santé mentale l.f.
mental health
État de bon fonctionnement du psychisme caractérisé par l’aptitude à affronter les frustrations et les conflits de la vie en société ainsi que les difficultés psychologiques, facteurs d’angoisse, sans perte de l’harmonie personnelle et de la jouissance du bien-être relationnel.
Ceci suppose des facultés d’adaptation fondées sur l’efficacité des mécanismes de défense du moi. Leur faillite est à l’origine de différents modes de décompensation de l'équilibre psychique qui constituent les diverses maladies mentales.
La société est confrontée à la nécessité d'instaurer une politique de santé mentale. Celle-ci est étroitement liée aux besoins socioculturels de la collectivité et aux moyens économiques consentis. Quelle qu'elle soit, cette politique associe des actions très coûteuses de prévention et de soins.
→ hygiène mentale, santé publique
sans-abri et santé mentale l.m.
homeless and mental health
Situation de certains malades mentaux que leur maladie a désinsérés du tissu social, les empêchant de travailler et les privant d'un domicile, processus accentué par la crise économique.
Relevée par la généralité des auteurs, une surmorbidité psychiatrique (un tiers environ des sans-domiciles aux États-Unis) concerne en particulier : les états schizophréniques (prévalence dix fois plus élevée que dans la population générale), la psychose maniacodépressive, les troubles de la personnalité, les effets de l'usage de l'alcool et des drogues.
En France, la psychiatrie de secteur les ignorerait si la réglementation ne les répartissait dans les secteurs existants, au niveau de chaque hôpital et de chaque centre médicopsychologique, leur donnant au moins un lieu de refuge et d'hébergement thérapeutique.
Ces patients posent de difficiles problèmes de réadaptation, surtout quand ils sortent de l'hôpital psychiatrique après un long séjour, ne répondent pas aux traitements ou ne les observent pas, sont démunis, mobiles, sans appui familial et utilisent toutes sortes de moyens pour se sortir des embarras de la vie. Dans les pays anglosaxons, il est apparu qu'une importante proportion de malades mentaux ne pouvait être traitée convenablement dans la communauté.