnement de freinage) ou magnétique (rayonnement synchrotron).
Ils sont habituellement produits par des électrons accélérés projetés sur une cible. Ils sont également émis par des radioéléments lors du réarrangement des couches électroniques suivant une capture électronique. Ils constituent une partie du rayonnement thermique aux températures extrêmement élevées atteintes dans des étoiles. Les rayons X couvrent une gamme d'énergie considérablement plus étendue que celle des rayons dont ils se distinguent uniquement par leur origine extranucléaire.
Les rayons X sont utilisés en radiodiagnostic et en radiothérapie.

W. Röntgen physicien allemand, prix Nobel de physique 1901 (1895)

rayonnement cosmique, rayonnement de fluorescence, rayonnement de freinage, rayonnement synchrotron, rayonnement thermique, tube à rayons X

ultraviolets (rayons) l.m.p.

ultraviolet radiations

Partie invisible du rayonnement électromagnétique émis par une source lumineuse naturelle (le soleil) ou artificielle et dont les longueurs d'onde se situent entre 190 et 400 nm, juste avant les radiations violettes.
Les rayons ultraviolets (UV) sont divisés en fonction de critères physiques en trois sous-groupes : les UVC (200-290 nm) arrêtés par le quartz, les UVB (290-320 nm) arrêtés par le verre, et les UVA (320-400 nm) traversant celui-ci. L'énergie libérée dans la peau par un photon (bénéfique ou préjudiciable) est inversement proportionnelle à sa longueur d'onde (maximum dans l'UVC), mais sa profondeur de pénétration dans la peau est plus importante pour les plus grandes longueurs d'onde (maximum dans l'UVA).

UVA, UVB, UVC

abaque de charge d'un tube radiologique l.f.

load chart

Représentation graphique, pour un tube à rayons X de type donné, des valeurs acceptables des paramètres d'une pose.
La charge d'un tube est sa capacité thermique. L'abaque de charge consiste en une série de courbes qui indiquent, pour une tension donnée aux bornes du tube (exprimée en kilovolts, kVp), l'intensité  maximale (exprimée en milliampères, mA) pendant une durée t (exprimée en secondes ou fraction de seconde, s)  acceptable en toute sécurité par les capacités thermiques du tube.
Les abaques de base, valables pour une pose isolée, sont complétés par des abaques de réduction de charge pour une 2ème pose, en fonction de l'intervalle, et pour des poses répétées, en fonction de la cadence.

[B2, B3]

Édit. 2020

ampoule du tube utérin l.f.

ampula tubae uterinae (TA)

ampulla of uterine tube

F. Henle, anatomiste allemand (1809-1885)

Syn. ampoule tubaire, Henle (ampoule de)

salpinx

[A1]

Édit. 2017

Ayre (tube d ') l.m.

Ayre's tube

Système anesthésique ouvert consistant en un simple ajutage en T branché sur la sonde d'intubation.
Une branche du T est alimentée par le mélange anesthésique, la deuxième est sur la sonde d’intubation, la troisième, ouverte sur l'extérieur, est obturée au doigt à l'insufflation. Le doigt levé libère l'expiration.

P. Ayre, anesthésiologiste britannique (1937)

système anesthésique

canal du tube auditif l.m.

semicanalis tubae auditivae, semicanalis tubae auditoriae (TA)

canal for auditory tube

Canal osseux creusé dans la partie antérieure de la portion pétreuse de l’os temporal, au-dessous du canal du muscle tenseur du tympan et au-dessus et en dehors du canal carotidien.
Son orifice antérieur s’ouvre sur la face exocrânienne antérieure de la portion pétreuse de l’os temporal, dans l’angle formé par la partie squameuse et la partie pétreuse de l’os temporal. Son orifice postérieur s’ouvre sur la paroi antérieure de la caisse du tympan, au-dessous de la saillie du canal du muscle tenseur du tympan. Il représente le segment postérieur osseux de la trompe auditive.

Syn. anc. canal osseux de la trompe d’Eustache, canal tubaire

[A1,P1]

Édit. 2015

cartilage du tube auditif l.m.

cartilago tubae auditivae ; cartilago tubae auditoriae (TA)

cartilage of pharyngotympanic tube ; cartilage of auditory tube

Partie cartilagineuse de la charpente ostéo-cartilagineuse du tube auditif.
Elle est constituée de deux lames, l’une latérale étroite, l’autre médiale plus large, formant une gouttière.

B. Eustache (ou Eustachi, Eustachio, Eustachius), médecin et anatomiste italien (1520-1574)

Syn. anc. cartilage de la trompe d’Eustache ; cartilage de la trompe auditive 

[A1,A2,P1]

Édit. 2015

cellule intercalaire du tube collecteur l.f.

intercalated cell of the collecting duct

Variété de cellules du tube collecteur jouant un rôle dans le transport de bicarbonate et la sécrétion des ions H+.
Les cellules intercalaires, les moins nombreuses et les plus sombres, peuvent être séparées en cellules de type a sécrétant les ions H+ et réabsorbant le bicarbonate et cellules de type ß sécrétant le bicarbonate.

[A2,M1]

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