temps utile en IRM l.m.
useful time
Dans une séquence d'IRM, temps nécessaire pour recueillir les différents échos de cette séquence.
Si la séquence ne comprend qu'un écho, le temps utile Tu est égal au temps d'écho TE. Si elle comprend plusieurs échos, il est égal à TE que multiplie le nombre d'échos (par ex. Tu = 2 TE ou = 3 TE). Le temps utile est très court par rapport au temps de cycle ou temps de répétition TR, qui est la somme du temps utile Tu et du temps de repos Tr
(TR = Tu + Tr).
→ technique multicoupes, temps de repos, temps de répétition (TR)
[B2,B3]
Édit. 2018
temps de répétition (TR) l.m.
repetition time (TR)
En IRM, durée totale d'un cycle d'acquisition (correspondant à une séquence) ou temps après lequel la séquence est répétée, d'où le nom de « répétition ».
En écho de spin, c'est le temps entre deux impulsions d'excitation de π/2 (90°) successives.
Le temps de répétition (TR) détermine le niveau de la repousse de l'aimantation longitudinale et par conséquent l'importance du signal "disponible", à partir duquel la précession libre (FID) va décroitre au cours du cycle suivant. Il comprend "le temps utile" nécessaire pour recueillir les différents échos d'une séquence, et le temps de repos pendant lequel l'aimantation longitudinale repousse.
Le TR est dit long quand il permet aux tissus de récupérer complètement leur aimantation longitudinale ; il est dit court dans le cas contraire (le TR est alors égal ou inférieur au T1 des tissus concernés).
En écho de spin, les TR courts (300 à 500 ms) associés à des TE également courts (20 à 30 ms), qui ne permettent qu'un très faible contraste en T2, font apparaitre les différences de T1 des tissus (séquences dites pondérées en T1).
Au contraire, les TR longs (de l'ordre de 2 s), associés à des TE également longs (80 à 100 ms), font apparaitre les différences de T2 (séquences dites pondérées en T2).
Si le TR est long (2 s), minimisant le contraste en T1 et le TE court (30 à 40 ms), minimisant le contraste en T2, il n'y aura de contraste que s'il y a entre les tissus une différence de densité protonique (séquence dite pondérée en densité de protons, ou en rhô).
Enfin, puisqu'une séquence permet d'obtenir une ligne du plan de Fourier, le temps de répétition correspond au passage d'une ligne à la suivante de ce plan.
Syn. temps de cycle
→ écho de spin, technique multicoupe
[B2,B3]
Édit. 2018
diamètre sagittal utile de Pinard l.m.
A. Pinard, gynécologue obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1844-1934)
diamètre transverse utile l.m.
diamètre utile l.m.
avortement à répétition l.m.
habitual abortion
Succession de plus de deux avortements involontaires.
Précoces, ils doivent faire rechercher une anomalie chromosomique parentale, une malformation utérine, une maladie endocrinienne comme un myxœdème, une anomalie de l'auto-immunité, notamment un syndrome des antiphospholipides. Tardifs, ils évoquent une béance du col utérin, qui se traite par un cerclage.
écho de répétition l.m.
repetition echo
En échographie, artéfact hyperéchogène, visible surtout dans les structures liquidiennes, créé par un double aller-retour des ultrasons entre la surface de cette structure et la peau.
Par ex. dans un kyste ou la vésicule biliaire.
[B2, B3]
Édit. 2019
fréquence de répétition des impulsions (en échographie) l.f.
Pulse repetition frequency (in ultrasonography)
Syn. fréquence de récurrence
→ PRF
[B1, B2, B3]
Édit. 2019
répétition n.f.
repetition
En psychanalyse, retour incessant, à l'insu du sujet, de pensées, de situations, d'actes qui se reproduisent à l'identique. Elle est à distinguer de la reproduction, qui suppose une action volontaire du sujet.
La répétition occupe une place centrale dans l'œuvre de S. Freud, où elle évoluera parallèlement au concept de traumatisme psychique et à la théorie des pulsions. Elle ne trouvera son sens majeur que dans la dernière partie de l'élaboration freudienne où elle est rattachée à la pulsion de mort dans son lien au traumatisme originel inassimilable. J. Lacan reprendra ce point pour assimiler la répétition au retour du réel, ce qui revient toujours à la même place.
répétition (compulsion de) l.f.
repetition compulsion
En psychanalyse, tendance contraignante à la répétition de situations antérieures pénibles pour le sujet.
Celui-ci, bien que l'origine de la contrainte soit inconsciente, trouve à la justifier dans son éprouvé actuel.
Ce concept freudien ("Wiederholungszwang") apparaît vers 1914 pour rendre compte des résistances survenant dans les cures. Il ne sera réellement formalisé par S. Freud qu'en 1920 ("Au-delà du principe de plaisir"), dans la relation qu'il entretient avec le traumatisme et la pulsion de mort. Par la suite, il deviendra un concept clé de la théorie freudienne comme marque ineffaçable du traumatisme originel structural : celui de la naissance du sujet au langage.
répétition directe l.f.
direct repeat sequence, DR sequence
Dans une molécule d'acide nucléique, l'une des séquences répétées et de même orientation résultant d'une duplication.
Leur nombre peut être supérieur à deux : elles peuvent être contigües ou non. Les répétitions directes se rencontrent en particulier de part et d'autre des transposons. Lorsqu'elles sont contigües, on les désigne comme des répétitions en tandem (tandem repeat).
→ itéron, transposon
répétition en tandem l.f.
tandem repeat
répétition inversée l.f.
inverted repeat sequence, IR sequence
1) Dans une molécule d'acide nucléique double-brin, l'une des deux séquences de bases identiques ou voisines mais opposée en direction avec celle de l'autre brin.
2) Dans une même molécule d'acide nucléique simple-brin, l'une des deux séquences complémentaires opposées en direction sur le brin unique.
Ces séquences peuvent être contigües ou non ; elles peuvent donner naissance à une structure en épingle à cheveux.
→ itéron, séquence palindromique
répétition terminale longue l.f.
long terminal repeat, LTR
Répétition directe présente aux extrémités de l'ARN ou de l'ADN ou d'un rétrovirus qui interviendrait dans l'intégration de l'ADN viral dans le génome de la cellule-hôte.
Sa taille varie de deux cent cinquante à mille quatre cents paires de base. Chaque répétition se termine par une courte répétition inversée : l'ADN rétroviral ressemble à un transposon.
répétition traumatique (syndrome de) l.m.
traumatic repetition syndrome
En psychiatrie, élément clinique central et spécifique de la névrose traumatique, caractérisé par un syndrome de répétition nocturne (cauchemars de répétition) et diurne (reviviscence traumatique, réactions de sursaut), dont toutes les manifestations expriment la reproduction du traumatisme : d'une part dans l'activité imaginaire onirique et diurne ("flashback") et d'autre part dans le revécu affectif de l'expérience (angoisse, terreur, horreur).
Il apparaît après une période de latence plus ou moins longue, dans des conditions qui rappellent au sujet, par quelque analogie, sa rencontre traumatique initiale. Les évènements d'actualité rapportés par la presse, une lecture, mais aussi une hospitalisation, une remise de décorations ou des évènements privés marqués par le rejet ou l'abandon (divorce, deuil), sont des facteurs de possible déclenchement. Aucun n'a de valeur absolue. La réactualisation du traumatisme ne s'y opère que par le fait d'une confrontation à l'expérience traumatique, dont le contenu est strictement individuel et particulier à chacun.
répétition tétratricopeptide l.m.
tetratricopeptide repeat
Séquence d’acides aminés formant des hélices répétées en tandem.
Les répétitions tétratricopeptides sont impliquées dans les interactions protéine-protéine. Les hélices sont arrangées deux par deux pour former des structures en épingle à cheveux de 34 acides aminés. Elles peuvent être répétées entre 3 et 16 fois dans une même protéine. On les trouve principalement dans de nombreuses protéines chaperonnes et dans des protéines servant de transporteurs.
unité de répétition l.f.
repetition unit
Ensemble d'une unité de transcription et d'un espaceur.