Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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reflux vésico-urétérorénal l.m.

vesico-ureteral reflux

Trouble dynamique de la voie excrétrice urinaire supérieure se traduisant par le reflux de l'urine de la vessie vers l'uretère et le rein, en rapport avec un trouble fonctionnel ou organique, congénital ou acquis, de la jonction urétérovésicale.
Se produisant lorsque la pression intravésicale devient supérieure à celle de l'uretère terminal, sur une jonction urétérovésicale "incompétente", le reflux vésico-urétéral est dit actif s'il se produit lors de la miction, passif s'il existe dès la simple réplétion vésicale.
La conséquence physiopathologique principale de tout reflux est liée aux facteurs mécaniques d'hyperpression et à l'infection ajoutée, aboutissant à l'altération fonctionnelle rénale par pyélonéphrite chronique. L'importance et la chronologie des lésions rénales sont cependant différentes selon que le reflux est congénital ou acquis.

néphropathie du reflux, reflux vésico-urétéral acquis, reflux vésico-urétéral congénital

déficit immunitaire acquis l.m.

2) lors de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (sida) ;

3) lors de l'administration d'immunosupresseurs.
Il peut être cellulaire ou humoral.

immunodéficience acquise

fibrokératome digital acquis l.m.

acquired digital fibrokeratoma

Petite tumeur cutanée siégeant le plus souvent sur un doigt, mais pouvant aussi se voir sur un orteil, sur la paume ou la plante, le genou, la cheville, généralement unique, saillante, hémisphérique, ferme, à surface kératosique et survenant surtout chez l'homme entre 30 et 60 ans.
Une origine traumatique a été invoquée. La structure histologique comporte un épiderme acanthosique et hyperkératosique et une fibrose dermique. La tumeur est toujours bénigne. L'exérèse chirurgicale en est le traitement de choix.

Étym. lat. fibra : fibre ; gr. keras : corne ; ôma : tumeur

Syn. fibrokératome acral

fibrome en gousse d'ail

[J1]

Édit. 2018 

ptosis acquis l.m.

Ptosis survenant sur un appareil ophtalmologique jusqu'alors normal.
Il comporte trois variétés : le ptosis neurogène par paralysie du nerf moteur oculaire commun ou du sympathique cervical (syndrome de Claude-Bernard-Horner) ; le ptosis myogène révélateur d'une myasthénie, d'une maladie mitochondriale (syndrome de Kearns-Sayre) ou d'une maladie de Steinert à expression précoce ; le ptosis traumatique.

acquis adj.

acquired

Caractérise ce qui apparait après la naissance et n’est pas d’origine héréditaire ou congénitale.

[N1]

Édit. 2020

cul-de-sac vésico-utérin l.m.

utero-vesical cul de sac

Espace anatomique limité par le feuillet péritonéal qui, en avant du corps utérin, passe sur le fond de la vessie.

[1]

Édit. 2015

fistule vésico-intestinale l.f.

vesico-intestinal fistula

Communication anormale entre la vessie et un segment intestinal, grêle ou côlon, liée habituellement à l'évolution d'une affection digestive primitive : diverticulose colique, maladie de Crohn, cancer du côlon.
Elle se traduit par pneumaturie, fécalurie, infection vésicale, écoulement urinaire par le rectum. Les modalités de son traitement, chirurgical, varient avec la maladie causale.

B. B. Crohn, gastroentérologue américain (1932)

Étym. lat. fistula : canal

[L1,M2]

Édit. 2018

fistule vésico-utérine l.f.

vesico-uterine fistula

Communication anormale entre vessie et isthme utérin, habituellement complication d'une césarienne.
Elle se traduit par un écoulement d'urine par le vagin. Son traitement est chirurgical.

Étym. lat. fistula : canal

[O3,M2]

Édit. 2018

fistule vésico-utéro-cervicale l.f.

vesico-utero-cervical fistula

Communication anormale entre la face postérieure de la vessie et l’isthme et le col utérin, provoquant un écoulement d’urine par le col utérin et le vagin.
Elle est due à une nécrose traumatique lors d’un accouchement dystocique prolongé, d’une déchirure du col utérin, d’une plaie instrumentale lors de l’application de forceps, d’une hystérectomie vaginale ou abdominale ou lors d’une césarienne.

Étym. lat. fistula : canal

[O3,M2]

Édit. 2018

muscle vésico-utérin l.m.

vesico-uterine muscle

Ensemble de fibres musculaires lisses émanant des couches les plus superficielles de la musculature vésicale et tendues entre la vessie et l'isthme utérin.
Elles constituent, avec le faisceau pubo-utérin, les ligaments pubovésico-utérins de Farabeuf. Elles ont un rôle sustentateur mineur.

Syn. pilier de la vessie

vésico-utérin adj.

vesico-uterine

Qui concerne la vessie et l'utérus.

cul-de-sac vésico-utérin, fistule vésico-utérine

vésico-utérin
adj.

vesico-uterine

Qui concerne la vessie et l'utérus.

cul-de-sac vésico-utérin, fistule vésico-utérine

[M2, O3]

Édit. 2019

pancréatite de reflux l.f.

reflux pancreatitis

Dans le cadre de la transplantation pancréatique avec dérivation vésicale du pancréas exocrine, ensemble des phénomènes cliniques et biologiques liés à un reflux d'urine dans le canal de Wirsung lors de la miction.
Son traitement peut se limiter parfois à la mise en place transitoire d'une sonde à demeure ; mais il peut exiger une conversion digestive.

reflux n.m.

reflux

Dans un conduit naturel, passage d'un liquide dans un sens opposé à celui de l'écoulement physiologique.

reflux alcalin l.m.

alkaline reflux

Dans le tube digestif, reflux des sécrétions pancréatique et biliaire du duodénum dans l'estomac, ainsi que le reflux de ces mêmes sécrétions de l'estomac vers l'œsophage.
Il s'explore par pHmétrie gastrique ou œsophagienne, en mesurant la fréquence et la durée d'épisodes à pH supérieur à 7.

reflux gastro-œsophagien

reflux biliaire l.m.

biliary reflux

Remontée de bile dans l’estomac.
Le reflux de sels biliaires en milieu acide dans la cavité gastrique peut s'accompagner d'une inflammation de la muqueuse gastrique, dite gastrite biliaire.
Dans l'œsophage, l'association d'un reflux biliaire et acide favoriserait le développement de la métaplasie de Barrett. Il a été mis au point une sonde permettant de quantifier le reflux biliaire par mesure spectométrique de la concentration de bilirubine dans l'estomac ou dans l'œsophage.

reflux gastro-œsophagien

reflux biliopancréatique l.m.

biliary-pancreatic reflux

Remontée de bile et de suc pancréatique dans l’estomac.
Reflux alcalin et biliaire.

Syn. reflux duodénogastrique

reflux gastro-œsophagien

reflux duodénogastrique l.m.

duodenal-gastric reflux

 Reflux des sécrétions biliaire et pancréatique du duodénum dans l'estomac.

reflux gastro-œsophagien

reflux gastro-œsophagien l.m.

gastro-oesophagal reflux

Passage dans l'œsophage du contenu gastrique acide, qui se manifeste cliniquement par des brûlures rétrosternales ascendantes et des régurgitations acides, souvent lié à une mauvaise position du cardia, induit par une hernie hiatale.
Il est favorisé par l’ingestion d’alcool qui produit un relâchement de l’appareil sphinctérien cardial. Il peut s'accompagner de lésions de la muqueuse œsophagienne, allant de la simple congestion à la constitution d'une sténose en passant par des ulcérations : l'ensemble de ces lésions est regroupé sous le terme d'œsophagite peptique. Le diagnostic est essentiellement clinique ; l'endoscopie digestive visualise la hernie hiatale ainsi que les lésions œsophagiennes éventuelles. L'importance du reflux acide peut être quantifié par pHmétrie œsophagienne, en prenant en compte les épisodes de pH inférieur à 4 dans l'œsophage. Le traitement médical repose sur des mesures hygiénodiététiques, des médicaments procinétiques favorisant la motricité œsophagienne et gastrique (métoclopramide, dompéridone, cisapride), des pansements antiacides et des antisécrétoires gastriques (antihistaminiques H2 et inhibiteurs de la pompe à protons). En cas d'échec, un traitement chirurgical permet de rétablir une valve antireflux entre l'estomac et l'œsophage.

hernie hiatale (recherche de), Mendelson (syndrome de), œsophagite peptique, antireflux (opération), métoclopramide, dompéridone

[L1]

Édit. 2019

reflux gastro-œsophagien chez l'enfant l.m.

oesophageal reflux

Reflux gastroœsophagien qui se produit chez le nouveau-né, jusqu'à l'âge de 6 semaines environ, le sphincter du cardia n'étant pas efficace : il est alors quasi-physiologique.
Sa persistance ou son intensité doit faire rechercher un reflux gastroœsophagien qui accompagne presque toujours une atrésie de l'œsophage ou une hernie diaphragmatique (à cause des tractions qui s'exercent sur l'œsophage ou le diaphragme). En effet, une distension thoracique importante distend toujours l'orifice œsophagien du diaphragme (emphysème du poumon gauche, bronchodysplasie, paralysie ou éventration diaphragmatique, ventilation mécanique prolongée).

reflux gastro-œsophagien (manifestations respiratoires du) l.f.p.

gastro-oesophageal reflux and respiratory disorders, gastro-oesophageal reflux and pulmonary disease, respiratory manifestations of gastro-oesophageal reflux

Conséquences respiratoires directes ou indirectes du reflux gastro-œsophagien.
Les conséquences respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont fréquentes, souvent au premier plan du tableau clinique chez des patients qui ne se plaignent pas de pyrosis. Les manifestations respiratoires sont par conséquent trompeuses, de sorte que leur cause est souvent méconnue. Or, seul le traitement actif du reflux peut les faire disparaître ou les atténuer. Deux mécanismes physiopathologiques distincts font le lien entre le reflux et les manifestations respiratoires. D'une part, le reflux gastropharyngé avec ou sans microaspiration trachéobronchique et d'autre part la stimulation par le reflux du contenu gastrique acide de récepteurs œsophagiens, à l'origine de réflexes œsophagopulmonaires et/ou œsophagolaryngés.
Les principales manifestations respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont la toux, l'asthme (que le reflux provoque ou aggrave), la fibrose des bases pulmonaires, la bronchite chronique, les pneumopathies à répétition et certains cas d'apnée du sommeil. Les manifestations asthmatiformes nocturnes ont été décrites par Charles Debray sous l’expression de «  signe du Général ».
On doit également signaler les manifestations otorhinolaryngées que sont la dysphonie, les laryngites postérieures, les granulomes des cordes vocales, le laryngospasme, le cancer du larynx ou du pharynx, la sensation de corps étranger basicervical, et certains cas de pharyngites, d'otites, de sinusites.

C. Debray, médecin gastroentérologue français, membre de l’Académie de médecine (1955)

reflux hépatojugulaire l.m.

hepatojugular reflux

Reflux du sang veineux vers le système jugulaire, provoqué par la compression du foie.
Il se recherche sur le patient en décubitus dorsal en comprimant fortement avec la paume de la main la face antérieure du foie pendant une vingtaine de secondes et en observant les conséquences de cette compression sur les veines jugulaires. La réponse est positive lorsque la manœuvre entraîne une turgescence nette et durable.
C’est l’un des signes de l’insuffisance ventriculaire droite.

reflux pyélocalicotubulaire l.m.

pelvi calyceal reflux

Reflux de l'urine du bassinet vers les calices puis vers les tubes droits des pyramides de Malpighi.
L'augmentation de pression des cavités intrarénales en amont d'un obstacle de la voie excrétrice, cause de ce reflux, serait l'un des mécanismes de génèse d'une sclérose du tissu interstitiel rénal qui est le substratum de la néphropathie interstitielle ascendante.

reflux gastro-œsophagien l.m.

gastro-oesophagal reflux

Passage dans l'œsophage du contenu gastrique acide, qui se manifeste cliniquement par des brûlures rétrosternales ascendantes et des régurgitations acides, souvent lié à une mauvaise position du cardia, induit par une hernie hiatale.
Il est favorisé par l’ingestion d’alcool qui produit un relâchement de l’appareil sphinctérien cardial. Il peut s'accompagner de lésions de la muqueuse œsophagienne, allant de la simple congestion à la constitution d'une sténose en passant par des ulcérations : l'ensemble de ces lésions est regroupé sous le terme d'œsophagite peptique. Le diagnostic est essentiellement clinique ; l'endoscopie digestive visualise la hernie hiatale ainsi que les lésions œsophagiennes éventuelles. L'importance du reflux acide peut être quantifié par pHmétrie œsophagienne, en prenant en compte les épisodes de pH inférieur à 4 dans l'œsophage. Le traitement médical repose sur des mesures hygiénodiététiques, des médicaments procinétiques favorisant la motricité œsophagienne et gastrique (métoclopramide, dompéridone, cisapride), des pansements antiacides et des antisécrétoires gastriques (antihistaminiques H2 et inhibiteurs de la pompe à protons). En cas d'échec, un traitement chirurgical permet de rétablir une valve antireflux entre l'estomac et l'œsophage.

hernie hiatale, Mendelson (syndrome de), œsophagite peptique, opération antireflux gastrique, hernie hiatale, antihistaminiques H2, inhibiteurs de la pompe à protons

[L2]

Édit. 2019