qualité n.f.
quality
Ce qui fait qu'une chose est telle : concept logique développé par les philosophes grecs pour distinguer dans un ensemble la quantité des objets (leur nombre), de leur qualité, c'est-à-dire de leur nature et de leur constitution.
Le concept de qualité s'oppose en quelque sorte à celui de quantité, «l'étude qualitative des phénomènes doit nécessairement précéder l'étude quantitative»1. Comme la quantité se mesure, il semble que la qualité ne puisse pouvoir se mesurer.
Mais la qualité d'une chose peut être plus ou moins bonne : un objet peut être plus ou moins bien fait.
Ainsi la qualité peut être précisée par des adjectifs auxquels on peut faire correspondre des nombres qui forment une échelle : inacceptable, 0 ; mauvaise, 1 ; médiocre, 2 ; assez bonne, 3 ; bonne, 4 ; parfaite, 5.
A l'école, pour la correction des devoirs, l'habitude est de multiplier cette échelle par deux afin d'introduire la notion de passable, 5/10 (ni médiocre, ni assez bon) : on note alors de 0 à 10. Le zèle perfectionniste des enseignants a fait noter de 0 à 20 et même on cote de 0 à 100 dans les concours.
Ces cotations sont employées pour les nombreuses échelles ou scores utilisées en réanimation.
Claude Bernard, membre de l’Académie nationale de médecine ( 1813-1878), Virginia Apgar, médecin anesthésiste américaine (1953)
Étym. lat. qualitas : manière d'être ; APACHE : Acute Physiology and Chronic Health Evaluation
→ Apgar (score d'), échelle d'anxiété, indice APACHE, score de Bicêtre