risque relatif l.m.
Rapport du risque de survenue d’un événement (par exemple une maladie) chez des sujets exposés à un ou plusieurs facteurs de risque, au risque de survenue du même événement chez des sujets témoins non exposés.
1) Le plus souvent, le risque relatif est le rapport des taux d’incidences cumulatives chez les exposés par rapport aux non exposés (ratio des risques).
2) Il ne peut être directement calculé que dans les enquêtes rétrospectives (cas-témoins), le risque relatif peut être estimé par le « odds ratio » lorsque la prévalence de la maladie est faible (inférieure à 5%) dans la population.
[E1]
Édit. 2020
syndrome d'hypercroissance relatif à PIK3CA l.m.
Syn. syndrome PROS
[A4,O6]
Édit. 2018
extrapolation linéaire des risques des radiations l.f.
linear relationship
Relation de proportionnalité admise entre la fréquence d'un risque et la dose dans le domaine des très faibles doses, où l'évaluation directe du risque est inaccessible à une étude expérimentale ou à une enquête épidémiologique.
Elle se réfère aux évaluations obtenues pour des doses de 1 à quelques Gy.
Cette relation est admise par prudence, car elle ne peut pas sous-estimer l’importance réelle du risque.
[B2, E1, E3]
Édit. 2020
facteurs de risques l.m.
risk factors
Facteurs physiologiques ou pathologiques susceptibles d’entraîner une plus grande probabilité pour le patient d’être atteint par une affection donnée.
→ évaluation épidémiologique des risques, facteurs de risques artériels, facteurs de risques cardiaques, facteurs de risques vasculaires, facteurs de risques nutritionnels
[E1,D2,K2]
Édit. 2018
facteurs de risques artériels l.m.
cardiovascular risk factors, risk markers
→ facteurs de risques cardiaques
[K2]
Édit. 2018
facteurs de risques cardiaques l.m.
cardiovascular risk factors, risk markers
État physiologique (comme l'âge, le sexe masculin ou l'hérédité) ou pathologique (comme les anomalies des lipides plasmatiques, les diabètes sucrés, ou l'hypertension artérielle) ou encore habitude de vie (comme la consommation de tabac, un régime alimentaire trop riche en graisses saturées et en cholestérol, ou la sédentarité), susceptible d'entraîner une incidence ou à une gravité accrues des maladies artérielles, notamment l'ischémie d'origine athéroscléreuse.
L'épidémiologie descriptive qui a identifié ces risques n'étant capable que d'établir des associations, et non pas des relations certaines de cause à effet, il est préférable de les nommer indicateurs (ou marqueurs) de risque. Certains sont de plausibles agents d'irritation artérielle, dont la nature peut être physique (hypertension artérielle), toxique (tabac) ou métabolique (perturbations du métabolisme lipidique, diabète). Un indicateur peut être érigé au rang de facteur de risque quand sa correction par un traitement améliore le pronostic (prévention secondaire) ou réduit la fréquence (prévention primaire) des maladies artérielles.
Syn. marqueur de risque artériel, indicateur de risque artériel
[K2]
Édit. 2018
facteurs de risques vasculaires l.m.p.
vascular risk factor
[K4]
Édit. 2018
leucémie aigüe myéloblastique (LAM) : stratification de risques l.f.
Données cytogénétiques et moléculaires utilisées dans la stratification de risques des LAM.
| RISQUE CYTOGENETIQUE MOLECULAIRE |
| inv (16) ou t (16 ;16) cytogénétique normale avecFavorable t(8 ;21) mutation biallélique CEBPA isoléet(15 ;17) mutation NPMI sans FLT3 ITD |
| cytogénétique normale+ 8 isolé mutation KIT dans les leucémiesIntermédiaire t(9 ;11) core banding factorAnomalies non reprises dans inv (16) ou t (16 ;16)favorable et défavorable t (8 ;21) |
| complexe (≥3 anomalies clonales)cariotype monosomique-5/-5q ou -7/-7qDéfavorable réarrangements 11q23 autres que t(9 ;11) cytogénétique normale avecinv(3) ou t(3 ;3) FLT3ITI)t(6 ;9)t(9 ;22) |
[F1,Q1]
plan de gestion des risques l.m.
plan of risks management
Plan établi par la société productrice d’un médicament à faible coefficient bénéfice/risques sous la responsabilité de l’ AFSSAPS.
Plan qui comporte un programme d’information et d’éducation des malades et des professionnels de santé (guide et lettre d’information aux professionnels de santé, remise à chaque malade d’un carnet où est signé un accord de soins et de contraception).
Sigle : PGR
évaluation épidémiologique des risques l.m.
risk factor
1) Évaluation du risque supplémentaire apporté par une nouvelle cause en prenant comme référence le risque normal dans la même situation.
Les études épidémiologiques, notamment en cardiologie, ont précisé le rôle de l'âge, du poids, du tabac, de l'alcoolisme, d'un polluant, du cholestérol, etc. Il est difficile d'évaluer ces risques de façon absolue mais on peut le faire par comparaison du rapport des cotes par rapport à un groupe témoin de sujets considérés comme normaux : par ex. si la mortalité des sujets de poids normal de même âge, sexe, etc. est deux fois moindre que celle d'un groupe de sujets comparables mais d'un poids de 10 kg au-dessus de la normale. On dit qu'une surcharge de poids de 10 kg apporte un facteur de risque égal à 2. Pour les jeunes conducteurs, une alcoolémie de 0,5 g/L apporte un risque d'accident 2 fois plus grand : le facteur de risque d'une telle alcoolémie est égal à 2, pour une alcoolémie de 0,8 g/L le facteur de risque est alors de 5.
Lorsqu'au contraire l'évaluation épidémiologique montre que le rapport des cotes est plus petit que 1, c'est-à-dire, par ex., que la mortalité est plus faible dans le groupe étudié que dans le groupe témoin, on parle d'un effet de précaution, et le facteur de risque devient un facteur de protection.
2) Dans le langage médical courant l'expression a pris le sens vague de cause (supplémentaire) d'une maladie.
Par ex. : le tabac est un facteur de risque cardiovasculaire. On confond souvent risque et facteur de risque.
→ alcoolémie, cotes (rapport des), diœkétique (risque)
[E1]
Édit. 2018
risques cérébrovasculaires des hormones œstroprogestatives l.m.p.
cerebrovascular risks of estrogen therapy
Conséquences de traitement œstrogéniques sur la circulation cérébrale.
S'agissant des utilisatrices de contraceptifs, le risque absolu est faible, bien que multiplié par neuf. Un contraceptif faiblement dosé le diminuerait encore. Il reste qu'une hypertension artérielle, un tabagisme, une dyslipidémie et pour certains une migraine, représentent une contre-indication. De plus, les patientes ont habituellement des anticorps anti-éthinylœstradiol.
S'agissant de l'hormonothérapie substitutive post-ménopausique, les arguments semblent manquer pour l'incriminer directement sur ce plan.
[O4]
risques des radiations n.m.p.
radiation hazards
Conséquences pathologiques d'une irradiation qui concernent les effets indésirables des faibles doses (inférieures à 1 Gy), essentiellement effets tératogènes chez l'embryon, mutation génique et cancérisation (risque dominant).
Ils apparaissent de façon aléatoire parmi les individus exposés (risque stochastique). Ils ne sont pas caractéristiques de l'irradiation et ne se distinguent pas des manifestations pathologiques spontanées de même nature. La responsabilité de l'irradiation est constatée par l'augmentation de la fréquence de ces manifestations dans une population exposée (risque statistique).
Estimations du risque pour une dose de 1 Gy chez l'embryon : effets tératogènes (microcéphalie) 10%; mutation génétique 2% (lorsque les 2 parents ont été irradiés) ; leucémie après irradiation totale 0,2 %; risque global de décès par cancer radio-induit 1,2 %.
La fréquence du risque pour une dose très inférieure à 1Gy est trop faible pour être évaluée par une étude radiobiologique ou épidémiologique et on admet la proportionnalité entre la fréquence du risque et la dose.
→ extrapolation linéaire des risques des radiations
table de calcul des cotes et des risques
| Table de calcul des cotes et des risques | |||
| sujets exposés | sujets non exposés | Risques | |
| Nombre de sujets malades | a | B | rm = a/a+b |
| Nombre de sujets indemnes | c | D | ri = c/c+d |
| Cotes | Ca = a/c | Cb = b/d | |
| Rapport de cotes | OR = C a /Cb = ad/bc | ||
risques proportionnels (modèle de) l.m.
proportional hasard model
Hypothèse nécessaire à l’utilisation du modèle de Cox pour les données censurées.
[E1]
Édit. 2020