plan de Fourier l.m.
Fourier plane
Le plan de Fourier, ou espace des fréquences spatiales k ou, plus simplement « espace des k », est la matrice 2D où sont stockées, sur k rangées et k colonnes, les données brutes échantillonnées d’une image IRM en fonction de leur codage en phase et en fréquence.
Classiquement, un premier gradient de sélection de coupe GS permet de sélectionner un plan de coupe perpendiculaire à l’axe des z. Ce plan est assimilable à une matrice 2D, que l’on va remplir ligne par ligne. Au sein de cette matrice, un deuxième gradient Gy permet de sélectionner une rangée d’échantillons de même phase. Au sein de cette rangée, un troisième gradient Gx permet de repérer les échantillons en fonction de leur fréquence de précession et de les ranger en ligne. On remplit ainsi une rangée puis, en variant un peu la phase, on sélectionne la rangée suivante, remplie à son tour selon la même méthode, jusqu’à ce que tout le plan de Fourier soit plein.
Point important, les échantillons ainsi sélectionnés, puis rangés en lignes ne reflètent pas la disposition anatomique des voxels contenus dans la coupe. Chaque point du plan de Fourier contient des renseignements issus de l’ensemble du volume. Le centre du plan contient les signaux les plus intenses et gère principalement le contraste et la périphérie contient les fréquences les plus élevées, gérant la résolution spatiale.
D’autes méthodes plus rapides peuvent être utilisées pour remplir le plan de Fourier : augmentation de la vitesse de balayage (écho de gradient rapide), balayage de plusieurs lignes voire même de la totalité du plan de Fourier en une seule fois (single shot), balayage du plan en spirale à partir de son centre, balayage radiaire…
Le passage du plan de Fourier à l’image matricielle IRM se fait à l’aide d’une opération mathématique nommée double transformée de Fourier (2DFT). L’apellation de « double » est du au fait dans l’axe des x puis de celui des y.
[B1,B2,B3]
Édit. 2018