pouls veineux l.m.
venous pulse
Mouvement anormal d’expansion périodique de certaines veines très accessibles à la palpation (les veines jugulaires en particulier).
Le pouls veineux reflète des variations de pression dans l’oreillette droite et peut être enregistré sur un phlébogramme. Le pouls veineux présystolique (exagération de l’amplitude de l’onde a) s’observe essentiellement dans les rétrécissements tricuspidiens serrés.
anévrysme vrai l.m.
Anévrysme dont la paroi est constitué par une ou plusieurs tuniques du vaisseau dont il dépend et représentant une continuation de ces tuniques.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation
Ant. anévrysme faux
[K3,K4]
Édit. 2017
diamètre antéropostérieur vrai du détroit supérieur l.m.
true antero-posterior diameter of the superior strait of the pelvis
Distance promonto-rétro-pubienne d'environ 10,5 cm, évaluée cliniquement par le toucher mensurateur.
A. Pinard, médecin accoucheur français, membre de l'Académie de médecine (1844-1934)
Syn. diamètre conjugué vrai ou diamètre sagittal utile de Pinard
diamètre conjugué vrai l.m.
conjugata vera (TA)
true conjugate
Diamètre antéro-postérieur de l’ouverture supérieure du pelvis entre le promontoire obstétrical (crête saillante de la face antérieure du disque intervertébral séparant la cinquième vertèbre lombaire de la face supérieure du sacrum) et la face postérieure de la symphyse pubienne.
Il est en moyenne de 10,5 cm. Sa mensuration digitale directe est impossible. On la calcule en retranchant 1,5cm du diamètre promonto-subpubien.
A. Pinard, gynécologue obstétricien français, membre de l’Académie de médecine (1844-1934)
Syn. anc. diamètre utile, diamètre promonto-pubien minimal, diamètre sagittal, diamètre sagittal utile de Pinard, diamètre conjugué obstétrical
goitre endothoracique vrai l.m.
real intrathoracic goiter
Goitre né d'ectopies thyroïdiennes intra-thoraciques, siégeant dans le médiastin supérieur le plus souvent.
Il est exceptionnel et représente une découverte histologique postopératoire. Seule une scintigraphie thyroïdienne prenant dans son champ le cou et le médiastin supérieur permettrait exceptionnellement un diagnostic préopératoire.
Syn. goitre thoracique autonome, goitre ectopique médiastinal, goitre intra-thoracique aberrant
jumeau (vrai) l.m.
plan vrai du détroit supérieur l.m.
true plane of the superior strait of the pelvis
Plan virtuel passant par l'éminence rétropubienne et le milieu des lignes innominées.
Il ne passe pas par le promontoire mais coupe la première vertèbre sacrée à une hauteur variable, le plus souvent en son milieu. Il est donc situé en dessous du détroit supérieur anatomique, avec lequel il délimite le cylindre d'engagement. Son franchissement définit l'engagement de la présentation fœtale.
Bamberger (pouls de) l.m.
Bamberger’s pulse
Pulsation du bulbe de la veine jugulaire (parfois accompagnée d’un claquement des valvules veineuses), perçue derrière la clavicule chez les sujets atteints d’insuffisance tricuspide.
Elle est isochrone à la systole ventriculaire.
H. von Bamberger, médecin autrichien (1822-1888)
Édit. 2017
Corrigan (pouls de) l.m.
Corrigan’s pulse
D. Corrigan Sir, médecin irlandais, membre de l'Académie de médecine (1832)
[K2]
femmes sans pouls (maladie des) l.f.
pulseless disease
M. Takayasu, ophtalmologiste japonais (1908)
[K2,K4]
Édit. 2018
jugulaire (pouls) l.m.
jugular pulse
Osiander (pouls d') l.m.
Osiander’s pulse
Battement des artères vaginales perçues dans le cul-de-sac antérieur du vagin pendant la grossesse.
F. Osiander, gynécologue obstétricien allemand (1759-1822)
Syn. pouls vaginal
Édit. 2017
oxymètre de pouls l.m.
pulse oximeter
Appareil permettant de mesurer la saturation oxyhémoglobinée artérielle par photométrie transcutanée.
L'oxymétrie utilise le fait que l'absorption de la lumière par l'hémoglobine oxygénée est très forte en lumière rouge (λ = 660 nm), tandis qu'elle est très faible pour l'hémoglobine désoxygénée ; mais l'absorption des deux formes est à peu près la même en lumière infrarouge (λ = 940 nm). L'absorption est fonction de la concentration (loi de Beer-Lambert) : de ce fait, le courant électrique de la cellule photoélectrique est inversement fonction de la concentration. Les intensités lumineuses filtrées en rouge et en infrarouge permettent en permanence de calculer analogiquement la saturation oxyhémoglobinée.
Le sang de la peau est contenu dans les capillaires, les veinules et les artérioles ; seul le sang artériolaire est pulsé. Les signaux donnés par les cellules photoélectriques comportent donc une part fixe et une part pulsée : seule cette dernière correspond au sang artériel. L'élimination de la partie fixe des signaux isole la lumière pulsée, qui porte l'information sur la saturation oxyhémoglobinée artérielle.
En outre, comme la fréquence des pulsations lumineuses est celle du pouls, l'appareil peut mesurer la fréquence cardiaque. Cette méthode est beaucoup plus fidèle que la mesure de la fréquence sur l'électrocardiogramme parce qu'elle est mécanique et n'est donc pas affectée par la dissociation électromécanique du cœur (la fréquence donnée par l' ECG n'est que la fréquence électrique).
Le dispositif photométrique se fixe facilement sur un doigt et l'appareil est suffisamment fidèle pour permettre une surveillance permanente très efficace au cours de l'anesthésie.
T. Aoyagi, ingénieur électricien japonais (1972)
→ Beer-Lambert (loi de), arrêt cardiaque, dissociation électromécanique, hypoxie
Édit. 2017
pouls n.m.
pulse
Perception sensorielle des battements systoliques des artères périphériques, permettant de mesurer la fréquence cardiaque, de vérifier sa régularité et d’apprécier la qualité de l’onde systolique en l’absence d’obstacle artériel d’amont.
Le pouls est le plus souvent palpé au poignet au niveau de l’artère radiale, mais il peut être étudié dans tout autre endroit où les battements artériels sont accessibles à la palpation (pouls huméral, fémoral, poplité, pédieux, carotidien, etc.).
Le soulèvement perçu par le doigt qui palpe une artère est dû à la propagation le long des parois artérielles de l’onde de choc provoquée par l’impact sur l’aorte ascendante du sang éjecté par le ventricule gauche.
Par extension, expansion systolique d’une veine ou d’un organe.
Étym. lat. pulsus : pouls
pouls abdominal l.m.
abdominal pulse
Perception clinique par palpation profonde de l’abdomen, des battements de l’aorte abdominale.
Ce pouls ne peut être perçu que chez les sujets suffisamment maigres.
pouls alternant l.m.
alternating pulse
Succession régulière d’une pulsation forte et d’une pulsation faible sans perte de la régularité (équidistance) des contractions cardiaques.
C’est un signe d’insuffisance ventriculaire gauche.
pouls anacrote l.m.
anacrotic pulse
pouls bigéminé l.m.
bigeminal pulse
Variété clinique particulière du pouls, comportant deux pulsations rapprochées, séparées d’un groupe semblable par un intervalle plus ou moins long.
La deuxième pulsation qui peut être plus faible est due à une extrasystole.
pouls capillaire l.m.
capillary pulse
Alternance de rougeur et de pâleur de la peau, synchrome aux battements cardiaques, observée dans les grandes insuffisances aortiques, et due à la succession de distension et de retard des capillaires.
Ce phénomène qui n’est qu’un des aspects de l’hyperpulsatilité vasculaire périphérique des grandes insuffisances aortiques, n’est visible qu’en certains points : le derme sous-unguéal, le front, la rétine.
pouls catacrote l.m.
catacrotic pulse
Variété de pouls caractérisé par la présence d’incisure catacrote sur la courbe sphygmographique.
pouls de Corrigan l.m.
Corrigan’s pulse
Signe clinique caractéristique de la grande insuffisance aortique, il réalise un pouls ample, bondissant, puis soudainement défaillant, encore accentué par l’élévation du bras.
D. J. Corrigan, Sir, médecin irlandais, membre de l'Académie de médecine (1832)
pouls dicrote l.m.
dicrotic pulse
pouls filiforme l.m.
filiforme pulse
Pouls très petit, difficile à percevoir souvent très rapide, tel qu’il est perçu dans certains états de choc ou de collapsus.
On l’appelle aussi parfois pouls filant.
pouls (fréquence du) l.f.
heart rate, pulse rate
Fréquence du pouls qui diminue au cours de l'enfance et qui est inversement proportionnelle à la taille (isométrie).
La figure ci-dessous, imitée de Davenport, montre l'évolution du pouls de la naissance jusqu'à 18 ans. En grisé, les zones anormales : tachycardie, en haut, bradycardie, en bas. Au milieu, en clair, la zone des valeurs normales entre deux écarts types (+ 2 sigma et - 2 sigma) autour de la moyenne.
Étym. lat. pulsus (venarum) : choc, pouls (artériel), déverbal de pellere : heurter
Syn. fréquence cardiaque
→ bradycardie, isométrie, tachycardie
pouls grimpant l.m.
accelerating pulse
Pouls s’accélérant progressivement sans fièvre.
Il a été décrit comme un signe de thrombose veineuse, surtout en obstétrique (pouls grimpant des accoucheurs).