Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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trouble de l’usage d’une substance psychotrope l.m.

Les classifications nosographiques regroupent sous cette appellation, l’ensemble des manifestations psychiques, physiques et comportementales, révélatrices d’une perte de contrôle de la consommation qui se répète malgré les conséquences individuelles (menaces sur la santé) et sociales  (menaces sur la situation familiale, professionnelle en particulier) négatives.
Le sujet a tendance à consommer davantage que souhaité ou prévu, à minimiser les conséquences de la consommation, échoue à interrompre sa consommation malgré des tentatives répétées du fait d’épisodes de craving, de l’apparition d’une tolérance ou de symptômes de sevrage.
Le trouble de l’usage peut être qualifié de léger,moyen ou grave.
Les substances susceptibles d’induire un trouble de l’usage sont nombreuses : alcool, tabac, caféine , médicaments benzodiazépiniques parmi les substances licites, cannabinoides, héroine, cocaine, amphétamines, hallucinogènes parmi les substances illicites.
Un arrêt de la consommation depuis plus de 3 mois et moins de 12 mois est qualifié de rémission précoce.
Un arrêt depuis plus de 12 mois est qualifié de rémission prolongée.
La notion de guérison ne peut être avancée qu’après 2 ans d’arrêt de toute consommation de la substance.
 

addiction, dépendance, craving, sevrage

[G4, H3]

Édit. 2020

addiction n.f.

addiction

Etat pathologique de dépendance chronique caractérisé par la compulsion à consommer une substance psycho-active (addiction pharmacologique) ou répéter un comportement (addiction comportementale) malgré les conséquences néfastes sans que la volonté du sujet puisse s’y opposer.
L’entrave d’accès à la substance ou au comportement est source d’un état émotionnel désagréable (tension, irritabilité). Le réseau neuronal dopaminergique dit de récompense, à l’origine de plaisir chez l’individu normal devient dysfonctionnel chez le sujet dépendant.
Les critères diagnostiques de l’addiction désormais reconnue maladie chronique sont :
-le désir compulsif à consommer le produit ou à répéter un comportement,
-la sensation croissante de tension précédant le passage à l’acte,
-le soulagement ou le plaisir durant la consommation ou la réalisation du comportement,
-les tentatives répétées pour réduire ou cesser la consommation ou le comportement,
-le phénomène de tolérance (ou accoutumance) aux effets du produit ou du comportement,
-les signes de sevrage (ou de manque) lors de la diminution ou de l’arrêt de la consommation ou du comportement,
-la poursuite de la consommation ou du comportement malgré les effets néfastes.
Les conséquences de l’addiction peuvent être individuelles (réduction pour l’intérêt porté à ce qui ne concerne pas l’addiction et à ce qui altère la santé), familiales ou sociales (perte d’emploi, ennuis financiers ou judiciaires).
Le potentiel addictogène est variable selon la substance : fort pour le tabac ou l’héroïne, faible pour le cannabis,
De nombreuses comorbidités psychiatriques ont été identifiées : troubles schizophréniques, dépressifs, anxieux et troubles de la personnalité.
Les études familiales indiquent une héritabilité variant de 30 à 60 %. Les caractéristiques génétiques déterminant cette vulnérabilité ne sont pas identifiées. Cela n’exclut pas le poids des facteurs environnementaux.

Étym. lat. addicere : adjuger, condamner ; l'addictio est une sentence du prêteur condamnant le débiteur à devenir l'esclave du créancier ; addictus : esclave pour dette

Syn. déconseillé assuétude

toximanie, dépendance à une substance

[G3,G4,H4]

Édit. 2017

addiction oncogénique l.f.

oncogene addiction

Dépendance d’un cancer à l’altération d’un gène dit gène « driver » ou de quelques gènes telle qu’une mutation ou un réarrangement chromosomique avec fusion de deux gènes, pour maintenir un phénotype cancéreux et assurer la survie des cellules tumorales.
On a conclu de cette notion l’idée que l’inhibition de l’oncoprotéine codée par ce gène permettrait une thérapeutique efficace de la tumeur. L’exemple le plus ancien est celui du chromosome Philadelphie résultant de la fusion des bras longs des chromosomes 9 et 22 observée dans la leucémie myéloïde chronique. L’inhibition de la protéine kinase impliquée dans cette fusion par l’imatinib conduit au contrôle de la maladie. Un autre exemple est celui de HER2, un récepteur de la famille des récepteurs du facteur de croissance épidermique (EGFR) présent dans de nombreux cancers du sein. Le blocage de son activité par un anticorps monoclonal humanisé, le trastuzamab, inhibe l’évolution de la tumeur. En fait, on ne peut pas faire de ces exemples une règle générale, des échecs nombreux étant survenus dans son application.

chromosome Philadelphie, protéine kinase,  HER2

[F2, Q1]

Édit. 2020

eau destinée à un usage alimentaire l.f.p.

Eau de distribution publique, eau des fontaines réfrigérantes, eaux conditionnées utilisées comme boisson et pour la préparation des aliments

[C1,E1]

Édit. 2018

eaux destinées à un usage alimentaire l.f.p.

water for food use

Eau de distribution publique, eau des fontaines réfrigérantes, eaux conditionnées utilisées comme boisson et pour la préparation des aliments.

[C1, E1]

Édit. 2019

stupéfiants (trafic et usage de) l.m.

narcotics (traffic and use of)

Ensemble des activités relatives à la production, à la vente, voire à la prescription de substances chimiques, naturelles ou de synthèse, plus communément nommées drogues, de même que de plantes considérées comme des drogues classées comme « stupéfiants » (art. L.5131-1 à (5131-9 du code de la santé publique).
Sont ainsi qualifiés crimes et réprimés : la direction ou l’organisation de groupements ayant pour objet le trafic, la production, la fabrication, l’importation ou l’exportation illicites des « stupéfiants » en bandes organisées.
Sont répertoriés et qualifiés délits et réprimés : l’importation, l’exportation, le transport, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition ou l’emploi illicites, la facilitation de l’usage illicite, la provocation de mineurs à l’usage illicite, l’obtention ou la délivrance des mêmes produits par des ordonnances fictives, le blanchiment par tout moyen du produit du trafic, la provocation à l’usage ou au trafic de stupéfiants, la cession ou l’offre pour la consommation personnelle, l’usage aux fins de toxicomanie. Cette dernière infraction obéit à un régime de poursuite particulier destiné à favoriser les cures de désintoxication et la surveillance médicale qui évitent les sanctions pénales (art. 222-34s du code pénal ; art. L.3421-1 du code de santé publique).l

Étym. lat. déverbal de stupéfier : produire la stupeur

stupéfiant, drogue, toxicomanie, stupéfiants (transport in corpore des)

usage unique (à) l.m.

single use (to)

Se dit des matériels destinés au diagnostic ou au traitement et utilisés une seule fois pour des raisons de sécurité.
L’objectif est d’éviter la transmission d’une infection, par exemple celle provoquée par le VIH. Cet usage conduit à une augmentation importante des quantités de déchets hospitaliers. Des pratiques récentes de réutilisation de matériels à usage unique sont à l’origine de risques sanitaires par inadaptation fréquente de ces matériels aux procédés de stérilisations.

Syn. matériel jetable

dépendance à une substance l.f.

drug dependence, drug addiction

Ensemble des phénomènes psychiques et physiques qui rendent, après une durée variable d'utilisation, certaines substances indispensables à l'équilibre psychophysiologique du sujet.

accoutumance, addiction, assuétude, toxicomanie, pharmacodépendance

période biologique d'une substance l.f.

biological half-time

Espace de temps pendant lequel la quantité d'une substance, initialement introduite dans un compartiment biologique défini, est réduite de moitié par les mécanismes physiologiques.
La notion de période implique une disparition aléatoire des molécules, c'est-à-dire une diminution exponentielle de leur nombre.

tolérance (à une substance) l.f.

Capacité d’un organisme à supporter une substance étrangère sans en subir d’effets nocifs.
Lors d’introductions répétées de la substance, la tolérance peut s’atténuer par un phénomène de sensibilisation. Inversement la tolérance peut s’accentuer, si bien que pour entrainer le même effet, les doses doivent augmenter.

indépendance à un toxique,

bronchiolite oblitérante avec trouble ventilatoire obstructif l.f.

bronchiolitis obliterans with obstruent ventilatory disease

Atteinte inflammatoire et fibrosante de la paroi des bronchioles, qui réduit le calibre bronchiolaire et conduit à une altération des débits aériens, pouvant succéder à un processus aigu  de cause indéterminée ou se développer selon un mécanisme mal connu dans des contextes particuliers, tels qu’une transplantation pulmonaire, ou plus exceptionnellement survenir de manière isolée (bronchiolite idiopathique).
Le diagnostic fait appel à la spirométrie (trouble ventilatoire obstructif très peu réversible, hypoxémie tardive) et à la tomodensitométrie (aspect évocateur en mozaïque) et il est établi par l’observation de lésions anatomopathologiques : bronchiolite pariétale, inflammatoire ou fibreuse, généralement sans atteinte alvéolaire.
Les manifestations cliniques sont d’abord une dyspnée d’effort, une bronchorrhée et des infections récidivantes. Parmi les facteurs étiologiques, on cite l’inhalation de fumées et de gaz toxiques (en particulier de dioxyde d’azote), des infections dans le cas des enfants, des maladies systémiques (ex. polyarthrite rhumatoïde) et cette bronchiolite est une complication grave des allogreffes de cellules souches hématopoïétiques et des transplantations pulmonaires, en constituant alors une cause d’échec à moyen terme.
Le traitement à visée anti-inflammatoire utilise des glucocorticoïdes et des immunosuppresseurs. L’évolution se fait vers l’insuffisance respiratoire pouvant conduire à une transplantation pulmonaire. 

 bronchiolite, bronchiolite idiopathique

Édit. 2017

développement (trouble du) l.m.

disorder of development

dysplasie

dissociatif (trouble) et hystérie l.m.

dissociative trouble and hysteria

Désintégration habituellement provisoire des fonctions de conscience, mémoire, identité ou perception de l'environnement, selon la CIM IO (in 40-48 : "troubles névrotiques, troubles liés à des facteurs de stress et troubles somatoformes") et le DSM IV (in chapitre particulier : "troubles dissociatifs").
Variant d'un jour à l'autre, voire d'une heure à l'autre, ce trouble comporte un clivage entre une personnalité restée intacte et un état de type hypnoïde. P. Janet, chez l'hystérique, l'avait appelé primitivement désintégration psychologique et il l'imputait à une faiblesse de la synthèse des éléments psychologiques.
Le trouble dissociatif est considéré comme intervenant dans le processus de conversion, qui s'attache à neutraliser l'angoisse née du conflit psychique en une "pathologie d'emprunt", surtout somatique. La CIM IO lie les deux dans son intitulé et elle retient une grand nombre de manifestations, notamment hystériques classiques.
La notion d'une origine psychogène -psychotraumatisme, problème ou conflit insoluble- est admise pour autant qu'existe une relation temporelle. Principalement dans ces circonstances, peut survenir une sédation, le plus souvent en quelques semaines à quelques mois.

P. Janet, médecin et psychologue français (1903)

Étym. lat. dissociatio : séparation

conversion, état hypnoïde, hystérie, personnalité multiple

trouble fonctionnel l.m.

functional disorder

Plaintes portant sur le fonctionnement d'un ou de plusieurs organes (sphère digestive, cardiovasculaire, ORL, etc.) sans lésions anatomiques reconnues pouvant en rendre compte.
Les troubles fonctionnels, sans lésions anatomiques, sont le fait de personnalités anxieuses, histrioniques. Ils peuvent constituer le signe initial d'une autre affection psychique, notamment dépressive.

personnalité histrionique

[H3, N1]

Édit. 2018

induit (trouble délirant) l.m.

induced delusional disorder

Formulation toujours retenue par la CIM 10, alors que le DSM IV a choisi : "Shared psychotic disorder (folie à deux)".
En effet, si ce trouble se développe classiquement dans le couple sous l'influence d'un délirant actif, l'interaction pathogène est souvent difficile à saisir.

langage (trouble du) l.m.

language disorder

En psychiatrie de l'adulte, altération des fonctions linguistiques et de la communication, liées à des troubles psychiques.
Dans le langage oral, les principales anomalies relevées sont les suivantes : troubles du débit et de l'élocution (tachyphémie, logorrhée, bradyphémie, barrages, mutisme, palilalie) ; troubles sémantiques portant sur l'invention des mots (néologismes) ou sur leur groupement (glossomanie, glossolalie, schizophasie, verbigération, salade de mots).
Chez les schizophrènes, s'associent le plus souvent : pauvreté du discours, de son contenu, réponses "à côté", incohérence, illogisme.

communication, langage intérieur, linguistique et psychiatrie

rythme cardiaque (trouble du) l.m.

Ensemble de toutes les conditions qui s’écartent de l’activation de la totalité du cœur par un centre de commande sinusal fonctionnant normalement.
Les troubles du rythme cardiaque peuvent résulter soit d’un dérèglement sinusal, soit de l’interaction d’autres centres de commande ou de processus pathologiques qui prennent en charge l’activation de tout ou partie du tissu myocardique. Les troubles du rythme cardiaque sont très fréquents et très variés. Leur étude fait l’objet d’une discipline cardiologique qui a pris un grand développement : la rythmologie.

arythmie, dysrythmie

somatoforme (trouble) l.m.

somatoform disorder

Trouble caractérisé par des symptômes physiques évoquant des affections somatiques, sans qu'aucune anomalie organique ne puisse être décelée, ni qu'aucun mécanisme physiopathologique ne soit connu.
Sous cette rubrique on range, notamment, la somatisation, le trouble de conversion, l'hypocondrie, le dysfonctionnement neurovégétatif et la douleur psychogène. Il existe des arguments démonstratifs ou de fortes présomptions pour lier ces symptômes à des facteurs ou à des conflits psychologiques.

trouble n.m.

trouble, complaint

Déficience d'une fonction dont une personne a sujet de se plaindre, compte tenu de ses manifestations : douleur, gêne à l'accomplissement de gestes ou de fonctions usuels, etc.
La notion de trouble est essentiellement subjective, elle vise plus une fonction que l'anatomie (une amputation n'est pas un trouble) ; elle est à l'origine de la plupart des appels au médecin. Le trouble s'oppose au signe qui est objectif.

Syn. symptôme

trouble conatif l.m.

conative disorder

Symptômes liés à une réduction des capacités d'effort, d'initiative, et à une dégradation de la volonté et des tendances à l'action.
Les formes majeures peuvent aboutir à une inactivité avec repli, parfois incurie et résistance aux sollicitations de l'entourage, voire indifférence affective. Le patient vit souvent cette situation comme douloureuse et culpabilisante.
À des degrés divers, ces symptômes sont associés aux autres troubles (thymiques, émotionnels, psychomoteurs, cognitifs et végétatifs) caractéristiques des états dépressifs.

anhédonie, émoussement affectif

[H3]

trouble de stress post traumatique (TSPT) l.m.

 posttraumatic stress disorder (PTSD) 

Réaction psychologique survenant  de quelques jours à quelques mois après une agression physique ou psychologique très violente (guerre, attentat, catastrophe naturelle).
La réaction immédiate est une peur intense, un sentiment d'impuissance, d'horreur. Le TSPT retardé se traduit par des réminiscences, souvent sous forme de cauchemars, des conduites d'évitement, une hyperstimulation. Ces symptômes durent au moins un  mois, et provoquent un handicap social, occupationnel,  relationnel.
Le traitement est psychologique et / ou médicamenteux.

trouble envahissant du développement l. m.

invasive disorder of the development

Trouble caractérisé par de graves anomalies d'acquisition des capacités de communication entre le sujet et son entourage.
Ce trouble, présent dès les premières années de la vie et souvent associé à un retard mental, peut se manifester par des comportements anormalement stéréotypés notamment en regard du stade de développement. Il inclut diverses catégories nosographiques telles que trouble autistique, syndrome de Rett ou encore syndrome d'Asperger. Dans certains cas des marqueurs génétiques ou neuro-anatomiques confirmant la nature  neurodéveloppementale du trouble peuvent être retrouvés.

A. Rett, pédiatre autrichien (1966) ; H. Asperger, pédiatre autrichien (1944)

Sigle TED

autisme, Rett (syndrome de), Asperger (syndrome d')

trouble factice l.m.

Production par un individu de symptômes physiques ou psychiques sans le contrôle de la volonté et dans le seul but de prendre ou conserver un rôle de malade.
Ces actes ont un caractère compulsif dans la mesure où, par besoin intrapsychique et en l'absence de motifs extérieurs, le sujet ne peut s'en abstenir, même s'il en connait les risques. Ils se différencient de la simulation, qui est l'allégation d'une maladie physique ou psychique en vue d'éviter une contrainte ou une obligation, ou d'en tirer un bénéfice matériel ou moral.

Jean Bernard, hématologue français, membre  de l’Académie de Médecine (1967) ; R. Asher, médecin endocrinologue et hématologue britannique (1951)

Étym.  : Lasthénie de Ferjol : l'héroïne d'Une histoire sans nom de Barbey d’Aurevilly ; Münchhausen : nom dérive du baron de Münchhausen (1720-1797), un militaire allemand auquel sont attribués des exploits invraisemblab

fièvre simulée, Lasthénie de Ferjol (syndrome de), Münchhausen (syndrome de), pathomimie, simulation

trouble hyperkinétique l.m.

hyperkinetic disorder

Appellation préférée par la CIM à celle d'hyperactivité avec déficit de l'attention formulée par le DSM.
Bien que les troubles de l'attention soient admis par la CIM comme un caractère essentiel de ces états, le terme retenu par le DSM n'est pas utilisé ici, car :"(1) il implique une connaissance des processus psychologiques en cause, ce qui n'est pas encore le cas et (2) il incite à inclure dans cette catégorie diagnostique des enfants sujets à des préoccupations anxieuses ou des rêveurs apathiques, dont les difficultés sont probablement de nature différente".

trouble obsessionnel-compulsif l.m.

obsessive-compulsive disorder

Terme adopté par la CIM (Classification Internationale des Maladies) et le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of mental disorders) pour désigner et décrire la névrose obsessionnelle sans que soit retenu le concept de névrose comme principe de classification.
Il répond à une ambivalence conceptuelle qui tient compte à la fois de positions "athéoriques" de principe, a contrario du lien de ces troubles avec un déterminisme psychologique, et enfin de la possibilité offerte aux cliniciens d'identifier facilement des troubles névrotiques à partir de leur propre acceptation d'une telle qualification

classification internationale des maladies, diagnostic  and statistical manual of mental disorders (DSM).

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