santé publique vétérinaire l.f.
veterinary public health
Partie de l’art vétérinaire qui se consacre à la protection de la santé des populations humaine et animale.
La médecine vétérinaire intervient de nombreuses façons : étude des maladies des animaux pouvant contribuer à une meilleure connaissance des maladies humaines, prévention et traitement des épizooties pouvant atteindre l’homme, contrôle de l’élevage et de l’alimentation des animaux destinés à la nourriture humaine, contrôle de la qualité des animaux à l’abattage, etc.
santé communautaire l.f.
community health
Discipline qui se consacre à la protection de la santé d’une collectivité et des individus qui en sont membres.
1) Les partisans des réalisations de santé publique à l’échelle d’une communauté, par exemple une commune ou un quartier, visent à la meilleure coordination possible des services médicaux et des services sociaux ; une équipe pluridisciplinaire travaillant en un lieu unique est en permanence à la disposition du public pour les informations, les consultations et les soins de toute nature.
2) Dans les pays en développement, ce mode d’organisation du système de santé se réfère surtout à l’emploi des personnes locales appartenant au groupe et ayant reçu une instruction des fondements de l’hygiène : infirmiers sanitaires, matrones, secouristes, etc.
santé scolaire l.f.
school health
Discipline qui se consacre à la protection de la santé des personnes vivant en milieu éducatif, enseignants et enseignés.
1) Les organismes de santé scolaire emploient des médecins et des infirmiers. Ils dépistent les anomalies sensorielles ou de développement des écoliers, veillent à l’observance des règles d’éviction en cas d’épidémie, donnent aux enseignants leurs avis sur les horaires et le rythme de l’enseignement pour la santé des écoliers, etc.
2) Les personnels de la santé scolaire des établissements publics sont soumis à l’autorité du ministère de l’Education nationale.
agence nationale de santé publique l.f.
En vigueur de puis le 1er mai 2016, l'ANSP a pour missions l'observation épidémiologique et la surveillance de l'état de santé des populations, la promotion de la santé et la réduction des risques, le développement de la prévention et l'éducation pour la santé.
Cette nouvelle agence reprend l'ensemble des attributions de trois structures aujourd'hui
distinctes : l'Institut de veille sanitaire (InVS), l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) et l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus).
La nouvelle agence est également chargée de la "veille sur les risques sanitaires menaçant les populations". Elle doit anticiper et répondre aux crises sanitaires.
Face à des menaces graves, l'ANSP procède à l'acquisition, la fabrication, l'importation, le stockage, le transport, la distribution et l'exportation des produits et services nécessaires à la protection de la population.
Pour faciliter la mise en œuvre du système national de veille et de surveillance sanitaire, l'ANSP peut s'appuyer sur des cellules d'intervention en région. Placées auprès des directeurs généraux des agences régionales de santé (ARS), ces cellules demeurent sous l'autorité de l'ANSP.
L'agence peut aussi s'appuyer sur un réseau national de santé publique qu'elle organise et anime. Elle dispose d'un réseau de centres nationaux de référence pour la lutte contre les maladies transmissibles.
En matière de gouvernance, l'ANSP comporte un conseil d'administration dans lequel sont représentés l'Etat, les régimes d'assurance maladie, des professionnels de santé, des usagers, des élus. Son président et son directeur général sont nommés par décret. A côté du d’administration sont créés un conseil scientifique, un comité d'éthique et de déontologie, un comité d'ouverture et de dialogue avec la société.
L'Agence nationale de santé publique n'empiétera pas sur les missions de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et de la Haute autorité de santé.
(ANSP)
[E1,E3]
Édit. 2017
code de la santé publique l.m.
Ensemble de textes législatifs et règlementaires concernant la santé publique.
Il comporte neuf livres visant :
-livre Premier : protection générale de la santé publique
-livre II : protection sanitaire de la famille et de l’enfance
-livre III : lutte contre les fléaux sociaux
-livre IV : professions médicales et auxiliaires médicaux
-livre V : pharmacie
-livre VI : utilisation thérapeutique de produits d’origine humaine
-livre VII : hôpitaux et hospices publics, le thermoclimatisme, les laboratoires
-livre VIII : institutions
-livre IX : personnel.
[E3]
infirmier de santé publique l.m.
nurse of public health
Dans les pays en développement, personne chargée d’une action médicosociale auprès de personnes, familles groupes.
Leur action est surtout éducative et vise l’hygiène alimentaire, la prophylaxie de maladies infectieuses et/ou contagieuses.
médecin de santé publique l.m.
public health doctor
Médecin se consacrant à l’une des carrières de la santé publique : services administratifs de l’Etat, médecine du travail, médecine au service des organismes de protection sociale, etc.
santé publique l.f.
public health
1) Discipline qui se consacre à la protection de la santé d’une collectivité et des personnes qui la composent.
2) Ensemble des institutions et des personnes qui se consacrent à cette activité.
Avec l’évolution des mœurs et des techniques, la santé publique intervient dans un nombre grandissant de domaines : hygiène du milieu, de l’eau, de protection contre les catastrophes naturelles, organisation du système de santé et des secours d’urgence, lutte contre les grands fléaux, vaccinations collectives, etc. Elle se préoccupe donc autant de la prévention des maladies que de leur traitement.
Pouvant concerner tous les domaines de la pathologie, les actions de santé publique sont déterminées par des études épidémiologiques.
agence nationale du médicament vétérinaire l.f.
-gérer la pharmacovigilance vétérinaire,
-contrôler la publicité,procéder à l’évaluation des dossiers européens de limites maximales de résidus de substances rentrant dans la composition de médicaments vétérinaires destinés aux animaux producteurs de denrées alimentaires.
L’agence est placée sous la tutelle des ministres de l’Agriculture et de la Santé. Son directeur est nommé par arrêté de ces deux ministres.
Sigle ANMV
[D5,E1,E3,G3]
Édit. 2017
entomologie médicale et vétérinaire l.f.
medical and veterinary entomology
Branche de l’entomologie concernant les insectes responsables de maladies ou qui servent de vecteurs à des agents pathogènes.
En pratique, ce terme désigne, dans une acception élargie, l'étude de l'ensemble des arthropodes d'importance médico-vétérinaire (insectes, arachnides, myriapodes, crustacés) ; le terme d'arthropodologie étant peu usité.
Étym. grec, entomos : insecte ; logos : science
→ acarologie médicale et vétérinaire
[D2, D4 ,D5]
Édit. 2020
médecine vétérinaire l.f.
veterinary medicine
1) Science qui se consacre à l’étude de la physiologie et de la pathologie des animaux.
2) Ensemble des actions contribuant à la bonne santé des animaux à leurs soins et à la prévention de leurs maladies, particulièrement des animaux domestiques, des animaux de compagnie ou de ceux contribuant à l’alimentation humaine.
acarologie médicale et vétérinaire l.f.
medical and veterinary acarology
Discipline dont l'objet est l'étude morphologique et biologique des acariens d'importance médico-vétérinaire.
Dans la pratique, ce domaine est souvent englobé dans l'entomologie médico-vétérinaire, cette discipline étant considérée dans son acception large. L'acarologie a surtout trait aux tiques, arthropodes vecteurs de nombreux agents infectieux pathogènes pour l'Homme et pour les animaux.
→ entomologie médicale et vétérinaire, arthropode, tique
[D2,D4,D5]
Édit. 2018
sans-abri et santé mentale l.m.
homeless and mental health
Situation de certains malades mentaux que leur maladie a désinsérés du tissu social, les empêchant de travailler et les privant d'un domicile, processus accentué par la crise économique.
Relevée par la généralité des auteurs, une surmorbidité psychiatrique (un tiers environ des sans-domiciles aux États-Unis) concerne en particulier : les états schizophréniques (prévalence dix fois plus élevée que dans la population générale), la psychose maniacodépressive, les troubles de la personnalité, les effets de l'usage de l'alcool et des drogues.
En France, la psychiatrie de secteur les ignorerait si la réglementation ne les répartissait dans les secteurs existants, au niveau de chaque hôpital et de chaque centre médicopsychologique, leur donnant au moins un lieu de refuge et d'hébergement thérapeutique.
Ces patients posent de difficiles problèmes de réadaptation, surtout quand ils sortent de l'hôpital psychiatrique après un long séjour, ne répondent pas aux traitements ou ne les observent pas, sont démunis, mobiles, sans appui familial et utilisent toutes sortes de moyens pour se sortir des embarras de la vie. Dans les pays anglosaxons, il est apparu qu'une importante proportion de malades mentaux ne pouvait être traitée convenablement dans la communauté.
santé mentale l.f.
mental health
État de bon fonctionnement du psychisme caractérisé par l’aptitude à affronter les frustrations et les conflits de la vie en société ainsi que les difficultés psychologiques, facteurs d’angoisse, sans perte de l’harmonie personnelle et de la jouissance du bien-être relationnel.
Ceci suppose des facultés d’adaptation fondées sur l’efficacité des mécanismes de défense du moi. Leur faillite est à l’origine de différents modes de décompensation de l'équilibre psychique qui constituent les diverses maladies mentales.
La société est confrontée à la nécessité d'instaurer une politique de santé mentale. Celle-ci est étroitement liée aux besoins socioculturels de la collectivité et aux moyens économiques consentis. Quelle qu'elle soit, cette politique associe des actions très coûteuses de prévention et de soins.
→ hygiène mentale, santé publique
communautaire adj.
Se dit d’une infection contractée en dehors de l’hôpital et de tout acte médical, dans les conditions de vie habituelles du sujet.
S’oppose à infections nosocomiale et hospitalière.
[D2]
médecine communautaire l.f.
pneumonie communautaire l.f.
community acquired pneumonia
Pneumonie contractée dans la population générale assimilée à une communauté, hors des structures de soins.
Les pneumonies communautaires s'opposent aux pneumonies nosocomiales contractées à l'hôpi
Autre dénom. pneumopathie communautaire
pneumopathie communautaire l.f.
réglement communautaire l.m.
→ commission des communautés européennes
absentéisme scolaire l.m.
truancy
Manque à l'obligation légale d'inscription dans un établissement scolaire du premier degré et d'assiduité dans sa fréquentation.
Perturbatrice de la situation scolaire de l'enfant, cette conduite reflète le style des rapports établis entre les parents et l'école, leur perception de sa fonction et leur attitude à l'égard de l'enfant. Très généralement, la fréquentation scolaire est un excellent indice de l'intégration sociale des parents.
Trois grandes formes seront distinguées : par maladie ou déficiences physiques de l'enfant ; du fait de la situation familiale (carence éducative, mobilité géographique, tâches imposées à l'enfant) ; enfin l'école buissonnière qui, si elle est fréquemment répétée, prend une signification proche de la fugue (protestation inconsciente, retrait pur et simple, négation temporaire du milieu). Cette dernière se différencie de la phobie scolaire, qui n'est envisagée que devant une sémiologie franche, où domine l'anxiété au moment de partir pour l'école.
[E3]
Édit. 2016
échec scolaire l.m.
school failure
Souvent observés (dans 20% d'une classe selon certaines statistiques), des résultats scolaires inférieurs à la moyenne requise, constituent un motif fréquent de consultation et l'élément le plus révélateur de troubles psychiques chez l'enfant.
Ceux-ci peuvent être : la déficience intellectuelle, évaluée sur des épreuves psychométriques ; les troubles instrumentaux ; les problèmes psychoaffectifs, rendant compte des réactions d'opposition, d'un manque d'intérêt, d'un évitement, d'une inhibition en face des tâches demandées ; une organisation pathologique de la personnalité ; des troubles névrotiques, pathologies limites, psychoses infantiles.
Parmi les facteurs susceptibles d'intervenir, comptent le poids des inégalités sociales et l'attitude des parents (par excès ou défaut de soucis pour la réussite de leur enfant).
[H3]
Édit. 2019
infirmière scolaire l.f.
school nurse
Infirmière participant aux activités de la médecine scolaire.
médecine scolaire l.f.
school medicine
phobie scolaire l.f.
school phobia
Conduite d'évitement chez un enfant qui, sans pouvoir en dire la raison, refuse d'aller à l'école et résiste avec d'intenses réactions d'anxiété ou de panique quand on tente de l'y contraindre.
Plus fréquente chez le garçon, elle apparaît entre 6 et 13 ans, surtout à l'entrée à l'école élémentaire et à l'arrivée au collège. Lors du départ en classe, l'enfant pleure, supplie ses parents. Si on le force, la crise prend un aspect dramatique : il s'enferme ou se sauve. Dès qu'il n'est plus contraint par cette situation, il se calme, promet d'y aller sans difficultés "plus tard" et redevient facile et coopérant dans tous les domaines.
Selon certains, les formes graves de l'adolescent risquent de s'accompagner d'une marginalisation sociale, de délinquance, d'organisation perverse ou psychopathique, de pathologies limites, plutôt que d'évoluer vers des névroses.
Dans le déterminisme de ces troubles on peut schématiquement relever : soit une entrave à l'appétit cognitif quiescent de l'enfant, liée aux difficultés et conflits psychologiques qu'il rencontre ; soit le caractère authentiquement phobogène du savoir scolaire, alors vécu par lui comme dangereux et recélant des éléments qu'il souhaite méconnaître ou garder à distance.
Adelaide M. Johnson, psychiatre américaine (1941)
Étym. gr. phobos : crainte
refus scolaire l.m.
school refusal
Conduite qui est le fait d'enfants inhibés, envahis par un sentiment d'impuissance et de profond découragement. Souvent tenus pour paresseux, leur souffrance morale est pourtant perceptible et ils trouvent une sorte de soulagement dans l'autodépréciation et l'autoaccusation.
Ces enfants peuvent être issus de familles socioculturellement défavorisées, témoignant d'une hostilité plus ou moins manifeste à l'encontre de l'école ; ou au contraire, ils ne parviennent pas à assumer des exigences parentales excessives.
Le refus scolaire se manifeste de façon différente selon l'âge : opposition active avec attitudes de bouderie ou troubles du comportement, colères, instabilité, chez le jeune enfant ; opposition passive d'un enfant effacé et silencieux, ou encore opposition s'exprimant par l'école buissonnière chez le préadolescent.