mésappariement de bases l.m.
mismatch pairing
Appariement erroné entre deux bases des deux brins d'un ADN nouvellement répliqué.
Étym. mé-, mes-.. : préfixe négatif d’origine francique ; lat. par, paris : égal, semblable
→ correction d'épreuve, réparation d'un mésappariement de bases
mésappariement n.m.
mismatch
Défaut d’appariement d’une ou plusieurs bases azotées à l’intérieur d’un fragment d’acide nucléique double brin (le plus souvent d’ADN).
[Q1]
Édit. 2017
appariement des bases l.m.
base pairing
Association par liaison hydrogène de deux bases d’un acide nucléique, cette association spécifique ayant lieu entre une base purique et une base pyrimidique, dites bases complémentaires.
Elle permet la formation de molécules d'ADN double brin, d'hybrides ADN-ARN et de séquences double brin de l'ARN. Les appariements habituels selon Watson et Crick sont AT, CG, AU. D'autres appariements peuvent avoir lieu, en particulier avec l'ARNt.
complémentarité des bases nucléiques l.f.
nucleic bases complementarity
Capacité des bases nucléiques (puriques ou pyrimi
Les associations de bases complémentaires sont : A et T dans l'ADN, A et U dans l'ARN, C et G dans l'ADN et l'ARN.
→ appariement des bases, base purique, base pyrimidique
[C1,Q1]
kilopaire-de-bases n.f.
kilobase pair
Unité utilisée pour la mesure de la taille d'un acide nucléique double brin et correspondant à une séquence de 1000 paires de bases.
Du fait de l'homogénéité et de la régularité de la structure de ces polymères, leur taille est corrélée à leur masse par la relation : 1 kpb = 0,6666 mégadalton.
Symb. kpb
Musset (technique de réparation des fistules de) l.f.
Musset's procedure for fistula repair
Technique chirurgicale de cure des fistules rectovaginales, en deux temps, utilisée principalement pour le rectum pathologique atteint de maladie de Crohn ou de rectocolite hémoragique et pour les fistules d'origine infectieuse.
Le premier temps consiste en une périnéotomie médiane sectionnant d'un coup de ciseau la totalité des tissus sous-jacents à la fistule, sphincters anal compris. Ce débridement expose les tissus granuleux et les foyers purulents. On laisse alors la plaie se cicatriser d'elle-même par adossement des muqueuses rectale et vaginale stérilisant ainsi les foyers infectieux et diminuant la sclérose inflammatoire. Le second temps ne doit pas être entrepris avant deux mois, pendant lesquels la cicatrice a le temps de s'assouplir et de devenir moins vasculaire ; il consiste en une cure de déchirure compliquée ancienne selon Musset.
R. Musset, gynécologue français (1963)
Musset (technique de réparation périnéale de) l.f.
Musset's procedure for perineal repair
Technique chirurgicale permettant la cure des séquelles compliquées du périnée, de type bride cicatricielle, aggravées ou non de fistule recto-vaginale.
Le principe de cette intervention est d'éviter une dissection trop étendue et de ne pas laisser de tissu cicatriciel dans la suture. L'abord périnéal est précédé de la pose de quatre fils repères qui permettent de présenter de façon stable l'incision pratiquée transversalement au rebord inférieur de la bride. Un décollement rectovaginal économique permet un avivement des berges de la brèche anale. La reconstruction du canal anal en un plan total est complétée ultérieurement par celle du sphincter. Il faut auparavant exciser la bride sur son versant cutané et vaginal, permettant ainsi la saisie, grâce à la « manœuvre de Musset », du sphincter anal non disséqué des plans superficiels puis sa suture. La fermeture périnéale, après excision des tissus cicatriciels, se fait plan par plan. La fourchette vulvaire étant reconstituée, on peut fermer la peau. Cette intervention techniquement bien codifiée a un excellent taux de succès.
R. Musset, gynécologue français (1912-2011)
réparation n.f.
Processus aboutissant à la guérison d'une lésion :
1) soit par une régénération cellulaire et (ou) tissulaire, lorsque la membrane basale d'un épithélium, d'un endothélium, et (ou) la trame conjonctive qui constitue le squelette du tissu, n'ont pas été détruites ou ont pu être rétablies (cas de l’hépatite bénigne, ou d’une destruction de l'épithélium tubulaire rénal) ;
2) soit par une cicatrisation, lorsque toutes les structures de soutien ont été détruites, notamment par une nécrose.
→ régénération (cellulaire ou tissulaire), cicatrisation
réparation cellulaire (après une irradiation) l.f.
cell repair
Phénomène physiologique par lequel les lésions sublétales, produites par une irradiation, se réparent en quelques heures.
Une même dose délivrée en 2 fractions séparées produit un effet plus faible qu'en une séance unique. De ce fait, la mortalité cellulaire pour une dose donnée est d'autant plus faible que l'irradiation est plus fractionnée ou que le débit de dose est plus faible.
M. M. Elkind, radiobiologiste américain (1959)
Syn. réparation Elkind (biologiste qui a apporté une contribution fondamentale à son étude)
réparation de l'ADN l.f.
DNA repair
1) Mécanisme mis en jeu par les cellules dont l'ADN a été lésé sur l'un des brins, par irradiation p. ex., pour régénérer la chaine polynucléotidique normale.
Ce processus utilise des enzymes spécifiques d'excision de la partie lésée, et de resynthèse et de ligation, pour relier les deux fragments de l'ADN par insertion de nouveaux nucléotides, en conservant exactement l'information génétique.
2) Chez les Bactéries, ensemble des processus capables de reconnaître une lésion dans l'ADN et de reconstituer une molécule bicaténaire.
→ régulon, réparation par recombinaison
réparation par recombinaison l.f.
recombination repair, daughter-strand gap repair, post-replicative recombination repair, double-strand break repair
Chez certaines Bactéries, système de réparation fidèle de l'ADN agissant sur l'ADN double-brin nouvellement répliqué, au niveau d'une brèche ou d'une cassure sur les deux brins.
La réparation a lieu par recombinaison homologue de la molécule lésée avec une autre molécule possédant des séquences complémentaires. Cette molécule peut être la molécule-soeur de la molécule lésée ou une autre copie du chromosome bactérien.
réparation postréplicative l.f.
post-replicative repair
Mode de réparation de l'ADN agissant après la réplication de cette molécule.
→ réparation d'un mésappariement de bases, réparation par recombinaison
substitution de bases l.f.
base substitution
Remplacement d'une base par une autre dans la molécule d'ADN pouvant conduire à une mutation dans le génome.
paire de bases l.m.
1) Appariement des bases azotées des nucléotides situées sur deux brins complémentaires d'ADN ou ARN.
Cet appariement a lieu à travers des liaisons hydrogène. Dans le cas de l’ADN, l’adénine (A) s’apparie avec la Thymine (T) et la Guanine (G) avec la Cytosine (C).
2) La notion de paire de base s’utilise également pour parler de la longueur d’un fragment d’ADN.
Ainsi, un fragment d’ADN de 20 pb correspond a deux brins complémentaires de 20 nucléotides chacun.
Sigle pb
[Q1]
Édit. 2018
bases de l'ADN l.f.p.
Bases azotées, situées par paires et reliant les deux chaînes de l'acide désoxyribonucléique (ADN).
On distingue les bases puriques (adénine, guanine) et les bases pyrimidiques (thymine et cytosine).
→ acide désoxyribonucléique, bases puriques, bases pyrimidiques
[Q1]
Édit. 2019