quinine n.f.
quinine
Alcaloïde naturel extrait de l’écorce d’un arbre indigène des forêts tropicales d’Amérique du Sud, secondairement cultivé en Indonésie et en Malaisie, le "quinquina" (Cinchona ledgeriana).
Le plus ancien des antipaludiques, la quinine demeure l’un des médicaments les plus actifs pour le traitement parentéral du paludisme, en particulier du neuropaludisme. On utilise généralement des sels de quinine (chlorhydrate, formiate, etc.) L’absorption est très rapide et la concentration sanguine maximale est rapidement atteinte, mais la demi-vie est brève, ce qui oblige à répéter les doses. Souvent réalisées en Afrique dans de mauvaises conditions, les injections intramusculaires de sels de quinine sont la cause fréquente de divers accidents qui ont récemment conduit à proposer une administration par voie intrarectale. La quinine et ses dérivés sont actifs sur les formes plasmodiales endoérythrocytaires (schizonticides), sans action sur les gamétocytes ou sur les formes intrahépatiques. Le mécanisme d’action est complexe et se situe à différents niveaux, ce qui explique la lente apparition des premières résistances. Jadis utilisée en chimioprophylaxie, la quinine a été, en cas de prises irrégulières, à l’origine d’une complication grave, la fièvre bilieuse hémoglobinurique.