Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1 résultat 

tests cutanés en allergologie l.m.p.

skin test in allergology

Tests consistant à provoquer au niveau de la peau un phénomène allergique minimal, de façon à identifier, en utilisant une série d'allergènes, celui qui est en cause dans le phénomène clinique considéré.
Trois types de réactions cutanées sont utilisées.
1) Les tests cutanés d'allergie immédiate introduisent dans les téguments une dose minime d'allergène et l'on observe dans les minutes qui suivent une réaction locale urticarienne, par scarification cutanée, ou par piqûre ("prick") soit par le biseau d'une aiguille classique pour intramusculaire, soit par un instrument spécialisé. L'introduction de l'allergène peut se faire aussi par une injection intradermique dosée à la seringue. De toute façon, la lecture de ce test d'allergie immédiate se fait dans les 20 minutes qui suivent l'inoculation. Il s’agit d’un prick test.
2) S'il s'agit d'une allergie retardée à support lymphocytaire, type allergie tuberculinique p. ex., on pratique une intra-dermoréaction dosée à la seringue dont la lecture s'effectue 48 heures après..
3) S'il s'agit d'une allergie cutanée de contact, type eczéma, le test est réalisé avec un timbre ou une micro cupule imbibés d'une solution d’allergène la lecture se fait à 72 heures après 48 heures de contact. Localement, on provoque non plus un phénomène urticarien mais un petit eczéma localisé. C’est un test épicutané ou « patch test ». Lorsque les tests classiques n’ont pas apporté la preuve alors qu’un produit est fortement suspecté selon l’anamnèse clinique, on pratique un « ROAT test » (Repeated Open Application Test). Les substances à tester, en particulier des substances industrielles sont appliquées sans préparation ou modification, deux fois par jour, sur l’avant-bras ou sur le dos. La lecture du test se fait au bout de 2 à 4 jours mais il est recommandé de la répéter le 7ème jour. Certaines réactions pouvant être liées à un effet irritant, il est bon dans ce cas d’avoir recours à des témoins non allergisants.
Il peut arriver que tous ces tests soient négatifs et que le patient déclare que son eczéma de contact n’apparaissent qu’après une exposition solaire, même minime : on pratique alors des photopatch tests, qui sont des tests épicutanés (patch tests) effectués avec addition d’irradiation par des rayons ultra-violets afin de révéler les photoallergènes.

 patch test, photopatch test, prick test, ROAT test