Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

31 résultats 

fibrinogène marqué (test au) l.m.

125I-fibrinogen test

Examen biochimique qui était destiné à reconnaitre une thrombose récente (actuellement obsolète).
Du fibrinogène humain marqué à l' 125I radioactif était injecté dans une veine, se fixant sur le thrombus frais pour se transformer en fibrine et s'incorporer au thrombus. L'endroit du thrombus est repéré par une caméra gamma (scintigraphie). Il était utilisé au début des années 1980 dans le diagnostic des phlébites. Mais la détection des foyers était difficile, car l’125I émet des rayons de faible énergie difficilement détecté par les gamma-caméras. Ce test était particulièrement lent, il était nécessaire d'attendre un jour pour mesurer la radioactivité et il était également positif en cas d'hémorragie ou d'inflammation. Cette technique a permis des progrès dans la compréhension de la physiopathologie de la thrombose, et dans des études de cohortes. Elle a contribué à mettre en évidence la grande fréquence des accidents thrombotiques, par exemple les phlébites non symptomatiques constatées au cours des anesthésies générales ou lors de voyages en avion, qui était sous-estimée.

Étym. lat. fibra : filament ; gr. gennan : engendrer

fibrinogène,thrombus, phlébite, scintigraphie

[C1,F1,F4]

Édit. 2018 

test au dioxyde de carbone (CO2) marqué l.m.

tests digestifs

acide gras marqué l.m.

radiolabelled fatty acid

Acide gras chimiquement lié à un isotope radioactif (marqueur) et utilisé pour l'étude des mécanismes de l'absorption digestive des graisses.
Les marquages sont faits soit par halogénation d'acides gras isolés ou de triglycérides à l'aide de radio-isotopes de l'iode ou du brome ; soit par substitution d'un carbone ordinaire d'un acide gras ou d'un triglycéride par du carbone marqué.
Le produit marqué est donné par voie orale ; les mesures peuvent être effectuées dans le sang ou dans les selles, voire dans l'air expiré lorsque le marquage a été fait par 14C sur un acide gras.
Ces techniques permettent de mettre en évidence une malabsorption digestive des graisses et de la quantifier ; mais les réglementations d'utilisation des radio-isotopes, et notamment celles du 14C, les ont fait progressivement abandonner chez l'Homme en France, alors qu'ils sont utilisés aux États-Unis.

acide gras, CO2 marqué, dioxyde de carbone

[B1,C1,C2,L1]

Édit. 2017

acide oléique marqué l.m.

radiolabelled oleic acid

Acide gras (oléique), marqué par halogénation ou par 14C, qui a été utilisé pour la mesure de son absorption digestive, soit à l'état isolé, soit sous forme de trioléine.
Le marquage de l'acide oléique par un halogène est relativement instable dans les organismes vivants en raison d'enzymes appelés déshalogénases. Le marquage au 14C est plus stable : la mesure d'acide oléique marqué dans le sang ou du 14CO2 dans l'air expiré témoigne donc mieux de l'absorption intestinale du produit.

acide gras marqué

[C1,C2,C3,L1]

Édit. 2017

acide palmitique marqué l.m.

radiolabelled palmitic acid

Acide gras saturé (palmitique), marqué au 14C qui, chez l'animal, permet de suivre son métabolisme par mesure du 14CO2 dans l'air expiré.

acide gras marqué

[B1,C1,C3,K1]

Édit. 2017

aérosol marqué l.m.

labelled aerosol, radioaerosol

Ensemble de très fines particules solides ou liquides, dispersées dans un gaz (le plus souvent de l'air), dans lesquelles est introduit un isotope radioactif, le marqueur.
Pour les examens cliniques chez l'Homme, le marqueur le plus utilisé est le Technétium 99m.
Selon le type d'étude réalisée après inhalation par le patient, on distingue :
- les aérosols inertes se déposant à l'intérieur des voies aériennes, de la trachée aux alvéoles, par impaction et diffusion. La taille habituelle des particules va de 0,5 à 10 microns. On réalise ainsi des scintigraphies de ventilation, analogues à celles que l'on obtiendrait à l'aide d'un gaz radioactif, particulièrement utiles pour le diagnostic de l'embolie pulmonaire.
- les aérosols de molécules en solutions, ne traversant pas la barrière pulmonaire, sont éliminés par les mouvements du mucus. Par scintigraphie pulmonaire dynamique, on peut mesurer la clairance mucociliaire bronchique de substances telles que le DTPA marqué au 99mTc. Celle-ci est modifiée chez le fumeur et dans de nombreuses affections respiratoires.
- enfin, le suivi de molécules médicamenteuses marquées, administrées en aérosol, permet d'étudier la cinétique de leur disparition pulmonaire et de leur passage sanguin (exemple : antibiotiques marqués). Ce procédé est peu employé.

scintigraphie pulmonaire par perfusion, scintigraphie pulmonaire par ventilation

[B1,B3,K1]

Édit. 2017

antigène marqué l.m.

immunoscintigraphie, radio-immunothérapie

cholestérol marqué l.m.

radiolabelled cholesterol

Résultat du marquage du cholestérol (ou celui de certains métabolites tel le norcholestérol) par 131I qui permet de réaliser en scintigraphie une image fonctionnelle des glandes corticosurrénales.

iodocholestérol, norcholestérol marqué

[B1]

fluorodésoxyglucose marqué l.m.

fluoro-deoxyglucose

Le 2-désoxy-D-glucose (DG) est un sucre de métabolisme initial analogue à celui du glucose, mais qui reste fixé dans la cellule après la première phosphorylation.
Le DG marqué, soit par le carbone 14 (autoradiographie), soit chez l'homme par le fluor 18 devenant alors 18F-fluorodésoxyglucose (en abrégé 18F-FDG) permet d'étudier le métabolisme régional du glucose.
Le 18F-FDG sert en tomographie à positons pour l'étude de la consommation régionale de glucose, notamment du cerveau et du cœur. En outre, il se fixe intensément sur les tumeurs de forte activité métabolique et joue un rôle important dans le bilan d'extension et la surveillance de nombreuses tumeurs, notamment osseuses.

tomographie par émission de positons au 18F-FDG, Pet-scan

[C1]

Édit. 2018

Krypton (marqué) l.m.

Symb. 81mKr

scintigraphie pulmonaire par ventilation et perfusion

norcholestérol marqué l.m.

radiolabelled norcholesterol

Molécule de synthèse dérivée du cholestérol pour laquelle le cortex surrénal présente une affinité particulière ; son marquage à l'iode radioactif permet d'obtenir un radiopharmaceutique (appelé abusivement noriodocholestérol) utilisé dans l'imagerie scintigraphique des glandes corticosurrénales, mais non spécifique d'adénome bénin ou de métastases d'un cancer.

octréotide marqué l.m.

labelled octreotide

Analogue de la somatostatine, marqué à l'Indium 111 en diagnostic ou à l'iode 131 en thérapie, fixé électivement par des tumeurs neuroendocrines.

immunoscintigraphie

Édit. 2017

artère sub-costale l.f.

artère sous-costale

ligne palato-sub-occipitale l.f.

ligne palatooccipitale

[B2]

Édit. 2016

récessus sub-hépatique l.m.

recessus subhepaticus (TA)

subhepatic space

Partie de la cavité péritonéale située entre la face inférieure du foie et les viscères sur lesquels elle repose.
On décrit un récessus sub-hépatique droit répondant à la face inférieure du lobe droit reposant sur l’angle droit du côlon et le mésocôlon et se prolongeant en arrière et en haut par le récessus hépato-rénal, et un récessus sub-hépatique gauche répondant à la face inférieure du lobe gauche reposant sur le petit omentum et l’estomac.

Syn. anc. récessus sous-hépatique

sub-périodicité n.f.

subperiodicity

En parasitologie, désigne une périodicité atténuée, c'est-à-dire une légère variation d’abondance présentée, dans le nycthémère, par certains parasites sanguicoles, notamment certaines microfilaires.
Parmi les filaires, certaines sont des microfilaires dotées d’une subpériodicité nocture (p. ex. certaines populations de Brugia malayi), d’autres des microfilaires sub-périodiques diurnes (certaines populations de Wuchereria bancrofti).

périodicité

sub-périodique adj.

subperiodic

Se dit d’un parasite présentant une subpériodicité.

appareil digestif et thermalisme l.m.

digestive system and spa

thermalisme et appareil digestif

barrière antireflux digestif l.f.

antireflux barrier

Ensemble des mécanismes physiologiques qui concourent à éviter ou à réduire le contact du suc gastrique acidopeptique ou biliaire avec l’épithélium œsophagien.
La défaillance de cette barrière entraîne les symptômes de reflux gastro-œsophagien et les lésions d’œsophagite érosive ou ulcéreuse pouvant se compliquer d’une sténose peptique.
Elle est constituée par le sphincter inférieur de l’œsophage (élément primordial) mais dont la réalité est plus fonctionnelle qu’anatomique, les piliers du diaphragme, la valvule de Gubaroff (rôle incertain), le péristaltisme œsophagien (rôle important), le flux salivaire, les sécrétions de mucus et de bicarbonates par les glandes œsophagiennes, les capacités de défense, l’épithélium œsophagien.

barrière muqueuse, reflux gastro-œsophagien, œsophagite

[L1]

Édit. 2017

by pass digestif (syndrome du) l. angl.

syndrome du court-circuit digestif

[L1,L2,R1,R2]

Édit. 2017

duplication du tube digestif l.f.a

duplication of digestive tract

Malformation rare par dédoublement d'une partie du tube digestif en un point quelconque de son trajet de la bouche à l'anus.
Elle est constituée par un tube parallèle à la portion normale avec laquelle il communique ou non. Elle est plus fréquente sur l'intestin grêle, le duodénum et l'œsophage.

granulome éosinophilique du tube digestif l.m.

anisakiase

kyste digestif médiastinal l.m.

kyste paraœsophagien

lymphome digestif primitif l.f.

primary gastrointestinal lymphoma

Lymphome dont la localisation digestive apparaît prédominante, sans atteinte ganglionnaire périphérique antérieure.
Une définition plus large est parfois appliquée, qui considère comme lymphome digestif primitif tout lymphome dont les symptômes cliniques initiaux sont liés à l'atteinte digestive. Les lymphomes digestifs primitifs ne représentent qu'environ 5% des lymphomes, dont ils constituent cependant la localisation extra-ganglionnaire la plus fréquente (environ 35% des lymphomes primitifs extra-ganglionnaires). Dans le tube digestif, ils atteignent par ordre de fréquence décroissante l'estomac (40 à 75%), l'intestin grêle (20 à 40%), la région iléocaecale (12 à 20%), le côlon et le rectum (10 à15%) et l'œsophage (moins de 1%). Les lymphomes gastriques primitifs se développent à partir du MALT et surviennent le plus souvent sur une gastrite chronique due à une infection à Helicobacter pylori.

sarcome du tube digestif l.m.

alimentary tract sarcoma ou gastro-intestinal tract sarcoma

Tumeur conjonctive maligne du tube digestif.
Si les sarcomes de l’œsophage sont rares, il n’est pas exceptionnel d’observer des tumeurs conjonctives malignes de l’estomac, de l’intestin grêle et plus exceptionnellement du côlon. Ces tumeurs sont:
- soit des proliférations de cellules fusiformes, de type léiomyosarcome pour lequel le diagnostic différentiel avec le léiomyome est parfois difficile, soit les rares tumeurs nerveuses de type schwannome malin observé dans le cadre d’une maladie de Recklinghausen.
- soit les tumeurs stromales digestives ou GIST (Gastro Intestinal Stromal Tumor) qui représentent aujourd’hui la plus fréquente des tumeurs primitives mésenchymateuses gastrointestinales. Elles expriment c-kit (CD117), marqueur des cellules de Cajal, et sont associées à une mutation des gènes c-kit ou PDGFR alpha. Si elles peuvent se développer à tous les niveaux, de l’œsophage au rectum, l’estomac  représente la principale des localisations (50%). Leur évolution, évaluée par les critères histologiques (taille, index mitotique, localisation) est très variable, de strictement bénin au sarcome (25%). Le pronostic de ces derniers a été révolutionné par les inhibiteurs de la tyrosine kinase bloquant de façon très spécifique la prolifération des cellules de GIST.
On peut inclure dans la rubrique « sarcomes » les lymphomes malins du tube digestif
Etym : gr sarx : chair

sarcome, lymphomes digestifs

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