pyélo-urétéral adj.
Relatif au pelvis et à l’uretère.
bulles géantes (résection de) l.f.
giant emphysematous bulla resection
Résection des seules bulles emphysémateuses géantes remplissant plus du tiers d'un hémithorax et s'accompagnant d'une altération notable de la fonction respiratoire.
Une augmentation de leur volume et de leur symptomatologie à 6 ou 12 mois d'écart, accompagnées d'un refoulement du médiastin et du diaphragme en expiration forcée, conduisent à opérer les malades porteurs de telles bulles.
La suture de la ou des bulles reséquées s'appuie sur des bandelettes de tissu synthétique afin de limiter les fuites aériennes. Le drainage pleural de ces fuites aériennes doit être très surveillé.
Étym. lat. bulla : bulle
Édit. 2017
ligature-résection des trompes l.f.
tubal sterilisation by partial salpingectomy
Procédé chirurgical de stérilisation féminine fondé sur une salpingectomie partielle, par laparotomie ou laparoscopie.
lobectomie avec résection-anastomose bronchique l.f.
sleeve lobectomy, bronchoplastic lobectomy
Intervention qui permet d'enlever un lobe avec la portion de la bronche principale attenante à sa bronche.
Elle est le plus souvent réalisée au niveau du lobe supérieur droit, la "bronche intermédiaire droite" étant suturée à l'origine de la bronche principale. C'est pour des tumeurs bénignes mais aussi pour des tumeurs malignes de petites tailles, sans envahissement lymphatique apparent, qu'elle est réalisée. Un insuffisant respiratoire, pour lequel une pneumonectomie serait trop dangereuse peut bénéficier, quel que soit l'état des ganglions, d'une telle intervention quand elle est possible. Au niveau du lobe supérieur gauche, il est plus rare qu'elle soit réalisable. Au niveau des lobes inférieurs, elle est exceptionnelle.
Syn. lobectomie en manchette, lobectomie bronchoplastique
résection n.f.
resection
Ablation chirurgicale d’une partie plus ou moins volumineuse d’un tissu ou d’un organe.
résection cornéenne cunéiforme l.f.
corneal wedge resection
Méthode de correction chirurgicale de l'astigmatisme après kératoplastie transfixiante consistant à pratiquer une résection cunéiforme du greffon au niveau de l'anneau limitant de manière à cambrer le méridien le plus plat.
résection cunéiforme de l'ovaire 1.f.
wedge resection of the ovary
Intervention chirurgicale ôtant un coin de parenchyme ovarien.
Elle était utilisée autrefois dans le traitement du syndrome de Stein-Leventhal.
I. F. Stein et M. L. Leventhal, gynécologues obstétriciens américains (1935)
→ ovaires polykystiques (syndrome des), Stein-Leventhal (syndrome de)
résection de la bifurcation trachéobronchique l.f.
carinal reconstruction
Résection de la carène et de l'origine des deux bronches principales, suivie de sa reconstruction.
Elle se fait de préférence par thoracotomie postérolatérale droite plutôt que par sternotomie médiane. Elle est pratiquée parfois pour traiter des tumeurs malignes atteignant la carène, plus souvent pour des sténoses inflammatoires trachéales basses dont les lésions débordent sur l'une ou les 2 bronches principales.
Durant le temps d'exérèse, chacune des 2 bronches est intubée stérilement à travers le champ opératoire afin d'oxygéner le malade. Une fois les 2 bronches suturées l'une à l'autre par leur face interne et leur face postérieure membraneuse à celle correspondante de la trachée, les 2 sondes sont retirées, la sonde trachéale est poussée dans la bronche gauche, le temps de terminer la suture bronchotrachéale.
Syn. reconstruction carénaire
résection de la cloison l.f.
septum resection
Résection d’une partie de la cloison nasale cartilagineuse ou osseuse afin d’améliorer la perméabilité nasale.
résection d'un diaphragme vaginal l.f.
resection of a vaginal diaphragm
Intervention de chirurgie plastique propre à la mise à plat d'un diaphragme transversal du vagin.
Les procédés les plus courants sont la plastie en Z et surtout la méthode des crevés, suivie de mise en place d'un mandrin amovible.
résection endoscopique l.f.
trans-urethral resection (TUR)
Opération endoscopique menée par voie transuréthrale destinée à l'exérèse à l'anse diathermique de lésions vésicales ou prostatiques.
Elle se déroule sous irrigation continue par un liquide isotonique dépourvu d'électrolytes (glycocolle p. ex.), et sectionne ou coagule les tissus par électrorésection, les fragments tissulaires étant recueillis pour examen histologique par le tube du résecteur. Elle peut ainsi traiter les tumeurs superficielles et malignes de la vessie, les sténoses du col vésical, l'adénome et le cancer de prostate, et toute lésion localisée justiciable d'une exérèse à visée curatrice ou biopsique.
Les complications spécifiques sont les hémorragies et le syndrome de résorption. Les résections du col vésical ou de la prostate ont l'inconvénient de créer des éjaculations rétrogrades.
Syn. résection transuréthrale
→ résecteur, résection endoscopique de prostate, résorption (syndrome de), résection transurétrale de la prostate (syndrome de)
résection endoscopique de prostate l.f.
trans-urethral resection of the prostate (TURP)
Ablation endoscopique d'un adénome prostatique, menée par voie uréthrale.
C'est le traitement chirurgical de référence de l'adénome prostatique, auquel sont comparées toutes les techniques émergentes. Il fait l'exérèse du seul tissu adénomateux, laissant en place la coque périphérique de la prostate saine. Comme toute adénomectomie chirurgicale il emporte le sphincter lisse, créant des éjaculations rétrogrades.
résection endo-utérine l.f.
endo-uterine resection
Résection chirurgicale, menée par voie endoscopique, d'un myome sousmuqueux, d'une synéchie ou d'une cloison de la cavité utérine.
résection musculaire l.f.
muscle resection
En chirurgie ophtalmologique, amputation d'un segment de l'extrémité antérieure d’un muscle oculomoteur suivie de la réinsertion de la partie restante à l'insertion primitive.
résection pulmonaire atypique l.f.
→ résection pulmonaire en coin
résection pulmonaire cunéiforme l.f.
→ résection pulmonaire en coin
résection pulmonaire en coin l.f.
wedge resection
Exérèse réservée à des lésions périphériques de taille limitée (<3 cm) de nature infectieuse ou tumorale bénigne.
Pour des raisons de terrain et d'évolutivité on peut utiliser cette technique pour des lésions malignes primitives ou secondaires. On passe à une distance de 10 mm (sur poumon ventilé) des limites de la lésion à enlever, si la tumeur est maligne ou suspecte de malignité.
Syn. résection pulmonaire cunéiforme, résection pulmonaire atypique
résection trachéale l.f.
tracheal resection
Ablation d'une portion limitée de la trachée, elle est faite beaucoup plus souvent pour une sténose bénigne que maligne.
Les sténoses bénignes surviennent après intubation trachéale ou trachéotomie, rarement après une rupture traumatique transversale de la trachée méconnue. Seules les sténoses fibreuses, irréductibles aux traitements médicaux et endoscopiques, relèvent de la résection. Une résection de moins de 4 cm chez l'adulte permet une suture bout à bout sans traction excessive en utilisant au besoin des artifices pour mobiliser et faciliter la descente du larynx. Ces artifices sont nécessaires dès que la résection atteint ou dépasse 4 cm, ce qui s'observe surtout pour les tumeurs malignes du type carcinome adénoïde kystique.
La résection trachéolaryngée est faite par voie cervicale. Les sténoses de la trachée thoracique haute sont abordées par cervicomanubriotomie. La résection de la bifurcation trachéo
Une petite résection trachéale est habituellement nécessaire au cours du traitement des fistules trachéo-œsophagiennes ou des ulcérations du tronc artériel brachiocéphalique.
→ résection de la bifurcation trachéobronchique
résection trachéolaryngée l.f.
laryngotracheal resection
Ablation de la partie basse du larynx et de l'origine de la trachée.
Elle est nécessaire dans les sténoses fibro-inflammatoires trachéales hautes avec atteinte de la partie basse du cartilage cricoïde. La sténose est abordée par cervicotomie. Il faut ménager la moitié supérieure de la face postérieure du chaton cricoïdien, la moitié inférieure étant autant que possible reséquée en sous-muqueux. L'arc antérieur peut être reséqué en sa presque totalité.
résection transurétrale de la prostate (syndrome de) l.m.
transurethral prostatectomy syndrome, TURP syndrome
Lors d'interventions endoscopiques (urologiques ou autres) complication postopératoire par passage de grandes quantités de liquides de lavage dans les veines (solutions isotoniques, particulièrement celle de glycine).
D'abord décrit comme complication des résections de la prostate, ce syndrome est caractérisé par l'association de troubles biologiques (hyponatrémie <120 mmol/L, hyperammoniémie, hyperglycinémie, signes d'hémolyse aigüe) de manifestations neurologiques (obnubilation, confusion, crises convulsives, troubles visuels, coma) en rapport avec un œdème cérébral dû au passage de glycine et de ses dérivés (glycine neurotransmetteur inhibiteur, acide glycocollique et acide glyoxylique) à toxicité nerveuse directe.
Ce syndrome peut aussi s'observer dans la cavité utérine dilatée lors de l'irrigation à haute pression après résection transcervicale des fibromes sousmuqueux.
→ glycine, résection endoscopique
résection transvésicale de l'uretère terminal l.f.
Puigvert's operation, "pull through" operation
Technique opératoire permettant l'ablation de la terminaison d'un uretère et la réimplantation de celui-ci en passant à travers la vessie.
Elle comporte l'abord transvésical du trigone, la découpe de l'orifice urétéral, l'attraction progressive de l'uretère dans la vessie lors de sa dissection, la résection de celui-ci, et enfin l'anastomose urétérovésicale directe. Cette technique utilisée pour le traitement des lésions de l'uretère terminal constitue plus souvent le premier temps d'une opération antireflux.
A. Puigvert, chirurgien urologue espagnol (1956)
Syn. opération de Puigvert
résection tubaire l.f.
tubal resection
Ablation de tout ou partie d'une trompe de Fallope, soit en vue d’une stérilisation, soit pour traiter une affection tubaire, un pyosalpinx ou une grossesse extra-utérine.
résection vaginale l.f.
resection of tunica vaginalis
Ablation chirurgicale du feuillet externe de la vaginale testiculaire, dans la cure d'une hydrocèle chronique.
syndrome de résection transuréthrale de la prostate l.m.
transurethral prostatic resection syndrome, TURP syndrome
Lors de la résection d'un adénome de la prostate, syndrome causé par une absorption excessive du liquide d'irrigation vésicale utilisé.
Pour avoir une bonne vision lors de la résection de la prostate, le chirurgien pratique un large rinçage avec une solution isotonique non électrolytique, habituellement une solution à 1,5% de glycine (glycocolle), qui évite les troubles graves causés par l'absorption massive de solutions électrolytiques. Ce rinçage nécessaire entraîne une inévitable résorption de la solution de lavage du fait de l'ouverture des veines de la loge prostatique lors de l'ablation de la prostate. Cette résorption produit une dilution importante du sang. De plus, même moins dangereuse que les électrolytes, la glycine n'est pas sans inconvénients : c'est un acide aminé s'apparentant aux neurotransmetteurs inhibiteurs comme l’acide γ aminobutyrique (GABA), elle passe la barrière hématoencéphalique et les premiers effets de sa toxicité nerveuse se traduisent par des signes visuels que confirment une altération des potentiels évoqués visuels et l'électrorétinogramme.
L'absorption du liquide d'irrigation dépend essentiellement :
- de la durée de l'intervention : elle ne doit pas excéder une heure,
- de la pression d'irrigation, réglée par la hauteur du récipient, qui doit être de 60 cm environ, 100 au plus,
- de la quantité de tissu prostatique réséquée, évaluée par son poids,
- de l'ouverture des veines au niveau de la loge prostatique. En cas de passage du liquide par les plexus veineux prostatiques, l'hyponatrémie peut être importante ; lorsque le passage se fait dans les espaces sous-péritonéaux, l'absorption est plus progressive et l'hyponatrémie moins grave.
Cliniquement, on note des signes précoces : sensation de malaise, troubles visuels (mydriase, vision brouillée), nausées, vomissements.
Dans les formes graves la conscience est troublée (ce trouble est peut-être lié à une augmentation de l'ammoniémie car l'ammoniaque est un métabolite de la glycine), surviennent un état confusionnel, des convulsions, une amaurose transitoire puis le coma. L'hyponatrémie est rarement inférieure à 120 mmol/L
La prévention consiste en une intervention courte (1 h au plus), à utiliser de préférence une rachianesthésie ou une anesthésie péridurale, pour permettre une surveillance continue des troubles nerveux. La détermination de la natrémie et de l'hématocrite doit être faite au moindre doute. L'arrêt de la procédure chirurgicale et la restriction des perfusions intravasculaires sont les premiers gestes curatifs avec une injection intraveineuse de furosémide et un traitement symptomatique des crises convulsives, s'il y a lieu. L'hyponatrémie ne nécessite un traitement spécifique (solution hypertonique de NaCl à 3%) que si elle s'accompagne de symptômes majeurs et si NaCl < 120 mmol/L.
→ résection endoscopique de la prostate
ADN de jonction l.m.
linker DNA
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017