immunité due aux traumatismes (baisse d') l.f.
decrease of immunity following trauma
Les mécanismes de défense contre l'infection sont globalement déprimés après un traumatisme.
L'inhibition de l'immunité non spécifique se traduit par l'altération du chimiotactisme, de l'opsonisation et de la phagocytose des lymphocytes. Elle correspond à un déséquilibre entre les monocytes facilitateurs (T-helpers) et inhibiteurs (T-suppressors) ce qui entraîne une limitation de la paralysie immunitaire consécutive à la perte de la fonction facilitatrice des monocytes, d'où suractivation des T-uppressors et réduction du système de défense contre l'inflammation.
Étym. lat. immunis : exempt de
→ chimiotactisme, opsonisation, phagocytose, T facilitant, T-suppressor
séquelles des traumatismes crânio-encéphaliques l.f.p.
sequels of cranio-encephalic traumatisms
P. Marie, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1916)
→ traumatismes crânio-encéphaliques (séquelles des)
susceptibilité aux traumatismes l.f.
sensitiveness to accidents
Facilité avec laquelle certains sujets sont l’objet de traumatismes, de chutes, d'hémorragies, etc. avec une fréquence et une gravité plus grandes que pour la plupart des personnes.
Cette susceptibilité est due à des causes générales d'ordre métabolique circulatoire ou sanguin, à une fragilité osseuse, au vieillissement, à des troubles mentaux, etc. Elle peut être considérée comme un handicap, avec des aspects médicolégaux.
traumatismes crânio-encéphaliques (séquelles des) l.f.p.
sequels of cranio-encephalic traumatisms
États pathologiques résiduels, souvent définitifs, après traumatisme cranio-encéphalique.
Les séquelles neuropsychologiques sont les moins apparentes mais souvent majeures, compromettant l'avenir professionnel, scolaire et familial, notamment chez l'enfant. Des éléments d'un syndrome frontal sont fréquents. Des suites neurologiques sensitivomotrices, aphasiques, neurosensorielles sont définitives au-delà de 12 à 24 mois, même après rééducation fonctionnelle. Les effets graves sont représentés par des lésions cérébrales diffuses, souvent traduites par une vie végétative permanente ou une dépendance majeure. Dans les démences, tous les intermédiaires existent entre ces états et un déficit intellectuel modéré. L'épilepsie post-traumatique est fréquente, d'apparition retardée (un ou deux mois à plusieurs années) et souvent réfractaire au traitement. L'hydrocéphalie communicante après hémorragie méningée reste plus rare, de même que les surinfections à distance après effraction dure-mérienne, les thrombophlébites septiques, les empyèmes sous-duraux et les abcès cérébraux. La rhinorrhée s'observe peu à ce stade.
De statut incertain, le "syndrome subjectif des traumatisés du crâne" (P. Marie, 19I6), dit plutôt maintenant "syndrome post-commotionnel", associe classiquement céphalées, acouphènes et tendances vertigineuses, que complètent en général une asthénie et une intolérance au bruit. Très variable, le plus souvent favorable, l'évolution ne dépasse pas la seconde année. Une organisation névrotique au long cours est cependant possible, avec parfois création d'un cercle vicieux et "survictimation". Le choc émotionnel, la notion de microlésions encéphaliques sont discutés.
P. Marie, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1916)
achondroplasie (complications radiculo-médullaires de l') l.f.p.
radiculomedullary complications of achondroplasia
Chondrodystrophie génétique de transmission autosomique dominante, entraînant des anomalies squelettiques multiples : petite taille, dystrophies crâniennes et vertébrales.
Les anomalies vertébrales (courbures pathologiques, sténoses canalaires serrées, compliquées de lésions arthrosiques) sont responsables de myélopathie cervicale ou dorsale avec troubles sphinctériens et parfois syndrome de la queue de cheval.
Étym. gr. a : privatif ; chondros : cartilage plassein : former
[H1,H2,I,O1,Q2]
Édit. 2016
artères droites médullaires l.f.p.
artères médullaires du rein l.f.p.
compressions médullaires lentes l.f.p.
slow spinal cord compressions
Compressions non traumatiques, qui peuvent relever d'une lésion osseuse et discoligamentaire, d'une cavitation syringomyélique, d'une malformation vasculaire, d'une origine tumorale, d'un processus infectieux ou parasitaire (ces deux dernières étiologies essentiellement envisagées ici).
Ses aspects cliniques complets associent trois syndromes : lésionnel, radiculaire, avec surtout sa douleur souvent isolée, son hypoesthésie en bande et l'inversion ou l'abolition du réflexe tendineux correspondant ; sous-lésionnel, avec sa claudication médullaire indolore, sa para-, voire tétraparésie spasmodique, ses signes sensitifs permettant de déterminer le niveau de la compression, enfin ses troubles sphinctériens tardifs et limités ; rachidien, avec sa raideur et sa déformation douloureuse. De nombreuses variantes sont possibles, "en largeur " et "en hauteur". Une hyperalbuminorachie isolée, dite dissociation albuminocytologique, est relevée. Les progrès de l'imagerie ont notoirement amélioré le diagnostic, en particulier l'IRM.
Parmi les multiples étiologies, on distingue trois groupes : extra-durales (épidurites métastatiques, très fréquentes, tuberculose vertébrale, spondylodiscites bactériennes, hydatidose vertébrale, schistosomiase, hernie discale presque toujours cervicale, à forme surtout monoradiculaire, etc.) ; intradurales extra-médullaires (méningiomes, neurinomes, etc.); intramédullaires, exceptionnelles (épendymomes, astrocytomes, hémangioblastomes, etc.).
Toute suspicion de compression de la moelle est une urgence diagnostique et souvent thérapeutique, afin d'éviter un tableau de section médullaire.
[H1]
cordons médullaires l.m.p.
spinal cords
[H5]
Édit. 2015
kystes médullaires rénaux (maladie des) l.f.
medullary cystic kidney disease
→ néphronophtise familiale juvénile
plaies vertébro-médullaires de guerre l.f.p.
spine and spinal cord war injuries
Plaies par balles ou par éclats (celles-ci souvent associées à des blasts), moins rares en pratique de guerre que civile, qui posent des problèmes thérapeutiques liés aux lésions associées (polyblessures dans plus de la moitié des cas), aux déficits neurologiques (qui sont la règle) et aux difficultés de prise en soins initiale.
Le pronostic a bénéficié des progrès de la médicalisation du ramassage, de la rapidité du transfert et de la prise en charge neurochirurgicale, certes encore souvent précaire.
La laminectomie et le débridement contribuent à minimiser les suites de la perte de LCR et les infections. Ainsi sont créées des conditions favorables à une éventuelle amélioration neurologique. Mais il existe un risque de développement de lésions secondaires avec intrication d'ischémie, de vasospasme local et de destructions cellulaires, ces dernières libérant notamment le glutamate qui entraîne une lyse cellulaire.
La mortalité est devenue faible, de l'ordre de 1 à 3%. Les résultats fonctionnels ne sont évidemment positifs que dans les lésions médullaires "incomplètes" et les atteintes associées de la queue de cheval : de l'ordre de 17 à 20%.
rameaux médullaires latéraux de la partie intracrâniale de l'artère vertébrale l.f.p.
rami medullares laterales partis intracranialis arteriae vertebralis (TA)
lateral medullary branches of intracranial part of vertebral artery
rameaux médullaires médiaux de la partie intracrâniale de l'artère vertébrale l.f.p.
rami medullares mediales partis intracranialis arteriae vertebralis (TA)
medial medullary branches of intracranial part of vertebral artery
rayons médullaires l.m.p.
medullary rays
A. Ferrein, anatomiste et chirurgien français (1693-1769)
rayons médullaires du cortex rénal l.m.p.
radii medullares corticis renalis (TA)
medullary rays of renal cortex
Prolongements de substance médullaire rénale qui émanent de la base et du pourtour des pyramides rénales pour s’enfoncer en s’amincissant dans la substance corticale du cortex rénal et des colonnes rénales.
Ces prolongements sont séparés les uns des autres par le labyrinthe du cortex et restent à distance de la capsule fibreuse dont les sépare le cortex corticis. Leur structure est identique à celle de la substance médullaire. Il y a environ cinq cents rayons médullaires du cortex rénal pour une pyramide rénale chez l’homme.
A. Ferrein, anatomiste et chirurgien français (1693-1769), C. Ludwig, physiologiste et anatomiste allemand (1816-1895)
Syn. anc. pyramide corticale, pyramide de Ferrein, irradiation médullaire, rayon médullaire de Ludwig
stries médullaires du quatrième ventricule l.f.p.
striae medullares ventriculi quarti (TA)
medullary striae of fourth ventricle
Stries de substance blanche au nombre de trois à six qui parcourent a fosse rhomboïde.
Elles sont réparties en stries cochléaire antérieure, cochléaire intermédiaire et cochléaire postérieure. Elles sont tendues transversalement entre la tige du calamus scriptorius et l’angle latéral du ventricule, un peu au-dessus de la limite entre les triangles bulbaire et pontique. Elles contournent latéralement les pédoncules cérébelleux inférieurs et gagnent le tubercule acoustique. Parfois une de ces stries suit un trajet plus ascendant, latéralement, entre le colliculus facial et la base de l’aile blanche interne, et se porte vers le point de convergence des trois pédoncules cérébelleux : c’est la baguette d’harmonie de Bergmann. Les stries médullaires du quatrième ventricule représentent le faisceau dorsal des deutoneurones cochléaires issus des noyaux ventral et dorsal.
Syn. anc. barbes du calamus, stries acoustiques
veines intra-médullaires radiées l.f.p.
veines médullaires du rein l.f.p.
veines médullaires spinales l.f.p.
venae medullae spinalis (TA)
veins of spinal cord
Veines intra-médullaires participant au réseau des veines spinales.
Elles comprennent. comme pour les artères, les veines centrales et les veines périphériques. Les veines centrales ont la disposition des artères homonymes, mais elles sont deux fois plus nombreuses et beaucoup plus petites. Au fond du sillon antérieur , les troncs droit et gauche s'anatomosent et vont se jeter dans la veine médiane antérieure. Les veines péirphériques sont moins nombreuses que les artères mais beaucoup plus grosse; elles drainent essentiellement la substance blanche de la moelle. Elles ne sont pas anastomotiques dans la moelle, mais à l'extérieur de la moelle. Elles vont se jeter dans le plexus veineux vertébral interne et antérieur.
Syn. anc. veines intra-médullaires radiées
[A1]
Édit. 2019
veines médullaires transverses l.f.p.
venae medullares transversae (TA)
transverse medullary veins
Veines qui émanent du sillon rétro-olivaire.
→ veines de la moelle allongée
veines médullaires dorsales l.f.p.
venae medullares dorsales (TA)
dorsal medullary veins
Rameaux veineux des veines de la moelle allongée qui émanent du sillon intermédiaire postérieur.
Elles drainent le quatrième ventricule. Elles se rassemblent en une veine à trajet longitudinal à la face postérieure de la moelle allongée.
→ veines de la moelle allongée
[A1]
Édit. 2019