Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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sécrétion mérocrine l.f.

merocrine secretion

Sécrétion des glandes exocrines reposant sur le principe de l’exocytose.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

Syn. sécrétion eccrine

sueur

sueur n.f.

sweat

Solution saline faible, d'odeur particulière, sécrétée par les glandes sudorales et déversée sur la peau en quantité très variable suivant la température extérieure et l'activité physique et selon les individus.
Sa composition varie en fonction du type de la glande, eccrine ou apocrine.
La sueur eccrine a un pH qui varie entre 4,5 et 8 selon le régime alimentaire et la cause de la sudation. Son résidu sec représente environ 0,5 à 1%. Il contient des chlorures, des phosphates, des sulfates, des ions sodium, potassium et ammonium, de l'urée (0,6 à 1,5 p.1000), de l'acide lactique (0,7 à 3 p. 1 000), de l'acide urique, des acides gras et du glucose (0,03 à 0,1 p. 1 000). La quantité de sueur sécrétée par 24 h chez un sujet normal au repos dans une atmosphère tempérée est d'environ 500 à 1 000 g ; elle peut atteindre ou dépasser 10 kg en cas d'effort soutenu ou de température élevée. Normalement, la sueur s'évapore et participe ainsi à la régulation thermique. La teneur forte en chlorure de sodium (1,7-4,5 g/L) invite à considérer les besoins nutritionnels élevés en cas de sudation intense, particulièrement dans les régions à climat chaud et sec.
La sueur apocrine est produite en quantité beaucoup plus réduite que la sueur eccrine : de ce fait, elle ne joue aucun rôle dans la régulation thermique. Elle est d’apparence huileuse ; en se répandant sur la surface cutanée, et par suite d’une décomposition d’origine bactérienne ou fongique, elle peut prendre un aspect coloré et une certaine odeur.

hyperhidrose, anhidrose, chromhidrose, bromhidrose, rétention sudorale, test à la sueur, mucoviscidose

sueur (test à la) l.m.

sweat test, quantitative pilocarpine iontophoresis sweat test

Dosage du chlore dans la sueur après sudation déclenchée par la pilocarpine (ou par la chaleur).
Le test à la sueur est positif quand la concentration de chlore dans la sueur est supérieure à 60 mEq/l, élévation qui est très caractéristique de la mucoviscidose.

mucoviscidose

glande mérocrine l.f.

Glande dont le produit de sécrétion est excrété au-dehors sans entrainer la mort des cellules.

glande sudoripare

mérocrine adj.

merocrine
1) Se dit d'une glande dont la sécrétion se fait par expulsion hors de la cellule : le protoplasme cellulaire est préservé, la cellule demeure apte à poursuivre l’élaboration d’un nouveau matériel sécrétoire.
2) Se dit de cette sécrétion elle-même.
Ce type de sécrétion exocrine concerne les cellules mucipares gastriques, les acini séreux et muqueux.

L. Ranvier, histologiste français, membre de l'Académie de médecine (1869)

Étym. gr. méros : partie, krinein : sécréter

cellules mucipares gastriques, acini séreux et muqueux.

antidiurétique (sécrétion inappropriée d'hormone) l.f.

inappropriate secretion of antidiuretic hormone

Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de), hormone antidiurétique

cystographie de sécrétion l.f.

excretory cystography

Opacification de la vessie obtenue au cours d'une urographie intraveineuse.

cystographie

[B2,M3]

glande à sécrétion externe l.f.

glande exocrine

glande à sécrétion interne l.f.

glande endocrine

glandes à sécrétion externe l.f.p.

glandes exocrines

glandes à sécrétion interne l.f.p.

glandes endocrines

hypoplasie des ailes du nez-hypothyroïdisme-absence de sécrétion pancréatique-surdité congénitale l.f.

nasal alar hypoplasia, hypothyroidism, pancreatic achylia, and congenital deafness

Ann J. Johanson, pédiatre américaine et R. Blizzard, pédiatre américain (1971)

Johanson-Blizzard (syndrome de

[P1,L1,O4,P1]

mesure des masses tubulaires de réabsorption et de sécrétion rénales l.f. 

measure of the kidney tubular masses of reabsorption and secretion

transport rénal

Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de) l.m.

Schwartz-Bartter’s syndrome

Syndrome le plus souvent paranéoplasique caractérisé par une sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (ADH) entraînant une hyponatrémie grave, secondaire à une élimination urinaire excessive de sodium.
La conséquence est une hyperhydratation intra-cellulaire qui provoque des manifestations progressives digestives (anorexie, état nauséeux, vomissements) ou neuropsychiques (agitation, irritabilité, convulsions, coma), mais pas d’oedèmes. Le diagnostic se fait essentiellement par les examens biologiques : abaissement de la natrémie et de l’osmolarité plasmatiques, tandis que la natriurèse et l’osmolarité urinaire sont élevées.
Les causes en sont nombreuses :
- tumeurs néoplasiques sécrétrices d'ADH : cancer bronchique à petites cellules (cause la plus fréquente), carcinomes pancréatique et duodénal, lymphome, thymome;
- maladies pulmonaires non tumorales : tuberculose, abcès du poumon, pneumopathie virale, empyème, syndrome obstructif chronique ;
- maladies du système nerveux central : fracture du crâne, hématome sous-dural, hémorragie sous-arachnoïdienne, thrombose vasculaire cérébrale, atrophie cérébrale, encéphalite aigüe, méningite tuberculeuse, méningite purulente ;
- prise de médicaments : chlorpropamide, vincristine, vinblastine, cyclophosphamide, carbamazépine, oxytocine, antidépresseurs tricycliques, parfois anesthésiques généraux ;
- hypothyroïdie, ventilation sous pression positive.
Le traitement étiologique doit être mis en œuvre dès que possible ; en attendant son effet, la restriction hydrique est impérative.

W. B. Schwartz, médecin cardiologue américain, F. Bartter, médecin endocrinologue américain (1957)

Sigle : SIADH (syndrome de Sécrétion Inappropriée d’ADH)

natrémie, encéphalopathies hypo- et hyperosmolaires, vasopressine

sécrétion n.f.

secretion

1) Processus par lequel une substance est élaborée et émise dans le milieu qui l'entoure.
2) Substance élaborée par certaines cellules, certains tissus ou épithéliums glandulaires.
Elle est dite externe lorsque la sécrétion est recueillie par un canal excréteur ou déversée directement à la surface de la muqueuse, interne ou endocrine, lorsqu’elle est déversée dans le sang.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion apocrine sécrétion eccrine sécrétion mérocrine sécrétion exocrine sécrétion externe

sécrétion apocrine l.f.

apocrine secretion

Perte d’une partie du cytoplame apical d’une cellule exocrine contenant le matériel sécrété.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion, sueur

sécrétion eccrine l.f.

eccrine secretion

sécrétion mérocrine,  sueur

sécrétion exocrine l.f.

exocrine secretion

Ensemble des sécrétions glandulaires aboutissant par l'extérieur, soit directement à la surface d'un épithélium, soit par l'intermédiaire d'un canal excréteur.
Les substances ainsi sécrétées agissent sans passer par le secteur sanguin ni lymphatique.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion

sécrétion externe l.f.

external secretion

sécrétion

sécrétion gastrique acide l.f.

acid gastric secretion

Sécrétion d'acide chlorhydrique (HCl) par les cellules pariétales des glandes fundiques de l'estomac.
Elle représente la principale sécrétion de cet organe et participe au maintien de la relative stérilité du suc gastrique ainsi qu' à la digestion des aliments. Cette sécrétion est assurée par l'action de la pompe Na+/K+ ATPase, située dans les canalicules sécrétoires de la membrane apicale de la cellule pariétale. Les principaux agents stimulant la sécrétion acide gastrique sont l'acétylcholine libérée par les terminaisons du nerf vague (X), l'histamine sécrétée par les mastocytes de la lamina propria et la gastrine produite par les cellules endocrines G situées dans les glandes antrales de l'estomac.
En pathologie, la sécrétion acide gastrique peut être diminuée en cas d'atrophie de la muqueuse gastrique, ou stimulée excessivement en cas de production anormale de gastrine.
En thérapeutique, les agents permettant d'inhiber la sécrétion acide gastrique sont les antagonistes spécifiques des récepteurs H2 de l'histamine (cimétidine, ranitidine, etc.), ainsi que les inhibiteurs de la pompe à protons (oméprazole, lansoprazole et pantoprazole) qui bloquent de façon irréversible le fonctionnement de la Na+/K+ ATPase.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

Zollinger-Ellison (syndrome de)

sécrétion gastrique peptique l.f.

peptic gastric secretion

Sécrétion enzymatique gastrique née des cellules principales des glandes fundiques qui sécrètent le pepsinogène, proenzyme inactif hydrolysé en milieu acide avec libération de pepsine.
À côté de la sécrétion peptique, les cellules principales sécrètent également chez l'homme une lipase active en milieu acide, qui participe à la digestion des triglycérides alimentaires.
 Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion holocrine l.f.

holocrine secretion

Décharge et destruction de toute la cellule exocrine.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique l.f.

inappropriate antidiuretic hormone secretion

W. B. Schwartz, médecin cardiologue et F. C. Bartter, médecin endocrinologue américains (1957)

Schwartz-Bartter (syndrome de)

sécrétion interne l.f.

internal secretion

sécrétion

sécrétion lactée l.f.

milk secretion

Produit des cellules spécialisées de la glande mammaire qui élaborent, à partir de leur propre substance ou de matériaux prélevés électivement dans le sang, des produits qu'elles excrètent pour servir à la nutrition du nouveauné.
L'excrétion est provoquée lors de la tétée et induite par une préparation hormonale de la glande durant toute la grossesse.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

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