médullosurrénales (scintigraphie des glandes) l.f.
suprarenal medulla scintigraphy
scintigraphie n.f.
scintigraphy
Méthode d'imagerie médicale utilisant le rayonnement d'un composé radioactif introduit dans l'organisme, puis détecté par voie externe, pour en suivre le cheminement et la fixation dans un but d'étude morphologique et/ou dynamique.
L'enregistrement des radiations émises était autre fois réalisé à l'aide d'un scintigraphe à balayage qui fournissait un document en vraie grandeur, mais en un temps long (une heure ou plus). On utilise actuellement une caméra à scintillations placée en regard de la région à explorer qui permet d'obtenir une image en quelques minutes. L'image obtenue sous une incidence donnée est une projection 2D (parallèle ou conique selon le type de collimateur utilisé) dite scintigraphie planaire ou scintigramme, dont le champ peut être restreint ou, à l'opposé, étendu au corps entier. L'obtention d'une série de projections sous des angles différents conduit, après reconstruction informatique, à une tomoscintigraphie. L'enregistrement, sous une même incidence, d'une série d'images successives et brèves constitue une scintigraphie dynamique.
La scintigraphie est très utilisée pour explorer différents organes : cerveau, thyroïde, poumon, cœur, foie, rein, rate, surrénales et squelette.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. scintillographie
scintigraphie à balayage l.f.
sweeping scintigraphy
scintigraphie cardiaque l.f.
cardiac scintigraphy
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
[B2, B3, K1]
Édit. 2020
scintigraphie cérébrale l.f.
cerebral scintigraphy, brain scintigraphy, gammagraphy of the brain
Technique d'imagerie médicale non invasive destinée à détecter sur un mode externe et à représenter la distribution d'un traceur radioactif au sein du cerveau.
Ce traceur est composé d'un vecteur moléculaire et d'un marqueur radioactif permettant de localiser le premier.
Deux types d'appareils sont utilisés selon le rayonnement émis par le radioélément :
- les émetteurs de photons, imposant l'emploi d'une gamma-caméra pour la réalisation d'images de tomographie d'émission monophotonique (TEMP) ;
- la tomographie par émission de positons (TEP), effectuée avec une caméra à positons et des radioéléments émettant ce type de particules ; pour ne pas interférer avec la fonction explorée, des quantités très faibles de traceur sont injectées, grâce à la très grande sensibilité des appareils scintigraphiques.
L'application la plus courante est l'imagerie du débit sanguin cérébral, qui témoigne indirectement de l'activité et de la viabilité des cellules cérébrales. L'imagerie de tumeurs est réalisée par des analogues du potassium comme le thallium ou des acides aminés marqués. Enfin, surtout avec la TEP, l'imagerie de la neurotransmission rend compte du fonctionnement des synapses des divers systèmes présents dans le cerveau. Une information hautement sélective est donc obtenue. Ainsi, un diagnostic des syndromes parkinsoniens est réalisable à l'aide de ligands du transporteur présynaptique de la dopamine ou du récepteur D2.
Une limitation de la scintigraphie cérébrale tient au défaut de références anatomiques dans les images obtenues, car seules les structures fixant le traceur sont visibles. Désormais, des techniques de traitement d'image permettent de fusionner les images scintigraphiques avec celles issues de l'IRM. Celle-ci apporte sa très grande qualité anatomique pour la localisation de l'information scintigraphique.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. gamma-encéphalographie, gammagraphie cérébrale
→ scintigraphie, tomographie par émission de positons, tomographie par émission monophotonique,TEMP, TEP
scintigraphie corps entier l.f.
whole body scintigraphy
Scintigraphie réalisée à l'aide d'un dispositif, en général à balayage, permettant, par des mouvements combinés de la tête de détection et du lit d'examen, d'augmenter le champ d'exploration d'une gammacaméra et de l'étendre à la dimension désirée.
Le radionuclide utilisé est généralement le technétium, mais aussi d'autres émetteurs à sélectivité osseuse (89strontium, 153samarium, 186rhénium).
Une technique récente est employée en imagerie in vivo, à la recherche d'éventuelles localisations cancéreuses, notamment osseuses; elle utilise le 18FDG (fluorodésoxyglucose) et la détection se fait par TEP (tomographie par émission de positons).
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
→ scintigraphie, TEP
scintigraphie d'absorption l.f.
absorption scintigraphy
Enregistrement, au moyen d'une gammacaméra, d'informations densitométriques permettant d'effectuer les corrections d'atténuation d'une tomoscintigraphie pour la rendre quantitative.
La technique consiste à faire balayer le champ d'exploration par une source radioactive externe, d'émission analogue à celle du traceur introduit dans l'organisme et dont le rayonnement traverse cet organisme avant de parvenir à la caméra.
Cette technique peut être appliquée en SPECT comme en TEP.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
→ SPECT, TEP, scintigraphie
scintigraphie des cavités cardiaques l.f.
multigated cardiac scintigraphy
Scintigraphie dynamique réalisée après administration d'un traceur radioactif demeurant intravasculaire.
On réalise une série d'enregistrements successifs de très courte durée pour obtenir des images du début à la fin du cycle cardiaque d'une systole à la systole suivante.
La scintigraphie myocardique permet d’évaluer la perfusion myocardique (c’est-à-dire la qualité de l’irrigation par les artères, les coronaires), et ainsi de faire le diagnostic de maladie coronaire. Cet examen a des performances supérieures au test d’effort seul et équivalentes à l’échocardiographie sous dobutamine (ou d’effort).
Elle renseigne aussi sur le fonctionnement du muscle cardiaque, c’est-à-dire sur sa contractilité globale (la fraction d’éjection ventriculaire). Il peut aussi étudier le métabolisme cellulaire en particulier évaluer la viabilité myocardique : par exemple, après un infarctus du myocarde, il s’agit de voir s’il subsiste au niveau de l’infarctus des zones encore viables donc qui peuvent récupérer une certaine contraction.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. angiocardiographie isotopique, ventriculographie isotopique
→ scintigraphie, scintigraphie myocardique
[B2, B3, K2]
Édit. 2020
scintigraphie des glandes salivaires
salivary glands scintigraphy
Ses principales indications sont les hypo ou asialies (syndrome de Gougerot-Sjögren, sarcoïdose, séquelles de radiothérapie…), les tumeurs salivaires (cystadénolymphome ou tumeur de Whartin) ou l’identification de masses cervicales hautes.
Cette scintigraphie, où le radiopharmaceutique utilisé est le Technétium 99m, est réalisée au repos puis après stimulation salivaire par ingestion de produit acidulé (jus de citron…).
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
→ syndrome de Gougerot-Sjögren, syndrome sec, scintigraphie
scintigraphie des récepteurs l.f.
receptor scintigraphy
Scintigraphie réalisée, en recherche biologique, à l'aide de substances marquées se fixant électivement sur des récepteurs normaux ou pathologiques.
Elle peuvent être marquées soit à l'aide d'un émetteur de photons (par exemple octréotide marqué à l'indium 111), soit à l'aide d'émetteurs de positons.
Cette technique est particulièrement utilisée pour l'étude des récepteurs cérébraux.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
scintigraphie des corticosurrénales l.f.
suprarenal cortex scintigraphy
→ scintigraphie, cholestérol marqué, iodocholestérol
[B2,O4]
scintigraphie du squelette l.f.
skeletal scintigraphy
scintigraphie dynamique l.f.
dynamic scintigraphy
scintigraphie ganglionnaire l.f.
lymph node scintigraphy
→ scintigraphie, lipiodol ultrafluide, technétium 99m
scintigraphie gastrique l.f.
gastric scintigraphy
Scintigraphie dynamique de l'estomac après absorption d'aliments solides ou liquides marqués par un radioisotope, voire après ingestion des deux en utilisant un double marquage.
Technique obsolète, elle permettait d'étudier des troubles fonctionnels, dont le dépistage d'un reflux gastro-œsophagien, et d'apprécier l'effet d'agents pharmacologiques ou de certains traitements médicaux ou chirurgicaux.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
scintigraphie hépatique l.f.
hepatic scintigraphy
Étude morphologique du foie à l'aide d'un isotope radioactif, largement utilisée à une période, mais tombée en désuétude à l'apparition de l'imagerie moderne (échographie, scanographie, IRM).
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
scintigraphie lymphatique l.f.
lymphatic scintigraphy
→ scintigraphie, lipiodol ultra fluide, technétium 99m
scintigraphie myocardique l.f.
cardiac scintigraphy
Méthode d’exploration de la vitalité du myocarde étudiant la fixation par celui-ci d’un isotope radioactif à l’aide d’une gamma caméra à scintillation.
Le traceur utilisé est un émetteur de rayonnement gamma ayant un tropisme particulier pour le myocarde ; plusieurs sont utilisés, le plus fréquent étant le 201thallium. Les images sont enregistrées dans un seul plan (scintigraphie planaire) ou par un procédé de coupes tomographiques (tomoscintigraphie), soit au repos, soit après un effort. Le but de la scintigraphie myocardique est de déceler et de délimiter les zones mal ou non irriguées par suite d’un infarctus du myocarde.
L'examen est le plus souvent réalisé à l'occasion d'une épreuve d'effort (ou d'un test pharmacologique) afin de démasquer une éventuelle ischémie et d'apprécier sa réversibilité. Il peut être utilisé dans un but de dépistage d'une insuffisance coronarienne ou, plus souvent, pour apprécier son retentissement et guider la stratégie thérapeutique, mais également en cancérologie pour recherche de tumeur cardiaque.
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Syn. scintigraphie cardiaque
→ scintigraphie, scintigraphie des cavités cardiaques
[B2, B3, K1]
Édit. 2020
scintigraphie osseuse l.f.
bone scintigraphy
Technique d'imagerie du squelette utilisant un radio-isotope lié à une molécule ayant une forte affinité pour le tissu osseux.
Actuellement, on utilise le méthyldiphosphonate marqué au technetium99. Après injection intraveineuse, le diphosphonate a une fixation osseuse maximale entre 2 et 3 heures après l'injection. Deux types d'images peuvent être obtenues : des images vasculaires précoces et des images osseuses plus tardives où l'isotope se concentre plus particulièrement dans l'os réactionnel en voie de minéralisation. La scintigraphie osseuse est utilisée en cas de tumeurs osseuses malignes ou bénignes (ostéome ostéoïde), dans la recherche de métastases osseuses et pour le diagnostic d'algodystrophie, de maladie de Paget ou d'infections osseuses.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
scintigraphie par émission de positons au [18 F]- FDG l.f.
→ scintigraphie, tomographie par émission de positons (TEP18FDG)
scintigraphie placentaire l.f.
placentography
Technique de localisation placentaire par fixation élective d'isotopes radioactifs liés à la sérumalbumine. préalablement introduits par voie intraveineuse.
Elle est pratiquée à l'aide d'un scintigraphe en position fixe (scintigraphie statique) ou qui se déplace automatiquement (scintigraphie par balayage).
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. placentographie
scintigraphie pulmonaire l.f.
pulmonary scintigraphy, lung scintigraphy
Examen permettant l’étude de la perfusion et de la ventilation pulmonaires grâce à l’introduction dans l’organisme d’un produit radioactif.
- La scintigraphie pulmonaire de perfusion étudie la distribution de la perfusion pulmonaire à l’aide de l’injection intraveineuse de petites particules de sérum-albumine humaine marquée au 99m technétium.
- La scintigraphie pulmonaire de ventilation est faite par inhalation d'un volume gazeux contenant du 133xénon (on peut aussi utiliser du krypton ou un aérosol marqué au technétium 99m). Elle étudie la distribution de la ventilation pulmonaire.
Les indications essentielles de la scintigraphie pulmonaire sont le diagnostic de l’embolie pulmonaire et le bilan préopératoire avant une exérèse pulmonaire.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
→ scintigraphie, aérosol marqué
scintigraphie pulmonaire dynamique l.f.
dynamic lung scintigraphy
→ scintigraphie, aérosol marqué
scintigraphie pulmonaire par perfusion l.f
pulmonary perfusion scintigraphy
Scintigraphie obtenue après administration par voie intraveineuse de particules marquées inertes, d'une taille juste suffisante pour qu'elles ne puissent franchir les capillaires pulmonaires (20 à 100m).
On utilise le plus souvent des macroagrégats ou des microsphères d'albumine humaine marquées au technétium 99m.
En urgence hospitalière, cette technique permet le dépistage de l'embolie pulmonaire.
En dehors de l'urgence, les images, bien que non spécifiques, servent en pathologie cancéreuse bronchique à l'étude fonctionnelle pré-opératoire.
Le plus souvent, il est nécessaire de compléter l'examen par une scintigraphie pulmonaire par ventilation.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
→ scintigraphie, technétium, aérosol marqué
scintigraphie pulmonaire par ventilation l.f.
pulmonary ventilation scintigraphy
Scintigraphie obtenue après inhalation soit d'un gaz radioactif (133xénon ou 81mkrypton), soit d'un aérosol (microgouttelettes ou grains de poussière ultrafins marqués en général au 99m technétium).
La scintigraphie par ventilation est en général couplée à la scintigraphie par perfusion pulmonaire. En effet, la dissociation entre une altération localisée de la perfusion et un aspect normal de la ventilation est très caractéristique d'une embolie pulmonaire.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire