Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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temps de repos (Tr) l.m.

rest time ; dead time

En IRM, temps qui s'écoule entre l'apparition du dernier signal d'une séquence et l'impulsion qui marque le début de la séquence suivante (désigné par Tr, à ne pas confondre avec TR, temps de répétition).
Par exemple, dans une séquence d'écho de spin, le temps de repos est le temps qui sépare le signal du dernier écho d'une séquence, de l'impulsion de π/2 de la séquence suivante. Ce temps est égal au temps de cycle ou temps de répétition TR, diminué du "temps utile" : Tu (Tr = TR - Tu).
Il varie en fonction du TE (temps d’écho), du TR et du nombre d'échos. Si par exemple on fait une séquence pondérée en T1 avec un TE de 30 ms et un TR de 300 ms, le "temps utile" est égal à TE (un seul écho) et le temps de repos sera : TR - TE = 270 ms.
Si on fait une séquence pondérée en T2 avec un TE de 60 ms, 3 échos et un TR de 2 s, le "temps utile" est TE x 3 = 180 ms et le temps de repos sera 2000 - 180 = 1820 ms.
Le temps de repos est un temps mort pendant lequel l'aimantation longitudinale "repousse". Dans la technique multicoupes, ce temps mort est mis à profit pour exciter d'autres coupes.

technique multicoupes, temps de répétition, temps utile

[B2,B3]

Édit. 2018

temps de répétition (TR) l.m.

repetition time (TR)

En IRM, durée totale d'un cycle d'acquisition (correspondant à une séquence) ou temps après lequel la séquence est répétée, d'où le nom de « répétition ».
En écho de spin, c'est le temps entre deux impulsions d'excitation de π/2 (90°) successives.
Le temps de répétition (TR) détermine le niveau de la repousse de l'aimantation longitudinale et par conséquent l'importance du signal "disponible", à partir duquel la précession libre (FID) va décroitre au cours du cycle suivant. Il comprend "le temps utile" nécessaire pour recueillir les différents échos d'une séquence, et le temps de repos pendant lequel l'aimantation longitudinale repousse.
Le TR est dit long quand il permet aux tissus de récupérer complètement leur aimantation longitudinale ; il est dit court dans le cas contraire (le TR est alors égal ou inférieur au T1 des tissus concernés).
En écho de spin, les TR courts (300 à 500 ms) associés à des TE également courts (20 à 30 ms), qui ne permettent qu'un très faible contraste en T2, font apparaitre les différences de T1 des tissus (séquences dites pondérées en T1).
Au contraire, les TR longs (de l'ordre de 2 s), associés à des TE également longs (80 à 100 ms), font apparaitre les différences de T2 (séquences dites pondérées en T2).
Si le TR est long (2 s), minimisant le contraste en T1 et le TE court (30 à 40 ms), minimisant le contraste en T2, il n'y aura de contraste que s'il y a entre les tissus une différence de densité protonique (séquence dite pondérée en densité de protons, ou en rhô).
Enfin, puisqu'une séquence permet d'obtenir une ligne du plan de Fourier, le temps de répétition correspond au passage d'une ligne à la suivante de ce plan.

Syn. temps de cycle

écho de spin, technique multicoupe

[B2,B3]

Édit. 2018

débit ventilatoire de repos ( ) l.m.

ventilatory flow

Quantité d’air mobilisé par le poumon en une minute.
C’est le produit du volume courant (VT) par la fréquence respiratoire (f) :
= VT x f.
Le débit ventilatoire s’exprime en L/mn. Il est en moyenne de 12 L/mn chez un sujet normal.

Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux

syndrome des jambes sans repos l.m.

restless legs syndrome

Syndrome fréquent, caractérisé par une sensation d'inconfort créant un besoin irrépressible de remuer les membres inférieurs, qui apparaît comme une parasomnie périodique.
Ce trouble comporte de brefs mouvements stéréotypés de dorsiflexion du pied et de flexion de la jambe et de la cuisse, se répétant toutes les 30 secondes environ. Il est le plus souvent associé à des paresthésies ou à des dysesthésies et à des mouvements périodiques nocturnes, aggravé par le repos ou soulagé par un déplacement de membre.
Il est décrit dans les polyneuropathies sensitives, le syndrome parkinsonien et certains états névrotiques. Idiopathique, il peut être familial.
Le traitement repose sur les benzodiazépines, voire la dopamine ou les dopaminergiques, ou encore des antiépileptiques. La correction d'une carence ferrique peut aussi s'avérer efficace, le fer paraissant nécessaire au métabolisme de la dopamine et à d’autres transmetteurs.

K. A. Ekbom, neurologue suédois (1938)

Syn. syndrome d'Ekbom

parasomnie, paresthésie, dysesthésie, neuropathie sensitive, syndrome parkinsonien, névrose, benzodiazépines, dopamine, antiépileptique

[H1]

Édit. 2019

phase de repos physiologique l.f.

physiological uterine relaxation

Relâchement normal des contractions utérines comprises entre la naissance et l'expulsion du placenta.

position de repos l.f.

position of rest

Position théorique des yeux, sans intervention du tonus musculaire et qui dépend seulement de facteurs mécaniques.
Sur le plan clinique, il y en a deux types :
— La position anesthésique de repos : sous anesthésie profonde, qui admet une exotropie de 4°5 (2°25 pour chaque œil) chez le jeune adulte et qui augmente avec l'âge jusque 13°5 ;
— La position dissociée de repos après élimination de tout stimulus visuel sur un œil.
 Syn. position absolue de repos

potentiel de repos l.m.

resting potential

potentiel de membrane

pupille sans repos l.f.

athétose pupillaire

repos compensateur l.m.

compensatory pause

Durée séparant une extrasystole du cœur de la contraction cardiaque normale qui la suit.
Elle est plus longue que celle qui prend place entre deux systoles habituelles. La durée du repos compensateur est telle que l’intervalle qui sépare les deux systoles normales adjacentes est le double de l’intervalle existant entre deux systoles régulières. C’est ainsi que le repos postextrasystolique vient compenser la prématurité de l’extrasystole.

tremblement de repos l.m.

resting tremor

Tremblement apparaissant lors d'un certain degré de relâchement musculaire, cessant à la contraction, en fait s'effaçant avec le sommeil et/ou une détente complète, et facilité par les émotions, la fatigue, la concentration intellectuelle (calcul mental).
Ces oscillations régulières sont plus marquées au membre supérieur : mouvements alternés de flexion-extension des doigts, parfois geste d'émiettement. L'EMG enregistre une période de silence électrique qui sépare deux bouffées de contraction musculaire.
Une association est possible au tremblement d'attitude (avec disparition du trouble lors d'un geste volontaire mais retour après la prise d'une attitude), ainsi qu'au tremblement d'action (présence possible d'un syndrome akinéto-hypertonique).
Autant de critères en faveur d'une maladie de Parkinson et d'autres syndromes parkinsoniens, surtout devant une distribution hémicorporelle précédant la bilatéralisation et compte tenu de l'effet positif des substances dopaminergiques.

J. Parkinson, médecin britannique (1817)

Parkinson (maladie de)

avortement à répétition l.m.

habitual abortion

Succession de plus de deux avortements involontaires.
Précoces, ils doivent faire rechercher une anomalie chromosomique parentale, une malformation utérine, une maladie endocrinienne comme un myxœdème, une anomalie de l'auto-immunité, notamment un syndrome des antiphospholipides. Tardifs, ils évoquent une béance du col utérin, qui se traite par un cerclage.

écho de répétition l.m.

repetition echo

En échographie, artéfact hyperéchogène, visible surtout dans les structures liquidiennes, créé par un double aller-retour des ultrasons entre la surface de cette structure et la peau.
Par ex. dans un kyste ou la vésicule biliaire.

échographie

[B2, B3]

Édit. 2019

fréquence de répétition des impulsions (en échographie) l.f.

Pulse repetition frequency (in ultrasonography)

Syn. fréquence de récurrence

PRF

[B1, B2, B3]

Édit. 2019

répétition n.f.

repetition

En psychanalyse, retour incessant, à l'insu du sujet, de pensées, de situations, d'actes qui se reproduisent à l'identique. Elle est à distinguer de la reproduction, qui suppose une action volontaire du sujet.
La répétition occupe une place centrale dans l'œuvre de S. Freud, où elle évoluera parallèlement au concept de traumatisme psychique et à la théorie des pulsions. Elle ne trouvera son sens majeur que dans la dernière partie de l'élaboration freudienne où elle est rattachée à la pulsion de mort dans son lien au traumatisme originel inassimilable. J. Lacan reprendra ce point pour assimiler la répétition au retour du réel, ce qui revient toujours à la même place.

répétition (compulsion de) l.f.

repetition compulsion

En psychanalyse, tendance contraignante à la répétition de situations antérieures pénibles pour le sujet.
Celui-ci, bien que l'origine de la contrainte soit inconsciente, trouve à la justifier dans son éprouvé actuel.
Ce concept freudien ("Wiederholungszwang") apparaît vers 1914 pour rendre compte des résistances survenant dans les cures. Il ne sera réellement formalisé par S. Freud qu'en 1920 ("Au-delà du principe de plaisir"), dans la relation qu'il entretient avec le traumatisme et la pulsion de mort. Par la suite, il deviendra un concept clé de la théorie freudienne comme marque ineffaçable du traumatisme originel structural : celui de la naissance du sujet au langage.

répétition directe l.f.

direct repeat sequence, DR sequence

Dans une molécule d'acide nucléique, l'une des séquences répétées et de même orientation résultant d'une duplication.
Leur nombre peut être supérieur à deux : elles peuvent être contigües ou non. Les répétitions directes se rencontrent en particulier de part et d'autre des transposons. Lorsqu'elles sont contigües, on les désigne comme des répétitions en tandem (tandem repeat).

itéron, transposon

répétition en tandem l.f.

tandem repeat

répétition directe

répétition inversée l.f.

inverted repeat sequence, IR sequence

1) Dans une molécule d'acide nucléique double-brin, l'une des deux séquences de bases identiques ou voisines mais opposée en direction avec celle de l'autre brin.
2) Dans une même molécule d'acide nucléique simple-brin, l'une des deux séquences complémentaires opposées en direction sur le brin unique.
Ces séquences peuvent être contigües ou non ; elles peuvent donner naissance à une structure en épingle à cheveux.

itéron, séquence palindromique

répétition terminale longue l.f.

long terminal repeat, LTR

Répétition directe présente aux extrémités de l'ARN ou de l'ADN ou d'un rétrovirus qui interviendrait dans l'intégration de l'ADN viral dans le génome de la cellule-hôte.
Sa taille varie de deux cent cinquante à mille quatre cents paires de base. Chaque répétition se termine par une courte répétition inversée : l'ADN rétroviral ressemble à un transposon.

transposon

répétition traumatique (syndrome de) l.m.

traumatic repetition syndrome

En psychiatrie, élément clinique central et spécifique de la névrose traumatique, caractérisé par un syndrome de répétition nocturne (cauchemars de répétition) et diurne (reviviscence traumatique, réactions de sursaut), dont toutes les manifestations expriment la reproduction du traumatisme : d'une part dans l'activité imaginaire onirique et diurne ("flashback") et d'autre part dans le revécu affectif de l'expérience (angoisse, terreur, horreur).
Il apparaît après une période de latence plus ou moins longue, dans des conditions qui rappellent au sujet, par quelque analogie, sa rencontre traumatique initiale. Les évènements d'actualité rapportés par la presse, une lecture, mais aussi une hospitalisation, une remise de décorations ou des évènements privés marqués par le rejet ou l'abandon (divorce, deuil), sont des facteurs de possible déclenchement. Aucun n'a de valeur absolue. La réactualisation du traumatisme ne s'y opère que par le fait d'une confrontation à l'expérience traumatique, dont le contenu est strictement individuel et particulier à chacun.

répétition tétratricopeptide l.m.

tetratricopeptide repeat

Séquence d’acides aminés formant des hélices répétées en tandem.
Les répétitions tétratricopeptides sont impliquées dans les interactions protéine-protéine. Les hélices sont arrangées deux par deux pour former des structures en épingle à cheveux de 34 acides aminés. Elles peuvent être répétées entre 3 et 16 fois dans une même protéine. On les trouve principalement dans de nombreuses protéines chaperonnes et dans des protéines servant de transporteurs.

chaperonne

unité de répétition l.f.

repetition unit

Ensemble d'une unité de transcription et d'un espaceur. 

unité de transcription, espaceur