stade fœtal l.m.
→ fœtus
[A4,O6]
malignité (stade de) l.m.
stage of malignancy
Evaluation de l'étendue d'un processus cancéreux, tenant compte des données macroscopiques et cliniques et non du grade histologique de la tumeur, fondée sur la combinaison, TNM, de trois éléments d'appréciation : la taille et l'extension de la tumeur primitive, T ; la présence et l'extension des métastases ganglionnaires, N ; et la présence de métastases à distance, M.
Pour certains organes, il a été proposé une évaluation particulière du stade de malignité : classification de Dukes des cancers rectocoliques, de Gleason des adénocarcinomes prostatiques, système FIGO des cancers gynécologiques, etc.
Étym. lat. malignus : méchant
miroir (stade du) l.m.
mirror phase
Phase décrite par J. Lacan ("Les complexes familiaux", 1938), survenant entre six et dix-huit mois, au cours de laquelle l'enfant appréhende l'image unifiée de son corps et se reconnaît dans le miroir (dimension imaginaire), en un moment de jubilation. C'est le temps où se constitue l'identification narcissique du moi (moi idéal).
Lacan donne aussi à cette phase une dimension symbolique ("Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je", 1949) en attachant une importance primordiale au mouvement de retournement de l'enfant vers sa mère qui le porte, dans une quête de reconnaissance. L'authentification de sa découverte par "ce regard qui le regarde" opère l'ébauche du détachement de l'image spéculaire fascinante et détermine un accrochage au symbolique qui constitue le moment fondateur du "Je".
J. Lacan, médecin et psychanalyste français (1901-1981)
Étym. lat : mirari : s’étonner
parfait (stade) l.m.
Stade sexué de reproduction des micromycètes.
Syn. téléomorphe
phallique (stade) l.m.
phallic stage
Organisation du développement libidinal, classiquement entre trois et six ans, faisant suite aux stades oral et anal.
Les pulsions partielles s'unifient sous le primat génital, lors de l'acmé et du déclin du complexe d'Œdipe. À ce moment de leur évolution, le garçon comme la fille ne reconnaissent qu'un sexe, représenté par le phallus. Ce qui détermine chez le garçon la crainte de perdre son organe, et chez la fille l'envie de pénis ("penisneid").
→ castration (angoisse de), envie de pénis
profondeur de l'anesthésie (stade de) l.m.
depth of anaesthesia classification
Diminution du niveau de réactivité du patient, en réponse à des stimulations extérieures, telles l'intubation trachéale ou l'acte chirurgical.
L'anesthésie générale est un état d'inconscience transitoire réversible, induit par un ou plusieurs agents anesthésiques. De façon graduée, elle permet d'obtenir l'absence de perception et de remémorisation des stimulations extérieures. L'estimation de la profondeur de l'anesthésie se fait en quantifiant la stimulation et en utilisant un paramètre adapté pour exprimer la réponse.
Les stades de l'anesthésie (Plombey et Snow), ont été précisés par Guedel pour l'anesthésie à l'éther en ventilation spontanée. Ils comportent :
- stade 1, analgésie,
- stade 2, excitation,
- stade 3, dit chirurgical, (subdivisé en 4 plans de profondeur croissante),
- stade 4, dit toxique (il débute par la paralysie respiratoire et se termine par l'arrêt cardiaque).
Cette classification est désuète car les anesthésiques actuels sont d'action rapide, ce qui occulte en moins d'une minute les premiers stades. D'autre part la curarisation et la ventilation contrôlée, qui suppriment la réponse respiratoire, rendent difficile l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie. Cette perte d'information apporte un risque de sousdosage permettant un réveil intempestif et une mémorisation.
D'autres classifications ont été proposées (Gareth Jones) :
- 1) conscience avec mémorisation,
- 2) conscience avec amnésie,
- 3) conscience «subconsciente» avec amnésie (l'opéré perçoit des conversations ce qui peut influencer son comportement postopératoire bien qu'il n'en garde pas le souvenir),
- 4) inconscience.
La détermination de la profondeur de l'anesthésie permet de placer l'opéré dans un état d'inconscience et d'insensibilité adapté aux stimulations douloureuses auxquelles il doit faire face tout en évitant un surdosage ou un sousdosage.
Dans la pratique, l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie se fait sur les signes cliniques (réactions motrices, cardiovasculaires, respiratoires, neurovégétatives).
L'évaluation instrumentale, trop complexe (électroencéphalographie et ses diverses modalités d'analyse notamment le calcul de l'index bispectral, les potentiels évoqués sensoriels, électromyographie du muscle frontal, activité contractile de l'œsophage), ne peut être utilisée en routine. On peut employer des moyens indirects d'évaluation par la mesure de la concentration alvéolaire des anesthésiques volatils ou la concentration sanguine (propofol) dans la technique d'anesthésie intraveineuse à objectif de concentration (AIVOC). Mais, à l'heure actuelle il n'existe pas de moniteur de la profondeur de l'anesthésie suffisamment simple, capable de donner des informations précises et fidèles pour une prédiction acceptable.
F. Plombey (1847), J. Snow (1847), médecins anesthésistes britanniques ; A. E. Geudel, médecin anesthésiste américain (1937) ; J Gareth Jones, médecin anesthésiste britannique (1928-2015)
→ éther (stades de l'anesthésie à l'), index bispectral
[G1]
Édit. 2018
stade n.m.
stage, phase
Chacune des phases ou chacun des degrés successifs que l’on peut distinguer dans un phénomène, p. ex. au cours du développement d’un animal ou d’une plante, dans l’évolution d’une espèce, ou dans le cours d’une maladie.
- En physiologie, les stades du sommeil vont de la somnolence au sommeil paradoxal.
- En pathologie, des stades ont été décrits pour de nombreuses maladies : les cancers, le choc hémorragique ou septique, la maladie d'Alzheimer, etc...
- En psychiatrie, étape de l'organisation libidinale marquant l'évolution de l'enfant, caractérisée par la prépondérance d'une zone érogène et d'un mode d'installation de l'objet. En ce qui concerne la source de la pulsion, S. Freud décrit les stades oral, anal et phallique, et K. Abraham a fait une étude très minutieuse des deux premiers. En ce qui concerne l'objet, Freud retient la séquence suivante : autoérotisme, narcissisme, choix homosexuel, choix hétérosexuel.
La description de ces stades libidinaux ne résulte pas d'une observation du développement de l'enfant et ne vise pas à repérer des étapes génétiques sur le modèle de la psychologie de l'enfant. Ces stades sont déduits après coup, des traces qu'ils laissent dans la sexualité de l'adulte ou du style qu'ils impriment aux diverses organisations psychopathologiques.
stade anal l.m.
anal stage
Deuxième temps de l'organisation prégénitale de la libido situé entre les stades oral et phallique (autour de deux à quatre ans).
La source pulsionnelle prévalente est ici la marge anale. L'objet fécal constitue à la fois : un excitant pour la zone érogène, un objet distinct qui peut être à volonté retenu ou expulsé, dans la mise en place d'un échange symbolique entre l'enfant et l'adulte.
K. Abraham a insisté sur la prédominance dans l'érotique anale de la pulsion sadique (stade sadique-anal).
K. Abraham, psychanalyste allemand ( 1877-1925)
stade carnegie 1 l.m.
gradus carnegienses (st 1) (TE)
carnegie stage 1
C’est le stade de la fécondation
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
stade carnegie 2 l.m.
gradus carnegienses (st 2) (TE)
carnegie stage 2
L’embryon est formé de 2 à 16 cellules.
Correspond aux horizons I à III de Streeter.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizons I – III, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
stade carnegie 3 l.m.
gradus carnegienses (st 3) (TE)
carnegie stage 3
Le blastocyte est libre.
Correspond aux horizons I à III de Streeter.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizons I – III, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
stade carnegie 4 l.m.
gradus carnegienses (st 4) (TE)
carnegie stage 4
Le blastocyte est fixé.
Correspond à l’horizon IV de Streeter.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizon IV, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
stade carnegie 5 l.m
gradus carnegienses (st 5) (TE)
carnegie stage 5
Le blastocyte est implanté mais prévilleux.
Ce stade est subdivisé en 3 périodes : 5a – taille VC 0,1mm – âge 7-8 jours – trophoblaste plein ; 5b - taille VC 0,1mm – âge 9 jours – trophoblaste lacunaire ; 5c - taille VC 0,15 à 0,2mm – âge 11-12 jours – cercle vasculaire lacunaire. Correspond à l’horizon V de Streeter.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizon V, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
stade carnegie 6 l.m.
gradus carnegienses (st 6) (TE)
carnegie stage 6
Formation des villosités choriales et apparition possible de la ligne primitive.
Ce stade est subdivisé en 2 périodes : 6a –villosités choriales; 6b - ligne primitive. Correspond aux horizons VI à VIII de Streeter avec les stades 7 à 8 de la Carnegie.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizons VI – VIII, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
stade carnegie 7 l.m.
gradus carnegienses (st 7) (TE)
carnegie stage 7
Début du processus notochordal.
Taille VC 0,4mm – 16ème jour. Correspond aux horizons VI à VIII de Streeter avec les stades 6 et 8 de la Carnegie.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizons VI – VIII, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
stade carnegie 8 l.m.
gradus carnegienses (st 8) (TE)
carnegie stage 8
Apparition de la fosse du nœud primitif et des canaux notochordal et neurentérique.
Taille VC 1mm à 1,5mm – 18ème jour. Correspond aux horizons VI à VIII de Streeter avec les stades 6 et 7 de la Carnegie.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizons VI – VIII, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
stade carnegie 9 l.m.
gradus carnegienses (st 9) (TE)
carnegie stage 9
Apparition des premiers somites : 1 à 3.
Taille VC 1,5 à 2,5mm au 20ème jour. Correspond aux horizons IX et X de Streeter avec le stade carnegie 10.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizons IX – X, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
stade carnegie 10 l.m.
gradus carnegienses (st 10) (TE)
carnegie stage 10
Début de fusion des plis neuraux, formation de 2 arcs pharyngés et du sillon optique ; 4 à 12 somites.
Taille VC 2 à 3,5mm au 22ème jour. Correspond aux horizons IX et X de Streeter avec le stade carnegie 9.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizons IX – X, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
stade carnegie 11 l.m.
gradus carnegienses (st 11) (TE)
carnegie stage 11
Fermeture du neuropore rostral ; formation de la vésicule optique ; 13 à 20 somites.
Taille VC 2,5 à 4,5mm au 24ème jour. Correspond aux horizons XI et XII de Streeter avec le stade carnegie 12.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizons XI – XII, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
stade carnegie 12 l.m.
gradus carnegienses (st 12) (TE)
carnegie stage 12
Fermeture du neuropore caudal ; formation de 3 arcs pharyngés ; apparition des bourgeons des membres supérieurs ; 21 à 29 somites.
Taille VC 3 à 5mm – 26ème au 30ème jour. Correspond aux horizons XI et XII de Streeter avec le stade 11 de la Carnegie.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizons XI – XII, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
stade carnegie 13 l.m.
gradus carnegienses (st 13) (TE)
carnegie stage 13
Ébauche des bourgeons des 4 membres ; formation du disque du cristallin; apparition de la vésicule otique ; 30ème somite.
Taille VC 4 à 6mm – 28ème au 32ème jour. Correspond à l’horizon XIII de Streeter.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizon XIII, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
stade carnegie 14 l.m.
gradus carnegienses (st 14) (TE)
carnegie stage 14
Formation de la fosse du cristallin, de la cupule optique et de l’appendice endolymphatique.
Taille VC 5 à 7mm – 31ème au 35ème jour. Correspond aux horizons XIV et XV de Streeter.
G. L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizons XIV – XV, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
stade carnegie 15 l.m.
gradus carnegienses (st 15) (TE)
carnegie stage 15
Développement de la vésicule du cristallin, de la fosse nasale ; apparition de l’antitragus ; individualisation de la palette de la main ; les vésicules cérébrales sont distinctes, le tronc s’élargit relativement.
Taille VC 7 à 9mm – 35ème au 38ème jour. Correspond à l’horizon XVI de Streeter.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizon XVI, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
stade carnegie 16 l.m.
gradus carnegienses (st 16) (TE)
carnegie stage 16
Les fosses nasales s’orientent ventralement ; le pigment rétinien est visible ; apparition des tubercules auriculaires ; individualisation de la palette du pied.
Taille VC 8 à 11mm – 37ème au 42ème jour. Correspond à l’horizon XVII de Streeter avec le stade carnegie 17.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizon XVII, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
stade carnegie 17 l.m.
gradus carnegienses (st 17) (TE)
carnegie stage 17
La tête est relativement plus grosse et le tronc plus droit ; apparition de la gouttière naso-frontale ; les tubercules auriculaires sont nets ; individualisation des rayons digitaux.
Taille VC 11 à 14mm – 42ème au 44ème jour. Correspond en chevauchement aux horizons XVII et XVIII de Streeter.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizons XVII – XVIII, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]