Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

50 résultats 

grand lymphocyte l.m.

large lymphocyte

Lymphocyte ayant un diamètre supérieur ou égal à 12 micromètres.

grand lymphocyte granuleux l.m.

lymphocyte T, leucémie à grands lymphocytes granuleux

lymphocyte n.m.

lymphocyte

Cellule mononucléée du sang et des tissus lymphoïdes participant aux réponses immunitaires adaptatives et possédant à sa surface des récepteurs d'antigènes TCR ou BCR.
Les lymphocytes B dérivés de la moelle osseuse se multiplient et se différencient dans les centres germinatifs des tissus lymphoïdes périphériques et sont à l’origine des lymphocytes B à mémoire et des plasmocytes. Les lymphocytes T périphériques se différencient en fonction de leur type de TCR (γδ et αß) et en fonction de leurs corécepteurs d’antigène (molécule CD4 ou CD8).

lymphocyte B n.m.

B lymphocyte

Cellule dérivée de précurseurs de la moelle osseuse où elle mature.
Chez l’oiseau, elle subit une maturation dans un organe associé au tube digestif, la bourse de Fabricius, (d’où le nom d’origine de ce type de lymphocytes). Elle constitue 10 à 20% des lymphocytes circulants et est également présente dans la moelle osseuse, dans les tissus lymphoïdes périphériques comme les nœuds lymphatiques, la rate et les amygdales, ainsi que dans les organes extralymphatiques, principalement le tractus gastro-intestinal.
Sous l’effet d’une stimulation antigénique, le lymphocyte B activé se transforme dans les tissus, en plasmocyte sécrétant des anticorps ou immunoglobulines lesquels sont les médiateurs de l’immunité humorale. Chaque lymphocyte B est programmé pour fabriquer un seul anticorps, lequel, placé sur la surface de cette cellule ou immunoglobuline de surface, agit comme un récepteur spécifique d’antigène. La liaison de l’antigène avec son récepteur est le signal qui déclenche la division du lymphocyte B et sa transformation en plasmocyte secréteur d’anticorps de même spécificité que l’immunoglobuline de surface. La première rencontre de l’antigène avec le lymphocyte B déclenche la réponse immunitaire primaire : un petit nombre de lymphocytes B de même clone maturent et deviennent des cellules à mémoire, à longue durée de vie, capables de répondre rapidement à n’importe quelle nouvelle rencontre avec l’antigène, fournissant alors la réponse immunitaire secondaire, rapide et importante. Outre l’immunoglobuline de surface, le lymphocyte B exprime plusieurs autres molécules essentielles à sa fonction : récepteurs du complément, récepteurs de Fc.

lymphocyte NK l.m.

natural killer

Lymphocyte qui attaque des cellules tumorales en l'absence de toute immunisation préalable, sans spécificité aucune.

lymphocyte T n.m.

T lymphocyte

Cellule dérivée de précurseurs de la moelle osseuse et dont la maturation se fait dans le thymus où elle migre et prolifère, acquérant différents marqueurs de surface, pour devenir un lymphocyte T mature ou thymodépendant.
Elle constitue 60 à 70% des lymphocytes périphériques et est également présente dans les zones paracorticales des nœuds lymphatiques ainsi que dans les manchons péri-artériolaires de la rate. Lorsqu’il rencontre un antigène, le lymphocyte T le détruit, soit directement par cytotoxicité, soit indirectement par activation des lymphocytes B ou des macrophages : c’est l’immunité à médiation cellulaire. L’identification des différents marqueurs de surface permet de distinguer trois populations fonctionnelles de lymphocytes T:
- le lymphocyte T auxiliaire porte le marqueur de surface CD4. Grâce à la sécrétion des interleukines, il aide les autres lymphocytes dans leurs fonctions effectrices, telles que l’activation des lymphocytes B producteurs d’anticorps, la régulation de la fonction des lymphocytes T cytotoxiques et l’activation des macrophages dans la réponse inflammatoire chronique.
- le lymphocyte T cytotoxique porte presque toujours le marqueur de surface CD8. Il tue les cellules infectées par les virus et les cellules cancéreuses grâce à son interaction avec le lymphocyte T auxiliaire qui provoque son activation et sa prolifération. Il faut noter que certains grands lymphocytes circulants, non T et non B, sont naturellement cytotoxiques (cellule “ natural ” killer ou NK) à l’égard notamment de cellules tumorales et de cellules infectées par des virus : leur cytoplasme contient de nombreuses granulations azurophiles renfermant des hydrolases acides, d’où l’appellation parfois donnée de grand lymphocyte granuleux ; leur fonction dans l’immunité “ naturelle ” s’accomplit par l’intermédiaire de la sécrétion de cytokines, notamment l’interféron γ.
- le lymphocyte T suppresseur : il arrêterait la réponse immunitaire lorsque le stimulus déclenchant disparaît et supprimerait la réponse immunitaire à l’égard des autoantigènes. Il est souvent assimilé au lymphocyte T cytotoxique et porte comme lui le marqueur de surface CD8.

Étym. la lettre T est l'initiale de thymus, organe où prolifèrent les lymphocytes T

Syn. cellule T

T facilitant, T suppresseur, auxiliaire

lymphocyte til l.m.

TIL, tumor infiltrating lymphocyte

Lymphocyte obtenu par manipulation génétique et utilisé dans le traitement de certains cancers de l'homme.
Il est prélevé dans la tumeur, cultivé in vitro en présence d'interleukine 2 de façon à augmenter son agressivité, marqué par un gène introduit grâce à un vecteur viral puis réinjecté dans l'organisme dont il est issu.

pré-B (lymphocyte) n.m.

pre-B lymphocyte

Stade précoce de différenciation des lymphocytes B avant l'expression d'immunoglobulines complètes sur leur membrane.

lymphocyte T régulateur l.m.

regulatory T lymphocyte

Sous population de lymphocytes T CD4+ qui assure l’homéostasie du système immunitaire en inhibant les lymphocytes T effecteurs.
Le déséquilibre entre lymphocytes T régulateurs qui sécrètent des cytokines immunosuppressives et lymphocytes  effecteurs  au profit de ces derniers  favorise les maladies auto immunes.  

Sigle TREG

lymphocyte T, cytokine, maladie auto-immune

[A2, F3]

Édit. 2018

lymphocyte T n.m.

T lymphocyte

Cellule dérivée de précurseurs de la moelle osseuse et dont la maturation se fait dans le thymus où elle migre et prolifère, acquérant différents marqueurs de surface, pour devenir un lymphocyte T mature ou thymodépendant.
Elle constitue 60 à 70% des lymphocytes périphériques et est également présente dans les zones paracorticales des nœuds lymphatiques ainsi que dans les manchons péri-artériolaires de la rate. Lorsqu’il rencontre un antigène, le lymphocyte T le détruit, soit directement par cytotoxicité, soit indirectement par activation des lymphocytes B ou des macrophages : c’est l’immunité à médiation cellulaire. L’identification des différents marqueurs de surface permet de distinguer trois populations fonctionnelles de lymphocytes T:
- le lymphocyte T auxiliaire porte le marqueur de surface CD4. Grâce à la sécrétion des interleukines, il aide les autres lymphocytes dans leurs fonctions effectrices, telles que l’activation des lymphocytes B producteurs d’anticorps, la régulation de la fonction des lymphocytes T cytotoxiques et l’activation des macrophages dans la réponse inflammatoire chronique;
- le lymphocyte T cytotoxique porte presque toujours le marqueur de surface CD8. Il tue les cellules infectées par les virus et les cellules cancéreuses grâce à son interaction avec le lymphocyte T auxiliaire qui provoque son activation et sa prolifération. Il faut noter que certains grands lymphocytes circulants, non T et non B, sont naturellement cytotoxiques (cellule “ natural ” killer ou NK) à l’égard notamment de cellules tumorales et de cellules infectées par des virus : leur cytoplasme contient de nombreuses granulations azurophiles renfermant des hydrolases acides, d’où l’appellation parfois donnée de grand lymphocyte granuleux ; leur fonction dans l’immunité “ naturelle ” s’accomplit par l’intermédiaire de la sécrétion de cytokines, notamment l’interféron γ.
- le lymphocyte T suppresseur : il arrêterait la réponse immunitaire lorsque le stimulus déclenchant disparaît et supprimerait la réponse immunitaire à l’égard des autoantigènes. Il est souvent assimilé au lymphocyte T cytotoxique et porte comme lui le marqueur de surface CD8.

Étym. La lettre T est l'initiale de thymus, organe où prolifèrent les lymphocytes T

Syn. cellule T

T facilitant, T suppresseur, T auxiliaire

lymphocyte T n.m.

T lymphocyte

Cellule dérivée de précurseurs de la moelle osseuse et dont la maturation se fait dans le thymus où elle migre et prolifère, acquérant différents marqueurs de surface, pour devenir un lymphocyte T mature ou thymodépendant.
Elle constitue 60 à 70% des lymphocytes périphériques et est également présente dans les zones paracorticales des nœuds lymphatiques ainsi que dans les manchons péri-artériolaires de la rate. Lorsqu’il rencontre un antigène, le lymphocyte T le détruit, soit directement par cytotoxicité, soit indirectement par activation des lymphocytes B ou des macrophages : c’est l’immunité à médiation cellulaire. L’identification des différents marqueurs de surface permet de distinguer trois populations fonctionnelles de lymphocytes T:
- le lymphocyte T auxiliaire porte le marqueur de surface CD4. Grâce à la sécrétion des interleukines, il aide les autres lymphocytes dans leurs fonctions effectrices, telles que l’activation des lymphocytes B producteurs d’anticorps, la régulation de la fonction des lymphocytes T cytotoxiques et l’activation des macrophages dans la réponse inflammatoire chronique;
- le lymphocyte T cytotoxique porte presque toujours le marqueur de surface CD8. Il tue les cellules infectées par les virus et les cellules cancéreuses grâce à son interaction avec le lymphocyte T auxiliaire qui provoque son activation et sa prolifération.
Il faut noter que certains grands lymphocytes circulants, non T et non B, sont naturellement cytotoxiques (cellule “
 natural ” killer ou NK) à l’égard notamment de cellules tumorales et de cellules infectées par des virus : leur cytoplasme contient de nombreuses granulations azurophiles renfermant des hydrolases acides, d’où l’appellation parfois donnée de grand lymphocyte granuleux ; leur fonction dans l’immunité “ naturelle ” s’accomplit par l’intermédiaire de la sécrétion de cytokines, notamment l’interféron γ;
- le lymphocyte T suppresseur : il arrêterait la réponse immunitaire lorsque le stimulus déclenchant disparaît et supprimerait la réponse immunitaire à l’égard des autoantigènes. Il est souvent assimilé au lymphocyte T cytotoxique et porte comme lui le marqueur de surface CD8.
 

Étym. la lettre T est l'initiale de thymus, organe où prolifèrent les lymphocytes T

Syn. cellule T

T facilitant, T suppresseur, auxiliaire

lymphocyte vétéran l.m.

veteran lymphocyte (Immmunological memory lymphocyte)

Lymphocytes T ayant réagi avec des antigènes viraux longtemps auparavant et conservant une mémoire immunologique protectrice.

[F3]

Édit. 2020

champ récepteur l.m.

receptive field

Étendue de l'espace dans laquelle un stimulus module l'activité électrique d'une cellule enregistrée par une technique neurophysiologique.
L'étude des champs récepteurs consiste à préciser les modalités du stimulus qui influent sur la réponse comme p. ex. sa localisation dans l'espace, sa structure spatiale en termes de forme, d'extension, de texture, d'orientation et de mouvement, son contraste, sa luminance, sa composition chromatique. Depuis la description initiale, la notion de champ récepteur a évolué pour inclure les influences exercées sur l'activité de la cellule par des stimulations présentées dans la périphérie du champ récepteur proprement dit. Ces dernières ne sont pas suffisantes pour déclencher des potentiels d'action mais peuvent moduler le taux de décharge, en général en l'inhibant.
Le champ récepteur des cellules ganglionnaires de la rétine et du corps géniculé latéral est constitué de deux zones, antagonistes et concentriques : le centre et le pourtour. On parle de champs récepteurs circulaires concentriques. Dans le corps géniculé latéral, ces cellules ne répondent qu'à la stimulation d'un seul œil, elles sont dites monoculaires.
Le champ récepteur des cellules rétiniennes ou géniculées est caractérisé par ses dimensions, la répartition des zones répondant à l'illumination ou à l'extinction, la latence de la réponse, la linéarité de la réponse en fonction de la position du stimulus, sa sensibilité au contraste et à la composition chromatique du stimulus.
Le champ récepteur des cellules des aires V1 ou V2 est constitué d'une mosaïque de zones dont la stimulation individuelle modifie le taux de décharge de la cellule soit lors de l'illumination (zones ON), soit lors de l'extinction (zones OFF), parfois dans les deux circonstances (zones ON-OFF). Le champ récepteur des cellules de l'aire V1 est caractérisé par l'organisation simple ou complexe des zones qui le constituent, l'orientation du stimulus qui déclenche la réponse la plus vigoureuse (orientation préférée), la fréquence spatiale la plus élevée qui est détectée (résolution spatiale). On peut ajouter à cette liste la sensibilité au mouvement et la résolution temporelle. Ces cellules répondent plus ou moins à la stimulation de chaque œil, ce qui définit leur classe de binocularité. On dit qu'elles appartiennent à une classe de dominance oculaire.
La distribution dans l'espace des zones ON et OFF permet de reconnaître plusieurs catégories de champs récepteurs. Les zones ON et OFF des cellules simples sont groupées formant des plages adjacentes. Les zones ON et OFF des cellules complexes n'obéissent pas à une règle de groupement et se chevauchent.
Dans la couche IV de l'aire V1 les champs récepteurs des cellules qui reçoivent les axones de projection du corps géniculé latéral n'ont pas d'orientation préférée et conservent la plupart des caractéristiques des cellules de cette structure. On les dit "non orientées".

dominance oculaire, cellule simple, cellule complexe, rétinotopie

[B1,C2]

déficit en chaînes alpha du récepteur de l'interféron γ l.m.

interferon gamma receptor alpha chain deficiency

Déficit immunitaire caractérisé par des infections sévères par le BCG (BCGite) et les mycobactéries atypiques.

déficit en récepteur d'hormone de croissance l.m.

growth hormone receptor deficiency

Z. Laron, pédiatre israélien (1974)

nanisme type Laron

muscarinique (récepteur) l.m.

muscarinic receptor

Récepteur cholinergique des organes effecteurs innervés par les neurones postganglionnaires (deutéroneurone) parasympathiques.
Dale (1914) a fait la distinction entre les effets nicotiniques et muscariniques de l'acétylcholine.
L'ADN qui code pour les protéines des récepteurs muscariniques a été identifié et cloné : on distingue cinq sous types de récepteurs nommés M1, M2, …, M5, qui sont présents dans tous les organes innervés par le parasympathique, yeux, glandes salivaires, tube digestif, appareil urogénital, etc.
L'acétylcholine déclenche son effet physiologique ou pharmacologique par activation d'une protéine G au niveau des récepteurs muscariniques.
Les récepteurs M1 sont surtout situés dans les ganglions parasympathiques et les glandes secrétrices (salivaires, digestives, etc.). Les récepteurs M2 sont situés au niveau du myocarde. Les récepteurs M3 et M4 sont situés au niveau des muscles lisses des vaisseaux et des glandes sécrétrices. Les cinq types de récepteurs se trouvent dans le système nerveux central.
L'acétylcholine, la méthacholine, le carbachol et le β-néchol sont agonistes des récepteurs muscariniques. L'atropine, la scopolamine, le glycopyrrolate et les alcaloïdes de la belladone sont antagonistes. Notamment la pirenzépine diminue sélectivement la sécrétion gastrique (récepteurs M1) et l'ipratropium, dérivé de l'atropine, est utilisé en inhalation dans l'asthme.

H. H. Dale, Sir, neurophysiologiste britannique, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1936 (1914)

Étym. lat. de musca :mouche

obésité par déficit du récepteur de la mélanocortine 4

obesity associated with melanocortin 4 receptor deficiency

Le déficit en récepteur de la mélanocortine 4 (MC4R) est la forme la plus fréquente d'obésité monogénique identifiée à ce jour : obésité sévère avec augmentation de la masse corporelle maigre, de la densité osseuse.
Il existe une augmentation de la croissance linéaire dans la petite enfance, une hyperphagie débutant dans la première année de vie et une hyperinsulinémie sévère. La fonction reproductive est préservée.
La prévalence dans la population générale est probablement de 1 sur 2000. La prévalence des mutations de MC4R a été estimée de 0.5 à 1% chez les adultes obèses (indice de masse corporelle>30), avec une fréquence plus élevée dans les populations présentant une obésité à début infantile sévère, avec une variabilité entre les populations.
La protéine MC4R est un récepteur couplé à la protéine G impliqué dans la voie de signalisation hypothalamique leptine-mélanocortine. L'activation de MC4R joue un rôle clé dans le maintien de l'homéostasie énergétique. Elle est associée à la suppression de la prise alimentaire. La majorité des patients décrits à ce jour sont porteurs de mutations hétérozygotes du gène MC4R (18q21.32). Le déficit en MC4R est transmis de manière codominante, avec une expressivité et une pénétrance variables selon les populations. Des cas rares de personnes porteuses de la mutation à l'état homozygote ont été décrits et présentent un phénotype plus sévère. Cependant, certains patients homozygotes avec une absence complète de la fonction MC4R ont été décrits sans hyperinsulinémie.
Le diagnostic suspecté d'après les signes cliniques est confirmé par la détection d'une mutation du gène MC4R.
Comme pour les autres formes d'obésité, le pronostic dépend des complications présentes : diabète de type 2, maladie cardio-vasculaire, cancer.

Réf. Orphanet, S. Filetti, médecin interniste italien (2007)

récepteur de mélanocortine 4, mélanotropine, MC4R gene

Édit. 2017

périphérie du champ récepteur l.f.

receptive field periphery

Région de l'espace entourant le champ récepteur dans laquelle une stimulation module, le plus souvent dans le sens de l'inhibition, la réponse à la stimulation du champ récepteur.
Le vocable "périphérie" est utilisé de façon confuse pour désigner la zone du pourtour du centre du champ récepteur lorsque celui-ci est circulaire.

récepteur n.m.

1) En physiologie, cellule ou terminaison nerveuse ayant pour fonction de recevoir divers stimulus et de les transmettre aux organes correspondants : récepteurs et effecteurs

Récepteurs tactile, auditif, olfactif, gustatif. Thermorécepteur. Nocicepteur.
2) En biochimie molécule, ou ensemble de molécules, capable de se lier spécifiquement à une molécule exogène, dite « ligand », et de permettre son internalisation ou de transmettre un signal à l'intérieur de la cellule.
P. ex. les protéines intégrines qui reçoivent un signal hormonal à la surface d'une cellule ont un domaine extra-membranaire susceptible de fixer l'hormone, un domaine hydrophobe transmembranaire et un domaine intra-membranaire en relation immédiate avec des systèmes enzymatiques susceptibles de répondre au signal hormonal.
Il existe des récepteurs dans la membrane plasmique qui ne quittent pas la membrane et qui transmettent ainsi le signal par « transduction » ; c'est généralement le cas pour les hormones peptidiques et les facteurs de croissance : ce sont les récepteurs dits de classe I. Mais certains récepteurs pénètrent dans le cytoplasme avec leur ligand (internalisation) : ce sont les récepteurs membranaires de classe II ; ils permettent à la cellule de capter spécifiquement des macromolécules circulantes, comme les lipoprotéines p. ex. D'autres récepteurs existent dans les différents compartiments de la cellule : les récepteurs cytoplamiques des hormones stéroïdes et des hormones thyroïdiennes sont transportés sur la chromatine du noyau et peuvent agir directement sur les gènes ; les membranes des mitochondries ont des récepteurs pour les molécules qu'elles peuvent capter, etc. Les récepteurs sont rarement constitués d'une simple protéine, serait-ce une glycoprotéine ou une lipoprotéine, ou un glycolipide (certains gangliosides sont des récepteurs de virus) ; ils se présentent souvent comme des édifices dimériques et même comme des systèmes à plusieurs sous-unités.
Des récepteurs spécifiques particuliers existent sur la membrane de cellules participant aux réactions immunologiques : récepteurs pour les antigènes, pour certaines fractions du complément, pour la partie Fc des immunoglobulines etc.

TCR, TCB, dégranulation des basophiles, ADCC, ligand

récepteur activé par les proliférateurs de peroxysomes (PPAR) l.m.

peroxisome proliferator-activated receptor

Famille de récepteurs nucléaires impliqués dans la régulation des métabolismes glucidique et lipidique.
Il existe trois isotypes de PPAR : alpha, bêta (ou delta) et gamma. Leur nom provient du fait que le premier d’entre eux à avoir été découvert (PPAR alpha) est le médiateur par lequel beaucoup de xénobiotiques stimulent la prolifération des péroxysomes dans le foie. Après avoir fixé leurs ligands (des acides gras et diverses substances lipidiques), les PPAR forment un complexe avec le récepteur X des rétinoïdes. Ce complexe vient se fixer sur des éléments de réponse spécifiques présents dans les régions régulatrices de leurs gènes cibles pour moduler leur transcription. Les PPAR, en particulier alpha et gamma, sont des effecteurs importants de la régulation des métabolismes lipidique et glucidique et ont ouvert de nouvelles pistes thérapeutiques dans le diabète de type 2. PPAR gamma possède également des propriétés anti-inflammatoires et anti-néoplasiques.

diabète de type 2, récepteur X des rétinoïdes

[C1]

Édit. 2017/2

récepteur adrénergique l.m.

adrenergic receptor

Structure moléculaire située dans une cellule effectrice sensible à l'adrénaline.
Les récepteurs alpha-adrénergiques sont présents en concentration élevée dans l'utérus humain à terme. Des récepteurs bêta 1 se trouvent dans le myocarde ; leur stimulation par l'isoprénaline entraîne une tachycardie. La musculeuse des vaisseaux, des bronches, du tube digestif et le myomètre contiennent des récepteurs bêta 2 dont la stimulation provoque un relâchement musculaire.

récepteur de mélanocortine 4 l. m.

melanocortin 4 receptor

Récepteur impliqué dans le contrôle du métabolisme énergétique mais aussi dans la régulation de nombreux processus neuro-endocriniens.
Le récepteur de mélanocortine 4 (MC4R) est un récepteur couplé aux protéines G exprimé principalement dans le cerveau, en particulier l’hypothalamus lorsqu’il est activé par son ligand, l’alpha-MSH. Ce récepteur diminue la prise alimentaire. Des mutations du gène MC4R constituent la première cause d’obésité d’origine génétique.

Abrév. MC4R

mélanotropine, MSH, protéine G, MSH, MC4R gene

récepteur de mort cellulaire l.m.

Protéine transmembrannaire ubiquitaire qui, grâce à son domaine extracellulaire, reçoit les signaux de l’apoptose lesquels sont ensuite transmis aux domaines de mort intracellulaires

domaine de mort cellulaire, apoptose

récepteur à la ryanodine l.m.

ryanodine receptor

Canal inséré dans la membrane du réticulum cellulaire assurant le transport des ions Ca2+.
Il s’agit d’un homotétramère dont chaque monomère comporte 4 hélices transmembranaires qui circonscrivent un canal calcique permettant la sortie, vers le cytosol, des ions Ca2+ séquestrés à haute concentration dans un compartiment cellulaire, le réticulum endoplasmique. Présents dans l’organisme animal, les récepteurs à la ryanodine servent au transfert de l’adénosine. Leur ouverture peut être obtenue soit à des concentrations élevées d’ions calcium cytosolique (M), soit par l’introduction de ryanodine à des concentrations comprises entre 10-9 (à l’échelle du nM) et 10-6 (à l’échelle du micromètre μM), soit encore par la caféine à des concentrations millimolaires (10-3 mM). En fait il existe trois récepteurs à la ryanodine, le RY1, caractéristique des muscles striés squelettiques, le RY2 exprimé essentiellement dans le myocarde et le cerveau, enfin le RY3, surtout cérébral.
La ryanodine est un alcaloïde de structure assez inhabituelle, ayant des analogies spatiales avec l’adénosine dont le rôle est bien connu dans le fonctionnement du système nerveux central.

Étym. Nom d’une espèce de Flacourtiacée, Ryania speciosa, arbrisseau d’Amérique centrale, servant traditionnellement à la préparation de poisons de pêche

adénosine, ryanodine

récepteur cholinergique l.m.

cholinergic receptor

Structure membranaire spécialisée, sensible à l'action de l'acétylcholine.
L'acétylcholine a une action analogue à celle de la nicotine et de la muscarine, deux alcaloïdes naturels. On distingue deux types de récepteurs cholinergiques (nicotinique et muscarinique), qui se situent au niveau des fibres préganglionnaires sympathiques et parasympathiques (récepteurs nicotiniques), des effecteurs du système parasympathique (récepteurs muscariniques), de la jonction neuromusculaire (récepteurs nicotiniques), des fibres sympathiques postmembranaires des glandes sudoripares et de certaines fibres vasodilatatrices ainsi qu'au niveau de nombreuses synapses du système nerveux central. Le récepteur nicotinique est formé de quatre ou cinq sous-unités dont deux sous-unités α fixent l'acétylcholine. Par la fixation d'un agoniste ou d'un antagoniste, ce récepteur règle la perméabilité aux ions Na+ et Ca2+ d'un canal ionique de la membrane cellulaire. Il existe plusieurs types de récepteurs nicotiniques distingués en α et β.
Les récepteurs muscariniques opèrent par l'intermédiaire des protéines de la famille G qui agissent par l'intermédiaire de l'adénylcyclase ou de la phospholipase C. Il y a cinq sous-types de récepteurs muscariniques (notés de M1 à M5), les récepteurs muscariniques cardiaques sont de type M2. La structure génétique responsable de la synthèse des récepteurs cholinergiques a été déterminée et le clonage des récepteurs réalisé.

pompe à sodium

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