Hounsfield (unité) l.f.
Hounsfield’ unit, Hounsfield’s number
Unité définissant, en tomodensitométrie, l’absorption du faisceau de rayons X par les divers tissus qu’il traverse.
Les données sont traitées et reconstruites par un ordinateur en une image, selon un calcul matriciel.
Elles correspondent à des densités qui dans l’ensemble de l’organisme s’étendent sur 2 000 valeurs. Par définition le 0 correspond à l’eau pure, -1000 à l’air pur, + 1000 au métal et à l’os compact. La majorité des structures tissulaires ont une densité comprise entre + 20 et +80 unités La densité du sang se situe entre 50 et 80, celle du calcium est supérieure à 90, celle de la graisse va de ¬ 50 à ¬ 100. La densité du tissu cérébral est de +20 dans la substance blanche et +40 dans la substance grise. Un liquide visqueux riche en protéines peut atteindre une densité de 40 unités.
G. Hounsfield, Sir, ingénieur britannique, prix Nobel de médecine de 1979 (1973) ; J. Ambrose, neuroradiologiste britannique (1973)
Sigle UH
→ scanographie, Hounsfield (unité)
[B2]
Édit. 2015
pixel n.m.
pixel
Surface élémentaire (analogue à la case d’un échiquier) d'une image matricielle numérisée supposée homogène et représentée par une seule valeur numérique.
Le pixel sert d'unité de mesure à la définition d'une image : plus l’image comporte de pixels, plus sa définition n’est grande. Le nombre de pixels pour une même image diffère en fonction du support : lors d'un affichage, il dépend de l'espacement propre à l'écran, et lors d'une impression, il dépend de la qualité de l'imprimante et du grain du papier.
En scanographie et IRM, elle correspond à l'image d'un voxel. Par exemple, une matrice 256 x 256 est constituée de 2562= 65.536 pixels, répartis en 256 lignes et 256 colonnes.
Étym. angl. contraction de picture element
→ voxel, champ de reconstruction, numérisation, matrice
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
voxel sigle angl. pour Volume Element
Élément d'une image en trois dimensions en imagerie 3D.
Le voxel est à l'image 3D ce que le pixel est à l'image 2D. En scanographie et IRM, volume élémentaire, ayant la forme d'un parallélépipède droit qui compose chaque tranche de l'objet examiné.
La hauteur du voxel correspond à l'épaisseur de la tranche examinée ; sa base correspond à un pixel.
Étym. angl. contraction de volume element, par analogie avec pixel
Hounsfield (échelle de) l.f.
Hounsfied’s scale
Echelle de densités en scanographie.
G. Hounsfield, Sir, ingénieur britannique, prix Nobel de médecine de 1979 (1973)
[B2]
Ashman (unité) l.f.
Ashman’s unit
R. Ashman, médecin cardiologue américain (1890 –1969)
mélanisation (unité épidermique de) l.f.
epidermal melanisation unit
Ensemble constitué par un mélanocyte et par les kératinocytes, au nombre de plusieurs dizaines, qui l'entourent et auxquels il transfère, par l'intermédiaire de ses dendrites, les granules de pigment mélanique qu'il produit.
Étym. gr. melas : noire
Montevideo (unité) l.f.
Montevideo unit
R. Caldeyro-Barcia et H. Alvarez, gynécologues uruguayens (1950)
neuropathie optique héréditaire de Leber complexe 1 sous-unité ND1 l.f.
Leber’s optic atrophy MT-ND1, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)
Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité ND1 de la NADH-déshydrogénase (5 mutations).
Le complexe I est responsable de la première étape de la chaîne de transport des électrons dans l'oxydation phosphorylante mitochondriale, qui a lieu à l'intérieur de la mitochondrie dans la membrane interne. Il prend les électrons au NADH et les transfère à la chaîne respiratoire (transformateur d'énergie). Il existe sept sous-unités d’ADN mitochondrial (MT-ND1, MT-ND2, MT-ND3, MT-ND4L, MT-ND5, MT-ND6) inclus parmi les quelques 41 polypeptides du complexe respiratoire I. On connait 5 mutations au niveau de la sous-unité ND1.
1) La mutation MT-ND1*LHON3460A, qui est une mutation primaire, et qui donne une forme sévère de neuropathie avec baisse d'acuité visuelle définitive (cause de maladie chez 15% des caucasiens).
2) MT-ND1 LHON4160C, mutation secondaire (qui peut être associée à la mutation primitive MT-ND6*LHON14484C).
3) MT-ND1 LHON4216C, mutation secondaire (trouvée chez 40% des Européens associée aux mutations primitives MT-ND4*LHON11778A, MT-ND1 LHON3460A, MT-ND6*LHON14484A et MT-CYB*LHON15257A).
4) MT-ND1, LHON3394C, mutation secondaire (associée à la mutation primitive MT-ND6 LHON14484A).
5) La mutation MT-ND1 LHON4136G dite "positive”, qui associée aux mutations MT-ND1 LHON4160C et MT-ND6 LHON14484C, aurait la particularité de diminuer partiellement les symptômes (MIM 516000).
→ MT-ND1gene, maladie de Leber, NADH-déshydrogénase
[P2]
Édit. 2018
neuropathie optique héréditaire de Leber complexe 1 sous-unité ND2 l.f.
Leber’s optic atrophy MT-ND2, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)
Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité ND2 de la NADH-déshydrogénase (2 mutations).
1) Mutation secondaire MT-ND2*LHON4917G (n'est pas la cause de la maladie mais souvent associée avec la mutation MT-ND1*LHON4216).
2) Mutation secondaire MT-ND2*LHON5244A, cette mutation est souvent associée à d'autres mutations mitochondriales de Leber, et entre probablement en jeu pour cette affection (MIM 516001)
neuropathie optique héréditaire de Leber complexe 1 sous-unité ND4 l.f.
Leber’s optic atrophy MT-ND4, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)
Mutation de la maladie de Leber qui concerne la sous-unité ND4 de la NADH-déshydrogénase.
Une mutation primaire connue pour la neuropathie optique de Leber, MT-ND4*LHON11778A (50% des formes caucasiennes). Il s’agit d’une forme sévère avec baisse d'acuité visuelle définitive, elle peut être homoplasmique ou hétéroplasmique. (MIM 516003).
neuropathie optique héréditaire de Leber complexe 1 sous-unité ND5 l.f.
Leber’s optic atrophy MT-ND5, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)
Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité ND5 de la NADH-déshydrogénase (2 mutations).
1) Mutation MT-ND5*LHON13708A (n'est pas la cause de la maladie de Leber mais est souvent associée).
2) MT-ND5*LHON13730A rarissime (1 cas), serait de même type que la mutation primitive MT-ND6*LHON14484C, donc forme avec possible réduction du scotome central (MIM 516005).
neuropathie optique héréditaire de Leber complexe 1 sous-unité ND6 l.f.
Leber’s optic atrophy MT-ND6, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)
Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité ND6 de la NADH-déshydrogénase (2 mutations).
Deux mutations sont actuellement connues dans la sous-unité 6.
Première mutation MT-ND6*LHON14484A, de type primaire (peut être associée à la mutation MT-ND1*LHON4160C et à la mutation MT-ND5*LHON13708A). Les patients qui ont cette mutation peuvent récupérer une partie de leur acuité visuelle (dans 37% des cas).
La deuxième mutation MT-ND6*LDYT14459A également de type primaire donne une neuropathie optique de Leber et une dystonie (MIM 516006).
neuropathie optique héréditaire de Leber complexe III sous-unité cytochrome b l.f.
Leber’s optic atrophy MT-CYB, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)
Mutations de la maladie de Leber qui concernent le cytochrome b, qui est le seul ADN mitochondrial codant pour la sous-unité du complexe respiratoire III (2 mutations).
1) Mutation MT-CYB*LHON15257A. Il s'agit d'une mutation avec les caractéristiques primaires et secondaires, en effet elle est souvent associée à une mutation primaire, mais elle peut à elle seule, dans 9% des cas, donner la maladie. Les patients qui ont cette mutation peuvent récupérer une partie de leur acuité visuelle dans 28% des cas. 2) Mutation MT-CYB*LHON15812A, mutation secondaire associée (MIM 516020).
neuropathie optique héréditaire de Leber complexe IV sous-unité I cytochrome c l.f.
Lebe’s optic atrophy MT-CO1, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)
Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité I cytochrome c oxydase, qui est un des trois ADN codant pour les sous-unités du complexe respiratoire IV.
Seule la mutation MTCO1*LHON7444A a été localisée dans cette sous-unité. Il s'agit d'une mutation secondaire (MIM 516030).
neuropathie optique héréditaire de Leber sous-unité III cytochrome c oxydase du complexe IV l.f.
Leber’s optic atrophy MT-CO3, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)
Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité III cytochrome c oxydase l'un des trois ADN codant pour les sous-unités du complexe respiratoire IV.
Il existe des variations de polymorphisme dans la position des nucléotides. La mutation MT-CO3*LHON9438A homoplasmique et la mutation MT-CO3*LHON9804A également homoplasmique sont des mutations primaires qui à elles seules sont susceptibles de provoquer une cécité (MIM 535000).
potentiel d'action d'unité motrice (PAUM) l.m.
motor unit action potential (MUAP)
Potentiel d'action reflétant l'activité électrique d'une unité motrice ou plutôt la sommation des PA des fibres musculaires appartenant à cette unité motrice dans le champ d'enregistrement de l'électrode de recueil.
Le PAUM apparaît normalement lors de la contraction volontaire et il est caractérisé par la fréquence de pulsation ou battement : recrutement temporel. Il a une morphologie caractéristique à valeur diagnostique dans les affections neurogènes ou myogènes.
sous-unité alpha de la phosphodiestérase du GMPc des photorécepteurs bâtonnets rétiniens l.f.
retinal rod photoreceptor cGMP phosphodiesterase, alpha subunit
Partie de la phosphodiestérase du GMP (guanosine-monophosphate) cyclique, qui est un enzyme clef de la phototransduction des bâtonnets rétiniens.
La phosphodiestérase du GMPc est une protéine hétérotétramérique avec une sous-unité α, une β et deux γ (MIM 180071). Le gène de la sous-unité α de la phosphodiestérase du GMPc est localisé en 5q31.2-34 : c'est un gène candidat à la rétinite pigmentaire (MIM 180071).
S. J. Pittler, biologiste américain (1990)
→ transduction visuelle, GMP, GMP cyclique
sous-unité bêta de la phosphodiestérase du GMPc des photorécepteurs bâtonnets rétiniens l.f.
retinal rod photoreceptor cGMP phosphodiesterase, β subunit
Partie de la phosphodiestérase du GMP (guanosine-monophosphate) cyclique qui est un enzyme clef de la phototransduction des bâtonnets rétiniens.
Les souris homozygotes pour la mutation rd (dégénérescence rétinienne héréditaire) sont considérées comme un modèle expérimental de rétinite pigmentaire humaine (MIM 180072). Cette dégénérescence est précédée par une accumulation dans la rétine de GMP cyclique en rapport avec un déficit de l'enzyme phosphodiestérase du GMPc. Il s'agit d'une protéine hétérotétramérique avec une sous-unité alpha, une bêta et deux gamma. Le gène de la sousunité bêta, PDEB, est localisé en 4p16.3 ; il est porteur de mutations dans au moins deux formes de rétinite pigmentaire humaine et dans la dystrophie rétinienne du chien setter irlandais.
S. J. Pittler, biologiste américain (1990)
→ transduction visuelle, GMP, GMP cyclique
sous-unité du ribosome l.f.
ribosome sub-unit
Un des deux éléments du ribosome.
La petite sousunité contient le site de fixation sur l'ARNm et le site de fixation des ARNt chargés, portant l'acide aminé correspondant ; la grande, le site responsable de la formation des liaisons peptidiques.
sous-unité gamma de la phospho
retinal rod photoreceptor cGMP phosphodiesterase γ subunit
Partie de la phosphodiestérase du GMP (guanosine-monophosphate) cyclique qui est un enzyme clef de la phototransduction des bâtonnets rétiniens.
La phosphodiestérase du GMPc est un enzyme essentiel au fonctionnement normal des bâtonnets (MIM 180073). Cette protéine hétérotétramérique a deux sous-unités catalytiques α et β et deux sous-unités γ identiques qui inhibent α et β. Le gène de la sous-unité γ, PDEB, est localisé en 17q25 : il a été trouvé modifié dans au moins trois formes de dystrophies rétiniennes périphériques humaines, une rétinite pigmentaire dominante et deux syndromes de Usher de type I.
N. Tuteja, biochimiste indien en activité de recherche aux États-Unis (1990) ; C.H. Usher, ophtalmologue britannique (1914)
Syn. PDEG
→ transduction visuelle, GMP cyclique
Svedberg (unité) l.f.
T. Svedberg , physicien et chimiste suédois (1884-1971), lauréat du prix Nobel de chimie en 1926
unité Ashman l.f.
Ashman’s unit
Unité de temps/voltage utilisée en électrocardiographie, qui représente sur l’électrocardiogramme normal un carré de 1 mm de côté correspondant à 4 microvolts/seconde.
R. Ashman, médecin cardiologue américain (1937)
unité de Hinglais l.f.
Hinglais' unit
H. Hinglais et M. Hinglais, biologistes français (1949)
unité de formation et de recherche (UFR) l. f.
training and research unit
Organisme administratif destiné à la formation de certaines professions et à la recherche dans des domaines scientifiques précis.
Nom générique de l’une des principales composantes de chaque université, remplaçant les anciennes facultés mais certaines d’entre elles ont toutefois tenu à garder cette dénomination traditionnelle conservant un doyen à leur tête. Les UFR, dénuées d’autonomie financière, associent des départements d’enseignement et des centres de recherche, correspondant à des projets éducatifs et à des programmes de recherche. Les unités de formation et de recherche à caractère médical ou pharmaceutique sont pour la plupart liées par convention à un centre hospitalier régional et universitaire. Elles sont gérées par un conseil et sont dirigées par un directeur, les uns et les autres élus pour une durée de cinq ans renouvelable une fois. Les membres du conseil sont élus par des collèges d’enseignants, des personnels non enseignants, des étudiants et de personnalités extérieures.
unité de masse atomique l.f.
atomic mass unit
Représente une valeur approchée de la masse du proton et du neutron.
Unité hors système, égale à 1/12 de la masse d’un atome de 12C, soit 1g/N = 1,66. 10 -24 g. (N : nombre d’Avogadro)
Sigle UMA