synchronisation cardiaque en IRM l.f.
cardiac gating
En IRM, mise en coïncidence de séquences IRM avec l'électrocardiogramme (ECG).
Cette synchronisation est obtenue par concomitance du temps de répétition TR avec l'onde R de l'électrocardiogramme de sorte que l'ECG déclenche l'impulsion de radiofréquence et lance l'acquisition d'une ligne du plan de Fourier. Pour une matrice de 256 x 256, il faudrait en principe 256 battements pour remplir ce plan. Mais en réalité on utilise le temps entre deux ondes R (intervalle RR) pour acquérir plusieurs coupes.
Deux possibilités existent :
- ou l’on acquiert une pile de coupes adjacentes pendant un intervalle RR (imagerie multicoupe en écho de spin), chaque image correspondant à la fois à une coupe différente et à un instant différent du cycle cardiaque ;
- ou, en combinant écho de gradient ultrarapide et acquisition segmentée, on obtient une série d'images successives du même plan de coupe à des instants différents de la révolution cardiaque (ciné-IRM). Cette technique permet, grâce à une représentation dynamique des images, d'étudier le cœur en mouvement. Elle a l'avantage de remplir le plan de Fourier en une apnée (pour une matrice de 256 x 256 qu'on divise en 16 segments, le plan de Fourier sera rempli en 16 battements cardiaques, ce qui peut s'obtenir en une apnée).
J. B. Fourier, mathématicien et physicien français, membre de l’Académie de médecine (1768-1830)
Syn. gating cardiaque
→ synchronisation (en imagerie), artéfact de mouvement (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2018