Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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interface vitréomaculaire (syndrome de l') l.m.

vitreomacular interface syndrome

Ensemble des maculopathies secondaires à des modifications de la jonction entre le cortex vitréen postérieur et la limitante interne de la rétine.

interface vitréomaculaire

interface vitréomaculaire l.f.

vitreoretinal juncture, vitreoretinal interface

Structure comprenant d'une part la partie postérieure du cortex vitréen et d'autre part la membrane limitante interne de la rétine.
Il existe des zones de forte adhérence vitréorétinienne au niveau de la macula, qui s'expliquent par la présence de structures appelées plaques d'attachement ou hémidesmosomes. Ces adhérences vitréomaculaires sont impliquées dans la genèse de certaines affections comme le trou maculaire idiopathique, le syndrome de traction vitréomaculaire ou certains œdèmes maculaires traditionnels.

traction vitréomaculaire (syndrome de) l.m.

vitreomacular traction syndrome

Maculopathie liée à l'existence d'une traction vitréomaculaire chronique antéropostérieure après décollement postérieur du vitré incomplet.
La persistance, après décollement postérieur incomplet du vitré, d'une attache vitréorétinienne au niveau de la macula est responsable d'un syndrome fonctionnel maculaire et d'un œdème chronique dont l'évolution spontanée est le plus souvent défavorable. Le traitement chirurgical permet d'éviter la survenue d'anomalies cystoïdes irréversibles ou d'un soulèvement par traction du pôle postérieur. On distingue des syndromes de traction primitifs et des syndromes secondaires.

interface n.f.

interface

Surface de séparation entre deux phases non miscibles.
Par ex. interface air-eau ou huile-eau.

interface cerveau-machine (ICM) l.f

brain-computer interface

Système de liaison directe entre un cerveau et un ordinateur autorisant un individu à communiquer avec son environnement sans passer par l’action des nerfs périphériques et des muscles.
La structure d’une ICM inclut un système d’acquisition et de traitement des signaux cérébraux (langage neuronal ou ses dérivés), un système de classification de ces signaux dans un ordinateur et un système de commande de dispositifs externe ou interne. Enfin l’ICM comprend une boucle finale d’apprentissage par rétroaction (« machine learning » ) permettant à l’utilisateur de progresser dans sa maîtrise et aussi à l’ICM d’affiner l’interprétation des activités cérébrales enregistrées. Parmi les dispositifs externes citons : déplacement de curseur, bras robotique, fauteuil roulant, clavier sur écran pour la sélection de lettres ou de mots. Parmi les dispositifs internes mentionnons: la régulation d’une stimulation cérébrale profonde (SCP) en boucle fermée, cette SCP étant destinée à contrecarrer le dysfonctionnement électrique de certaines structures nerveuses ou l’injection de « patrons (patterns) » d’activité normaux dans des zones cérébrales capables de suppléer des régions qui ont perdu leur fonctionnalité.

cyborg

[H1]

Édit. 2018

interface-fabricant d'une prise murale de gaz l.f.     

conversion kit of a terminal unit of gas distribution

Ensemble d'éléments spécifique à un gaz fourni par un fabricant conçu pour modifier la configuration ou les performances d'une prise murale de distribution de gaz fournie par un autre fabricant.

interface cerveau-machine l.f.

brain-computer interface

Ensemble des techniques lisant l’activité corticale et la transformant en ordres portant essentiellement sur la motricité.
Lorsque le cerveau n'est plus connecté au corps, après un accident ou en raison d'une pathologie dégénérative, l'interaction avec le monde devient impossible . Les interfaces cerveau-machine sont des moyens technologiques destinées à surmonter cette situation. Elles permettent de capter directement ou indirectement l’activité électrique corticale issue du système nerveux central ou l’information présente dans l'environnement, de la décoder, de la traiter, puis de l'utiliser soit pour contrôler un membre artificiel, soit pour piloter directement un ordinateur par la pensée, soit encore, de renvoyer l'information vers
le système nerveux, par exemple pour remplacer un sens déficient. Les applications médicales sont innombrables, et permettront, à terme, de restaurer des fonctions motrices et/ou sensorielles partiellement ou totalement perdues. Leur développement pose des problèmes éthiques dont le principal est l’autonomie de décision du patient par rapport à l’algorithme dont les ordres peuvent provenir des données qu’il a précédemment accumulées. Dans ce cas, c’est la machine qui apprend, puis décide (« machine learning »).

[B3, H1]

Édit. 2020