prostatite chronique non bactérienne l.f.
chronic nonbacterial prostatitis
Ensemble des symptômes cliniques d'une prostatite chronique, sans que jamais une infection bactérienne puisse être mise en évidence ; son cadre nosologique est mal défini et son diagnostic fait par élimination.
Les lésions sont purement inflammatoires, de même que les cellules éliminées dans les sécrétions prostatiques. Des agents pathogènes inhabituels : bactéries anaérobies strictes, mycoplasmes, ureaplasmes, chlamydiae, trichomonas ou autres protozoaires, virus, ont été incriminés sans que jamais l'on puisse en faire la preuve. Une maladie auto-immune de la prostate a été évoquée. La prostatite non bactérienne ne donne aucune complication organique connue, mais des troubles psychogènes et dépressifs peuvent en être la conséquence. Le traitement de poussées intermittentes a habituellement recours aux anti-inflammatoires.
prostatite chronique bactérienne l.f.
chronic bacterial prostatitis
Évolution subaigüe ou chronique de lésions infectieuses dans le parenchyme prostatique.
Elle peut succéder à une prostatite aigüe ou être d'emblée chronique. La voie d'infection est généralement uréthrale ascendante. Les germes sont ceux des infections urinaires. Les signes cliniques associent des troubles mictionnels divers et d'évolution imprévisible, des douleurs hypogastriques et périnéales, des écoulements uréthraux purulents ou clairs ; une symptomatologie d'apparence exclusivement fonctionnelle est possible. Le toucher rectal permet de sentir des zones indurées simulant l'adénocarcinome. L'évolution peut se faire, dans la prostate crâniale, vers une sclérose inflammatoire hypertrophique atteignant le col vésical (c'est le support anatomique de la maladie acquise du col vésical) et permet dès lors une symptomatologie obstructive. Dans la partie périphérique de la glande (prostate caudale) l'évolution se fait plus volontiers vers de multiples petites abcédations creusant le parenchyme de géodes ou cavernes, avec une symptomatologie de réinfections permanentes (prostatite excavée). Le traitement de telles lésions est difficile, associant une antibiothérapie adaptée (avec des antibiotiques franchissant la barrière de l'épithélium prostatique, c'est-à-dire qui doivent être liposolubles et ne pas avoir un taux important de liaison aux protéines plasmatiques) à des gestes thérapeutiques locaux par voie trans-uréthrale (résection du col, mise à plat des cavernes prostatiques). La prostatite tuberculeuse, autrefois fréquente, peut évoluer de la même façon obstructive ou cavitaire.
dermoépidermite microbienne l.f.
infective dermatititis, infectious eczematoid dermatitis
Dermatose érythématosquameuse eczématiforme observée principalement sur les membres inférieurs des patients ayant une insuffisance veineuse, ou plus disséminée, en rapport avec un foyer infectieux à distance, de physiopathologie inconnue et dans laquelle le rôle des colonisations bactériennes, notamment par staphylocoques, microcoques, streptocoques, est possible.
Syn. eczéma microbien, eczéma variqueux, eczématide microbienne, parakératose infectieuse
fasciite microbienne nécrosante l.f.
Syn. cellulite bactérienne
[D1, J1]
Édit. 2020
génétique microbienne l.f.
microbial genetics
Partie de la génétique consacrée à l'étude des micro-organismes et en particulier des bactéries.
résistance microbienne aux médicaments l.f.
microbial drug resistance, resistance to antibiotics
Inefficacité d'un médicament antibiotique ou antifongique, pour une infection donnée à des doses tolérées par l'homme.
prostatite n.f.
prostatitis
Inflammation de la glande prostatique, aigüe ou chronique, bactérienne ou non.
→ prostatite aigüe, prostatite chronique, adénomite
prostatite aigüe l.f.
acute bacterial prostatitis
Infection bactérienne aigüe, douloureuse et fébrile de la glande prostatique.
La contamination la plus fréquente est ascendante, par voie uréthrale, autrefois liee aux uréthrites gonococciques, actuellement aux infections urinaires compliquant les obstacles uréthroprostatiques, et aussi à des causes iatrogènes (manœuvres endo-uréthrales). Elle peut aussi se faire par voie hématogène ou lymphatique. Tous les germes pyogènes urinaires sont possibles. Le tableau clinique est celui d'une fièvre avec troubles mictionnels importants (jusqu'à la rétention aigüe), douleurs sus-pubiennes et périnéales. La pyurie peut être absente dans les prostatites hématogènes. Le diagnostic est clinique : grosse prostate douloureuse au toucher rectal ; toute manœuvre instrumentale est proscrite. Le traitement doit être une antibiothérapie majeure associée ou non aux anti-inflammatoires. L'évolution vers la guérison est la plus fréquente, avec cependant possibilités de séquelles et de récidives. Elle peut se faire aussi vers l'abcédation, ou se compliquer d'infection génitale (épididymite).
prostatite excavée l.f.
Évolution d'une prostatite chronique bactérienne vers de multiples petites abcédations qui vont creuser dans le parenchyme prostatique des cavités susceptibles d'entretenir une infection récidivante.
L'image en est donnée par uréthrographie, rétro
→ prostatite chronique bactérienne
prostatite granulomateuse l.f.
non specific granulomatous prostatitis
Inflammation non spécifique de la glande prostatique aboutissant à la prolifération d'un tissu granulomateux qui infiltre le parenchyme.
La prostatite dite à éosinophiles se voit chez l'asthmatique et serait d'origine allergique. La variété non éosinophile est attribuée à une vascularite ou à des extravasations de sécrétion prostatique dans le stroma. L'aspect clinique est celui d'une prostatite aigüe non microbienne avec une grosse prostate très dure au toucher rectal. Le diagnostic ne peut en être fait que par ponction-biopsie. La corticothérapie est efficace.
caisse nationale d'assurance maladie et maternité des travailleurs non-salariés des professions non agricoles l.f.
national health insurance fund and maternity of the non-salaried workers of the not agricultural occupations
Organisme privé gérant un service public, jouissant d’une autonomie financière, chargé de gérer le financement de ce régime, les risques maladies et maternité, d’organiser le contrôle médical, l’action sanitaire et sociale, de contrôler les caisses mutuelles régionales.
Sont concernés par exemple les artisans, les professions libérales, telles qu’avocats, médecins, ingénieurs, etc.
Sigle : CANAM
[E]
hépatite non-A, non-B l.f.
non-A, non-B hepatitis
Terminologie devenue caduque utilisée pour désigner les hépatites observées au cours d’infections par d’autres virus que A, B, delta ou d’autres virus non hépatotropes.
[D3,L1]
hyperbilirubinémie non conjuguée, non hémolytique, héréditaire l.f.
Syn. maladie de Gilbert, hyperbilirubinémie non conjuguée, non hémolytique, héréditaire, cholémie familiale
A. Gilbert, membre de l’Académie de médecine, M. J. Castaigne, P. Lereboullet, membre de l'Académie de médecine gastro entérologues français (1900)
[L1]
Édit. 2015