transfusion fœtale in utero l.f.
intra-uterine fœtal transfusion
Injection sous contrôle échographique de sang rhésus négatif dans la veine ombilicale de fœtus rhésus positif, en cas d’anémie fœtale par iso-immunisation rhésus d’une mère rhésus négatif.
L’indication de la transfusion est portée sur un taux de bilirubine élevé dans le liquide amniotique, et confirmée par la mesure immédiate de la concentration d’hémoglobine du fœtus lors de la ponction de la veine ombilicale. La quantité de sang transfusée, la fréquence des transfusions varient en fonction du terme et de la gravité de l’anémie. Dans les formes sévères, les transfusions débutent dès la 20ème semaine et se poursuivent au rythme d’une par mois jusqu’au terme de la maturité fœtale, soit autour de 36 semaines d’aménorrhée.
artère utéro-ovarienne l.f.
fistule vésico-utéro-cervicale l.f.
vesico-utero-cervical fistula
Communication anormale entre la face postérieure de la vessie et l’isthme et le col utérin, provoquant un écoulement d’urine par le col utérin et le vagin.
Elle est due à une nécrose traumatique lors d’un accouchement dystocique prolongé, d’une déchirure du col utérin, d’une plaie instrumentale lors de l’application de forceps, d’une hystérectomie vaginale ou abdominale ou lors d’une césarienne.
Étym. lat. fistula : canal
[O3,M2]
Édit. 2018
hématome utéro-placentaire l.m.
Uteroplacental hematoma
[O3]
ligament utéro-ovarien l.m.
ligamentum ovarii proprium; ligamentum uteroovaricum (TA)
Cordon de fibres musculaires lisses recouvertes du péritoine du ligament large, reliant l’angle de l’utérus à l’extrémité inférieure de l’ovaire
mort du fœtus in utero l.f.
f(o)etal death, intra-uterine fetal demise
Décès fœtal survenant pendant la grossesse ou pendant le travail décelé par l’arrêt irréversible de l'activité des grandes fonctions vitales (grandeurs cardinales) du fœtus : notamment, arrêt des mouvements perceptibles, arrêt des battements du cœur.
Dans l'utérus, le fœtus est peu accessible aux investigations cliniques. L'électroencéphalogramme montre un arrêt de l'activité cérébrale et l'échographie met précocement en évidence un chevauchement des os du crâne et l'absence de tout mouvement du fœtus.
La cause du décès peut être maternelle, annexielle ou fœtale. Par ordre de fréquence, et pour les plus courantes, on retrouve : une hypertension artérielle de la mère, une malformation fœtale avec ou sans anomalie chromosomique, un hématome rétroplacentaire, une infection ovulaire, un diabète. La cause reste inconnue dans 30% des cas. Le diagnostic est affirmé par l'absence d'activité cardiaque à l'échographie, associée ou non à des signes de macération. Les risques maternels majeurs sont les troubles de l'hémostase, l'infection amniotique secondaire et les répercussions psychologiques. L'évacuation utérine est alors prescrite sans délai.
→ mort, mort apparente du nouveau-né (état de), mort (signes)
mort habituelle du fœtus in utero l.f.
habitual intra-uterine fetal death
Mort du fœtus se répétant à plusieurs gestations, souvent successives, ou parfois en alternance avec des grossesses normales.
La date à laquelle survient la mort et les circonstances qui la précèdent se retrouvent à peu près semblables à chaque grossesse menacée. En dehors d'un diabète ou d'une hypertension artérielle méconnus ou mal traités, d'une iso-immunisation par incompatibilité rhésus, la cause la plus fréquente en est le syndrome des antiphospholipides caractérisé par la présence d'anticorps anticardiolipides et d'anticoagulants circulants de type lupique.
plexus nerveux utéro-vaginal l.m.
plexus nervosus uterovaginalis (TA)
uterovaginal plexus
Eléments du plexus hypogastrique destinés à l’innervation de l’utérus et du vagin.
plexus utéro-ovarien l.m.
plexus veineux utéro-vaginal l.m.
Ensemble des plexus veineux utérin et vaginal qui, très développés et en continuité l’un avec l’autre, s’étendent sur toute la hauteur des bords latéraux du vagin et de l’utérus, autour des artères utérine et vaginale.
Il donne naissance aux veines utérines, notamment à la veine utérine principale, et aux veines vaginales. Toutes se drainent vers la veine iliaque interne.
pli utéro-sacré l.m.
réanimation du fœtus in utero l.f.
intra uterine fetal ressuscitation
Ensemble des mesures médicales permettant théoriquement le traitement in utero d'une souffrance fœtale aigüe, qui en pratique ne se résout que par l'extraction immédiate du fœtus.
rétention de fœtus mort in utero l.f.
intra-uterine retention of a dead fetus
Maintien d'un fœtus mort au delà de 48 heures dans la cavité utérine par défaut de contraction utérine.
Elle expose à la survenue de troubles de l'hémostase par diffusion de substances procoagulantes dans la circulation maternelle. L'administration orale de mifépristone permet l'évacuation du fœtus dans un délai d'environ 24 heures.
utéro-ovarien adj.
Qui concerne l’utérus et l’ovaire
veines utéro-ovariennes l.f.p.
centre de transfusion sanguine l.m.
blood transfusion center
Les centres de transfusion sanguine ont été remplacés par des établissements de transfusion sanguine.
Cependant le centre de transfusion sanguine des armées a conservé cette dénomination.
→ établissement de transfusion sanguine, établissement français du sang
[F1]
établissements de transfusion sanguine l.m.p.
establishments of blood transfusion
Les établissements de transfusion sanguine exercent une mission de santé publique dans le cadre du service public de la transfusion sanguine.
Seuls, les établissements agréés par l'Etat sont autorisés à collecter le sang et ses composants, à préparer des produits sanguins labiles (arrêté du 17 septembre 1993 relatif à la liste des produits sanguins labiles) et à les distribuer, sous la direction et la responsabilité d'un médecin ou d'un pharmacien. En outre, ils ont vocation à développer toute activité liée à la transfusion sanguine, au conseil et au suivi des actes de transfusion. Ils peuvent être aussi autorisés, d'une part, à distribuer des médicaments dérivés du sang, et d'autre part, à titre accessoire, à exercer d'autres activités de santé, notamment des activités de soins et de laboratoire d'analyses de biologie médicale.
41 établissements de transfusion sanguine sont agréés. Ils ont le statut de groupement d'intérêt public ou d'association régie par la loi de juillet 1901. Le centre de transfusion sanguine des Armées est placé sous la tutelle directe du ministère de la Défense.
Sigle ETS
→ établissement français du sang, institut national de la transfusion sanguine
[E1,F1]
Édit. 2018
exsanguino-transfusion n.f.
exchange transfusion
Remplacement du sang d'un patient par des dérivés sanguins provenant de donneurs compatibles.
On la réalise en utilisant deux voies veineuses, l'une pour la soustraction et l'autre pour l'injection. L'échange doit atteindre deux à trois masses sanguines.
La principale indication chez le nouveau-né est l'hémolyse aigüe, secondaire à l’incompatibilité rhésus foeto-maternelle, pour extraire un excès de bilirubine, toxique pour le système nerveux central, et d'anticorps résiduels en restaurant le capital d'hématies.
L'exsanguino-transfusion est irremplaçable dans le traitement en urgence de certaines complications de la drépanocytose (quand la concentration d'hémoglobine S est supérieure à 30 %). La méthode peut aussi être utilisée dans les intoxications hémolytiques et dans le syndrome hémolytique et urémique
→ exsanguino-transfusion du nouveau-né, incompatibilité sanguine foeto-maternelle, drépanocytose
[B3,F1]
Édit. 2018
exsanguino-transfusion du nouveau-né l.f.
neonatal exchange transfusion
En présence d’une incompatibilité rhésus foeto-maternelle, remplacement total du sang du nouveau-né par du sang rhésus négatif dépourvu d'anticorps immuns.
Elle est pratiquée sur la veine ombilicale avec un dispositif à trois voies, soustrayant un volume équivalent au volume injecté. Actuellement, elle est largement supplantée par les transfusions in utero.
→ exsanguino-transfusion du nouveau-né, incompatibilité sanguine foeto-maternelle,
[B3,F1,O1]
Édit. 2018
institut national de la transfusion sanguine (INTS) l.m.
national institute of the blood transfusion
Structure indépendante des établissements de transfusion sanguine, constituée dans le prolongement de la loi du 4 janvier 1993, créant l’agence française du sang, il a pour objectif l’amélioration de la sécurité transfusionnelle.
Ses activités sont dévolues à l'analyse, à la maîtrise et à la prévention des risques transfusionnels ainsi qu'à l'évolution de la transfusion sanguine et de la médecine transfusionnelle en France et dans le contexte européen.
INTS a été créé sous la forme juridique d’un groupement d’intérêt public constitué par
- l’établissement français du sang (remplaçant l’agence française du sang),
- l’Etat représenté par le ministère de la Santé,
- la caisse nationale d’assurance maladie.
Il se situe comme un interlocuteur, un partenaire et un référent dans le domaine de la transfusion sanguine, non seulement auprès de chacun de ses membres constitutifs, mais aussi : des autres acteurs publics de la sécurité sanitaire, des acteurs de la transfusion sanguine en matière de mise à disposition des produits sanguins labiles (PSL) et des médicaments dérivés du sang, des structures en charge d’enseignement, de formation et d’évaluation, des acteurs en matière d’utilisation des PSL, des sociétés savantes engagées en transfusion sanguine et hémovigilance.
→ établissement français du sang, établissements de transfusion sanguine
poste de transfusion l.m.
Dans le cadre de l’organisation de la transfusion sanguine en France, structure de base chargée du prélèvement du sang, de la préparation de certains composants, de leur stockage et de leur distribution dans un secteur géographique restreint.
transfusion n.f.
transfusion
Injection intraveineuse de sang homologue frais ou conservé, et par extension d’un composé ou d’un succédané du sang.
La transfusion a d’abord été directe de donneur à receveur (transfusion immédiate).
Elle est aujourd’hui pratiquement toujours indirecte, le sang étant prélevé sur un donneur puis conservé dans une banque de sang. La transfusion n’a été rendue possible que par la découverte et l’étude des groupes sanguins qui évitent les accidents transfusionnels graves d’incompatibilité sanguine. La transfusion totale, est l’exsanguino-transfusion.
transfusion autologue l.f.
Mode de transfusion sanguine selon lequel un malade reçoit son propre sang.
La transfusion autologue se différencie de la transfusion homologue dans laquelle une personne reçoit le sang d’une autre personne. La transfusion autologue convient par exemple lors d’une intervention chirurgicale dont la date a été programmée et dont les dépenses de sang sont prévisibles, le sang ayant été prélevé dans les semaines précédentes : ce procédé est soumis à la responsabilité d’un établissement de transfusion sanguine. Une autre modalité de la transfusion autologue consiste dans la réinjection au malade de son propre sang au cours de l’intervention chirurgicale ; elle est alors sous la responsabilité de l’équipe d’anesthésie-réanimation.
transfusion de sang (infection transmise par la) l.f.
Transmission, par le sang ou ses produits dérivés, d’agents infectieux au receveur.
Il peut s’agir d’une infection latente du donneur ou d’une contamination liée au prélèvement, au conditionnement, au stockage du sang ou au geste transfusionnel lui-même. Les agents infectieux en cause sont nombreux : bactéries, levures, protozoaires (Plasmodium, Trypanosoma cruzi, etc.), virus (virus des hépatites, herpès virus, rétrovirus, etc.), prions et autres agents non conventionnels. La prévention des infections post-transfusionnelles repose sur la sélection des donneurs, le traitement du sang total et des produits dérivés, les précautions d’aseptie lors de la tranfusion.
transfusion du nouveau-né l.f.
neonatal transfusion
Outre les règles classiques, ce type de transfusion doit tenir compte du passage transplacentaire possible d'anticorps maternels dangereux.
A travers le placenta, certaines mères du groupe O transmettent à leur enfant des anticorps (anti-A, voire même anti-B), qui peuvent hémolyser ses hématies, ce qui entraîne une anémie et un ictère. Une transfusion apportant des hématies hémolysables par ces anticorps peut être particulièrement dangereuse, d'autant que les hématies d'adulte sont beaucoup plus vulnérables aux anticorps immuns que celles d'un nouveau-né. De même le passage transplacentaire d'anticorps d'une mère qui a pu être immunisée contre certains groupes anormaux peut induire un phénomène semblable, si les hématies cibles transfusées rencontrent ces anticorps (ex., immunisation d'une mère contre un facteur rhésus).
Règles spécifiques de la transfusion du nouveau-né :
1) elle doit se faire en ayant connaissance non seulement du groupe sanguin de base et du groupe rhésus de l'enfant, mais aussi de ceux de la mère ;
2) elle ne doit pas être faite sans avoir réalisé au préalable un test de Coombs sur le sang de l'enfant. Ce test peut parfois être négatif malgré la présence d'anticorps immuns anti-A ou –B ;
3) si le test de Coombs est positif il faut conserver un échantillon du sang maternel. Cet échantillon doit accompagner l'enfant en cas de transfert ;
4) le sang destiné à la transfusion ne doit pas risquer d'être hémolysé par des anticorps transmis par la mère. P. ex., un enfant A, né d'une mère O, ne doit pas recevoir du sang A mais du sang O non dangereux ;
5) la transfusion doit se faire avec des hématies fraîches et, si possible, avec du sang total frais. En effet, le nouveau-né est incapable de glycuroconjuguer la bilirubine pendant les premiers jours de sa vie : l'utilisation d'hématies vieilles de plus de quatre jours est contre-indiquée, car elle risque d'entraîner un ictère avec toutes ses conséquences cérébrales possibles.
Si l'on doit répéter les transfusions il est inutile de rechercher les agglutinines irrégulières avant l'âge de six mois.
R. Coombs, immunologiste britannique (1945)