sillon intrapariétal du lobe pariétal l.m.
sulcus intraparietalis lobi parietalis (TA)
intraparietal sulcus of parietal lobe
Sillon profond de la face latérale du lobe pariétal de l’hémisphère cérébral.
Allongé et en forme de T couché, il commence dans l’angle ouvert en haut et en arrière formé par le sillon central et le sillon latéral. Dans une première portion de son trajet il est ascendant en haut et en arrière et parallèle au sillon central ; dans sa deuxième portion il s’infléchit en arrière et suit un trajet parallèle au bord supérieur de l’hémisphère cérébral jusqu’au niveau du sillon occipital transverse où il semble se continuer avec le sillon occipital supérieur. Le premier segment ascendant, individualisé sous le terme de sillon postcentral, présente souvent un prolongement ascendant jusqu’au bord supérieur de l’hémisphère cérébral ; il limite en arrière le gyrus postcentral. Le deuxième segment sépare le lobe pariétal supérieur du lobe pariétal inférieur.
Syn. anc. sillon interpariétal
sillon naso-labial l.m.
sulcus nasolabialis (TA)
nasolabial sulcus
Sillon, toujours bien marqué, séparant la région génienne latéralement de la lèvre supérieure et de la partie inférieure de la pyramide nasale médialement.
Oblique en bas et latéralement, il s’étend de l’aile du nez à la commissure labiale.
Anc. : sillon naso-génien, sillon labio-génien, sillon génio-labial, sillon naso-labio-génien, sillon naso-jugal, ligne de De Salle
artère coronaire gauche l.f.
arteria coronaria sinistra (TA)
left coronary artery
Collatérale initiale de la crosse de l’aorte qui nait du versant gauche de la portion ascendante immédiatement au-dessus de la valvule semi-lunaire gauche et participe à la vascularisation du cœur.
Elle se dirige d’abord en avant, s’insinuant entre l’artère pulmonaire et l’auricule gauche. Parvenue à la hauteur du sillon atrio-ventriculaire, elle émet une grosse collatérale gauche, le rameau circonflexe qui s’engage dans ce sillon et fournit des rameaux à l’atrium et au ventricule. Le tronc de l’artère coronaire gauche pénètre dans le sillon interventriculaire antérieur où elle prend le nom de rameau interventriculaire antérieur ; elle parcourt le sillon de bout en bout et se termine dans le sillon interventriculaire postérieur près de l’apex du cœur où elle s’anastomose fréquemment avec l’artère coronaire droite. Le rameau circonflexe donne un rameau atrial anastomotique, des rameaux atrio-ventriculaires, un rameau marginal gauche, un rameau atrial intermédiaire, un rameau postérieur du ventricule gauche, un rameau inconstant pour le nœud sinuatrial, un rameau inconstant pour le nœud atrio-ventriculaire, des rameaux atriaux. Le rameau interventriculaire antérieur donne un rameau du cône artériel, un rameau latéral et des rameaux interventriculaires septaux.
Syn. anc. artère coronaire antérieure, artère grande coronaire
incisure de l'apex du cœur l.f.
incisura apicis cordis (TA)
notch of cardiac apex
Légère dépression qui divise l’apex du cœur en deux parties, l’une droite, petite, répond au ventricule droit, l’autre gauche, plus volumineuse, appartient au ventricule gauche et occupe l’apex même du cœur.
Cette dépression unit le sillon inter-ventriculaire antérieur au sillon inter-ventriculaire postérieur. A ce niveau la terminaison de l’artère coronaire droite qui descend dans le sillon inter-ventriculaire postérieur s’anastomose fréquemment avec l’artère coronaire gauche qui descend dans le sillon inter-ventriculaire antérieur, contournant le plus souvent l’apex du cœur pour se terminer dans le sillon inter-ventriculaire postérieur.
sillon du sinus transverse l.m.
sulcus sinus transversi (TA)
groove for transverse sinus
Long sillon contourné situé à la face endocrânienne de la base du crâne et qui répond au sinus transverse.
Il part, de chaque côté, de la protubérance occipitale interne et se divise en plusieurs segments : un segment occipital horizontal, sillon du sinus transverse proprement dit ; un court segment pariétal, le sillon du sinus sigmoïde de l’os pariétal ; un segment mastoïdien, le sillon du sinus sigmoïde de la partie pétreuse de l’os temporal ; un segment jugulaire ascendant, le sillon du sinus sigmoïde de l’os occipital.
Syn. anc. gouttière du sinus latéral
sillon infrapalpébral l.m.
sulcus infrapalpebralis (TA)
infrapalpebral sulcus
Sillon curviligne concave vers le haut, proche de la fente palpébrale et séparant la portion oculaire de la portion orbitaire de la paupière inférieure.
Il est moins net que le sillon palpébral supérieur
Anc. : sillon palpébral inférieur, sillon sous-palpébral, sillon orbito-palpébral inférieur.
artère cérébrale moyenne l.f.
arteria cerebri media (TA)
middle cerebral artery
Deuxième branche collatérale de l’artère carotide interne, cette artère, la plus longue et la plus volumineuse des artères encéphaliques, sous-croise la substance perforée antérieure, contourne le seuil de l’insula, pénètre dans le sillon latéral qu’elle parcourt en décrivant diverses sinuosités et se termine au niveau du girus angulaire.
Son origine est située en arrière de l’artère cérébrale antérieure dans l’angle latéral du chiasma optique. Son trajet décrit : un segment sphénoïdal (M1) proximal où l’artère chemine en arrière de la substance perforée antérieure, décrivant une courbe à concavité postérieure, entre les faces inférieure du lobe frontal et antéro-supérieure du lobe temporal ; à la partie antérieure de la fissure latérale du cerveau, l’artère cérébrale moyenne décrit une boucle à concavité supérieure, segment operculo-insulaire (M2) oblique, sinueux, d’avant en arrière et en haut, à l’intérieur de la scissure latérale du cerveau; l’artère se termine à la hauteur du gyrus supramarginalis par l’artère du pli courbe. Les collatérales de l’artère cérébrale moyenne sont à la fois corticales et profondes. Les collatérales profondes naissent du segment transversal de l’artère ; elles sont représentées par les artères centrales antérolatérales. Les collatérales corticales descendantes sont représentées par l’artère polaire temporale, les artères temporales antérieure, moyenne et postérieure ; les collatérales corticales ascendantes sont représentés par l’artère fronto-basale latérale, l’artère préfrontale, l’artère du sillon précentrale, l’artère du sillon centrale, l’artère du sillon postcentral (l’artère pariétale antérieure) et l’artère pariétale postérieure. L’artère fournit en outre un rameau à l’uncus et des rameaux collatéraux au lobe de l’insula (rameaux insulaires). Elle irrigue les trois quarts inférieurs du gyrus précentral et de la troisième circonvolution frontale, la moitié latérale des lobes pariétal et temporal, et la moitié antérieure de la face latérale du lobe occipital. Son territoire profond correspond au putamen, à la partie latérale du globus pallidus, au corps du noyau caudé, à la plus grande partie de la capsule interne et à la couche optique.L’infarctus cérébral moyen superficiel antérieur entraîne une hémiplégie à prédominance brachio-faciale et en cas de lésion de l’hémisphère dominant, une aphasie. L’infarctus cérébral moyen superficiel postérieur associe une hémianopsie latérale homonyme en relation avec l’atteinte des radiations optiques, et une hémi hypo-esthésie. L’infarctus profond donne une hémiplégie globale proportionnelle.
Syn. anc. artère sylvienne
→ partie horizontale de l'artère cérébrale moyenne, partie insulaire de l'artère cérébrale moyenne
base du cœur l.f.
basis cordis (TA)
base of heart
Surface extérieure du cœur constituée uniquement par la face postérieure des oreillettes.
Orientée en arrière, à droite et en haut, elle est séparée de la face latérale gauche et de la face inférieure du cœur par le sillon auriculo-ventriculaire. Le sillon interauriculaire la divise en deux segments droit et gauche. A droite du sillon interauriculaire se trouve la portion de l’oreillette droite dérivée du sinus veineux et qui se continue en haut et en bas par les veines caves supérieure et inférieure ; à gauche de ce sillon, les quatre veines pulmonaires s’abouchent à la face postérieure de l’oreillette gauche.
Édit. 2017
sillon interventriculaire l.m.
sulcus interventricularis (TA)
interventricular sulcus
Sillon qui, à la surface extérieure du cœur, sépare les ventricules droit et gauche.
Il est disposé suivant un plan vertical passant par le grand axe du cœur. A l’apex du cœur il contourne la pointe par la droite ; au niveau de la base du cœur il se continue avec le sillon interatrial. Il comporte deux segments unis à l’apex du cœur : le sillon interventriculaire antérieur, visible sur la face antérieure, sterno-costale du cœur et livre passage à l’artère coronaire gauche et à la grande veine coronaire ; le sillon interventriculaire postérieur, visible sur la face inférieure, diaphragmatique du cœur et livre passage à l’artère coronaire droite et à la veine interventriculaire inférieure.
sillon lacrymal du maxillaire l.m.
sulcus lacrimalis maxillae (TA)
lacrimal groove of maxilla
Sillon situé sur la face nasale du maxillaire, en avant de l’orifice du sinus maxillaire.
La lèvre antérieure de ce sillon fait suite au bord postérieur du processus frontal du maxillaire (crête lacrymale antérieure) ; la lèvre postérieure, qui borde en avant l’orifice du sinus maxillaire, est fortement relevée par une lamelle osseuse, la concha lacrimalis. Les deux lèvres du sillon s’articulent avec la partie inférieure des bords du sillon lacrymal de l’os lacrymal et forment la plus grande partie du canal naso-lacrymal.
Syn. anc. gouttière lacrymale du maxillaire, gouttière lacrymo-nasale
sillon latéral du cerveau l.m.
sulcus lateralis cerebri (TA)
lateral sulcus of cerebrum
Profond sillon de la face latérale de l’hémisphère cérébral qui sépare les lobes frontal et pariétal en haut du lobe temporal en bas.
Il commence sur la face inférieure au niveau de l’angle latéral de la substance perforée antérieure dont il reste séparé par le seuil de l’insula. Il se dirige en dehors jusqu’au niveau de la face latérale où il change de direction en contournant le pôle de l’insula. Puis il devient oblique en haut et en arrière sur la face latérale de l’hémisphère. Il émet trois prolongements supérieurs en atteignant cette face latérale : un rameau postérieur, un rameau ascendant et un rameau antérieur ; ces rameaux du sillon latéral encochent le gyrus frontal inférieur qu’ils subdivisent en une partie orbitaire, une partie triangulaire et une partie operculaire. Le sillon latéral se termine sur la face latérale de l’hémisphère après un trajet de sept à huit centimètres. Le fond du sillon est occupé par l’insula.
F. de le Boë, dit Sylvius, anatomiste, physiologiste et médecin néerlandais (1614-1672)
Syn. anc. scissure de Sylvius
sillon olfactif l.m.
2-sulcus olfactorius nasi (TA)
Olfactory sulcus of frontal lobe
Sillon de la face inférieure du lobe frontal (face orbitaire), situé en dedans du sillon interhémisphérique.
Il se termine au niveau de l’angle antérieur de la substance perforée antérieure. Il répond au bulbe olfactif et à la bandelette olfactive.
olfactory groove of nose
Sillon étroit qui, à la partie antérieure de la cavité nasale, répond à la convexité du dos de la pyramide nasale.
Il commence au vestibule du nez et se continue au-dessus de l’agger nasi et du hiatus semi-lunaire, au-dessous de la paroi supérieure de la cavité nasale. La muqueuse qui tapisse ce sillon est mince et pauvre en glandes muqueuses et en cils. Sa partie postérieure est occupée par la partie olfactive de la tunique muqueuse du nez.
Syn. anc. gouttière olfactive
sillon suprapalpébral l.m.
sulcus suprapalpebralis (TA)
suprapalpebral sulcus
Sillon curviligne concave vers le bas, séparant la portion oculaire de la portion orbitaire de la paupière supérieure.
Plus accusé que le sillon palpébral inférieur et plus éloigné que lui de la fente palpébrale, il se déplisse quand la paupière est abaissée. Il est plus profond lorsque la paupière est relevée et se trouve alors au fond d’un pli dont les parois sont constituées par l’adossement des portions oculaire et orbitaire de la paupière supérieure.
Anc. : sillon orbito-palpébral supérieur, sillon palpébral supérieur.
bulbe n.m.
medulla oblongata (TA)
medulla oblongata
Structure anatomique appartenant, avec le pont de Varole ou protubérance annulaire et le cervelet, au rhombencéphale.
Elle commence au niveau d'une ligne tirée de l'arc antérieur de l'atlas (partie moyenne) au bord supérieur de l'arc postérieur, faisant suite à la moelle épinière : le bulbe traverse le trou occipital et se poursuit avec la protubérance. Il porte sur sa face latérale deux saillies elliptiques, les olives bulbaires.
Le sillon qui sépare ses faces latérales de sa face postérieure est la ligne d'émergence de nombreux filets radiculaires des nerfs spinal et accessoire (XI), pneumogastrique ou vague (X) et glossopharyngien (IX). En avant des olives bulbaires, sortent les filets du nerf grand hypoglosse (XII), qui se dirigent vers le canal condylien antérieur (foramen hypoglosse). Le bulbe délimite avec la protubérance un sillon bulboprotubérantiel d'où émerge le nerf moteur oculaire externe (VI). De ce sillon, appelé fossette latérale, au-dessus du cordon latéral, sont issus les nerfs facial (VII) et auditif (VIII).
À l'intérieur du bulbe cheminent les longs axones des grandes voies nerveuses, notamment motrices (pyramidale et extrapyramidale), sensitivomotrices (lemniscale et extralemniscale, de la douleur, de la chaleur, etc.) et des fibres végétatives. Intervenant dans la vigilance, l'éveil et le sommeil, la formation réticulée occupe la partie centrale de la substance grise des trois étages du tronc cérébral.
D'où la gravité des atteintes neurologiques observées en cas de lésions de cette région (d'origine vasculaire, tumorale ou traumatique).
Étym. lat. bulbus : bulbe
Édit. 2017
cuneus n.m.
cuneus (TA)
Circonvolution de la face médiale du pôle occipital de l’encéphale.
En forme de coin, elle est limitée en haut par le sillon pariéto-occipital, en bas par le sillon calcarin. Les fibres des radiations optiques correspondant à l’hémi-rétine supérieure se terminent sur sa partie proche du sillon calcarin. Son cortex répond aux aires striée et péristriée.
K. Brodmann, anatomiste et neurologue allemand (1868-1918) ; L. Gratiolet, anatomiste français (1815-1865) ; P. Broca, anatomiste, anthropologiste et chirurgien français (1824-1880) ; E. Huschke, anatomiste allemand (1797-1858)
cuneus
Syn. anc. sixième circonvolution occipitale, lobule occipital interne de Gratiolet, lobule triangulaire de Broca, girus medialis occipitalis, lobulus interpariétalis superior de Huschke
[A1]
Édit. 2015
éminence collatérale du ventricule latéral l.f.
eminentia collateralis ventriculi lateralis (TA)
collateral eminence of lateral ventricle
Saillie inconstante du plancher des cornes temporale et occipitale du ventricule latéral du cerveau.
Elle est due au refoulement intraventriculaire de la paroi hémisphérique creusée par le quatrième sillon temporal uni au quatrième sillon occipital (sillon collatéral de l’hémisphère cérébral).
M. Malacarne, anatomiste, neurophysiologiste italien (1744-1816) ; J. Meckel, anatomiste allemand (1714-1774)
Syn. anc. cuissart de Malacarne, éminence collatérale de Meckel, hypocampe accessoire
[H5]
Édit. 2019
face infratemporale du corps du maxillaire l.f.
facies infratemporalis corporis maxillae
infratemporal surface of body of maxilla
Partie postérieure (ou zygomatique) de la face externe du maxillaire bordée en avant par la tubérosité maxillaire qui la sépare de la face antérieure (ou génienne).
Elle forme la paroi antérieure de la fosse infratemporale (fosse ptérygo-maxillaire) et de son arrière fond. On y voit les foramens alvéolaires, orifices des canaux alvéolaires (dentaires postérieurs), au nombre de deux à trois qui livrent passage aux vaisseaux et nerfs dentaires postérieurs. Elle est creusée, près de son bord supérieur, d’un sillon qui se prolonge par le sillon infraorbital de la face orbitaire du corps du maxillaire ; ce sillon livre passage au nerf maxillaire.
[A1]
Édit. 2017
gale n.f.
scabies
Ectoparasitose, due à Sarcoptes scabiei hominis, variété d'acarien strictement humaine, contagieuse, cosmopolite, provoquant un prurit intense à recrudescence nocturne des espaces interdigitaux, des aisselles, des seins et des organes génitaux et dont la lésion caractéristique est le sillon scabieux qui correspond au trajet de l'acarien femelle dans la couche cornée de l'épiderme, ce sillon se terminant par une surélévation, l’éminence acarienne.
Les vésicules perlées situées dans les espaces interdigitaux sont des élevures miliaires translucides. Lorsque le diagnostic est cliniquement difficile, il peut être affirmé par la découverte du sarcopte au microscope après prélèvement dans le sillon au niveau de l'éminence acarienne. Les lésions génitales papuleuses excoriées sont parfois appelées chancres scabieux. La gale est surtout fréquente chez les personnes à faible niveau d’hygiène ou en période de guerre ou de catastrophe naturelle. Il existe des épidémies de gale en milieu de soins pouvant atteindre plus de la moitié du personnel, en général contaminé par un malade ayant une gale dite « norvégienne », très contagieuse, chez un malade immunodéprimé, qui ne se gratte que peu et dont on ne se méfie pas.Il s’agit d’une maladie professionnelle reconnue (tableau 76 du régime général).
Le traitement consiste en l'application de benzoate de benzyle, de lindane ou de pyrèthre. Plus récemment, un traitement oral s’est avéré particulièrement efficace : l’ivermectine, d’utilisation facile spécialement en cas d’ « épidémie », p. ex. en institutions.
Syn. scabiose, gale sarcoptique, psore (obsolète)
→ sillon scabieux, nodule postscabieux, acaricide
hanche n.f.
coxa (TA)
hip
Segment proximal du membre inférieur unissant la cuisse au pelvis. Il est centré par l’articulation coxale.
La hanche est limitée en haut et en arrière par la crête iliaque, en haut et en avant par le sillon inguinal, en bas et en arrière par le sillon glutéal et, en bas et en avant, par une ligne passant par l’extrémité latérale du sillon glutéal et par le point de croisement des muscles sartorius et long adducteur. Elle comprend les régions inguinofémorale (trigone fémoral), glutéale et obturatrice.
→ trigone fémoral, région glutéale.
[A1]
Édit. 2015
langue n.f.
lingua (TA)
tongue
Organe musculaire et muqueux occupant la partie moyenne du plancher buccal, de forme irrégulièrement ovalaire, aplati de haut en bas, plus mince et étroit dans sa partie antérieure mobile, le corps, plus épais dans la région postérieure, la racine ou base.
La face dorsale de la langue ou dos de la langue est divisée en deux parties, une partie antérieure ou buccale et une partie postérieure ou pharyngienne. Ces deux portions sont séparées par un sillon en forme de V ouvert en avant, le sillon terminal de la langue. La partie buccale est divisée en deux moitiés par le sillon médian de la langue ; elle est recouverte d’une muqueuse épaisse dont l’aspect irrégulier est dû à la présence des papilles linguales. La partie pharyngienne, presque verticale et regardant le pharynx, a une surface mamelonnée due à la présence de la tonsille linguale ; son extrémité inférieure est unie à l’épiglotte par le pli glosso-épiglottique médian et les deux plis glosso-épiglottiques latéraux. La face inférieure de la langue, recouverte par une muqueuse mince, transparente et lâche, présente un repli muqueux médian, le frein de la langue. La musculature de la langue est composée de dix-sept muscles striés : un est médian et impair, le muscle longitudinal supérieur ; les autres sont pairs, ce sont le muscle génio-glosse, le muscle lingual inférieur, le muscle hyo-glosse, le muscle stylo-glosse, le muscle palato-glosse, le muscle amygdalo-glosse, la partie glosso-pharyngienne du muscle constricteur supérieur du pharynx, le muscle transverse de la langue. Certains de ces muscles s’insèrent sur les os voisins de la langue ou proviennent de la musculature du pharynx (muscles extrinsèques) ; d’autres ont leur origine dans la langue elle-même (muscles intrinsèques). L’innervation motrice de la langue dépend du nerf hypoglosse et du nerf glosso-pharyngien. L’innervation sensitive emprunte le nerf lingual, le nerf glosso-pharyngien et le nerf vague. L’innervation sensorielle (papilles linguales) dépend du nerf glosso-pharyngien. Outre sa fonction d’organe sensoriel gustatif, la langue joue un rôle important dans la mastication, la déglutition et la phonation.
partie insulaire de l'artère cérébrale moyenne l.f.
pars insularis arteriae cerebri medii, segmentum M2 arteriae cerebri medii (TA)
insular part of middle cerebral artery, M2 segment of middle cerebral artery
Segment terminal de l’artère cérébrale moyenne qui pénètre dans le sillon latéral du cerveau et chemine sur le lobe insulaire.
Elle fournit des branches ascendantes, les rameaux terminaux supérieurs, qui naissent par un tronc commun ou isolément : l’artère préfrontale, l’artère du sillon précentral, l’artère du sillon rolandique, l’artère pariétale antérieure. Elle fournit des branches descendantes, les rameaux terminaux inférieurs : le rameau temporal antérieur, le rameau temporal moyen, le rameau temporal postérieur, le rameau temporo-occipital et le rameau du gyrus angulaire. Elle fournit également les artères insulaires.
Syn. segment M2 de l’artère cérébrale moyenne
pont n.m.
pons (TA)
pons
Partie moyenne du tronc cérébral étendue transversalement entre, en bas, la moelle allongée qu'elle surplombe nettement, et dont elle est séparée par le sillon bulbopontique, et en haut le mésencéphale, en particulier les pédoncules cérébraux, dont elle est séparée par le sillon pédonculopontique.
Elle se prolonge latéralement et en arrière par les pédoncules cérébelleux moyens.
Dans son ensemble, la région bulbopontique est issue de la vésicule cérébrale primitive postérieure ou rhombencéphale.
Sa face antérieure est creusée verticalement par le profond sillon de la gouttière basilaire, où passe la volumineuse artère basilaire.
Sur sa face latérale, les bourrelets pyramidaux sont traversés par une fossette d'où émerge le nerf trijumeau (Vème paire crânienne), avec une volumineuse racine sensitive pour l'hémiface et une petite racine motrice, le nerf masticateur. À sa face postérieure, se situe la moitié supérieure, triangulaire, du quatrième ventricule, avec son fond ou plancher, recouverte d'un toit, la membrana tectoria, elle-même surmontée par la toile choroïdienne du quatrième ventricule et adhérant à la face antérieure du cervelet. Impliquée dans les processus de vigilance, d'éveil et de sommeil, la formation réticulée occupe la partie centrale de la substance grise des trois étages du tronc cérébral.
Syn. pont de Varole (obsolète)
rameau circonflexe de l'artère coronaire gauche l.m.
ramus circumflexus arteriae coronariae sinistrae (TA)
circumflex branch of left coronary artery
Grosse branche terminale latérale gauche de l’artère coronaire gauche.
Elle nait dans le sillon auriculo-ventriculaire et, à gauche du tronc de l’artère pulmonaire, elle décrit un trajet curviligne empruntant la moitié gauche du sillon auriculo-ventriculaire. Elle se termine au niveau de la face inférieure du cœur, n’atteignant pas, en général, le sillon interventriculaire postérieur. A son origine, elle est recouverte par l’auricule de l’atrium gauche, puis elle longe la grande veine coronaire. Elle fournit des rameaux atriaux gauches dont un rameau atrial anastomotique et des rameaux ventriculaires pour le ventricule gauche.
Syn. anc. artère auriculo-ventriculaire, artère circonflexe du cœur
rameaux terminaux supérieurs de l'artère cérébrale moyenne l.m.p.
rami terminales superiores arteriae cerebri medii, rami corticales superiores arteriae cerebri medii (TA)
superior terminal branches of middle cerebral artery, superior cortical branches of middle cerebral artery
Ensemble des rameaux terminaux supérieurs de l’artère cérébrale moyenne c’est-à-dire l’artère fronto-basale latérale ou artère orbito-frontale latérale, l’artère préfrontale, l’artère du sillon précentral, l’artère du sillon central, l’artère du sillon postcentral, l’artère pariétaale antérieure et l’artère pariétale postérieure.
sillon calcarin l.m.
sulcus calcarinus (TA)
calcarine sulcus
Sillon situé à la partie postérieure de la face médiale de l’hémisphère cérébral.
Il s’étend presque horizontalement du pôle occipital à l’extrémité postérieure du gyrus du singulum, légèrement ascendant dans sa partie postérieure infracunéenne, légèrement descendant dans sa partie antérieure précunéenne. Il s’unit en avant au sillon pariéto-occipital et sépare le gyrus lingual du cunéus. Il fait saillie dans la corne occipitale du ventricule latéral où il soulève le calcar avis auquel il doit son nom. L’aire calcarinienne du cortex (les deux lèvres et le fond du sillon) est occupée par l’aire striée sensorio-visuelle (aire 17 de Brodmann.
K. Brodmann, anatomiste et neurologue allemand (1868-1918) ; L. Gratiolet, anatomiste français (1815-1865)
Syn. anc. scissure calcarine, scissure des hippocampes de Gratiolet