syndrome cordonal postérieur l.m.
posterior funiculus syndrome
Syndrome médullaire dissocié, lié à une atteinte du cordon postérieur, qui est le plus souvent touché isolément.
Nombreuses, les paresthésies (sensations de fourmillement, picotement : peau cartonnée ou rétrécie, impression de marcher sur du caoutchouc) sont souvent étendues, bilatérales, plus ou moins asymétriques. Elles peuvent prédominer au niveau distal ou sur le tronc, notamment en corset.
Alors que les sensibilités tactile, douloureuse et thermique sont normales, on relève :
- une altération ou abolition du sens des attitudes, de la sensibilité vibratoire, douloureuse et à la pression, du sens de localisation et de la sensibilité discriminative (surtout du sens de position) ;
- de fréquentes difficultés motrices à la manipulation, à la marche, et de l'équilibre, très nettement majorées par la fermeture des yeux (ataxie cordonale) ;
- des sensations possibles de décharge électrique en éclair provoquée par la flexion de la nuque, irradiant de la région rachidienne à l'extrémité des membres : signe de Lhermitte, observé dans des lésions cordonales postérieures intrinsèques (sclérose en plaques) et aussi dans des compressions d'origine extramédullaire.
L'étude des potentiels évoqués somesthésiques par stimulation d'un nerf sensitif des membres précise la topographie des troubles.
Tel qu'il est rencontré dans le classique tabès, le syndrome radiculocordonal postérieur associe notamment à cette sémiologie : aréflexie, douleurs fulgurantes, crises viscérales, manifestations neurotrophiques.
J. Lhermite, neurologue français, membre de l’Acaémie de médecine (1924)