soins palliatifs l.m.p.
palliatives care
Soins visant essentiellement à réduire au maximum les douleurs et certains symptômes intolérables qui marquent de façon quasi-constante l’évolution terminale d’une maladie.
Les soins palliatifs s’inscrivent dans le cadre de la fin de vie en tant qu’évolution terminale d’une maladie devenue incurable en dépit des traitements entrepris pour tenter de la guérir, et ce, quel que soit l’âge de la personne. Ils ne traitent plus la cause ni les effets propres à l’affection, mais soulagent jusqu’à la fin les symptômes les plus pénibles : inconfort, douleur, souffrance morale. Ces soins sont dispensés par des professionnels, des bénévoles ou des proches du mourant. Ils trouvent leur justification lorsqu’un « acharnement thérapeutique » de la part des médecins devient une « obstination déraisonnable ». Ils offrent à la personne, dans le respect de sa fin de vie, mais aussi à sa famille, l’aide d’une médecine humaine. Lorsque les soins palliatifs deviennent eux-mêmes sans objet, ils doivent se prolonger et s’exprimer par des mesures d’accompagnement du mourant.
Les obligations réglementaires (loi n° 2005-370 du 20 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, et ses décrets d’application, modifiant le code de la santé publique et repris dans le code de déontologie médicale) exigent que la décision d’arrêter les soins curatifs soit prise en concertation dans une procédure collégiale prenant en compte les volontés exprimées par la personne avant qu’elle ne devienne incapable de les formuler. Ces « directives anticipées » formelles, écrites, validées, réactualisées devraient toujours être à la disposition du corps soignant. Bien souvent elles doivent être recherchées auprès de leur détenteur, la personne de confiance, la famille ou, à défaut, l’un des proches.
En aucun cas la réduction de la durée de survie résultant de l’arrêt d’un processus mécanique d’assistance ou des effets des sédatifs sur un organisme parvenu au seuil irréversible de sa défaillance ne peut être assimilée à un acte d’euthanasie active.
L’euthanasie active, véritable suicide assisté, est incompatible avec le serment médical et la déontologie qui y est attachée.