stress n. angl.m.
stress
Terme d’origine anglaise signifiant effort, contrainte, utilisé pour désigner les réactions psychosomatiques déclenchées dans un organisme par un agent agresseur physique (froid, acte chirurgical), biologique (agent infectieux), chimique (poison), organique (hémorragique) ou nerveux (effort, émotion) et pouvant entraîner des lésions tissulaires secondaires.
Il se distingue ainsi du choc, dans lequel les lésions tissulaires seraient primitives.
Le mot stress a été introduit avec ce sens par János (Hans) Selye en 1936, pour définir la réaction «de défense neurovégétative» à l'agression (hémorragie, traumatisme, infection aigüe, choc émotionnel, etc.). Ce concept a conduit à employer l'adrénaline dans le traitement du choc ; malheureusement, ce médicament aggrave souvent la situation. En effet, l'adrénaline peut être une cause de choc par la réaction vasoconstrictrice induite qui exclut des territoires et entraîne de ce fait des lésions cellulaires (mécanisme analogue à celui du garrot). Le mot stress et le verbe «stresser» sont passés dans le langage commun après la deuxième Guerre Mondiale avec le sens de perturbation psychique et nerveuse en réaction à une peur ou à une agression. En physiopathologie, la distinction entre «choc» et stress n'a plus grand intérêt, si ce n'est dans le domaine psychique, pour éviter le terme choc psychique.
H. Selye, physiologiste canadien (1936)
Étym. angl. stress : mot de la vieille racine européenne streng qui exprime l'idée de serrer, de tension ; en angl. courant stress a le sens de contrainte, de tension, d'agression, en langage technique celui de contrainte, de tension
→ choc de levée de garrot, choc (physiopathologie du), fracture de stress, protéines du stress, stress et psychiatrie, stress post-traumatique (état de)