sexopathe délinquant l.m.
offender with pathologic sexuality
Personnalité située, dans une perspective psychodynamique, à l'extrême d'un continuum intriquant sexe et éléments affectifs et dont la conduite souvent répétitive a une fonction défensive contre une désorganisation plus accentuée de l'être.
Ce désir jamais assouvi est connoté par une impuissance à articuler le sexe avec autrui dans la vie relationnelle. La victime n'est pas considérée en tant que personne.
Reflets, ici comme ailleurs, des valeurs et des interdits actuels du groupe, les articles 222.2 et 222.33 de l'actuel code pénal n'apportent pas de point nouveau, sauf pour le harcèlement sexuel. Ces sujets représentent anviron 12% de la population carcérale, qui les rejette très souvent.
Après une étape diagnostique (état psychotique, pathologie de la personnalité ou d'ordre purement sexuel, voire absence de trouble psychique, etc.), celle du traitement fait discuter notamment les chimiothérapies, toujours assez peu connues, et/ou les psychothérapies, pas tellement mieux répertoriées.
L'application judiciaire de peines incompressibles de trente ans aux crimes et délits sexuels graves nécessite des programmes de soins au long cours adaptés pour ces détenus souvent multirécidivistes, qui ne demandent une aide que dans 10 à 15% des cas. La question du suivi à la sortie de prison se pose également. En fait, l'essentiel reste à faire.
La nécessité s'impose d'une bonne articulation entre médecins, magistrats, autres professions ou institutions intéressées, sans confusion entre sanction et soins. Un projet de loi s'attache à intégrer ces soins dans une peine ambigüe de suivi médicosocial prononcée au jugement. Les psychiatres doivent être vigilants sur ce plan. Sinon, ils pourraient se trouver responsables des échecs.
→ agresseur sexuel (chimiothérapie, psychothérapie d'un)
victimologie n.f.
victimology
1. Branche de la criminologie d'abord centrée sur l'étude de la personnalité et des caractéristiques psychosociales des victimes de crimes ou de délits.
Du fait de leur moindre aptitude à se défendre pour des raisons physiologiques, psychologiques ou morales, certains sujets sont particulièrement exposés : enfants ou handicapés physiques et mentaux, p. ex.
2. Étude de la participation éventuelle, le plus souvent inconsciente, de la victime, à l'émergence de l'acte criminel.
3. Sens récent : extension à l'approche des conséquences psychologiques des agressions, notamment à la pathologie victimaire.
→ personnalité particulièrement vulnérable, traumatisme psychique
délinquant n.m.
delinquent, offender
Individu qui, ne se conformant pas aux dispositions de la loi, se rend coupable d'un délit.
La loi peut être considérée comme l'expression de l'intersubjectivité des valeurs du groupe. C'est dire que son seuil de transgression est relatif et variable d'un pays à l'autre et, dans un même pays, d'une époque à l'autre. Il reste cependant de nombreuses qualifications invariantes et pérennes.
Bien que le terme de crime puisse s'appliquer à "tout acte puni" (E. Durkheim), il est réservé, en justice pénale, aux infractions les plus graves (par opposition à contravention et à délit).
D. E. Durkheim, sociologue français (1858-1917)