scintigraphie des cavités cardiaques l.f.
multigated cardiac scintigraphy
Scintigraphie dynamique réalisée après administration d'un traceur radioactif demeurant intravasculaire.
On réalise une série d'enregistrements successifs de très courte durée pour obtenir des images du début à la fin du cycle cardiaque d'une systole à la systole suivante.
La scintigraphie myocardique permet d’évaluer la perfusion myocardique (c’est-à-dire la qualité de l’irrigation par les artères, les coronaires), et ainsi de faire le diagnostic de maladie coronaire. Cet examen a des performances supérieures au test d’effort seul et équivalentes à l’échocardiographie sous dobutamine (ou d’effort).
Elle renseigne aussi sur le fonctionnement du muscle cardiaque, c’est-à-dire sur sa contractilité globale (la fraction d’éjection ventriculaire). Il peut aussi étudier le métabolisme cellulaire en particulier évaluer la viabilité myocardique : par exemple, après un infarctus du myocarde, il s’agit de voir s’il subsiste au niveau de l’infarctus des zones encore viables donc qui peuvent récupérer une certaine contraction.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. angiocardiographie isotopique, ventriculographie isotopique
→ scintigraphie, scintigraphie myocardique
[B2, B3, K2]
Édit. 2020