salle de surveillance postinterventionnelle l.f.
post anaesthesia care unit, recovery room
Unité de soins intensifs dirigée par un anesthésiste-réanimateur, « salle de réveil » spécialement équipée pour la surveillance des patients au retour d'une anesthésie générale ou locorégionale pour un acte thérapeutique ou diagnostique.
L'admission dans cette salle à la sortie de salle d'opération a été rendue obligatoire par le décret du 5 décembre 1994 qui précise l'équipement, la dotation en personnel et les règles de fonctionnement. La sortie du patient est autorisée par le médecin anesthésiologiste responsable après vérification de la stabilité des grandes fonctions vitales (conscience, circulation, ventilation, température centrale). L'état du patient peut être estimé par un score comme celui d'Aldrete (allant de 0 à 10) : un score de 9 ou 10 est exigé pour la sortie. L'institution des salles de réveil a notablement réduit la mortalité anesthésique.
surveillance postinterventionnelle l.f.
post-anaesthetic care unit, recovery room
→ salle de surveillance postinterventionnelle
surveillance de la curarisation l.f.
monitoring of muscle relaxation
Évaluation quantitative de l'intensité de la curarisation chez un patient anesthésié ou hospitalisé en réanimation.
L'intensité de la curarisation peut être appréciée par des critères cliniques évaluant la force musculaire (soulèvement de la tête au-dessus du plan du lit pendant 5 secondes, efficacité de la toux, estimation de l'amplitude de la capacité vitale, efficacité de l'ouverture des yeux, force du serrement de la main).
La curarisation peut aussi être surveillée par la mesure de l'activité électrique ou mécanique (évaluation visuelle) d'un couple nerf-muscle en réponse à la stimulation. La stimulation du nerf moteur (nerf cubital-adducteur du pouce ou nerf facial-orbiculaire des paupières) donne une réponse musculaire évaluable par la force mécanique développée par le muscle, par l'enregistrement de la vitesse du déplacement produit ou par électromyographie. La stimulation peut être brève et unique (0,1 stimulation par s), en train de quatre (4 stimulations en 2 secondes), en tétanisation (utilisation du courant alternatif à 50Hz) ou en double stimulation tétanique rapprochées, ce qui permet l'évaluation de l'épuisement entre les deux stimulations.
Pour surveiller le réveil d'un patient curarisé, avant l'injection de curare, on isole un avant-bras avec un garrot artériel pendant 20 minutes ce qui permet au patient de faire un geste de la main non paralysée en cas d'anesthésie insuffisante. Cette manœuvre peut être renouvelée au cours de l'anesthésie avec une stimulation électrique avant une nouvelle injection de curare.
→ curarisation, électromyogramme, mécanogramme, train de quatre
[G1]
surveillance épidémiologique l.f.
epidemiological monitoring
Processus qui consiste à suivre au cours du temps, dans une aire géographique donnée, tous les aspects concernant la survenue et la diffusion d’une maladie ou d’un état pathologique de la population.
Les éléments de la surveillance épidémiologique peuvent inclure : les mesures de morbidité et mortalité, l’observation et le dénombrement de cas, l’isolement et l’identification de germes, le recours à des vaccins et à des traitements, ou toute autre donnée épidémiologiques pertinente pour suivre l’évolution d’une maladie.
surveillance immunologique l.f.
immunological monitoring
Processus qui consiste à suivre au cours du temps, pour les personnes d’une population donnée, leur état immunologique à l’égard d’une maladie donnée, que l’immunité soit naturelle ou acquise après une campagne de vaccination.
Syn. sérosurveillance
→ surveillance épidémiologique
surveillance nutritionnelle l.f.
nutritional monitoring
Suivi ou étude de l’état nutritionnel d’un individu ou d’une population sur une période donnée.
infirmier de salle d'opération l.m.
nurse of operating ward
Infirmier spécialisé chargé de préparer la salle d’opération, les instruments du chirurgien, de vérifier le bon fonctionnement des appareils.
Cet agent aide directement le chirurgien par la préparation du malade en vue de l’intervention et au cours de celle-ci. Après l’intervention chirurgicale, l’infirmier spécialisé peut participer aux pansements. Il lui appartient aussi de veiller à la désinfection du bloc opératoire et à sa remise en état pour les interventions suivantes.
Cette spécialisation nécessite un an d’études après le diplôme d’Etat.
ligne de de Salle l.f.
E. de Salle, comte, médecin français (1796-1873)
réveil (salle de) l.f.
recovery room
→ salle de surveillance postinterventionnelle
salle de réveil l.f.
recovery room
→ salle de surveillance postinterventionnelle
salle de travail l.f.
labour room
Local isolé où la parturiente effectue le travail d'accouchement comprenant les périodes de dilatation et d'expulsion.
Un service obstétrical doit disposer de deux salles de travail-accouchement pour vingt à vingt cinq lits d'obstétrique et d'une salle supplémentaire par fraction de 10 lits d'obstétrique en sus. La superficie minimale, de 16 m2 pour une salle de travail-accouchement, doit être portée à un optimum de 25 à 30 m2 pour permettre d'y inclure le poste de lavage des mains du personnel médical et les équipements de réanimation du nouveau-né si celle-ci n'est pas pratiquée dans un local contigu.
operating room, operating theatre
Salle dont l’architecture et l’équipement ont été conçus pour permettre la réalisation des interventions chirurgicales et des anesthésies dans les meilleures conditions techniques et d’asepsie possibles.
Un regroupement de salles d’opérations et de salles de réveil constitue un bloc opératoire.