fétichisme m.m.
Fétichisme ou adoration de fétiches: terme d’ethnologie introduit en psychologie par A. Binet (1887) pour désigner le fétichisme sexuel.
L’utilisation d’un objet fétiche pour atteindre l’excitation sexuelle recherchée n’est pas pathologique en soi. Le fétichisme est pathologique (paraphilie) à partir du moment où il entraîne une détresse de l’individu et/ou une altération du fonctionnement affectif et social. Ce trouble, de la préférence sexuelle, quasi exclusivement masculin, est marqué par l’excitation sexuelle intense et récurrente provoquée par l’utilisation d’objets fétiches ou l’attention spécifique à une ou des parties non génitales du corps. Il débute à la puberté et évolue de manière continue avec des fluctuations d’intensité. Il peut coexister avec d’autres troubles en particulier une hypersexualité. On n’en connaît pas la prévalence. Les fétiches les plus fréquents sont les sous-vêtements féminins, les pieds et les chaussures, les cheveux.
Il ne faut pas confondre le fétichisme avec le transsexualisme (excitation sexuelle par le fait de se travestir ) ou le sadomasochisme ( excitation sexuelle par la souffrance physique et/ou psychique ).
→ paraphilie transsexualisme sadomasochisme
[H3]
Édit. 2018
sadisme n.m.
sadism
Un des aspects de la pulsion sexuelle qui trouve sa satisfaction dans la douleur ou l'humiliation infligées à autrui.
R. von Krafft-Ebing, Havelock Ellis puis S. Freud décrivent sous ce nom une perversion sexuelle dont le prototype littéraire se trouve dans les œuvres du marquis de Sade. Freud découvre le sadisme très précocement chez l'enfant, où il succède au masochisme primaire : la douleur infligée à autrui devient une source de jouissance par identification à la victime.
Dans la dernière théorie des pulsions, Freud met le sadisme au compte d'une intrication des pulsions de mort et des pulsions sexuelles.
R. von Krafft-Ebing, baron, psychiatre austro-hongrois (1886) ; H. Havelock Ellis, médecin et psychologue britannique (1900) ; S. Freud, psychiatre autrichien (1905)
→ sadisme sexuel (aspects cliniques)
sadisme sexuel (aspects cliniques) l.m.
clinical aspects of sexual sadism
Recherche de la satisfaction érotique par la souffrance physique et/ou morale infligée à autrui avant ou pendant des relations sexuelles ou leurs substituts, sans se préoccuper des conséquences pour la victime.
Il s'agit de conduites agressives comme des morsures, piqûres, flagellations, blessures au niveau des organes génitaux, ou des situations humiliantes, infligées à des adultes ou à des enfants. L'habituelle mise en scène théâtrale qui les accompagne peut contribuer à rendre moins marquées les souffrances de l'autre. De même que leur symétrique, le masochisme, elles restent le plus souvent cachées, accentuant d'autant la dimension cruauté-souffrance recherchée.
Surtout rencontré chez l'homme, le sadisme sexuel est fréquent chez la femme sur un mode mineur.
Très anciennement connu, il peut exceptionnellement s'exercer sous des formes extrêmes comme des crimes fréquemment précédés de viol (assassinats par lubricité, R. von Kraft-Ebing, en fait surtout psychotiques). Le risque de récidive est encore plus élevé dans cette éventualité.
→ sadisme