psychologie médicale l.f.
medical psychology
Discipline scientifique qui étudie les processus cognitifs, émotionnels et les comportements face à la maladie aigüe ou chronique.
La psychologie médicale a pour objet d’appréhender le malade dans ses diverses composantes somatique, psychique, sociale en incluant l’analyse des résonances entre le malade et sa maladie, le malade et son médecin.
Les spécialistes en psychologie médicale ont soit une formation en psychologie (psychologues cliniciens) soit une formation en médecine (médecins généralistes et psychiatres en particulier).
La psychologie médicale vise à comprendre les ressources psychologiques mises en jeu par la personne malade pour faire face à la rupture d’équilibre introduite par la maladie et construire un nouvel équilibre de vie.
Plusieurs réactions psychologiques face à la maladie peuvent être observées : dénégation ou déni pouvant conduire au refus de soins ; égocentrisme, dépendance avec recherche de bénéfices dits secondaires rendus accessibles du fait de la présence de la maladie.
Des aspects pathologiques sont possibles : manifestations anxieuses ou dépressives en particulier.
Divers facteurs peuvent avoir un impact sur la relation soignant-soigné : individuels (traits psychologiques de la personne ) ; socioculturels (statuts du malade et du médecin, croyances de l’un et l’autre, appartenances culturelles).
Les travaux de Michael Balint ( 1896-1970 ) sur la formation psychologique du médecin ont connu un vif succès en soulignant la nécessaire prise en compte du malade et non plus seulement de la maladie pour trouver le meilleur point d’équilibre entre les 2 pôles domination-soumission. Les notions psychanalytiques de transfert ( aspects affectifs conscients et inconscients du malade vers le médecin) et contre transfert (aspects affectifs conscients et inconscients du médecin vers le malade) ont inspiré ses travaux.
La loi du 4 mars 2002 a donné un nouveau cadre à la relation médecin-malade : droit du malade à l’information et devoir d’informer du médecin, consentement explicite et non plus implicite aux soins proposés.
M. Bálint, psychanalyste hongrois (1896-1970)
Réf. M.Balint, Le médecin, son malade et la maladie, Payot édit. Paris, trad.1996, 418 p.
→ groupe Balint, rôles psychiatriques du médecin généraliste, médicament-médecin, psychologie médicale et maladie
[H3, H4, N3]
Édit. 2019