sable hydatique l.m.
hydatic sand
Ensemble des éléments figurés (vésicules proligères, protoscolex), détachés de la membrane germinative d’un kyste hydatique, libérés dans le liquide hydatique, qui se réunissent ensuite à la partie déclive du kyste.
En cas de rupture et d’ouverture du kyste dans une séreuse, les éléments du sable hydatique peuvent, chacun, donner naissance à de nouvelles hydatides (échinococcose secondaire).
protoscolex n.m.
protoscolex
Élément résultant du bourgeonnement de la membrane des capsules proligères d’un kyste hydatique.
Mesurant 120 µm environ, les protoscolex contiennent un scolex invaginé portant les 4 ventouses et les 36 à 42 crochets du futur cestode adulte. Normalement attachés à la paroi des capsules proligères, les protoscolex peuvent s’en libérer et flotter dans le liquide hydatique avant de se réunir à la partie déclive du kyste où ils forment le sable hydatique. Leur évolution possible est double : ingérés par un hôte définitif convenable (canidé), ils se dévaginent et donnent chacun naissance, par bourgeonnement, à un Echinococcus granulosus adulte ; dans l’organisme de leur hôte intermédiaire naturel (mouton) ou accidentel (homme), ils peuvent se vacuoliser et, par un processus de polyembryonnie, donner naissance à une hydatide fille, tout à fait conforme au kyste hydatique initial (Echinococcose secondaire).
hydatique (kyste) l.m.
→ kyste hydatique, échinococcose
[D2]
kyste hydatique l.m.
hydatic cyst
Stade larvaire d’Echinococcus granulosus se développant chez un hôte intermédiaire naturel (Mouton, etc.) ou accidentel (Homme), après ingestion des œufs du parasite.
L’embryon hexacanthe libéré après destruction de la membrane ovulaire passe dans la circulation portale et va s’emboliser dans le foie (plus de 60% des cas), le poumon ou dans d’autres organes. Il évolue pour donner naissance à une vésicule, l’hydatide, remplie de liquide et pouvant atteindre plusieurs dizaines de centimètres de diamètre. Cette hydatide comporte trois enveloppes : l’adventice, formée des tissus comprimés de l’organe parasité, la cuticule (ou membrane anhiste) et la membrane germinative (ou proligère). À l’intérieur, elle contient des éléments figurés (vésicules proligères, protoscolex, hydatides filles, "sable hydatique") et du liquide hydatique.
Syn. hydatide
→ hydatidose, Echinococcus granulosus
kyste hydatique des os l.m.
hydatic cyst of bone
Kyste parasitaire provoqué par le développement de larves de Taenia equinococcus, parasite habituel du Chien et dont la localisation osseuse est rare.
Le kyste hydatique se développe surtout dans le foie ; dans l'os, il atteint les os spongieux, plus ou moins volumineux, il envahit les travées osseuses; il contient un liquide clair dans lequel flottent des vésicules secondaires, les capsules proligères, contenant les scolex, extrémités céphaliques de fixation du taenia.
Étym. gr. kustis : vessie ; hudor : eau ; ekhinos : hérisson ; kokkos: grain
Syn. échinococcose osseuse, hydatidose
kyste hydatique du cœur l.m.
hydatic cyst of the heart
Localisation cardiaque, rare, de l’échinococcose parasitaire, unique ou multiple, siégeant dans une paroi auriculaire ou ventriculaire et capable de se rompre dans les cavités cardiaques.
kyste hydatique du poumon l.m.
→ hydatidose pulmonaire (primitive ou secondaire)
kyste hydatique du rein l.m.
echinococcal cyst of the kidney
Localisation rénale de l'échinococcose, aboutissant à la formation d'une lésion kystique intraparenchymateuse.
Le développement rénal de la larve du taenia échinocoque forme une lésion kystique à paroi épaisse multicloisonnée comportant une membrane proligère, de nombreuses vésicules contenant de multiples scolex. Le kyste peut s'ouvrir dans la voie excrétrice, provoquant une colique néphrétique avec élimination urinaire de scolex ; il peut se calcifier, se surinfecter, et détruire une grande partie du parenchyme rénal. Son traitement est chirurgical : rarement la kystectomie idéale, plus souvent la simple marsupialisation dans la loge rénale par excision du dôme saillant, après stérilisation du contenu et nettoyage du kyste de sa membrane proligère. Toute contamination péritonéale doit être soigneusement évitée.
kyste hydatique pleural l.m.
kyste hydatique rétropéritonéal l.m.
retroperitoneal hydatic cyst
Localisation généralement secondaire des lésions d'échinococcose, par migration rétropéritonéale de scolex.
Les kystes hydatiques ainsi formés ont souvent une localisation rétrovésicale. Ils peuvent se rompre dans la vessie, provoquant une élimination urinaire de scolex.
→ échinoccose, kyste hydatique du rein
liquide hydatique l.m.
hydatic fluid
Liquide contenu dans les hydatides ou kystes hydatiques, formes larvaires d’Echinococcus granulosus.
Riche en albumine, le liquide hydatique peut créer un choc anaphylactique, éventuellement mortel, en cas de rupture accidentelle dans le péritoine. Sa concentration en chlorure de sodium est assez élevée. Les malades atteints d’hydatidose pulmonaire, présentant une vomique hydatique, crachent du liquide hydatique qu’ils décrivent comme "de l’eau salée contenant des peaux de raisins" (fragments de membrane germinative, de vésicules proligères ou d’hydatides filles).
vomique hydatique l.f.
hydatic vomica
Rejet, le plus souvent au cours d’un effort de toux, de liquide hydatique et de fragments de membrane kystique après fissuration d’un kyste hydatique pulmonaire dans une bronche.
La vomique hydatique est souvent décrite par les malades comme une brusque douleur intrathoracique survenant après une quinte de toux, avec rejet par la bouche d’"eau salée" (liquide hydatique) et de "peaux de raisin" (fragments de membranes germinatives). On y retrouve fréquemment des scolex à l’examen microscopique.
→ kyste hydatique, liquide hydatique, membrane germinative, scolex