plastie d'élargissement du col vésical l.f.
suprapubic bladder neck revision
Intervention chirurgicale visant à agrandir le col vésical, dans la cure de la maladie du col congénitale ou de certaines sténoses acquises.
La plus utilisée, notamment chez l'enfant, repose sur le principe des plasties YV. Leur inconvénient majeur chez le garçon est de créer des éjaculations rétrogrades, ce qui tend à les faire abandonner, et chez la fille de menacer parfois la continence.
syndrome de la jonction pyélo-urétérale l.m.
uretero pelvic junction obstruction UPJO, ureteropelvic junction syndrome, congenital hydronephrosis
Anomalie de la jonction pyélo-urétérale provoquant une obstruction pouvant entraîner une dilatation des cavités intrarénales.
Cette anomalie congénitale peut être du à un défaut de transmission des contractions de la voie excrétrice pyélocalicielle vers l'uretère qui se comporte comme un obstacle. Elle peut rester purement fonctionnelle et demeurer longtemps sans retentissement pour le rein sus-jacent. Lorsque le syndrome de jonction se décompense, il provoque une dilatation du bassinet puis des calices.
Des anomalies anatomiques locales (atrésie segmentaire, anomalies de structure pariétale, anomalies d'implantation), peuvent donner le même tableau. Le croisement d'un pédicule vasculaire rénal polaire inférieur peut être responsable de ce syndrome.
Syn. hydronéphrose congénitale, syndrome du collet (obs.)
[M2]
Édit. 2018
jonction pyélo-urétérale l.f.
ureteropelvic junction
Zone de continuité de la voie excrétrice urinaire entre la pointe du bassinet et l'uretère qui lui fait suite.
Cette zone est anatomiquement peu précise, mais à son niveau se situe la délicate transmission des contractions du bassinet à celles de l'uretère, dont l'anomalie fonctionnelle crée un syndrome obstructif et une hydronéphrose
jonction pyélo-urétérale (résection de la) l.f
→ résection de jonction pyélo-urétérale
résection de la jonction pyélo-urétérale l.f.
resection of the pelvi-ureteral junction (with uretero pelvic anastomosis)
Intervention chirurgicale employée principalement dans la cure de l'hydronéphrose congénitale, qui réalise l'ablation de la jonction pyélo-urétérale pathologique, puis sa reconstitution par anastomose pyélo-urétérale.
L'opération sectionne l'uretère en zone saine sous la jonction pyélo-urétérale et enlève une partie plus ou moins grande du bassinet dilaté ; la reconstitution est obtenue par suture linéaire du bassinet et anastomose pyélo-urétérale au point déclive "en raquette" ; elle permet le décroisement d'un éventuel pédicule vasculaire polaire inférieur. Proposée par R. Küss en 1951, elle est devenue l'opération de référence dans la cure de l'hydronéphrose congénitale.
R. Küss, chirurgien urologue français, membre de l’Académie de médecine (1975)
élargissement des lamelles myéliniques l.m.
widening of myelin lamellae
En microscopie électronique, écartement anormal des lamelles de myéline des nerfs périphériques.
Au cours des neuropathies démyélinisantes, on peut observer au niveau de la myéline du système nerveux périphérique une compaction incomplète des lamelles les plus externes des fibres myélinisées, en voie de remyélinisation et l'écartement est anormalement et irrégulièrement large. Il faut distinguer ces aspects de ceux observés au cours des neuropathies associées à une dysglobulinémie de type IgM : les élargissements ne concernent pas toujours uniquement les lamelles les plus périphériques. Etant à peu près réguliers, de l'ordre de 23 nm, ils se font aux dépens d'une dissociation des lamelles intrapériodiques et correspondent probablement à une infiltration de la globuline anormale qui arrive au niveau de la gaine par le mésaxone externe. Une intervention du complément dans le déterminisme de cette lésion morphologique secondaire à un processus dysimmunitaire est fortement suspectée.
→ myéline, neuropathie, dysglobulinémie, Immunoglobuline M
[A3, H1, H5]
Édit. 2019
cerclage du col vésical l.m.
Technique chirurgicale qui consiste à rétrécir ou fermer (transitoirement) le col vésical, dans la cure de certaines incontinences ou au cours de certaines adénomectomies prostatiques.
→ adénomectomie prostatique transvésicale
[M2,G5]
colposuspension du col vésical l.f.
bladder colpopexy
Opération visant la cure de l'incontinence d'effort de la femme par suspension ou soutènement du col vésical au moyen de la face antérieure du vagin, dont les bords sont fixés soit à la face postérieure de la symphyse pubienne (opération de Marshall-Marchetti), soit aux ligaments de Cooper (opération de Burch).
Ces techniques peuvent être réalisées chirurgicalement à ciel ouvert ou par rétropéritonéoscopie.
V. F. Marshall, chirurgien urologue américain et A. A. Marchetti, gynécologue américain (1949) ; A. Cooper, Sir, chirurgien et anatomiste britannique, membre de l'Académie de médecine (1768-1841) ; J. C. Burch, gynécologue américain (1961)
[M2]
col vésical l.m.
cervix vesicae
bladder neck
Orifice inférieur de la vessie par lequel elle évacue l'urine vers l'urèthre lors de la miction.
Il est situé à la pointe du trigone ; il est formé par les fibres musculaires lisses longitudinales de la couche superficielle de celui-ci, descendant vers le veru montanum, entourées de l'anneau musculaire du sphincter lisse de l'urèthre.
→ maladie acquise du col vésical, maladie congénitale du col vésical
[A1]
Édit. 2015
maladie acquise du col vésical l.f.
bladder neck sclerosis
Sclérose acquise du col vésical, habituellement postinfectieuse, pouvant accompagner l'évolution d'une prostatite chronique, réalisant une obstruction chronique progressive sous-vésicale.
Les conséquences d'amont sur la vessie et le haut appareil peuvent être sévères : rétention chronique, distension vésicale, dilatation bilatérale des voies hautes. Le traitement en est l'incision cervicoprostatique ou la résection endoscopique.
→ maladie congénitale du col vésical
[M3]
maladie congénitale du col vésical l.f.
bladder neck contracture, Marion's disease
Hypertrophie congénitale de la musculature lisse du col vésical réalisant la plus haute des uropathies obstructives du bas appareil.
Cette "maladie du col" congénitale est rare et ne touche que le garçon.
G. Marion, chirurgien urologue français, membre de l’Académie de médecine (1933)
Syn. maladie de Marion
→ maladie acquise du col vésical
[Q2,M3]
sclérose du col vésical l.f.
vesical neck sclerosis
→ col vésical (maladie acquise du)
soutènement aponévrotique du col vésical l.m.
vesical neck aponevrotic retaining structure
Opération visant à soutenir le col vésical par une bandelette aponévrotique fixée aux ligaments de Cooper, aux tissus rétropubiens ou à la paroi abdominale antérieure, pour la cure de l'incontinence féminine.
R. Goebell, chirurgien allemand (1910) ; W. Stoeckel, gynécologue allemand (1917)
→ Goebell-Stoeckel (opération de), suspension du col vésical
suspension du col vésical par bandelette l.f.
vesical neck suspension by band
Ensemble de techniques chirurgicales visant la cure de l'incontinence d'effort ou mixte de la femme, par suspension du col vésical au squelette pelvien ou à la paroi hypogastrique par l'intermédiaire d'une bandelette constituée d'un tissu d'emprunt.
Les tissus employés ont été très nombreux : muscle pyramidal ou bandelette du grand droit de l'abdomen, bandelette aponévrotique taillée dans la gaine du grand droit ou l'aponévrose du grand oblique, bandelette aponévrotique libre de fascia lata, tendon de veau conservé ou bandelette de peau, bandelette de tissu synthétique, etc.
Les interventions peuvent être pratiquées par voie hypogastrique seule ou plus souvent combinée, vaginale et hypogastrique.
La plupart de ces techniques ont été abandonnées au profit des colpo-suspensions vésicales, des techniques simplifiées ou du sphincter artificiel. Sont encore pratiquées néanmoins les suspensions aponévrotiques de type Goebell-Stoeckel ou par tissus synthétiques.
R. Goebell, chirurgien allemand (1910) ; W. Stoeckel, gynécologue allemand (1917)
→ Goebell-Stoeckel (opération de)
syndrome de jonction de Traquair l.m.
Traquair's junction, junction scotoma
H.M. Traquair, ophtalmologiste britannique (1927)
→ Traquair (scotome de jonction de)
Traquair (syndrome de jonction de) l.m.
Traquair's junction, junction scotoma
H.M. Traquair, ophtalmologiste britannique (1927)
→ Traquair (scotome de jonction de)
ADN de jonction l.m.
linker DNA
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
complexe de jonction l.m.
junctional complex
Système assurant la cohésion des cellules épithéliales et obstruant l’espace intercellulaire.
On décrit ainsi des systèmes élémentaires du bord libre vers la profondeur : zonula occludens, zonula adherens, macula adherens.
[A2]
jonction n.f.
junction
Étym. lat. conjunctio : union
→ complexe de jonction, jonction cellulaire
jonction adhérente l.f.
jonction ano-rectale l.f.
junctio anorectalis (TA)
anorectal junction
Limite entre le rectum pelvien ou rectum proprement dit et le rectum périnéal ou canal anal.
Cette limite entre les deux segments répond au sommet du coude que décrit le rectum sur la pointe du coccyx. Elle est en rapport en avant avec le bec de la prostate chez l’homme ou la partie moyenne du vagin chez la femme. Latéralement elle est étroitement unie aux éléments du diaphragme pelvien. Sur sa face muqueuse la jonction ano-rectale est marquée par la présence des colonnes et des valvules anales.
jonction auriculaire ventriculaire
Les études électrophysiologiques endocavitaires actuelles permettent d’analyser la conduction de l’influx cardiaque au niveau de la région auriculo-ventriculaire et du nœud d’Ashoff Tawara où on distingue trois régions la zone auriculo-nodale, la zone nodale centrale et la zone terminale auriculo-hisienne, zones de vitesse de conduction variable.
Le caractère hétérogène de la jonction rend compte des phénomènes de réentrée dans la physiopathologie des tachycardies supra ventriculaires paroxystiques.
→ tachycardie supra ventriculaire, réentrée (phénomène de), Wolf-Parkinson-White (syndrome de)
jonction artériolocapillaire l.f.
arteriolocapillar junction
Renforcement de la musculature de la média d’une artériole, avant son abouchement au capillaire.
jonction cellulaire l.f.
cellular junction
Structure spécialisée de la membrane plasmique des cellules épithéliales, des cellules des muscles cardiaques et viscéraux, permettant de réaliser une couche continue et cohésive.
Elle est dite serrée, adhérente ou communicante. Serrée ou occlusive ou zonula occludens ; elle se présente au pôle apical des cellules épithéliales sous forme de zones exigües où les feuillets externes des membranes plasmiques de deux cellules adjacentes fusionnent ; entre ces zones, les membranes restent séparées ; il se constitue ainsi un anneau continu d’une cellule à l’autre, séparant l’espace intercellulaire de la lumière. Adhérente ou zonula adherens, elle correspond à une divergence des membranes plasmiques de deux cellules voisines sans structure visible entre elles ; du coté cytoplasmique, se constate un fin réseau de matériel filamenteux qui s’insère sur le plateau terminal du cytosquelette situé sous la surface cellulaire. Elle est communicante quand une zone de contact entre les membranes de deux cellules voisines comporte des centaines de pores très fins permettant le passage de molécules, ions, nutriments, etc. Les cellules épithéliales possèdent les trois types de jonction ; les cellules cardiaques et musculaires viscérales possèdent les deux derniers.
jonction cervicodiaphysaire fémorale l.f.
Elle est marquée par deux tubérosités : le grand trochanter et le petit trochanter.