Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

38 résultats 

représentation 3D de surface l.f.

volume rendering

En scanographie moderne (mais aussi en échographie et en IRM) possibilité de montrer la surface des structures observées en créant l'impression d'une représentation en trois dimensions.
En TDM, la plus usitée, cette représentation inclut quatre phases :
1) Détermination d'un seuil de densité. L'impression tridimensionnelle est obtenue par un système d'ombrage qui simule l'existence d'une source lumineuse ponctuelle, la surface la plus proche de cette source étant la plus blanche sur l'image. Ainsi, l'échelle de gris n'est plus utilisée pour coder la densité des voxels, mais leur topographie. Cela suppose le choix d'un seuil de densité, les voxels ayant une densité supérieure à celui-ci étant les seuls à être représentés. Ainsi, pour représenter en 3D un massif facial, si l’on choisit un seuil assez élevé, l'image visualisera la surface du squelette. Si l’on choisit un seuil faible, elle représentera la peau du visage. Si l'on veut représenter les axes vasculaires, il faut choisir un seuil correspondant à la densité des vaisseaux opacifiés.
2) Segmentation spatiale. Cette étape permet de définir le volume à représenter et de supprimer les structures inutiles. Par exemple, lors de l'examen d'une hanche, on peut supprimer la tête fémorale pour visualiser l'arrière-fond de l’acétabulum ou, pour étudier le processus odontoïde en vue postérieure, supprimer les arcs neuraux des vertèbres cervicales. En acquisition hélicoïdale à visée angiographique, on peut supprimer toutes les structures autres que les vaisseaux.
3) Interpolation. Avec la plupart des appareils modernes, de nouvelles coupes peuvent être recalculées par interpolation linéaire à partir des coupes déjà reconstruites afin de générer un volume de données isotropiques (voxels cubiques).
4) Visualisation. Celle-ci permet de montrer l'image sur l'écran et de la faire pivoter dans l'espace sous tous les angles désirés, en supprimant certaines structures gênantes (fonction "cut scalpel" ou "scalpel électronique").

filtre de traitement d'image, reformatage

[B2,B3]

Édit. 2020

antigène urothélial de surface l.m.

urothelial cell surface antigen

Molécule antigénique de l'urothélium.
Leur persistance ou leur disparition pourrait avoir une corrélation avec l'évolution plus ou moins maligne des tumeurs de vessie. On a tenté d'en faire un indice pronostique, qui s'avère peu fiable.

antigène variable de surface l.m.

variable surface antigen

Antigène de surface de Trypanosoma brucei gambiense ou de T.b. rhodesiense qui constitue la base d’un mécanisme d’échappement immunologique développé par le parasite face aux défenses immunitaires de l’hôte.

Syn. variable surface glycoproteins

film hydrolipidique de surface l.m.

skin surface hydrolipidic film

Mince couche qui, à la façon d'un film protecteur, s'étale à la surface de la peau et représente un ensemble complexe formé de substances d'origine sudorale et sébacée ainsi que d'agrégats cellulaires provenant de la desquamation du stratum corneum.
Ce film comporte une partie aqueuse qui correspond à l'élimination de la sueur et une partie lipidique d'origine sébacée et épidermique. Il a un pH acide, d'où son ancien qualificatif de « manteau acide » de la peau, et participe à sa fonction barrière, s'opposant à la pénétration d'agents extérieurs; il régule l'hydratation de la couche cornée.

[C1,J1]

Édit. 2018

hypothermie de surface l.f.

cutaneous hypothermia

Technique de refroidissement corporel par immersion, permettant d'abaisser la température aux environs de 31 degrés, pour une durée d'arrêt circulatoire de 5 minutes.

image 3 D de surface l.f.

représentation 3 D de surface

marqueur de surface l.f.

surface marker

Molécule fonctionnelle reflétant l’état de différenciation cellulaire, située à la surface des lymphocytes B et T, des macrophages, des neutrophiles et des cellules NK, et reconnue par des anticorps monoclonaux.
C’est notamment dans la caractérisation des lymphocytes B et T que la reconnaissance des marqueurs de surface est importante, par l’utilisation d’anticorps monoclonaux permettant p. par exemple de reconnaître les lymphocytes T et leurs sous-populations. On a donné au groupement d’épitopes identiques, identifiés sur les lymphocytes par différents anticorps monoclonaux, le nom de classe de différenciation leucocytaire (CD ou Cluster Designation ou Cluster Determinant). Utilisés sur tissu dans les études immunohistochimiques pour le diagnostic des lymphomes, ces CD suivis d’un chiffre sont définis par l’antigène dont le poids moléculaire est connu et correspondent à des populations ou des lignées cellulaires particulières. Ainsi CD4 est un marqueur de la sous-population des lymphocytes T auxiliaires qui facilitent l’activation et la maturation des lymphocytes B ainsi que des lymphocytes T cytotoxiques.

CD

partie vertébrale de la surface costale du poumon l.f.

pars vertebralis facies costalis pulmonis (TA)

vertebral part of costal surface of lung

surface costale du poumon

reformation de surface l.f.

volume rendering

Edit. 2018

reformatage, représentation 3D de surface

[B1,B2,B3]

résonance plasmonique de surface l.f.

La résonance plasmonique de surface est une technique optique permettant la détection d’un ligand (molécule organique, biologique, micro-organisme, …) se fixant à un récepteur immobilisé (adsorbé) à la surface d'une couche métallique.
Le système de détection SPR mesure la variation de l'indice de réfraction au voisinage de l'interface quand le ligand se fixe aux récepteurs. Le plasmon de surface est une onde à décroissance exponentielle des deux côtés de l’interface séparant un métal (or, argent, etc.) d’un milieu diélectrique sans pertes (milieu biologique par exemple), parallèlement à laquelle elle se propage. Le champ électromagnétique dans le milieu biologique présente un caractère d’onde évanescente, c’est-à-dire d’amplitude décroissant exponentiellement avec la distance à l’interface. La fixation de molécules sur l’interface va modifier l’information contenue dans l’onde tant au niveau de sa phase que de son amplitude. L’onde plasmon joue le rôle de sonde dans le milieu où se situe la réaction biomoléculaire. L’information pourra alors être recueillie soit sur la phase soit sur l’amplitude du faisceau réfléchi. Généralement, l’onde incidente, polarisée transverse magnétique (TM), traverse d’abord un prisme de verre d’indice de réfraction élevé et se réfléchit sur l’interface recouverte de métal sous un angle d’incidence supérieur à l’angle critique défini par rapport au milieu biologique. Ce prisme constitue le dispositif de couplage de l’onde incidente avec l’onde de surface (plasmon de surface).
La résonance plasmonique de surface ne nécessite aucun marquage préalable des molécules cibles, permet une détection en temps réel qui peut être quantitative. En outre, les capteurs SPR peuvent être régénérés par injection d’une solution dite de régénération.

interactomique

[B,B2,B3]

surface aortique l.f.

aortic valve area

Surface offerte par la valvule aortique au passage du sang au moment de son ouverture systolique maximale.
Elle peut être calculée à partir de la formule de Gorlin, mais qui est de moins en moins utilisée :
S aort=F/44,5 VΔP dans laquelle F est le flux aortique systolique (débit cardiaque divisé par le temps d’éjection systolique) et ΔP est le gradient de pression systolique moyen entre l’aorte et le ventricule gauche. La surface aortique est surtout mesurée par l'échographie doppler, procédé non invasif.
Sa valeur, exprimée en cm2, est normalement de 3. Elle est fortement réduite par les sténoses valvulaires aortiques congénitales ou acquises, la valeur critique étant d’environ 0,75.

R. Gorlin et S.G. Gorlin, cardiologues américains (1951)

surface articulaire l.f.

facies articularis (TA)

articular surface

face articulaire, facette articulaire

surface articulaire carpienne du radius l.f.

facies articularis carpalis radii (TA)

carpal articular surface of radius

radius

surface articulaire cuboïdienne du calcanéum l.f.

facies articularis cuboidea calcanei (TA)

articular surface for cuboid of calcaneus

tubercule du calcanéum

surface articulaire de la fosse mandibulaire l.f.

facies articularis fossae mandibularis (TA)

articular surface of mandibular fossa

fosse mandibulaire

surface articulaire de la patella l.f.

facies articularis patellae (TA)

articular surface of patella

Partie supérieure de la face postérieure de la patella qui s’articule avec la surface patellaire du fémur.
Elle occupe les trois quarts supérieurs de la face. Une crête mousse en rapport avec la gorge de la surface patellaire du fémur la divise en deux facettes latérale et médiane.

surface articulaire supérieure du tibia l.f.

facies articularis superior tibiae (TA)

superior articular surface of tibia

tibia

surface articulaire talaire antérieure du calcanéum l.f.

facies articularis talaris anterior calcanei (TA)

anterior talar articular surface of calcaneus

Surface articulaire de la face supérieure du calcanéum située sur la partie antérieure du sustentaculum tali, en avant de la surface articulaire talaire moyenne du calcanéum.
Elle s’articule avec une facette articulaire calcanéenne antérieure correspondante du talus.

surface articulaire talaire moyenne du calcanéum l.f.

facies articularis talaris media calcanei (TA)

middle talar articular surface of calcaneus

Surface articulaire de la face supérieure du calcanéum située sur la partie postérieure du sustentaculum tali, en arrière de la surface articulaire talaire antérieure du calcanéum, en avant du sillon calcanéen.
Elle s’articule avec une facette articulaire calcanéenne antérieure correspondante du talus.

surface articulaire talaire postérieure du calcanéum l.f.

facies articularis talaris posterior calcanei (TA)

posterior talar articular surface of calcaneus

Surface articulaire de la face supérieure du calcanéum située en arrière du sillon calcanéen.
Cylindrique convexe elle s’articule avec la facette articulaire calcanéenne postérieure concave de la face inférieure du talus.

surface auriculaire de l'ilion l.f.

facies auricularis ilii  (TA)

auricular surface of ilium

Surface articulaire, en forme de croissant, située en arrière de la fosse iliaque interne et au-dessous de la tubérosité iliaque sur la face sacro-pelvienne de l’ilion.
Elle s’articule avec une surface semblable du sacrum.

Syn. anc. facette auriculaire de l’os coxal

surface auriculaire de l'os sacrum l.f.

facies auricularis ossis sacri  (TA)

auricular surface of sacrum

os sacrum

surface cérébrale de la grande aile de l'os sphénoïde l.f.

facies cerebralis alaris majoris ossis sphenoidalis (TA)

cerebral surface of greater wing of sphenoid

aile de l'os sphénoïde (grande)

surface corporelle l.f.

body surface

Superficie du revêtement cutané d'une personne, calculée en fonction de sa taille et de son poids, dont la connaissance est utile au calcul des doses thérapeutiques à employer.
Des tables permettent ce calcul : p. ex. un sujet de 1,75 m pesant 70 kg a une surface corporelle de 1,90 m2.
  L'analyse dimensionnelle montre qu'elle est proportionnelle au carré de la taille H, ou à la puissance 2/3 du poids P. Pour effacer les différences morphologiques, notamment entre l'homme et la femme, on fait entrer ces variables dans une formule empirique très utilisée en clinique :
S = 71,84. P
0,425. H0,725 mètres2 (avec P en kg et H en mètre), précise à 5% près environ. Des abaques évitent un calcul logarithmique.
Pour les estimations segmentaires, en particulier en cas de brûlures, des schémas assez simples sont utilisés, telle la règle des 9 de Wallace : 9% pour la tête et le cou, 9% pour les deux membres supérieurs, 9% pour chacun des membres inférieurs, 18% pour la face antérieure comme pour la face postérieure du tronc et 1% pour les organes génitaux externes. Il existe des estimations plus précises, comme les tables de Berkow, segment par segment, et on admet que, pour les membres, les surfaces des zones antérieures et postérieures sont équivalentes.
Chez le jeune enfant, les surfaces segmentaires sont fonction de l’âge : pour la tête et le cou (20% dans les 6 premiers mois, 18% jusqu’à 5 ans), pour les deux membres inférieurs (12% à la naissance, 18% à partir de 5 ans) et pour les organes génitaux externes (2% chez le nourrisson).

S. G. Berkow, chirurgien américain (1931)

brûlure (degrés de gravité), taille (relation poids), Berkow (table de), Wallace (règle des neuf de)

[G2, G5, N1]

Édit. 2019

surface infratemporale de la grande aile de l'os sphénoïde l.f.

facies infratemporalis alaris majoris ossis sphenoidalis (TA)

infratemporal surface of greater wing of sphenoid

aile de l'os sphénoïde (grande)

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