Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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tachycardie ventriculaire l.f.

ventricular tachycardia

Trouble du rythme cardiaque prenant naissance dans les ventricules au-dessous de la bifurcation du faisceau de His.
Les complexes ventriculaires sont larges (durée supérieure à 120 ms), avec une dissociation auriculoventriculaire et des complexes de capture ou de fusion. La fréquence varie entre 140 et 220/min ou, au maximum, trois extrasystoles ventriculaires successives représentant l'équivalent mineur de ce trouble du rythme (tachycardie ventriculaire non soutenue). La tachycardie ventriculaire étant liée à une cardiopathie ischémique le plus souvent (infarctus du myocarde), la tolérance hémodynamique est souvent mauvaise avec chute tensionnelle et tendance à l'état de choc. D'autres cardiopathies peuvent être en cause : cardiopathie primitive dilatée, dysplasies «arythmogènes», formes «idiopathiques».Si la tolérance hémodynamique est mauvaise, la réduction d'urgence est indiquée, sous surveillance électrocardiographique, en unité de soins intensifs cardiologiques, si possible. La réduction fait appel à des antiarythmiques administrés par voie intraveineuse (xylocaïne→, amiodarone, β-bloquants, etc.) ou à la cardioversion par choc électrique externe sous anesthésie générale de courte durée. Le risque de récidives, voire de transformation en fibrillation ventriculaire même en l'absence de cardiopathie favorisante, indique la prescription au long cours d'un traitement antiarythmique prophylactique.

Sigle TV

Belhassen (tachycardie de) l.f.

Belhassen’s tachycardia

Tachycardie ventriculaire idiopathique d’origine fasciculaire issue de l’hémibranche postérieure, plus rarement antérieure gauche ou septale haute.
Les complexes ventriculaires ont l’aspect d’extrasystoles fasciculaires, moins larges que des extrasystoles ventriculaires, avec retard droit et axe hypergauche le plus souvent (origine dans l’hémibranche postérieure gauche), parfois hyper droit (si la tachycardie ventriculaire (TV) naît de l’hémibranche antérieure gauche). Le mécanisme est probablement une réentrée (rythme réciproque entre les deux hémibranches).
Les tachycardies fasciculaires surviennent plutôt chez l’adulte jeune sans cardiopathie sous-jacente avec une prédominance masculine. Elles n’évoluent pas vers une arythmie ventriculaire maligne et ont les caractéristiques cliniques d’une tachycardie de Bouveret.
La réduction de la TV est facilement obtenue par le vérapamil injectable, en revanche le traitement préventif des récidives fait appel aux antiarythmiques de classe Ic avec une efficacité souvent limitée. Une ablation ciblée sur le site de naissance de la tachycardie est possible comme traitement curatif.

B. Belhassen, médecin cardiologue israélien (1981)

tachycardie ventriculaire, extrasystole fasciculaire, Bouveret (maladie de), vérapamil, ablation endo-cavitaire

Édit. 2017

Coumel (tachycardie de) l.f.

Tachycardie réentrante jonctionnelle dont le substrat est une voie accessoire à conduction lente/décrémentielle.
Son insertion est en général atriale postéroseptale droite proche de l’ostium du sinus coronaire.
Les caractéristiques de l’ECG sont :
- une onde P rétrograde négative en D2, D3,VF avec un RP’ long,
– une conduction décrémentielle dans la voie accessoire,
– une extrasystole ventriculaire en période réfractaire de la voie nodohissienne qui avance l’activation atriale (on peut l’obtenir lors d’une exploration électrophysiologique),
– la primodépolarisation atriale rétrograde proche de l’ostium du sinus coronaire.

P. Coumel, médecin cardiologue français (1967)

tachycardie n.f.

tachycardia

Fréquence cardiaque supérieure à 100 battements par minute chez l'adulte.
On distingue les tachycardies sinusales normales, liées à l'effort ou à une stimulation sympathique excessive (émotion, absorption de substances dites «excitantes») ou pathologiques, secondaires soit à une insuffisance cardiaque, soit à une stimulation hormonale (hyperthyroïdie, sécrétion médullosurrénalienne excessive) ou encore réactionnelle à un état d'anémie, aigüe ou chronique, et les tachycardies ectopiques prenant naissance soit dans la paroi auriculaire (tachycardie supraventriculaire) en amont du faisceau de His, soit dans les parois ventriculaires (tachycardie ventriculaire).

pouls (fréquence du

tachycardie de Belhassen l.f.

B. Belhassen, médecin cardiologue israélien (1981)

Belhassen (tachycardie de)

tachycardie de Coumel l.f.

P. Coumel, médecin cardiologue français (1967)

Coumel (tachycardie de)

tachycardie fœtale l.f.

fetal tachycardia

Elévation anormale et constante du rythme cardiaque du fœtus au-dessus d’une fréquence de 160 ou 180 battements par minute.
Elle est considérée comme l’indicateur d’une infection fœtale. Elle peut être induite par le passage transplacentaire d’atropine injectée à la mère.

tachycardie, hypertension, microphtalmie et hyperglycinurie l.f.

tachycardia, hypertension, microphtalmia, and hyperglycinuria

Tachycardie paroxystique, hypertension, syncopes, convulsions avec microphtalmie, cataracte, hyperglycinurie et calculs rénaux.
La microphtalmie serait dominante dans la famille et le reste récessif (une seule publication avec un frère et une sœur). L’affection est autosomique récessive (MIM 272550).

C.W. Adams et W.E. Nance, médecins américains (1967) 

tachycardie jonctionnelle l.f.

junctional tachycardia

jonctionnel

tachycardie nodale l.f.

nodal tachycardia

nodal

tachycardie paroxystique l.f.

paroxystic tachycardia

Variété de tachycardie survenant par épisodes aigus et brutaux.

L. Bouveret, médecin interniste français (1889)

Bouveret (maladie de)

tachycardie paroxystique supraventriculaire fœtale l.f.

paroxystic fetal supraventricular tachycardia

Brusque élévation du rythme cardiaque fœtal au-dessus de 180 battements par minute, dépassant parfois 250 battements par minute, durant plusieurs dizaines de minutes, et pouvant entrainer une insuffisance cardiaque fœtale.
Elle se traite par la digitaline intraveineuse qui, injectée à la mère, traverse le placenta.

tachycardie par réentrée électronique l.f.

Tachycardie survenant après une stimulation ventriculaire entrainant une conduction rétrograde des ventricules à l’oreillette et entendue par le circuit auriculaire du stimulateur

tachycardie supraventriculaire l.f.

supra-ventricular tachycardia

Trouble du rythme cardiaque prenant naissance au-dessus des ventricules, en amont de la bifurcation du faisceau de His.
La fibrillation auriculaire et le flutter auriculaire en sont les principaux exemples. En pratique, ce terme est réservé aux tachycardies par réentrée dans le nœud auriculoventriculaire : la dissociation longitudinale des voies de conduction rapide et lentes de la jonction auriculoventriculaire, créant un circuit de réentrée, est évoquée pour expliquer l'existence d'un «rythme réciproque» (tachycardie paroxystique de Bouveret) qui n'est généralement lié à aucune cardiopathie sousjacente. Parfois la réentrée emprunte une voie accessoire (faisceau de Kent). Dans ce cas, si le cheminement se fait sur le mode antidromique, l'accès peut être toléré du fait de la vitesse de propagation de l'influx quand il passe dans le faisceau accessoire par voie antérograde.Les accès de cette tachycardie débutent et cessent brutalement : la fréquence cardiaque est régulière et rapide de l'ordre de 200/min, l'électrocardiogramme montre des complexes QRS fins, les ondes P sont la plupart du temps invisibles et s'inscrivent derrière les complexes ventriculaires en début de repolarisation.La stimulation vagale arrête la crise ou est sans effet (loi du Tout ou Rien). Le traitement fait appel aux «petits moyens» tels la manœvre de Valsalva, la compression oculaire ou le massage carotidien. En cas d'échec la réduction médicamenteuse est indiquée (Striadyne→ intraveineuse) et un traitement antiarythmique est utile en cas de récidives fréquentes et mal tolérées.

L. Bouveret, médecin interniste français (1889)

Sigle TSV

arcade supra-orbitaire l.f.

bord supra-orbitaire

artère supra-bulbaire l.f.

artère supra-duodénale

artère supra-chiasmatique l.f.

arteria suprachiasmatica (TA)

suprachiasmatic artery

Une des branches centrales antéro-médiales de l’artère communicante antérieure destinée à la région infundibulaire.

artère supra-duodénale l.f.

arteria supraduodenalis  (TA)

supraduodenal artery

Rameau duodénal de l’artère hépatique qui naît entre l’artère gastro-duodénale et l’artère pylorique.
Il se distribue aux faces antérieure et postérieure de l’ampoule duodénale.

Syn. anc. artère de Wilkie, artère suprabulbaire

artère supra-optique l.f.

arteria supraoptica (TA)

supraoptic artery

Une des branches centrales antéro-médiales de l’artère cérébrale antérieure destinée aux noyaux hypothalamiques supraoptiques.

artère supra-orbitaire l.f.

arteria supraorbitalis (TA)

Branche collatérale de l’artère ophtalmique qui naît au-dessus du nerf optique et se dirige en avant immédiatement au-dessous de la voûte orbitaire

Elle sort de l’orbite par le foramen supra-orbitaire et se divise en plusieurs branches pour les téguments du front. Elle fournit des rameaux à la paupière supérieure.

Syn. anc.  artère sus-orbitaire ; artère frontale externe

artère supra-rénale inférieure l.f.

arteria suprarenalis inferior (TA)

inferior suprarenal artery

Branche collatérale de l’artère rénale ou d’une de ses branches terminales.
Comme les autres artères supra-rénales elle aborde la glande de façon dispersée, par sa périphérie, par deux rameaux antérieur et postérieur à l’origine des artères segmentaires.

Syn. anc.  artère capsulaire inférieure, artère surrénale inférieure

artère supra-rénale moyenne l.f.

arteria suprarenalis media (TA)

middle suprarenal artery

Branche collatérale inconstante de l’aorte.
Comme les autres artères supra-rénales elle aborde la glande de façon dispersée par sa périphérie.

Syn. anc.  artère surrénale moyenne, artère capsulaire moyenne

artère supra-rénale supérieure l.f.

arteria suprarenalis superior (TA)

superior suprarenal artery

Branche collatérale de l’artère phrénique inférieure.
Parfois  multiple, cette branche, comme les autres artères supra-rénales, aborde la glande de façon dispersée par sa périphérie.
 

Syn. anc. artère surrénale supérieure, artère capsulaire supérieure

artère supra-scapulaire l.f.

arteria suprascapularis (TA)

suprascapular artery

Branche de division du tronc thyro-cervical qui se dirige en avant et en dehors, passant successivement en avant du muscle scalène antérieur, du nerf phrénique, de l’artère sous-clavière et du plexus brachial.
Elle chemine en arrière de la clavicule où elle longe le muscle subclavier. Elle atteint le bord supérieur de la scapula et passe au-dessus de l’incisure scapulaire. Elle se ramifie dans la fosse supra-épineuse et dans la fosse infra-épineuse. Au cours de son trajet elle donne un rameau supra-sternal, un rameau acromial, des rameaux musculaires et articulaires.

Syn. anc.  artère sus-scapulaire ; artère scapulaire supérieure

artère supra-trochléaire l.f.

arteria supratrochlearis (TA)

supratrochlear artery

Branche collatérale ou terminale de l’artère ophtalmique.
Elle croise la poulie du muscle oblique supérieur, glisse dans l’incisure frontale et se distribue à la racine du nez, à la région frontale médiale et à la paupière supérieure.

Syn. anc.  artère frontale interne ; artère sus-trochléaire

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