reflux gastro-œsophagien l.m.
gastro-oesophagal reflux
Passage dans l'œsophage du contenu gastrique acide, qui se manifeste cliniquement par des brûlures rétrosternales ascendantes et des régurgitations acides, souvent lié à une mauvaise position du cardia, induit par une hernie hiatale.
Il est favorisé par l’ingestion d’alcool qui produit un relâchement de l’appareil sphinctérien cardial. Il peut s'accompagner de lésions de la muqueuse œsophagienne, allant de la simple congestion à la constitution d'une sténose en passant par des ulcérations : l'ensemble de ces lésions est regroupé sous le terme d'œsophagite peptique. Le diagnostic est essentiellement clinique ; l'endoscopie digestive visualise la hernie hiatale ainsi que les lésions œsophagiennes éventuelles. L'importance du reflux acide peut être quantifié par pHmétrie œsophagienne, en prenant en compte les épisodes de pH inférieur à 4 dans l'œsophage. Le traitement médical repose sur des mesures hygiénodiététiques, des médicaments procinétiques favorisant la motricité œsophagienne et gastrique (métoclopramide, dompéridone, cisapride), des pansements antiacides et des antisécrétoires gastriques (antihistaminiques H2 et inhibiteurs de la pompe à protons). En cas d'échec, un traitement chirurgical permet de rétablir une valve antireflux entre l'estomac et l'œsophage.
→ hernie hiatale (recherche de), Mendelson (syndrome de), œsophagite peptique, antireflux (opération), métoclopramide, dompéridone
[L1]
Édit. 2019
reflux gastro-œsophagien chez l'enfant l.m.
oesophageal reflux
Reflux gastroœsophagien qui se produit chez le nouveau-né, jusqu'à l'âge de 6 semaines environ, le sphincter du cardia n'étant pas efficace : il est alors quasi-physiologique.
Sa persistance ou son intensité doit faire rechercher un reflux gastroœsophagien qui accompagne presque toujours une atrésie de l'œsophage ou une hernie diaphragmatique (à cause des tractions qui s'exercent sur l'œsophage ou le diaphragme). En effet, une distension thoracique importante distend toujours l'orifice œsophagien du diaphragme (emphysème du poumon gauche, bronchodysplasie, paralysie ou éventration diaphragmatique, ventilation mécanique prolongée).
reflux gastro-œsophagien (manifestations respiratoires du) l.f.p.
gastro-oesophageal reflux and respiratory disorders, gastro-oesophageal reflux and pulmonary disease, respiratory manifestations of gastro-oesophageal reflux
Conséquences respiratoires directes ou indirectes du reflux gastro-œsophagien.
Les conséquences respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont fréquentes, souvent au premier plan du tableau clinique chez des patients qui ne se plaignent pas de pyrosis. Les manifestations respiratoires sont par conséquent trompeuses, de sorte que leur cause est souvent méconnue. Or, seul le traitement actif du reflux peut les faire disparaître ou les atténuer. Deux mécanismes physiopathologiques distincts font le lien entre le reflux et les manifestations respiratoires. D'une part, le reflux gastropharyngé avec ou sans microaspiration trachéobronchique et d'autre part la stimulation par le reflux du contenu gastrique acide de récepteurs œsophagiens, à l'origine de réflexes œsophagopulmonaires et/ou œsophagolaryngés.
Les principales manifestations respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont la toux, l'asthme (que le reflux provoque ou aggrave), la fibrose des bases pulmonaires, la bronchite chronique, les pneumopathies à répétition et certains cas d'apnée du sommeil. Les manifestations asthmatiformes nocturnes ont été décrites par Charles Debray sous l’expression de « signe du Général ».
On doit également signaler les manifestations otorhinolaryngées que sont la dysphonie, les laryngites postérieures, les granulomes des cordes vocales, le laryngospasme, le cancer du larynx ou du pharynx, la sensation de corps étranger basicervical, et certains cas de pharyngites, d'otites, de sinusites.
C. Debray, médecin gastroentérologue français, membre de l’Académie de médecine (1955)
reflux gastro-œsophagien l.m.
gastro-oesophagal reflux
Passage dans l'œsophage du contenu gastrique acide, qui se manifeste cliniquement par des brûlures rétrosternales ascendantes et des régurgitations acides, souvent lié à une mauvaise position du cardia, induit par une hernie hiatale.
Il est favorisé par l’ingestion d’alcool qui produit un relâchement de l’appareil sphinctérien cardial. Il peut s'accompagner de lésions de la muqueuse œsophagienne, allant de la simple congestion à la constitution d'une sténose en passant par des ulcérations : l'ensemble de ces lésions est regroupé sous le terme d'œsophagite peptique. Le diagnostic est essentiellement clinique ; l'endoscopie digestive visualise la hernie hiatale ainsi que les lésions œsophagiennes éventuelles. L'importance du reflux acide peut être quantifié par pHmétrie œsophagienne, en prenant en compte les épisodes de pH inférieur à 4 dans l'œsophage. Le traitement médical repose sur des mesures hygiénodiététiques, des médicaments procinétiques favorisant la motricité œsophagienne et gastrique (métoclopramide, dompéridone, cisapride), des pansements antiacides et des antisécrétoires gastriques (antihistaminiques H2 et inhibiteurs de la pompe à protons). En cas d'échec, un traitement chirurgical permet de rétablir une valve antireflux entre l'estomac et l'œsophage.
→ hernie hiatale, Mendelson (syndrome de), œsophagite peptique, opération antireflux gastrique, hernie hiatale, antihistaminiques H2, inhibiteurs de la pompe à protons
[L2]
Édit. 2019
pancréatite de reflux l.f.
reflux pancreatitis
Dans le cadre de la transplantation pancréatique avec dérivation vésicale du pancréas exocrine, ensemble des phénomènes cliniques et biologiques liés à un reflux d'urine dans le canal de Wirsung lors de la miction.
Son traitement peut se limiter parfois à la mise en place transitoire d'une sonde à demeure ; mais il peut exiger une conversion digestive.
reflux n.m.
reflux
Dans un conduit naturel, passage d'un liquide dans un sens opposé à celui de l'écoulement physiologique.
reflux alcalin l.m.
alkaline reflux
Dans le tube digestif, reflux des sécrétions pancréatique et biliaire du duodénum dans l'estomac, ainsi que le reflux de ces mêmes sécrétions de l'estomac vers l'œsophage.
Il s'explore par pHmétrie gastrique ou œsophagienne, en mesurant la fréquence et la durée d'épisodes à pH supérieur à 7.
reflux biliaire l.m.
biliary reflux
Remontée de bile dans l’estomac.
Le reflux de sels biliaires en milieu acide dans la cavité gastrique peut s'accompagner d'une inflammation de la muqueuse gastrique, dite gastrite biliaire.
Dans l'œsophage, l'association d'un reflux biliaire et acide favoriserait le développement de la métaplasie de Barrett. Il a été mis au point une sonde permettant de quantifier le reflux biliaire par mesure spectométrique de la concentration de bilirubine dans l'estomac ou dans l'œsophage.
reflux biliopancréatique l.m.
biliary-pancreatic reflux
Remontée de bile et de suc pancréatique dans l’estomac.
Reflux alcalin et biliaire.
Syn. reflux duodénogastrique
reflux duodénogastrique l.m.
duodenal-gastric reflux
Reflux des sécrétions biliaire et pancréatique du duodénum dans l'estomac.
reflux hépatojugulaire l.m.
hepatojugular reflux
Reflux du sang veineux vers le système jugulaire, provoqué par la compression du foie.
Il se recherche sur le patient en décubitus dorsal en comprimant fortement avec la paume de la main la face antérieure du foie pendant une vingtaine de secondes et en observant les conséquences de cette compression sur les veines jugulaires. La réponse est positive lorsque la manœuvre entraîne une turgescence nette et durable.
C’est l’un des signes de l’insuffisance ventriculaire droite.
reflux pyélocalicotubulaire l.m.
pelvi calyceal reflux
Reflux de l'urine du bassinet vers les calices puis vers les tubes droits des pyramides de Malpighi.
L'augmentation de pression des cavités intrarénales en amont d'un obstacle de la voie excrétrice, cause de ce reflux, serait l'un des mécanismes de génèse d'une sclérose du tissu interstitiel rénal qui est le substratum de la néphropathie interstitielle ascendante.
reflux urétéro-urétéral l.m.
uretero-ureteral reflux
Reflux d'urine d'un uretère dans l'autre lors d'une bifidité réno-urétérale.
Cette pathologie de la fourche urétérale, très rare, génératrice d'infection urinaire, est bien mise en évidence par les diverses méthodes de l’imagerie moderne.
reflux vésico-urétérorénal l.m.
vesico-ureteral reflux
Trouble dynamique de la voie excrétrice urinaire supérieure se traduisant par le reflux de l'urine de la vessie vers l'uretère et le rein, en rapport avec un trouble fonctionnel ou organique, congénital ou acquis, de la jonction urétérovésicale.
Se produisant lorsque la pression intravésicale devient supérieure à celle de l'uretère terminal, sur une jonction urétérovésicale "incompétente", le reflux vésico-urétéral est dit actif s'il se produit lors de la miction, passif s'il existe dès la simple réplétion vésicale.
La conséquence physiopathologique principale de tout reflux est liée aux facteurs mécaniques d'hyperpression et à l'infection ajoutée, aboutissant à l'altération fonctionnelle rénale par pyélonéphrite chronique. L'importance et la chronologie des lésions rénales sont cependant différentes selon que le reflux est congénital ou acquis.
→ néphropathie du reflux, reflux vésico-urétéral acquis, reflux vésico-urétéral congénital
reflux vésico-urétéral acquis l.m.
secondary vesico ureteral reflux
Apparition secondaire d'un reflux vésical dans un uretère initialement sain du fait d'une pathologie acquise de la jonction urétérovésicale ou du bas appareil.
Ce reflux est soit secondaire à une lésion directe de l'orifice urétéral ou du trajet intramural, postinfectieuse, traumatique, iatrogène postchirurgicale ou endoscopique, soit secondaire à un obstacle acquis du bas appareil urinaire, tels une sclérose du col ou un adénome prostatique, soit lié à certains modes de réimplantation urétérovésicale ou urétéro-intestinale. Quant au reflux dit "simple", "pur" ou "isolé" sur uretère unique, fin, son origine congénitale ou acquise est parfois difficile à préciser. Les conséquences physiopathologiques sont celles de tout reflux vésico-urétérorénal.
→ néphropathie du reflux, reflux vésico-urétérorénal
reflux vésico-urétéral congénital l.m.
congenital vesico-ureteral reflux
Reflux de l'urine vésicale vers l'uretère et le rein en rapport avec une malformation congénitale de la jonction urétérovésicale ou du bas appareil.
Celle-ci aboutit à l'absence ou l'insuffisance des éléments du dispositif anatomique antireflux normal. La conséquence en est la formation d'un méga-uretère refluant et de lésions variables du rein sus-jacent ajoutant à la néphropathie interstitielle des zones de dysplasie, l'ensemble pouvant aller jusqu'à la destruction fonctionnelle du rein dès la naissance. La malformation peut être uni ou bilatérale.
Le reflux et le méga-uretère qui en résultent sont dits "primaires" ou "primitifs" s'ils sont liés uniquement à l'anomalie de la jonction urétérovésicale ; ils sont dits "secondaires" s'ils sont en rapport avec un obstacle congénital du bas appareil tels que maladie du col, valvules de l'urèthre postérieur, etc.
→ dysplasie rénale, néphropathie ascendante, néphropathie interstitielle
artère gastro-duodénale l.f.
arteria gastroduodenalis (TA)
gastroduodenal artery
Branche inférieure de l’artère hépatique commune née à la base du petit omentum.
Elle descend en arrière de la partie supérieure du duodénum, le long de la limite droite du récessus omental inférieur et de la limite droite de l’ampoule duodénale. Elle se divise au bord inférieur du duodénum en deux branches, l’artère pancréatico-duodénale supéro-postérieure et l’artère gastro-épiploïque droite. Ses branches collatérales sont des rameaux duodénaux supérieurs, analogues de l’artère supraduodénale, l’artère infrapylorique, l’artère pancréatico-duodénale supéro-antérieure et quelques rameaux pancréatiques et duodénaux antérieurs.
J. Winslow, anatomiste et chirurgien danois (1669-1760) ; R. Wreden, anatomiste et chirurgien russe (1837-1893); A. von Haller, Physiologiste, anatomiste, botaniste et chirurgien suisse (1708-1777)
Syn. anc. artère gastrique droite de Winslow, artère grande gastrique de Winslow, arteria gastrica magna de Wreden, arteria gastrico-duodenalis de Haller
artère gastro-épiploïque droite l.f.
→ artère gastro-omentale droite
artère gastro-épiploïque gauche l.f.
→ artère gastro-omentale gauche
artère gastro-hépatique droite l.f.
artère gastro-omentale droite l.f.
arteria gastroomentalis dextra(TA)
right gastro-omental artery ; right gastro-epiploic artery
Branche terminale gauche de l’artère gastro-duodénale.
Elle longe la grande courbure de l’estomac de droite à gauche dans l’épaisseur du grand omentum où elle s’anastomose dans 90% des cas avec l’artère gastro-omentale gauche. Elle donne l’artère omentale droite et, sur tout son trajet, de nombreux rameaux aux deux faces de l’estomac et au grand omentum.
Syn. artère gastro-épiploïque droite
artère gastro-omentale gauche l.f.
arteria gastroomentalis sinistra (TA)
left gastro-omental artery ; left gastro-epiploic artery
Branche collatérale de la branche inférieure de l’artère liénale, plus rarement du tronc de l’artère liénale avant sa bifurcation terminale.
Elle gagne la portion moyenne et verticale de la grande courbure de l’estomac en cheminant dans l’omentum gastro-liénal, puis longe de gauche à droite la grande courbure de l’estomac dans l’épaisseur du grand omentum où elle s’anastomose dans 90% des cas avec l’artère gastro-omentale droite. Elle donne l’artère omentale gauche et de nombreux rameaux à la grande courbure de l’estomac et au grand omentum. Ses branches collatérales secondaires sont des rameaux spléniques et pancréatiques.
Syn. artère gastro-épiploïque gauche
artère gastro-splénique de Piquand l.f.
G. Piquand, chirurgien français (1876-1955)
dystrophie musculaire oculo-gastro-intestinale l.f.
oculogastrointestinal muscular dystrophy recessive
Myopathie associant ptosis, ophtalmoplégie, pseudo-occlusion intestinale progressive, conduisant progressivement à la dénutrition et à la mort avant 30 ans.
Les patients présentent une maigreur, une atonie gastrique, des diverticules de l'intestin, et une diarrhée chronique. Il existe une amyotrophie et une agénésie des muscles lisses du tube digestif. Les muscles striés sont également altérés et il est noté l’existence d’une démyélinisation axonale des nerfs périphériques et du système nerveux central. L’affection est autosomique récessive (MIM 277320).
V. Ionasescu, pédiatre américain (1983)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. myopathie viscérale familiale avec ophtalmoplégie externe, pseudo-occlusion intestinale avec ophtalmoplégie externe
épiploon gastro-duodéno-hépatique l.m.
[A1]
Édit. 2018