Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

36 résultats 

risques cérébrovasculaires des hormones œstroprogestatives l.m.p.

cerebrovascular risks of estrogen therapy

Conséquences de traitement œstrogéniques sur la circulation cérébrale.
S'agissant des utilisatrices de contraceptifs, le risque absolu est faible, bien que multiplié par neuf. Un contraceptif faiblement dosé le diminuerait encore. Il reste qu'une hypertension artérielle, un tabagisme, une dyslipidémie et pour certains une migraine, représentent une contre-indication. De plus, les patientes ont habituellement des anticorps anti-éthinylœstradiol.
S'agissant de l'hormonothérapie substitutive post-ménopausique, les arguments semblent manquer pour l'incriminer directement sur ce plan.

[O4]

extrapolation linéaire des risques des radiations l.f.

linear relationship

Relation de proportionnalité admise entre la fréquence d'un risque et la dose dans le domaine des très faibles doses, où l'évaluation directe du risque est inaccessible à une étude expérimentale ou à une enquête épidémiologique.
Elle se réfère aux évaluations obtenues pour des doses de 1 à quelques Gy.
Cette relation est admise par prudence, car elle ne peut pas sous-estimer l’importance réelle du risque.

[B2, E1, E3]

Édit. 2020

table de calcul des cotes et des risques

Table de calcul des cotes et des risques
 sujets exposés sujets non exposésRisques
    
Nombre de sujets maladesaB rm = a/a+b
Nombre de sujets indemnes cDri = c/c+d
CotesCa = a/c Cb = b/d 
Rapport de cotes  OR = C a /Cb = ad/bc  

  cotes (rapport des)

plan de gestion des risques l.m.

plan of risks management

Plan établi par la société productrice d’un médicament à faible coefficient bénéfice/risques sous la responsabilité de l’ AFSSAPS.
Plan qui comporte un programme d’information et d’éducation des malades et des professionnels de santé (guide et lettre d’information aux professionnels de santé, remise à chaque malade d’un carnet où est signé un accord de soins et de contraception).

Sigle  : PGR

évaluation épidémiologique des risques l.m.

risk factor

1) Évaluation du risque supplémentaire apporté par une nouvelle cause en prenant comme référence le risque normal dans la même situation.
Les études épidémiologiques, notamment en cardiologie, ont précisé le rôle de l'âge, du poids, du tabac, de l'alcoolisme, d'un polluant, du cholestérol, etc. Il est difficile d'évaluer ces risques de façon absolue mais on peut le faire par comparaison du rapport des cotes par rapport à un groupe témoin de sujets considérés comme normaux : par ex. si la mortalité des sujets de poids normal de même âge, sexe, etc. est deux fois moindre que celle d'un groupe de sujets comparables mais d'un poids de 10 kg au-dessus de la normale. On dit qu'une surcharge de poids de 10 kg apporte un facteur de risque égal à 2. Pour les jeunes conducteurs, une alcoolémie de 0,5 g/L apporte un risque d'accident 2 fois plus grand : le facteur de risque d'une telle alcoolémie est égal à 2, pour une alcoolémie de 0,8 g/L le facteur de risque est alors de 5.
Lorsqu'au contraire l'évaluation épidémiologique montre que le rapport des cotes est plus petit que 1, c'est-à-dire, par ex., que la mortalité est plus faible dans le groupe étudié que dans le groupe témoin, on parle d'un effet de précaution, et le facteur de risque devient un facteur de protection.
2) Dans le langage médical courant l'expression a pris le sens vague de cause (supplémentaire) d'une maladie.
 Par ex. : le tabac est un facteur de risque cardiovasculaire. On confond souvent risque  et  facteur de risque.

alcoolémie, cotes (rapport des), diœkétique (risque)

[E1]

Édit. 2018

risques des radiations n.m.p.

radiation hazards

Conséquences pathologiques d'une irradiation qui concernent les effets indésirables des faibles doses (inférieures à 1 Gy), essentiellement effets tératogènes chez l'embryon, mutation génique et cancérisation (risque dominant).
Ils apparaissent de façon aléatoire parmi les individus exposés (risque stochastique). Ils ne sont pas caractéristiques de l'irradiation et ne se distinguent pas des manifestations pathologiques spontanées de même nature. La responsabilité de l'irradiation est constatée par l'augmentation de la fréquence de ces manifestations dans une population exposée (risque statistique).
Estimations du risque pour une dose de 1 Gy chez l'embryon : effets tératogènes (microcéphalie) 10%; mutation génétique 2% (lorsque les 2 parents ont été irradiés) ; leucémie après irradiation totale 0,2 %; risque global de décès par cancer radio-induit 1,2 %.
La fréquence du risque pour une dose très inférieure à 1Gy est trop faible pour être évaluée par une étude radiobiologique ou épidémiologique et on admet la proportionnalité entre la fréquence du risque et la dose.

extrapolation linéaire des risques des radiations

facteurs de risques l.m.

risk factors

Facteurs physiologiques ou pathologiques susceptibles d’entraîner une plus grande probabilité pour le patient d’être atteint par une affection donnée.

évaluation épidémiologique des risques, facteurs de risques artériels, facteurs de risques cardiaques, facteurs de risques vasculaires, facteurs de risques nutritionnels

[E1,D2,K2]

Édit. 2018

facteurs de risques artériels l.m.

cardiovascular risk factors, risk markers

facteurs de risques cardiaques

[K2]

Édit. 2018

facteurs de risques cardiaques l.m.

cardiovascular risk factors, risk markers

État physiologique (comme l'âge, le sexe masculin ou l'hérédité) ou pathologique (comme les anomalies des lipides plasmatiques, les diabètes sucrés, ou l'hypertension artérielle) ou encore habitude de vie (comme la consommation de tabac, un régime alimentaire trop riche en graisses saturées et en cholestérol, ou la sédentarité), susceptible d'entraîner une incidence ou à une gravité accrues des maladies artérielles, notamment l'ischémie d'origine athéroscléreuse.
L'épidémiologie descriptive qui a identifié ces risques n'étant capable que d'établir des associations, et non pas des relations certaines de cause à effet, il est préférable de les nommer indicateurs (ou marqueurs) de risque. Certains sont de plausibles agents d'irritation artérielle, dont la nature peut être physique (hypertension artérielle), toxique (tabac) ou métabolique (perturbations du métabolisme lipidique, diabète). Un indicateur peut être érigé au rang de facteur de risque quand sa correction par un traitement améliore le pronostic (prévention secondaire) ou réduit la fréquence (prévention primaire) des maladies artérielles.

Syn. marqueur de risque artériel, indicateur de risque artériel

[K2]

Édit. 2018

facteurs de risques vasculaires l.m.p.

vascular risk factor

facteur de risque cardiaque

[K4]

Édit. 2018

leucémie aigüe myéloblastique (LAM) : stratification de risques l.f.

Données cytogénétiques et moléculaires utilisées dans la stratification de risques des LAM.

RISQUE CYTOGENETIQUE MOLECULAIRE
inv (16) ou t (16 ;16) cytogénétique normale avecFavorable t(8 ;21) mutation biallélique CEBPA isoléet(15 ;17) mutation NPMI sans FLT3 ITD
cytogénétique normale+ 8 isolé mutation KIT dans les leucémiesIntermédiaire t(9 ;11) core banding factorAnomalies non reprises dans inv (16) ou t (16 ;16)favorable et défavorable t (8 ;21)
complexe (≥3 anomalies clonales)cariotype monosomique-5/-5q ou -7/-7qDéfavorable réarrangements 11q23 autres que t(9 ;11) cytogénétique normale avecinv(3) ou t(3 ;3) FLT3ITI)t(6 ;9)t(9 ;22)

[F1,Q1]

risques proportionnels (modèle de) l.m.

proportional hasard model

Hypothèse nécessaire à l’utilisation du modèle de Cox pour les données censurées.

Cox (modèle de)

[E1]

Édit. 2020

hormones androgènes l.f.p.

androgenic hormones

hormones mâles

[O4]

hormones antéhypophysaires l.f.p.

anterior pituitary hormones

Hormones sécrétées par l’antéhypophyse : corticotrophine, hormone somatotrope, hormone thyrostimulante, prolactine, gonadostimulines.
L’antéhypophyse sécrète principalement des polypeptides ou des glycoprotéines ayant une activité de stimulation des autres glandes endocrines : corticotropine, gonadostimulines, thyréotropine, etc. L'hormone de croissance ou somatotrope exerce de nombreux effets métaboliques. La prolactine est une hormone lactogène et inhibitrice des fonctions gonadiques.
La durée de vie de ces hormones dans le plasma sanguin est brève, de l'ordre d'une demi-heure.
La sécrétion de ces hormones est stimulée par des hormones hypothalamiques oligopeptidiques appelées libérines : la TSH (hormone thyrostimulante) est contrôlée par la TRH (thyrotropin releasing hormone) ou thyrolibèrine, l'ACTH par la CRH (corticotropin releasing hormone), la GH (hormone de coissance) par la GH-RH (hormone de libération de l'hormone de croissance). La production de la prolactine est contrôlée négativement par la dopamine. La LH (hormone lutéinisante) et en partie la FSH (hormone folliculostimulante) sont sous la dépendance de la LH-RH (luteinising hormone- releasing hormone) encore appelée GH-RH ou Gn-RH (gonadotropin hormone-releasing hormone). La sécrétion des gonadotropines antéhypophysaires est freinée par l'œstradiol ovarien jusqu'à un seuil critique qui provoque au contraire une décharge ovulante de LH. La FSH est freinée électivement par l'inhibine ovarienne.

Étym. gr. hormaô : j'excite

corticotrophine, hormone somatotrope, hormone thyrostimulante, prolactine, gonadostimulines, thyrotropine, corticotropine, dopamine, hormone folliculostimulante, luteinising hormone-releasing hormone, libérine, inhibines gonadiques, thyrolibérine

[O4]

hormones corticosurrénales l.f.p.

cortical hormones

Ensemble des hormones sécrétées par le cortex surrénal.
On en distingue une trentaine, toutes de stucture stéroïde, classées en trois groupes : les minéralocorticostéroïdes comme l'aldostérone et la désoxycorticostérone, synthétisés dans la zone glomérulée, contribuant à la réabsorption tubulaire du sodium et de ce fait au contrôle de la volémie et de la pression artérielle, les glucocorticostéroïdes comme le cortisol, synthétisés dans la zone fasciculée et ayant une activité essentiellement sur le métabolisme glucidoprotidique, et les sexocorticoïdes synthétisés par la zone réticulée comme l'androstène-dione, la déhydro-épiandrostérone sécrétée sous forme sulfoconjuguée, androgènes mineurs précurseurs de testostérone et d’estradiol.

Étym. gr. hormaô : j'excite

aldostérone, désoxycorticostérone, cortisol, androstène-dione

[O4]

hormones digestives l.f.

Terme impropre, pourtant communément utilisé pour désigner les hormones sécrétées par des cellules annexées à l’appareil digestif, intervenant non spécifiquement sur les sécrétions digestives, la contraction de l’estomac, de l’intestin, des voies biliaire

On en distingue une quinzaine, sécrétine, gastrine, cholécystokinine, bombésine, substance P, le VIP, la neurotensine, entéroglucagon, somatostatine, incrétines (GLP1ou Glucagon-Like-Peptide, GIP ou Gastric Inhibitory Peptide), sérotonine, catécholamines…..

Étym. gr. hormaô : j'excite

[O4,L1]

hormones entéro-digestives l.f.

hormones digestives

[O4,L1]

hormones femelles l.f. ]

female hormones

Chacune des hormones responsables de l'apparition et du maintien des caractères sexuels féminins.

risques cérébrovasculaires des hormones œstroprogestatives

[O3,O4]

Édit. 2015

hormones génitales l.f.p.

sexual hormones

Hormones ayant une activité sur les caractères sexuels mâles ou femelles.
On distingue les hormones mâles et les hormones femelles, bien que la plupart de ces hormones soient présentes et aient une activité dans les deux sexes.

hormones mâles, hormones femelles

[O4]

hormones gonadotropes l.f.p.

gonadotropic hormones

Groupe d’hormones antéhypophysaires agissant sur la croissance du tissu germinal et sur le tissu interstitiel de la gonade.
On en distingue trois: l'hormone folliculo-stimulante (FSH), l'hormone lutéinisante (LH), sécrétées de manière intermittente par l'antéhypophyse sous le contrôle d'un décapeptide hypothalamique appelé Gn-RH (gonadotropin hormone - releasing hormone) ou somatolibérine. Au cours du cycle menstruel, l'excrétion des hormones gonadotropes, qui maîtrisent la croissance du follicule de De Graaf, est freinée par l'œstradiol ovarien jusqu'à un seuil critique qui déclenche au contraire une décharge ovulante de LH. La sécrétion de la progestérone par le corps jaune ovarien, en début de la grossesse, est sous la dépendance de la gonadotrophine chorionique (hCG). Chez l'homme, la FSH stimule la spermatogénèse et la LH la sécrétion de testostérone.

Étym. gr. hormaô : j'excite

Syn. gonadostimulines, gonadotrophines, gonadotropines, prolans

gonadotrophine, prolans (désuet), De Graaf (follicule de), corps jaune, risques cérébrovasculaires des hormones œstroprogestatives

[O4]

hormones hypophysaires l.f.p.

Hormones produites par les différents lobes de l'hypophyse :

- corticotropine (ACTH), gonadotropines (LH et FSH), somatotropine (GH), la thyrotropine (TSH), prolactine (PRL) secrétes par l’antéhypophyse ;
- ocytocine et vasopressine libérées par la post-hypophyse.

Étym. gr. hormaô : j'excite

[O4]

hormones hypothalamiques l.f.p.

hypothalamic hormones, hypothalamic releasing hormones

Neurohormones hypothalamiques qui exerce une action stimulatrice ou au contraire freinatrice sur la sécrétion des hormones de l’antéhypophyse.
L’hypothalamus sécrète deux catégories d’hormones :
- les unes, appelées libérines ou releasing hormones, qui après passage dans le système porte hypothalamo-hypophysaire agissent sur les sécrétions hormonales de l’antéhypophyse soit pour les stimuler : thyrolibérine, corticolibérine, somatolibérine, gonadolibérine, prolactine releasing hormone, soit au contraire pour les freiner : somatostatine, prolactine inhibiting hormone ou dopamine ;
- les autres, qui sont transportées par vois axonale depauis l’hypothalamus jusqu'à la post-hypophyse où elles sont stockées puis libérées : ocytocine et vasopressine

Étym. gr. hormaô : j'excite

libérine, releasing hormone, thyréolibérine, corticolibérine, somatolibérine, somatostatine, gonadolibérine, prolactine releasing hormone prolactine inhibiting hormone, ocytocine, vasopressine

[O4]

hormones mâles l.f.p.

androgen

Hormones responsables de l'apparition et du maintien des caractères sexuels mâles primaires et secondaires.
Chimiquement dérivés de l'androstane, les androgènes sont principalement sécrétés sous forme de testostérone et d’andostènedione par les cellules de Leydig du testicule, soumis au contrôle stimulant de la LH hypophysaire. En réponse à la même stimuline, de faibles quantités d’hormones mâles sont également produites par la thèque interne de l’ovaire. Enfin sous le contrôle de l’ACTH antéhypophysaire, la zone réticulée des corticosurrénales sécrète la déhydroépiandrostérone surtout sous forme de sulfate, précurseur d’androgènes et aussi d’œstrogènes.
Les hormones mâles sous l’influence de l’aromatase, constituent des précurseurs d’œstrogènes. Ils sont métabolisés par le foie et éliminés dans les urines sous forme de 17 -cétostéroïdes.
La principale hormone mâle est la testostérone. Grâce à la 5alpha-réductase, la testostérone s’active en dihydrotestostérone qui exprime une action puissamment virilisante au niveau de ses récepteurs spécifiques. Les hormones mâles possèdent aussi un effet anabolisant évident sur l’os, et le muscle (où la testostérone est directement active). Elles modifient la répartition des graisses qui affectent une topographie androïde. Elles contribuent au risque athéromateux. Les hormones mâles favorisent la croissance osseuse, mais aussi à fortes doses la maturation des cartilages de croissance, d’où le risque de petite taille définitive en cas de puberté précoce, ou d’administration intempestive chez l’enfant et l’adolescent. Dans le sexe féminin, les hormones mâles favorise l’hirsutisme et le virilisme pilaire, et à fortes doses la virilisation.

Étym. gr. hormaô : j'excite

Syn. hormone androgène

androstane, aromatase, 5-alpha-réductase

[O4]

hormones mélanotropes l.f.p. (MSH)

melanostimulating hormones,

Elle existe sous deux formes : l’alpha-MSH directement dérivée de la pro-opiomélanocortine, et la bêta-MSH constituée par les 13 premiers aminoacides de l’ACTH.
Se liant aux mélanocytes, les MSH (mélanotropines) favorisent la pigmentation de la peau et des muqueuses. Les hormones gonadiques (œstrogènes et testostérone), les hormones thyroïdiennes contribuent aussi à la mélanogénèse.

Syn. hormone mélanostimulante

mélanotropine, pro-opiomélanocortine

[O4]

hormones minéralocorticoïdes l.f.p.

mineralocorticoid hormones

Groupe d’hormones sécrétées par la zone glomérulée (la plus externe) des glandes corticosurrénales dont l’action principale s’exerce sur le métabolisme hydrominéral.
Les hormones minéralocorticostéroïdes sont des dérivés de la progestérone portant un hydroxyle sur le carbone 21 : 21-hydroxyprogestérone (désoxycorticostérone), corticostérone et aldostérone, la plus importante. Leur synthèse est surtout dépendante de l’activité de l’angiotensine II (en réponse à la production de rénine) et de celle de l’enzyme de conversion. La synthèse des minéralocorticoïdes est aussi directement dépendante de la kalièmie.
Ces hormones favorisent la rétention du sodium et du chlore au niveau du tube contourné proximal et distal du néphron. Celle-ci s’effectue en échange de potassium. Indirectement la rétention de NaCl favorise la rétention hydrique, et constitue un puissant facteur de contrôle de la volémie et de la pression artérielle.
Syn hormone minéralcorticostéroïde

Étym. gr. hormaô : j'excite

aldostérone, corticostérone, désoxycorticostérone, rénine

[O4]

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