Principales caractéristiques des anesthésiques volatils
| Nom | Formule | Masse moléculaire | Inflammabilité | Température d’ébullition**°C | Pression de vapeur saturante m de Hg | Coefficient de partage sang/air | MAC*% pour 1 1atm |
| Chloroforme | CHCL 3 | 119,4 | ‒ | 61,2 | 160 | 8 | 0,77 |
| Chlorure d’éthyle | CH 3CH 2Cl | 64,5 | + | 12,5 | 1 000 | 2,7 | ‒ |
| Cyclopropane | C 3H 6 | 42,0 | + | -33,0 | 4 700 | 0,5 | 9,2 |
| Desflurane | CH 2OCFHCF 3 | 168 | ‒ | 22,8 | 665 | 0,42 | 6,0 |
| Enflurane | C 3H 2OCIF 5 | 184,5 | ‒ | 56,5 | 180 | 1,9 | 1,7 |
| Ether diéthylique | C 4H 10O | 74,1 | + | 34,6 | 440 | 15,2 | 1,92 |
| Ether divinylique | C 4H 6O | 70,0 | + | 28,3 | 555 | 2,8 | ‒ |
| Ethylène | C 2H 4 | 28,0 | + | -103,7 | ‒ | 0,15 | ‒ |
| Fluoroxène | C 4H 5OF 3 | 126 | ‒ | 43,2 | 290 | 1,4 | ‒ |
| Halothane | C 4HClBrF 5 | 197,4 | ‒ | 50,2 | 243 | 2,3 | 0,77 |
| Isoflurane | C 4H 2OCIF 5 | 184,5 | ‒ | 48,5 | 299 | 1,4 | 1,15 |
| Méthoxyflurane | C 3HOCl 2F 2 | 184,97 | ‒ | 105,0 | 24 | 13 | 0,16 |
| Oxyde nitreux | N 2O | 44,0 | *** | -88,5 | 41 360 | 0,46 | 115,0 |
| Sévoflurane | (CF 3) 2CHOCFH 2 | 200 | ‒ | 58,5 | 160 | 0,68 | 2,0 |
| Trichloréthylène | C 2HCl 3 | 131,4 | ‒ | 89,5 | 60 | 9,2 | 0,6 |
→ anesthésiste-réanimateur (médecin), ISO9000 (norme), qualité (contrôle de)
[G1,G3]
Édit. 2017
pollution du bloc opératoire par les gaz anesthésiques l.f.
operating room pollution
L’anesthésie générale amène un rejet de gaz et de vapeurs dans le bloc opératoire où ces polluants peuvent s’accumuler.
Les principaux polluants sont l’acide nitreux (comburant) et les vapeurs anesthésiques halogénées (peu combustibles), halothane, isoflurane, enflurane, desflurane, sévoflurane. L’oxyde d’éthyle et le cyclopropane ne sont plus employés car ils étaient source d’explosions.
On évalue l’importance de la pollution par la concentration du gaz ou de la vapeur dans l’air exprimée en parties par million en volume, ppv. Les limites réglementaires diffèrent légèrement selon les pays, elles sont en France de 25 ppv pour le protoxyde d’azote N2O et 2 ppv pour les substances volatiles halogénées.
L’inhalation prolongée de vapeurs anesthésiques en salle d’opération ou de réveil dépend de la durée de séjour du personnel et de sa position par rapport à la source polluante (les anesthésistes, généralement près de la tête du patient, sont les plus exposés). La toxicité aigüe (loi de Haber) ne s’observe pas en pratique car on est loin du seuil de toxicité, mais les séjours répétés en ambiance polluée accumulent les risques.
Des accidents dus à l'exposition chronique à l'oxyde nitreux ont été observés : le N2O inactive la cobolamine, cofacteur de la méthionine synthétase, nécessaire au métabolisme des folates ; cette dernière intervient dans la biosynthèse de l'ADN et donc dans la multiplication cellulaire. Ainsi les principaux troubles causés par l'inhalation prolongée de N2O touchent le fœtus à la fin du premier mois de la gestation (action abortive et tératogène). Chez l'adulte on note une atteinte de la moelle osseuse (anémie analogue à celle de Biermer) et des troubles nerveux (neuromyopathie). Tous ces troubles régressent rapidement après l'arrêt des inhalations, sauf en ce qui concerne le fœtus.
Les vapeurs halogénées produisent une irritation oculaire et bronchique et, à long terme, des atteintes hépatiques chez quelques sujets prédisposés, mais les enquêtes épidémiologiques n'ont pas démontré la toxicité hépatique ou rénale.
La prévention consiste à réduire la pollution anesthésique et à en minimiser ses effets :
- les anesthésiques volatils doivent être utilisés en circuit fermé,
- les rejets doivent être aspirés et rejetés sur l'extérieur ou absorbés sur du charbon activé,
- les blocs opératoires et les salles de réveil doivent être ventilés («l'atmosphère des salles d'opération et de réveil doit recevoir un apport en air neuf au régime minimal de 15 volumes par heure et par salle avec un apport minimum de 50 m3/h/personne»),
- le personnel ne doit pas rester plus de huit heures par jour en atmosphère polluée et les séances longues doivent être compensées par des jours de travail hors pollution.
→ Haber (loi de), oxyde nitreux
gaz anesthésiques (intoxication par les) l.f.
anesthetic gaz poisoning
→ pollution du bloc opératoire par les gaz anesthésiques
[G1, B3]
Édit. 2020
agence des systèmes d'information partagés de santé l.f.
shared healthcare information systems agency
Cette agence a pour mission de promouvoir et encadrer le développement de l’informatique dans le domaine de la santé et du médico-social pour améliorer la qualité et la coordination des soins.
Le ministère de la Santé l’a désignée comme l’autorité administrative de certification, chargée de délivrer la carte électronique d’identité du professionnel de santé.
Avec cette carte, le ministère peut, entre autres, communiquer avec tous les télé-services de santé, créer, alimenter et consulter le dossier médical personnel de ses patients ainsi que transmettre leurs feuilles de soins électroniques.
Sigle ASIP santé
[E1,E3]
Édit. 2017
programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) l.m.
Disposition permettant d’obtenir des informations quantifiées et standardisée sur les activités des établissements de santé ayant pour objectif de réduire les inégalités de ressources en allouant des allocations budgétaires adaptées.
La loi du 31 juillet 1991 oblige les établissements de santé, publics et privés, à procéder à l'évaluation et à l'analyse de leur activité. L'arrêté du 20 septembre 1994 et la circulaire du 10 mai 1995 fixent l'obligation faite aux établissements hospitaliers sous compétence tarifaire de l'État (établissements publics, assimilés et privés à but non lucratifs) de transmettre leurs données sous la forme de résumés de sortie anonymes aux Agences régionales de santé. Cette obligation est étendue en 1997 aux établissements de santé privés à but lucratif qui doivent transmettre cette information aux Caisses nationales d’assurance maladie des travailleurs salariés.
Pour les séjours hospitaliers de médecine-chirurgie-obstétrique dits MCO, cette analyse est fondée sur le recueil systématique et le traitement automatisé d'une information médico-administrative minimale et standardisée, contenue dans le Résumé de sortie standardisé.
Depuis 2005, le PMSI est utilisé pour la mise en œuvre de la tarification à l'activité (T2A), nouveau système de rémunération des hôpitaux, basé sur leur activité.
Pour ce qui concerne le secteur des soins de suite et de réadaptation dits SSR, (ancien « moyen séjour »), le PMSI est obligatoire pour tous les établissements depuis 2003. Le recueil est différent, plus axé sur la notion de mode de prise en charge (convalescence, rééducation, etc.) et sur le degré de dépendance du patient. Par contre, la T2A n'est pas encore appliquée à ce secteur.
Dans le cas de l'hospitalisation à domicile, de même, existe un système spécifique de recueil d'information, qui a permis de mettre en place la T2A dans ce secteur en 2005 comme pour les disciplines MCO.
Les diagnostics sont codés d'après la CIM-10 (Classification internationale des maladies et recours aux services de santé no10) édité par l'OMS et faisant l'objet d'extensions régulières par le ministère de la santé français.
Il peut aussi contenir des actes techniques codés d'après la CCAM (Classification commune des actes médicaux).
En 2000, l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation est créée pour collecter des données du PMSI.
→ agence régionale de santé, caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, classification internationale des maladies, classification commune des actes médicaux, agence technique de l'information sur l'hospitalisation
[E1]
Édit. 2018
systèmes génitaux l.m.
systema genitalia (TA)
genital systems
Ensemble des organes qui, chez la femme et chez l’homme, concourent à la reproduction sexuée.
Étym. gr. sustêma : ensemble d'objets, de bêtes, d'hommes ou de doctrines
Syn. anc. appareil de la génération, appareil de la reproduction, organa genitalia (PNA)
→ système génital féminin, système génital masculin
[A1,M2]
théorie générale des systèmes l.f.
systems general theory
Courant conceptuel initialement introduit par L. von Bertalanffy (1968) afin de rendre compte, dans un objet complexe ("système"), de l'apparition de propriétés provenant de l'intégration de composants plus simples ("éléments"), ne prenant de sens que les uns par rapport aux autres et auxquels le tout est irréductible.
Notion corrélée avec celle de structure et souvent considérée comme plus riche, en particulier du fait que le système est à la fois "plus", par ses émergences et ses interactions avec le milieu que la somme de ses parties, et "moins", du fait de certaines contraintes et inhibitions. Selon le cas, le terme de structure couvre aussi un ensemble de concepts, une théorie, un modèle permanent visant à rendre compte de ces interférences.
En psychiatrie, les notions de causalité circulaire et de signification ajoutent à la complexité mais aussi à l'intérêt de telles approches dans la thérapie systémique. L'examen de la famille sur des bases cybernétiques est également utilisé.
L. von Bertalanffy, biologiste autrichien (1968)
transduction (systèmes de) l.m.p.
transduction systems
Systèmes qui permettent de transmettre l'information au travers de la membrane cellulaire faisant le lien (ou "couplage") entre les récepteurs situés dans la partie superficielle de la membrane et les systèmes intracellulaires.
Ainsi, le signal chimique est transformé en signal électrique.
Des anomalies de structure ou de fonctionnement de ces éléments peuvent constituer un axe de recherche étiopathogénique dans les affections psychiatriques, notamment les états dépressifs.